Légalisation du Cambadélis

Jean-Christophe Cambadelis a été élu Premier secrétaire du PS avec 147 voix (67,12%). L’inconnu Sylvain Mathieu a récolté 72 voix (32,88%) et il y a eu 11 abstentions. Le conseil national du PS compte 306 membres. Le reste des conseillers nationaux étaient absents, et il n’y avait droit qu’à une procuration par personne.

L’association Anticor avait lancé un avertissement qui n’a visiblement pas servi à grand-chose, les oreilles de l’éléphant rose n’entendent plus rien.

Communiqué.

Le Parti Socialiste envisage de nommer à sa tête Jean-Christophe Cambadélis.

Pour rappel :

–        Monsieur Cambadélis a été condamné en janvier 2000 à cinq mois de prison avec sursis et environ 15 000 euros d’amende, pour avoir bénéficié d’un emploi fictif

–        Monsieur Cambadélis a également été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, après avoir été reconnu coupable de recel d’abus de confiance.

Anticor considère que cette nomination serait un nouvel affront à notre démocratie. Alors qu’une large majorité de Français doute de l’honnêteté de ses élus et de ses dirigeants, notre démocratie représentative connaît une crise sans précédent, et il est de plus en plus difficile de combattre l’idée si dangereuse et fausse du « Tous pourris ».

Pour éviter ces dérives, les responsables politiques, tout comme les élus, doivent être exemplaires. Ne pas respecter cette exigence, c’est faire monter l’abstention et le dégoût de la vie politique. C’est également favoriser le vote extrême.

Il serait inadmissible et humiliant qu’un important parti politique français soit dirigé par une personne qui a été condamnée deux fois pour ne pas avoir respecté les règles élémentaires de la probité.

Anticor. »

Les socialistes n’ont pas moins voté pour ce nouveau déshonneur. À l’attention de qui voudrait lire le discours de J-C Cambadélis, nous le reproduisons in extenso après la balise Lire la suite. Mais c’est vraiment pour ceux qui ont du temps à perdre, un discours entre novlangue et langue de bois, un degré zéro de la réflexion politique, et surtout la confirmation que le PS se refuse à tirer les leçons de sa débâcle aux municipales. En avant pour la grosse gifle aux européennes.

Discours devant le Conseil national du Parti socialiste – Mardi 15 avril 2014 Lire la suite