Areva, plus rien ne va

L’année 2014 d’Areva se termine sur un beau – 52,03% de perte de son action boursière. Les spéculateurs n’auraient-ils plus eux-mêmes confiance dans cette monstruosité ?

Areva (groupe nucléaire public-privé) s’effondre et finit son année boursière en chute de -52,03% (le cours de l’action n’est plus qu’à 9,12 euros fin 2014). C’est le résultat de difficultés financières nées de gabegie et d’acquisitions-spéculations hasardeuses, de fiascos techniques à répétition (EPR Finlandais, EPR de Flamanville notamment), de la régression du marché de la destruction atomique avec aussi l’arrêt du « marché japonais » depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Toute la presse économique et financière s’inquiète, et l’État avec elle, de ce « grand bond en arrière ». Pour les citoyens qui luttent contre les passéistes de l’atome, c’est une bonne nouvelle qui devrait conduire à l’abandon immédiat de cette aberration criminelle.

Article intégral à lire ici : http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2015/01/01/Areva-s-effondre-financi%C3%A8rement

 

Du 9 au 15 mars 2015 participez au cordon sanitaire contre le crime nucléaire autour des sites nucléaires de la vallée Rhône-Durance pour isoler les criminels de la destruction atomique : rassemblements à Cruas (Ardèche), Tricastin (Vaucluse), Marcoule (Gard), Cadarache (Bouches du Rhône), rencontres avec les salariés des sites nucléaires , rencontre avec la population des villes et villages de proximité, projections-débats de films,…

ici, au fur et à mesure sont actualisées les temps forts de ce cordon sanitaire contre le crime nucléaire : « 9-15 mars 2015 : cordon sanitaire contre le crime

Vous voulez participer : contacter collectifantinucleaire84@hotmail.fr

 

Priorité aux financiers, quoiqu’il en coûte

47 entreprises étudiées par Basta ! et l’Observatoire des multinationales ont versé l’équivalent de 60 % de leurs bénéfices aux actionnaires en 2012. Cela représente 32 milliards d’euros environ sur les 54 milliards de bénéfices. Encore plus surprenant, des entreprises comme Arcelor-Mittal, Orange, Areva ou GDF ont choisi de verser à leurs actionnaires des dividendes supérieurs à leurs bénéfices ! Oui, vous avez bien lu : Même s’ils perdent de l’argent !

Chez ArcelorMittal, Accor, Areva ou ST Micro, les actionnaires gagnent à tous les coups. Malgré une perte de 2,8 milliards, le n°1 de l’acier a ponctionné 910 millions d’euros au profit de ses actionnaires ! La fortune de la famille Mittal passe avant tout, en tout cas avant les métallos qui sont les grands perdants. En 2013, le groupe supprime 1 600 emplois en Belgique après avoir fermé, l’année précédente, l’aciérie de Florange en Moselle.

Même ambiance chez l’hôtelier Accor. Malgré une perte de 600 millions d’euros l’année dernière, le groupe (Sofitel, Novotel, Ibis, Mercure…) a versé 269 millions d’euros de dividendes… Ce qui ne l’a pas empêché de lancer un plan d’économie en Europe et de supprimer 172 postes en France en 2013.

Autres exemples

Le groupe Arnault possède 15,6% de Carrefour et 46,2% de LVMH, qui a reversé 1,4 milliard d’euros de dividendes à ses actionnaires.

La société Wendel, dans laquelle officie l’ancien président du Medef Ernest-Antoine Seillières, possède 19,4% du groupe industriel Legrand et 17,4% de Saint-Gobain. Ils se sont vu accorder des dividendes équivalent à 91% des bénéfices, soit 700 millions d’euros.

Bouygues, Bettencourt, Pinault… La liste des autres gros propriétaires de capitaux est loin d’être exhaustive. Article très complet et très intéressant sur Bastamag : http://www.bastamag.net/article3591.html

Et les gagnants sont… Véolia, Areva, Auchan.

Dans un précédent article nous avons présenté le prix Pinocchio (voir ici), décerné aux multinationales qui tiennent un discours et qui ont une pratique différente. Cette opération est organisée par Les Amis de la Terre, en partenariat avec Peuples Solidaires, ActionAid France et le Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID).Cette année, les votes ont été nombreux puisque 41 000 internautes ont désigné les lauréats, soit le double de votants que les années précédentes.

Veolia a reçu le Prix Pinocchio dans la catégorie « Une pour tous, tout pour moi » avec 39 % des votes, pour son implication dans des projets de privatisation de l’eau en Inde, en particulier à Nagpur », indique Reporterre. Cela alors que la firme se présente en facilitateur d’accès à l’eau dans les pays pauvres.

De même, dans la catégorie « Plus vert que vert », c’est Areva qui a été couronnée. Son fait d’arme : avoir « osé l’inimaginable : ouvrir « Urêka », un musée à la gloire des mines d’uranium sur le site d’anciennes mines du Limousin qui ont laissé un lourd passif environnemental et sanitaire. « Entrez dans l’aventure de l’uranium », propose ainsi Areva, » détaille Reporterre.

Enfin, dans la catégorie « Mains sales, poches pleines », c’est Auchan qui a remporté la palme, pour refuser de reconnaître sa responsabilité dans l’effondrement des usines textiles de Rana Plaza au Bangladesh, mais aussi pour refuser de participer à l’indemnisation des victimes.

Plus de détail sur le site : http://www.reporterre.net/spip.php?article5032