à la soupe !

Lisbonne2015NÃO SE ILUDAM !
Esta fila não é em Atenas, ontem, para conseguirem levantar 60 euros, no Multibanco.
Esta fila, é no PORTO, ontem, para conseguirem uma tigela de sopa e um prato de comida quente.

Ce qui, traduit en français, veut dire que cette file d’attente n’a pas été photographiée à Athènes pour montrer les Grecs qui se pressent aux distributeurs dans l’espoir de retirer 60 euros.

Ici nous sommes à Porto, au Portugal, le 8 juillet 2015, et ces gens font la queue pour
avoir un bol de soupe et une assiette de nourriture chaude…
Ce qui prouve bien que, à part la Grèce, tout va très bien pour l’Europe, n’est-ce pas monsieur Juncker ?

 

Tous dans la rue

Rendez-vous jeudi 09 avril partout en France pour la journée de mobilisation contre l’austérité. TOUS EN GRÈVE, TOUS DANS LA RUE.

Quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – appellent à la grève et à une grande manifestation nationale, ce jeudi 9 avril à Paris, pour dénoncer « l’austérité » et pour se « faire entendre du gouvernement », après les élections départementales marquées par la défaite du PS et l’enracinement du FN.
La manifestation parisienne partira à 13 heures de la Place d’Italie en direction des Invalides, alors que soixante-cinq défilés sont également programmés en région.
Côté grève, près de 460 syndicats d’entreprises publiques et privées y appellent.

La garde ne baisse pas

Organisé par le collectif 3A (Alternative à l’austérité), le meeting au gymnase Japy à Paris a réuni, mardi soir, les acteurs du mouvement politique, syndical et associatif décidés à dénoncer la loi Macron. Ils ont donné rendez-vous lors de la mobilisation intersyndicale du 9 avril.

Ne pas baisser la garde. C’est le principal message que voulaient faire passer les intervenants, représentant une mosaïque de la gauche et du mouvement social et associatif, réunis ce mardi soir au Gymnase Japy dans 11e arrondissement parisien. En cause : la loi Macron, passée en force grâce au recours au 49-3 à l’Assemblée nationale et en débat depuis mardi au Sénat.

« Qui un jour a voté la loi Macron ? Personne ! Qui a voté l’austérité ? Personne ! En 2012, nous avons voté pour l’inverse ! » Le ton est donné par Willy Pelletier, de la fondation Copernic, devant un parterre de plusieurs centaines de participants parmi lesquels a pris place notamment l’ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. « Si on est en mesure de faire descendre des centaines de milliers de personnes dans la rue on a une chance de faire reculer Macron », poursuit Karl Ghazi, responsable de la CGT Commerce de Paris. « Le problème, ce n’est pas de travailler plus mais de travailler moins pour travailler tous » renchérit, pour Sud Commerce, Laurent Degousee.

Côté institutionnel, ce sont « 480 amendements qui seront déposés par le groupe Front de gauche au Sénat, nous nous battrons pied à pied sur chaque article de la loi », promet le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, plaidant pour « la reconstruction d’un imaginaire de gauche ». Gérard Filoche, membre du Parti socialiste, dénonce dans la loi outre la «  facilitation du droit de licencier », la volonté de détacher les contrats des salariés du Code du travail en modifiant l’article 2 064 du Code civil qui y fait référence. « Jusqu’ici, en échange de la subordination hiérarchique liée au contrat de travail, le salarié avait des droits inscrits dans le Code du travail, mais la loi Macron veut permettre la mise en place de contrats de gré à gré, détachés du Code du travail, donc des droits des salariés », s’indigne l’inspecteur du travail. Eric Coquerel, pour le Parti de gauche, s’est livré quant à lui à un comparatif des comportements des gouvernements grecs et français, très cruel pour le second, soulignant la soumission de François Hollande et Manuel Valls à l’austérité au plan européen quand Alexis Tsipras tente avec ses moyens de la combattre.

« Le budget 2015 est un budget d’austérité, le pacte de responsabilité est une injustice. La philosophie de la loi Macron est éculée, c’est celle de Thatcher qui veut faire croire que l’État est le problème et le marché la solution ! Sans changement de cap, notre pays court à la catastrophe d’ici deux ans », prévient de son côté Liêm Hoang-Ngoc, membre du bureau national du PS, qui redoute un remaniement ministériel « avec du rose foncé et du vert » sans véritable réorientation politique.

Malika Zédiri, qui défend les chômeurs dans l’Apeis, rappelle que « c’est moins d’un chômeur sur deux qui est aujourd’hui indemnisé, et le corollaire du chômage, c’est la précarité. Le chômage ça isole, ça fragilise, ça fabrique aussi du vote colère, du vote FN… »

Mobiliser pour faire bouger les choses. Magistrate, Évelyne Sire-Marin tient à rappeler que, bien que votée en 2006, la loi instituant le CPE a été abrogée, justement grâce à la mobilisation. La soirée de Japy sera en filigrane un appel au rassemblement le plus large possible. C’est à sa manière ce que relaiera Olivier Besancenot, du NPA, pour qui « il faut mener la bataille de la convergence. Si on veut se mettre à l’heure grecque ou à l’heure espagnole, il ne faut pas oublier que cette heure, elle a commencé sur le pavé ! » Coup d’envoi le 9 avril, pour la manifestation intersyndicale ?

Source : http://www.humanite.fr/qui-un-jour-vote-la-loi-macron-personne-570493

Troïka basta !

Union européenne, dirigeants européens, FMI, agences de notation : cessez votre chantage, votre ingérence dans la campagne électorale grecque ! Laissez le peuple décider !

Sémaphores a déjà suggéré une pétition de soutien à l’autodétermination du peuple grec (vous pouvez la retrouver ici) mais une autre pétition est née sur la plateforme We Sign it, initiée par plus de 80 personnalités et soutenue par Mediapart et Reporterre. Abondance ne nuisant pas, il n’est pas interdit de signer les deux. Lien en fin de communiqué.

Dans un contexte où les mauvais coups se multiplient en Grèce (corruption de députés, désinformation, restriction des libertés démocratiques…) pour empêcher la victoire possible du mouvement de gauche Syriza aux élections législatives prévues le 25 janvier, voilà que le FMI annonce la suspension de son « aide » et que le commissaire européen à l’économie Pierre Moscovici s’adresse directement aux électeurs grecs pour leur dire dans quel sens voter. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, déclare quant à lui qu’il « n’aimerait pas que des forces extrêmes arrivent au pouvoir » à Athènes. En Allemagne, le ministre des Finances Wolfgang Schaüble réaffirme au passage qu’il n’y a « aucune alternative » aux réformes conduites en Grèce. Les agences de notation commencent à menacer de dégrader – est-il encore possible ! – la note de l’économie grecque. Dans la presse européenne, on s’emploie à diffuser la peur du changement afin de dissuader les peuples de l’Union de se tourner vers des formations politiques progressistes proposant le même type de rupture économique que Syriza.

Il est vrai qu’une victoire de Syriza en Grèce pourrait remettre en cause pour l’ensemble de l’Union européenne les politiques d’austérité imposées par la Troïka (banque européenne, commission européenne et FMI) aux peuples contre leur volonté. Comme le montrent les manifestations massives au Portugal, en Espagne et plus récemment en Italie, ou la grève générale en Belgique, ne passe plus l’injonction de rembourser aux détenteurs de capitaux des dettes illégitimes au prix de la destruction d’un modèle social qui permettait d’atténuer les maux du capitalisme et de pointer qu’une autre logique est possible. Devant cette menace pour leurs intérêts – l’exemple islandais les inquiète encore – les serviteurs de la finance en Europe sont prêts à tous les chantages pour confisquer la démocratie en Grèce et ailleurs. Eux qui laissent museler les libertés dans la Hongrie de Victor Orban au nom du respect du suffrage universel trouvent cette fois légitime de s’ingérer dans la vie politique intérieure d’un État : la préservation des intérêts des banques et des multinationales leur est plus importante que la défense des libertés !

C’est au peuple grec, père de la démocratie mais aujourd’hui martyr de l’austérité, de décider souverainement de son avenir. Nous, citoyens et citoyennes d’Europe, exigeons des institutions financières internationales, des agences de notations comme des autorités européennes qu’elles cessent immédiatement leurs pressions indignes. Ce n’est pas aux institutions européennes actuelles et à la finance de dicter aux peuples ce qu’ils doivent voter ! L’austérité est un choix politique qu’ils doivent pouvoir rejeter démocratiquement ! Nous faisons chorus avec les dirigeants de Syriza pour dire que le problème de la Grèce est celui de toute l’Europe et que ce qui s’y joue pourrait sonner le début d’une nouvelle aventure européenne.

Nous, citoyens et citoyennes d’Europe disons au peuple grec : n’ayez pas peur, comptez sur nous, nous sommes à vos côtés. Notre Europe n’est pas la leur ; elle est la vôtre.

Pour signer c’est ici : http://troikabasta.wesign.it/fr

La liste des premiers signataires se trouve après la balise Lire la suite

Quand on ne mange pas, la politique c’est loin !

Sous le titre « Municipales 2014 : pôles alimentaires et univers-cités populaires », le blogueur Jacques Broda a écrit le texte suivant sur le site de La gauche-cactus. Sémaphores ne pouvait qu’inviter ses lecteurs et lectrices à partager cette réflexion qui s’impose, particulièrement à l’heure où, malgré un clair séisme électoral, certains seraient tentés de poursuivre une politique d’austérité.

Le savoir de la faim et la faim de savoir orientent une proposition innovante et urgente. Le programme dans les villes de plus de 20.000 habitants doit inclure un projet sur cinq ans : éradiquer la faim, instruire les populations à partir des valeurs de l’éducation populaire. Ces deux axes prioritaires ne sont pas opposés aux nécessités du logement, de la santé et de l’emploi. Ils en sont la condition incontournable.

1. Pôle alimentaire. Fédérer à partir de la commune toutes les initiatives sociales, municipales, associatives, créer un grand pôle alimentaire, avec pour objectif : ’la faim zéro’ en 2020. Il y a urgence à lutter contre les phénomènes de malnutrition, dénutrition, dénoncés avec vigueur par tous les organismes : dont la profondeur est sans précédent, frappant des pans entiers de populations précaires, chômeurs, retraités, familles monoparentales ; les enfants, les adultes ont faim, ou ne mangent pas équilibré, avec toutes les conséquences catastrophiques en termes de santé, d’incapacités (diabète, obésité, hypertensions…).

Depuis trente ans je vois la chute autour de moi, en moi, la faim, le manque, la nécessité absolue, manger devient une obsession, ne pas manquer une hantise, j’engrange, je bénéficie de l’aide alimentaire, le placard est plein, on ne sait jamais. Les enfants sautent les repas. Ils mangent d’abord, moi après, s’il en reste. Petit à petit les forces me quittent, lentement, doucement se crée une autre forme d’être au monde, une forme hallucinée où le monde m’apparaît à travers la nourriture, la faim et la soif, je n’ai plus la force de demander, chercher, aller de bureau en bureau, du Secours Pop, aux Restos du cœur, ce n’est pas la honte, ce n’est plus la honte, c’est l’absence d’énergie, de désir de vivre, tout lâcher, tout abandonner. Voter ! Voter ! Je ne mange pas, et quand on ne mange pas la politique c’est loin, très loin, comme une nébuleuse, un autre monde, un monde de l’Autre, où ils apparaissent sur l’écran bien nourris, à l’aise ; dans mon ’foyer’ depuis trente ans, de mère en fille, parfois je fais des ménages pour trois euros de l’heure ; les bénéficiaires de l’aide alimentaire dépensent deux euros et trente centimes par jour pour manger. Voter ! Travailler ! Avec quelle énergie, quelle force, quelle vitalité ? C’est la chute, mon corps m’échappe, mon désir aussi. La vie, la mort, dans le quartier on n’a pas le temps, ni les moyens de faire le deuil de nos proches, le fils, mon père, les deuils s’accumulent, comme les poupées russes, on devient tous mélancoliques.

Article complet sur : http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/spip.php?article1804

article en complément :

http://www.liberation.fr/monde/2014/03/21/l-alimentation-devrait-etre-un-droit-de-l-homme_989006?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

L’hidalgo Valls passe aux manettes

Selon Jean-Luc Mélenchon : « à un désastre électoral, le chef de l’État répond par un suicide politique. ». Pour Mediapart, « Valls à Matignon : un triple contre sens ». L’Humanité titre : La double peine.

En nommant Manuel Valls premier ministre, François Hollande fait un choix contraire aux leçons des municipales. Là où une demande de gauche et de justice sociale s’est exprimée, le président brandit le discours d’ordre, de sécurité et de libéralisme : celui-là même qui a organisé la descente aux enfers de la gauche.


« La politique de F. Hollande a rencontré son… par lepartidegauche

Bonus sémaphorien :

Léo Ferré disait déjà de la gauche qu’elle était la salle d’attente pour le fascisme. Parole d’anar ? Peut-être. Mais ça vaut le coup d’y réfléchir pour mieux cerner le désastre électoral de la gauche de 2014.

L’Espagne qui bouge

Les élections françaises occultent une bonne partie de l’actualité importante et il ne faut pas compter sur les médiacrates pour vous informer sur l’explosion qui se prépare. Merci aux veilleurs !

Source l’Huma

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

Ils sont de l’avis général près de deux millions, plus disent certains médias, comme la Sexta (une chaîne de télévision nationale). Du jamais vu. Une journée historique « qui ne va pas s’achever ce 22 mars » clame le cortège. Beaucoup ont prévu de rester à Madrid et de camper. Par exemple, mille d’entre eux dans le secteur de Recoletos. Des Assemblées Générales, des opérations symboliques (« faire le siège de la Bourse », etc.) sont prévues pour lundi et les jours suivants.

L’entrée des six colonnes de marcheurs dans Madrid a eu quelque chose de très fort, de magique, nous raconte au téléphone Mari Garcia. De l’émotion partout, après souvent quatre semaines de marche, les pieds meurtris. Sur leur passage, tout au long de leur périple, la population a accueilli les marcheurs avec une solidarité forte. Les médias ont, quant à eux, organisé pendant des semaines, un blocus informatif contre les « marches de la dignité ». L’immense tsunami populaire réclame le non paiement de la « dette illégale », la fin de l’austérité, du pain, un travail, un toit pour tous et veut jeter « dehors les gouvernements de la Troïka ». C’est une mobilisation gagnée « à la force de nos muscles », pour Jorge Garcia Castaño, de Izquierda Unida.

Société condamnée

Ce qui frappe, c’est la diversité des revendications., et leur convergence contre « un paradigme de société condamnée: le néolibéralisme » pour un syndicaliste de l’UGT, venu à titre individuel. Au même moment, l’un des « pères de la transition », Adolfo Suarez, agonise. Le symbole n’échappe à personne. Le consensus de 1978 est bel et bien chancelant. Les syndicalistes du SAT, de la CGT, des bataillons des Commissions ouvrières présents malgré le non soutien officiel de leur organisation, scandent: « le futur ne sera pas capitaliste, il sera ouvrier et socialiste ». La « place Colon » déborde. Cibeles est engorgée. Tout le centre de Madrid est congestionné, comme en attestent les images des télés alternatives. Lire la suite

Des chiffres révoltants

Le Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante.

Le premier fait un bilan statistique de la richesse mondiale, dont on apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 000 milliards de dollars ».

Le deuxième rapport constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ».

Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports.

46% du patrimoine mondial est détenu par 1% des ménages

La richesse mondiale a crû de 4,9% entre mi-2012 et mi-2013, et de 68% ces dix dernières années. (…) Il faut avoir un patrimoine de 4 000 dollars (environ 3 000 euros) pour être dans la moitié la plus riche du globe, et de 75 000 dollars (55 500 euros) pour être dans la tranche des 10% les plus riches.

25% de travailleurs pauvres en Allemagne

Le nombre de salariés allemands ne pouvant subvenir à leurs besoins est en constante augmentation. Un quart d’entre eux ont des bas salaires –il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne. Près de la moitié des contrats signés en Allemagne depuis 2008 sont à court terme, sans sécurité sociale, et 1,3 million de travailleurs ne peuvent subvenir à leurs besoins.

Dans toute l’Europe, « la Croix-Rouge signale un nombre important de “nouveaux pauvres”, des gens qui travaillent mais ne peuvent pas assumer leurs besoins primaires à la fin du mois et doivent choisir entre acheter de la nourriture et payer leur loyer ».

31 millions : le nombre de millionnaires en dollars

Le nombre de millionnaires en dollars n’a jamais été aussi élevé. Ils sont :

  • 14 millions aux Etats-Unis ;
  • 10 millions en Europe ;
  • 6,5 millions en Asie-Pacifique.

L’économie actuelle est propice à l’accumulation de fortune : tandis que la richesse mondiale a crû de 4,9%, le nombre de millionnaires a progressé de 6,1% et celui d’ultra-riches de plus de 10%.

5 : nombre de pays en Europe où le chômage des jeunes dépasse 50%

Bosnie, Macédoine, Serbie, Espagne, Grèce : dans tous ces pays, plus d’un jeune de 15 à 24 ans sur deux, en situation de travailler, était au chômage en 2012. (…) Le rapport de la Croix-Rouge dénonce l’austérité qui « ajoute de la pauvreté, alors que les autres continents la réduisent avec succès ». « Les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore connues. Les problèmes engendrés se ressentiront pendant des décennies même si l’économie s’améliore dans un futur proche […] Nous nous demandons si, en tant que continent, nous comprenons vraiment ce qui vient de nous arriver. »

14% de la population française sous le seuil de pauvreté

En 2011, le pourcentage de ménages français sous le seuil de pauvreté s’élevait à 14%. Soit 350 000 habitants de plus, par rapport à 2008. Malgré la crise, cet indice a baissé dans quelques pays d’Europe occidentale : Portugal (18%), Royaume-Uni (16,2%) et Autriche (5,2%). Mais ils constituent des exceptions. Commentaire de la Croix-Rouge :

« Non seulement de plus en plus de gens tombent dans la pauvreté, mais les pauvres sont de plus en plus pauvres et il semble que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres aille croissant. Ce qui signifie que la “distance sociale” requise pour refaire partie de la société s’agrandit. »

40% : l’augmentation du taux de suicide en Grèce au premier semestre 2011

Selon le ministère grec de la Santé, le taux de suicide en Grèce a grandi de 40% entre janvier et mai 2011 par rapport à la même période en 2010. Les premiers effets des plans d’austérité se faisaient sentir. Le taux de suicide des femmes a plus que doublé.

« Un signe clair que le nombre de personnes souffrant de dépression et d’autres maladies mentales est en augmentation. »

35% de la richesse russe est détenue par 110 personnes

« La Russie a le plus gros niveau d’inégalité financière dans le monde, hormis les petits pays des Caraïbes où résident des milliardaires », souligne le Crédit suisse.

Dans le monde entier, il y a un milliardaire pour 170 milliards de dollars de richesse. En Russie, le rapport tombe à un milliardaire pour 11 milliards de richesse. Les 110 milliardaires russes selon Forbes – ils étaient huit en 2000 – accumulent 35% de la richesse du pays.

Article intégral ici : http://www.rue89.com/2013/10/10/richesse-monde-crise-europe-choc-deux-rapports-246485

petit bonus sémaphorien (ce tableau n’est pas dans l’article de Rue 89 mais on a pensé qu’il vous ferait plaisir) La colonne de droite donne l’évolution en % des salaires des dirigeants d’entreprises du CAC40. Les autres chiffres sont des millions d’euros.

Premières annonces de l’An Pire

Paraît que ça y est ! L’An II de l’austérité est lancé. Au vu de la situation, du nombre de chômeurs et de futurs socio-licenciés, il y a toutes les chances que ce soit l’An pire si le changement est copie conforme de la continuité. Mais nous sommes en mai, ce joli mois qui a si souvent tenu la promesse de ses fleurs. Et les bourgeons de 2013 sont sur le point d’éclater. Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer, il y en aura pour tout le monde et un peu partout. On aime…

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO


communiqué de « Combat Monsanto » relatif à la manifestation du 25 mai 2013

Attention modification lieu.  Merci de prendre note que le lieu définitif pour le sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai à 14 h !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Inde.

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d’un droit à un environnement sain pour tous !

Nous rappelons à tous qu’il s’agit d’un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s’assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit ! Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris ! (article Sémaphores ici)

Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

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 Quoi à part ça ?

Euh… paraît aussi que la manif du 26 mai contre le mariage pour tous est maintenue. Personne n’a dû les prévenir que la loi était passée. Ou alors ils n’ont pas la même morale républicaine, c’est possible. On dit qu’il y aura beaucoup de frigides et de barjots. Nous, on verra pas si c’est vrai, on n’y va pas.

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La suite de la marche du 05 mai à la Bastille annonce ses répliques, et là aussi il y en aura un peu partout où les citoyens responsables pourront se rassembler.

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Voici Le site qui récapitule les informations sûres. Si ce lien ne fonctionnait pas essayez : http://www.marchepourla6eme.fr/

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Toujours le 1er juin, à Marseille, est organisée une MARCHE CONTRE LES VIOLENCES. 
C’est la fusillade des Bleuets le 10 mars 2013, qui a été le déclic de cette mobilisation. Pour ne pas s’en tenir à l’émotion des marches blanches à répétition, plusieurs habitants et travailleurs sociaux marseillais appellent à une marche contre «toutes les formes de violence», qui partira de la gare Saint-Charles le samedi 1er juin 2013. En savoir plus : http://blogs.mediapart.fr/blog/louise-fessard/210513/marseille-marche-contre-les-violences-le-1er-juin

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En attendant Sémaphores vous propose un retour sur cette énorme manifestation en mars dernier au Portugal que les médias français ont si peu relaté, voire pas du tout pour la plus grande majorité d’entre eux. Près de 500 000 personnes ont manifesté à Lisbonne et dans une trentaine de villes du Portugal – un pays six fois moins peuplé que la France – pour protester contre les mesures d’austérité.

On nous a signalé cette page, elle ne pouvait pas mieux tomber pour clore la nôtre. C’est le témoignage de Chris, un jeune participant à la grande manifestation de Lisbonne, en mars dernier, membre du mouvement « Que se fixe a troïka« ,

« Que la troïka aille se faire foutre« .

« On a bien fait d’y aller. Et on n’était pas les seuls. On avait l’impression d’être un million. La télé a dit plutôt 500 000. Ce qui n’est déjà pas si mal. C’est le quart de la population totale de Lisbonne. (…)  Oh, j’ai déjà vu autant de monde dans les rues d’une ville, mais c’était au Brésil, au Carnaval à Rio et à Salvador.

Et j’ai vu aussi le regard des gens. Ce regard qui déborde de fierté, et de la conscience que le peuple est puissant s’il le décide. La conscience de participer à quelque chose de plus grand que soi, quelque chose d’extraordinaire et d’historique. (…)

Nous étions bien plus nombreux dans la rue que ceux qui ont voté pour ce gouvernement.

 

C’était magnifique.(…)  Du drapeau portugais aux inscriptions les plus surréalistes, en passant par les insultes aux ministres et les appels à la révolution. Nombreux étaient ceux qui arboraient un œillet rouge, en référence à la révolution des œillets d’avril 1974. Il y avait même des effigies des capitaines d’avril, des gars déguisés en capitaine, avec une mitraillette en carton, etc.

Le lapin à toutes les sauces, car le premier ministre s’appelle Coelho (lapin en portugais) et quelques autres animaux, comme un cheval avec des oreilles de lapin. Oui, en France on le met dans le bœuf, eux, c’est dans le lapin. Il y avait, devant un distribanque, un gars en costard et masque de cochon (très réaliste) et tenant un cigare gros comme un barreau de chaise. Tout le monde le prenait en photo. C’est comme ce gars, qui est venu un peu avec nous, sous la banderole du MSE (Movimento Sem Emprego : Mouvement des Sans Emploi). Celui-là avait un masque à gaz, avec le filtre au bout du tube cannelé, on se croyait dans les tranchées de la guerre de 14, ou à Malville en 77.

D’innombrables pancartes individuelles, de toutes les couleurs, pour la plupart dénonçant le gouvernement ou se plaignant individuellement. Mais aussi, nombre de phrases positives du style « Chega de desepero, agora é a luta ! » (Fini le désespoir, l’heure est à la lutte).

Les banderoles se partageaient entre l’humanisme et le politique. « Eu tive um sonho : ser feliz no Portugal » (J’ai fait un rêve, d’être heureux au Portugal), en référence certainement à Martin Luther King Junior. (…)

Et puis certaines lueurs de conscience fulgurante comme :
« A minha dor é uma arma ! » (Ma douleur est une arme).(…)

Un truc vraiment très bien, et en plus lancé par un gosse à côté de nous avec son mini mégaphone : « A prisão parà canalha, o poder para quem trabalha ! »

La prison pour la canaille, le pouvoir pour qui travaille !

Ce gamin, qui devait avoir entre 12 et 14 ans, n’a pas arrêté de toute la manif. En tout cas, nous l’avons vu et entendu pendant plus de trois heures.

Mais ce qui a été présent tout le long, et même sonorisé sur le palco (la scène, le podium), c’est cette chanson de Zeca Afonso, Grândola, Vila Morena, qui a été émise à la radio le matin du 25 avril 74 pour signaler le départ de l’insurrection et qui, depuis, symbolise pour tous les habitants de ce pays, la Révolution des œillets. »

 

Il ne faut surtout pas hésiter à lire ce témoignage en intégralité, c’est frais et ça fait plaisir, et on trouve ça sur le site du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, que nous saluons.     http://cadtm.org/Grandiose-manifestation-du

Et pour qui ne connaîtrait pas « Grândola Vila Morena », cette chanson qui commémore la Révolution des Œillets et que tout le peuple Portugais chante à l’unisson, voici un court extrait du film « Capitanes de Abril », une scène particulièrement poignante et parlante.

austérité et prix d’un zinzin

05 mai 2013. Alors qu’environ 180 000 personnes se réunissaient à la Bastille pour protester contre les mesures d’austérité, le premier ministre Jean-Marc Ayrault en a profité pour annoncer  que l’État envisageait de réduire sa participation dans le capital « d’un certain nombre d’entreprises publiques » afin de financer des investissements. De son côté, le ministre de l’économie a refusé de préciser quelles participations de l’État seraient concernées. Le critère sera « de jouer ici ou là, cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques ».

Autre manière de nous prévenir qu’il faut s’attendre à d’autres privatisations, le grande braderie nationale est commencée. Mais il est très dommage que M. Moscovici ne puisse pas préciser ce qu’il met dans le « non stratégique ».

Il est en tout cas intéressant de croiser cette info avec celle que Daniel Schneidermann a mise en ligne ce 06 mai. A ranger dans la rubrique Le saviez-vous ?

Le sous-marin nucléaire le Vigilant a tiré dans la baie d’Audierne un missile (de type M51, pour les connaisseurs) qui s’est « autodétruit » en mer aussitôt après le tir. La chose aurait pu rester secrète. Pas de chance, les riverains ont assisté à un joli feu d’artifice, et l’ont photographié. La préfecture maritime confirme donc.

Accessoirement, on apprend le prix du zinzin. 120 millions d’euros. Pièce. Et sans charge nucléaire, encore. Car évidemment, pensez-vous, les missiles tirés pour de simples tests ne sont pas équipés de charges.

Quel rapport avec les médias, et la communication ? demanderont les plus vigilants d’entre vous. Celui-ci: la politique française de dissuasion nucléaire échappe à tout débat. Non seulement à tout débat public, mais à tout débat parlementaire. On rogne dans tous les coins, on s’apprête même apparemment à opérer des privatisations partielles, mais pas touche aux zinzins.

source  http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5816

reprise

Bonjour à toutes et tous

Semaphores.info avait annoncé son retour en ligne au joli mois de mai, dont acte. Et comme ce mois s’ouvre sur une mouvance qui ne saurait nous déplaire, il n’était pas pensable d’attendre davantage pour témoigner de notre plus totale adhésion à la marche citoyenne du 05 Mai 2013. Pour le dire vite, c’est après cette date que nous reprendrons le fil de notre revue de presse générale et de l’actualité locale.

En attendant, à l’attention de ceux qui auraient manqué la prestation de JL Mélenchon (c’était hier soir (jeudi) sur Mediapart), nous ne pouvons résister à en rediffuser deux extraits particulièrement éloquents. Parti pris, certes, mais il ne nous a pas semblé avoir entendu ailleurs des propos politiques (cad : ni politiciens ni politocards, style éléments de langage chers aux partis…) aussi clairs, réfléchis, respectueux de l’esprit républicain et de la démocratie, pédagogiques et réellement informatifs. Il faut dire que, à l’opposé de la très grande majorité de la presse de garde, la pertinence de Mediapart a permis d’élever le débat général sur des sujets d’importance comme le maintien ou la sortie de l’euro, et les questions de politique intérieure qui interrogent en ce moments des citoyens de plus en plus égarés face à une situation des plus troubles. En bref une autre idée du journalisme et de l’info, merci Mediapart.

La réflexion autour de ces questions est absolument indispensable, nous y reviendrons plus largement au fil des jours qui viennent. Bon weekend et bon combat citoyen à tous car, si vous ne pouvez vous rendre à la Bastille ce dimanche, vous pouvez néanmoins diffuser l’info, en parler entre amis ou en famille, tout cela aussi participe de la démocratie que nous devons rétablir.

Questions de politique intérieure (avec Mathieu Magnaudeix) 24mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et la… par Mediapart

Questions sur l’Europe (avec Martine Orange) 27mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et l’Europe par Mediapart


Eva Joly  » J »appelle à manisfester le 5 mai au… par lepartidegauche

Hold-up électoral à Athènes

Source : article publié dans les blogs de Mediapart. Par Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque aletheia et Dimitris Vergetis, psychanalyste, directeur de la revue.

Ndlr : les illustrations ainsi que la vidéo en fin d’article sont ajoutées par Sémaphores.

Le 17 juin, le peuple grec s’est prononcé pour un gouvernement de coalition autour de la Nouvelle Démocratie, c’est du moins sous cet angle que l’énorme majorité des médias présentent les résultats électoraux en Grèce. Le verdict populaire aurait porté au pouvoir ce parti et son ex-adversaire, et actuel allié, le Pasok. « C’est la volonté exprimée du peuple grec que tout bon démocrate a le devoir de respecter », martèle-t-on de tous les côtés. S’agit-il pour autant d’une volonté librement exprimée ? Depuis plusieurs mois, et plus particulièrement depuis le 6 mai, les dirigeants européens s’acharnent à terroriser le peuple grec en brandissant la menace de l’exclusion de l’Eurozone et en lui promettant l’apocalypse, si jamais il osait confier l’avenir du pays à Syriza. Les Grecs ont été mis face à un choix forcé, à l’instar du dilemme biaisé « la bourse ou la vie ». Le couteau sous la gorge, ils se sont résignés à porter le parti de droite, la Nouvelle Démocratie, au pouvoir – avec moins de 30% de voix, une majorité toute relative. Mais, dans ces conditions, parler d’élections libres est une duperie. La liberté n’est pas seulement une question de respect tatillon de procédures formelles, elle relève surtout du libre exercice du droit de vote. Or, le peuple grec avait subi avant les élections un matraquage médiatique impitoyable, fait de déclarations allant de la menace sournoise à la consigne de vote.

Dans le deuxième cas, l’exemple le plus flagrant est l’éditorial du Financial Times Deutschland, écrit en grec, qui exhortait les électeurs à ne pas voter pour « le démagogue » –Tsipras, pour ne pas le nommer– tout en les appelant explicitement à voter pour la Nouvelle Démocratie. Dans le premier cas, Hollande, dans le rôle du conseiller amical, prévenait les électeurs grecs que, pour leur propre bien, il ne fallait pas voter Syriza au risque de le payer très cher. De l’intimation à voter pour la droite ou à voter contre la gauche radicale, se répète, à quelques nuances près, le même motif : surtout ne pas voter Syriza ! Ainsi une opération internationale de dépossession du peuple grec de sa souveraineté se déployait à ciel ouvert, sans que la plupart de ceux qui jurent par la démocratie ne trouvent grand-chose à redire.

Cette campagne d’intimidation et de manipulation a en partie porté ses fruits : Syriza n’est pas arrivé en tête, et l’Europe, nous-dit-on, a échappé de justesse à la désagrégation qu’aurait inévitablement produite le rejet de la politique d’austérité. Oui, le peuple grec a voté la peur au ventre : 48% des électeurs se sont décidés en redoutant qu’une dénonciation du Mémorandum et des mesures d’austérité qui l’accompagnent, conduise au bannissement de la Grèce hors de l’Europe. La propagande orchestrée dans le pays et à l’étranger s’est avérée d’une efficacité redoutable.

Cependant, on aurait tort de croire que l’opération d’intimidation et de chantage s’est limitée à des ingérences étrangères. A l’intérieur même du pays, elle a pris l’allure d’une véritable campagne de terreur. Les médias de masse et le personnel politique d’ex-grands partis se sont livrés à une surenchère de diffamation de Syriza, versant dans le catastrophisme le plus délirant. Qui plus est, au sein de banques et de grandes entreprises, les employés ont été mis en demeure de faire le bon choix : en cas de victoire de Syriza, ils devraient s’attendre à des dépôts de bilan et à des licenciements massifs. Dans ces conditions, le fait que 27% des électeurs aient fait confiance à Syriza constitue un vrai acte de courage.

Quant aux dirigeants européens, ils pensaient être dans leur droit en imposant à un peuple européen des élections sans véritable choix.  Mais dès lors que les élections se réduisent à une mascarade où les dés sont pipés, la démocratie s’en trouve fatalement frappée de discrédit. Il y a fort à parier que bientôt l’Aube Dorée, le parti néonazi, fera un score à deux chiffres. Car l’exaspération et l’impuissance face à ces ingérences indécentes, ainsi que la certitude d’avoir été dépossédé de la souveraineté tant populaire que nationale, alimentent un sentiment violement anti-européen qui fait le lit du parti néonazi. Une Europe construite comme un ensemble de mécanismes institutionnels destinés à servir les intérêts financiers et allant, pour ce faire, jusqu’à déposséder les peuples de leurs droits, est-t-elle encore compatible avec la démocratie ? En écartant les peuples européens de toute prise de décision importante, les dirigeants européens font le bonheur des partis nationalistes et de l’extrême droite. La prise en otage d’un peuple entier, pour lui extorquer un semblant d’assentiment à un processus de dévastation sociale, est-il le signe annonciateur d’un divorce définitif entre l’Europe et l’idéal démocratique ? L’UE, à la pointe de la campagne de désinformation et d’intimidation du peuple grec, a-t-elle dores et déjà signé le décret de mort de l’idée-même d’Europe démocratique ?

 

La vidéo qui suit a été (pas assez) largement diffusée. Elle témoigne, sans que nous ayons besoin d’ajouter d’autres commentaires, des « arguments » avancés par le parti néo-nazi Aube Dorée lors de débats télévisés.

4 siècles de SMIC

Pfff ! Même plus envie d’en faire un article ! Et surtout pas de le publier dans la rubrique Billets d’humeur, sauf à en créer une nouvelle qui s’appellerait Très Mauvaise Humeur !
Juste au moment je m’apprêtais à répercuter l’info sur les salaires des directeurs de Sciences-Po, qui ont gagné en moyenne 142.391 euros cette année et dont certains cadres dirigeants recoivent en sus des primes de plusieurs centaines de milliers d’euros par an… voilà que tombe cette autre info !

4 siècles de SMIC ! c’est ce que vient de gagner en 2011 le PDG de BNP PARIBAS !
(sources: Alternatives économiques dernier numéro spécial)

Vous voyez bien qu’il n’y a pas de crise !

Comptes présidentiels et austérité

Une première estimation du coût de Toulon 2, dernier discours du président Sarkozy aux français, évalue ce déplacement à 325 000 euros. Au sujet d’autres déplacements présidentiels, il n’est pas inintéressant de savoir que même la Cour des Comptes trouve que « le coût de certains voyages de très courte durée sur le territoire se révèle parfois élevé. » Ainsi fait-elle savoir à titre d’exemple au président que son « voyage en Haute-Marne qui vous a retenu du début de la matinée au début de l’après-midi, aura, en coût complet, représenté une dépense de 284 614,65 €, dont 121 289,60 € pour l’aménagement d’une voie d’accès et la location d’un chapiteau ; votre déplacement en Dordogne a représenté une charge de 129 544,29 €.»

Mais plus globalement, que coûte cette présidence au contribuable et quels efforts pourraient être faits dans le cadre d’une austérité pour le moment imposée au seul peuple ? Pour les lecteurs intéressés nous republions en fin d’article le rapport intégral de la Cour des Comptes concernant la gestion des services de la Présidence de la République – exercice 2010 et bilan 2008-2010.

En cette période de fêtes de fin d’année, on peut se demander si la tradition du sapin de Noël élyséen sera maintenue avec les mêmes fastes.

B. L’ARBRE DE NOËL

En 2010, à l’occasion de la fête de l’arbre de Noël, l’Élysée a accueilli 920 enfants dont 596 ne faisaient pas partie du personnel de la Présidence de la République. La location du théâtre Mogador où a été présenté un spectacle apparaît particulièrement onéreuse. Le coût total de cette manifestation est ressorti à 335 317,58 € soit 350 € pour chaque enfant.

Quand on pense que ces enfants-là sont déjà triés sur le volet, on se dit qu’il n’y a pas d’âge pour cumuler les privilèges.

Pour savoir où passent tant de millions… Lire la suite

A table !

Publié dans son blog par Jordan Pouille, journaliste et envoyé spécial en Chine.
Ca se passait samedi 26 novembre au Sofitel de Pékin, un petit repas pour le Gala annuel de la CCIFC, la Chambre de Commerce et d’Industrie française en Chine, un petit repas signé Lenôtre. Lors de son discours, madame l’Ambassadrice a bien tenté de glisser quelques mots sur la crise économique et financière, mais les plans sociaux et la rigueur n’ont pas eu l’heur de couper l’appétit aux 500 convives. Pour combien de serveurs ? C’est ce qu’on vous laisse découvrir dans la vidéo ci-dessous.

A noter que la CCIFC remettra le couvert le 4 décembre, à Shanghai cette fois, pour un dîner signé Fabrice Giraud, Chef du Jade on 36. Si ça vous tente, vous aurez droit à arroser de vins fins votre foie gras, puis velouté de champignons à l’émulsion de truffes, puis saumon de fontaine rôti, le tout suivi d’une délicieuse palette de macarons. Et ne venez pas dire que le service est trop long ! Trop fort, ces Chinois !
Cela dit, si le menu du Sofitel ou celui du Jade on 36 ne vous convenait pas, rassurez-vous, vous pouvez toujours manger dans la rue. Cette Chine-là existe heureusement encore.

copyright photo : lOUIs