les lecteurs informent

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Contre l’enfumage, rien ne vaut une image

Et pour ceux qui penseraient à une intox du Front de Gauche, voici un des rares articles, sur le site d’Europe 1 :

http://www.europe1.fr/Municipales/Il-y-a-la-gauche-qui-pleure-et-celle-qui-rit-1926009/

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Texte collectif. Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsable et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui, ensemble, ont signé cet appel et organisent une marche nationale le 12 avril prochain à Paris, de République à Nation. Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité, et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Suite de l’article et liste des signataires : http://www.humanite.fr/node/562120?IdTis=XTC-FT08-FBY9TK-DD-DMCLQ-CJH

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BANGLADESH : LES MARQUES DOIVENT INDEMNISER LES VICTIMES DU RANA PLAZA 

Bientôt un an d’attente pour les victimes du drame du Rana Plaza. L’effondrement de cet immeuble au Bangladesh a causé la mort de 1 138 personnes et a fait plus de 2000 blessé-e-s, essentiellement des ouvrières fabriquant des vêtements pour des grandes marques européennes et américaines. Les victimes et leur famille n’ont à ce jour aucune garantie qu’elles toucheront une indemnisation complète, juste et transparente, qui leur permette de reprendre une vie digne. 

Plus d’excuses : les marques doivent payer ! 

Après plusieurs mois de négociation, un fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a été mis en place. A ce jour, seules 10 des 28 marques identifiées au moment des faits ont confirmé publiquement leur participation au fonds d’indemnisation.

A l’approche de ce sinistre anniversaire, Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette appellent BENETTON, CARREFOUR et AUCHAN à contribuer de manière significative et dans les plus brefs délais à l’indemnisation des victimes et de leur famille !

Écrivez à Benetton, Carrefour et Auchan pour qu’elles participent au fonds d’indemnisation

 

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

 

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Élections municipales. La gauche Nîmoise. Analyse et point de vue, celui de Claude Mazauric.

                                     La colère du mardi

Je le dirai sans phrases supplémentaires : pour le second tour des élections municipales à Nîmes, le 30 mars, je me soumettrai sans état d’âme à la décision qui sera prise par les animateurs de la liste conduite par Sylvette Fayet « Vivons Nîmes ensemble » : ils ont montré que nous devons et pouvons leur faire confiance. Dans le court délai qui nous sépare de la décision à prendre, je m’en remets à elles et eux du choix politique qui s’imposera.

Mais tout ne se résumera pas à cela.

D’abord, il faut bien mesurer le succès réel qu’a représenté pour notre liste le fait d’atteindre 12% au premier tour et d’ainsi talonner la liste conduite par la candidate hollandiste du premier tour, car ce n’est pas un résultat anodin.  Dumas et ses acolytes hollandisés subissent une vraie déroute au regard de leurs ambitions et du (faux) sondage qu’ils avaient commandé pour tenter de nous décourager : moins de la moitié du résultat attendu ! Atteindre 12 % des exprimés pour notre liste de rassemblement, alors que trois notables successifs et félons (Cavard, Boré, Bernié-Boissard), qui devaient tout de leur notoriété publique au fait d’avoir porté naguère la livrée de l’élu dit « communiste », connaissent la disqualification, c’est plus qu’une leçon de morale : une éloquente démonstration de la justesse du choix politique et stratégique que nous avons réussi à mettre en œuvre depuis 2009. Le fait que, dans ce contexte, la droite ne fasse pas mieux qu’en 2008, inspire une joie modeste.  Que l’abstention massive, ou encore le (re)gonflement du vote protestataire dont profite le parti mariniste, soient des données certes absolument préoccupantes pour l’avenir, n’invalident en rien la portée des constats précédents dont les résultats nationaux corroborent d’ailleurs la validité et montrent la pertinence. Lire la suite

Le Bangladesh ferme des usines textiles

Additif du 11 mai :

« Nous avons trouvé un grand nombre de corps dans la cage d’escalier et sous les escaliers, a raconté le brigadier général Siddiqul Alam Sikder. Lorsque l’immeuble a commencé à s’effondrer, les ouvriers ont pensé qu’ils seraient à l’abri sous les escaliers. »

Sur la seule journée de jeudi, les secouristes ont sorti des décombres environ 130 corps. Dix-sept jours après le drame, le bilan de la catastrophe est maintenant de 1 035 morts. Il devrait encore s’alourdir.

Des centaines de rescapés ont bloqué mardi un accès routier central au Bangladesh pour réclamer des arriérés de salaires et des dédommagements. La plupart des ouvriers travaillant pour des marques occidentales d’habillement étaient payés moins de 30 euros par mois, un niveau de rémunération dénoncé publiquement par les ONG et le pape François.

photo Reuters_Albert Gea

Une manifestation a également eu lieu en Europe devant un magasin Mango à Barcelone, pour fustiger la marque, qui a reconnu avoir commandé des « échantillons » auprès du Rana Plaza, et dénoncer les conditions de travail des ouvriers du textile. Les mains peintes en rouge sang, des membres du syndicat espagnol UGT ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit en lettres rouge : « Death, precarity and fashion work » (« mort, précarité et travail dans la mode »).

Il existe une pétition proposée par Avaaz, vous pouvez la signer ici : http://www.avaaz.org/fr/ecrasees_en_faisant_nos_vetements/?bdUAlbb&v=24799

 Autres liens et bon coup de gueule sur le blog de Raymond Thiébaut, simple citoyen, retraité: http://blogs.mediapart.fr/blog/raymond-thiebaut/090513/bangladeshmorts-sur-ordonnance-neoliberale-capitalisme-de-desastre

Paul Jorion publiera un article sur le sujet dans Le Monde de lundi 13 mai

09 mai 2013

Au moins huit personnes ont péri jeudi dans l’incendie d’une usine textile dans la capitale du Bangladesh, Dacca, deux semaines après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection qui a fait plus de 800 morts

Bangladesh_photo Globe and Mail

En France, on reste évidemment surpris (pas trop à vrai dire…) que les grands médias ne fassent aucun suivi de ces sinistres accidents. Le site Arrêt sur Images y a consacré son émission de la semaine dernière, nous mettons le lien ci-après bien qu’elle ne soit peut-être pas en accès libre pour les non abonnés. Si c’est le cas se serait dommage ! On y découvre des moyens de pression individuels sur les marques esclavagistes par le biais des réseaux sociaux de type Facebook, pour peu qu’on soit simplement citoyens et qu’on y accorde un peu de temps libre. On découvre aussi et on s’en étonne (pas trop à vrai dire, là non plus…) qu’aucun journal de la presse féminine (Elle, Marie-Claire, etc.) ne se soit fendu du moindre article, en bref que le Bangladesh, l’Inde et la Chine sont peut-être trop loin de chez nous pour qu’on se sente responsable de vouloir des fringues toujours de moins en moins chères. Mais il est vrai que la vie humaine n’a plus guère de valeur, sinon marchande, pour toutes ces boîtes qui ne raisonnent plus qu’en termes de compétitivité.

N’empêche que lorsqu’on sait que ces femmes (parmi lesquelles se trouvent parfois des jeunes filles mineures) travaillent pour 30 euros par mois, qu’elles bossent 12 heures par jour et six jours sur sept (et certaines doivent travailler 7/7 )… on peut se demander qui, en France, peut encore penser que nous seront un jour compétitif dans un marché de libre échange !

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5811

 

Sources suivantes : Mediapart et Ropa Limpia (Linge propre)

Au moins huit personnes ont péri jeudi dans l’incendie d’une usine textile dans la capitale du Bangladesh, Dacca, deux semaines après l’effondrement d’un immeuble abritant des ateliers de confection qui a fait plus de 800 morts, a annoncé la police. L’incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi au troisième niveau d’un immeuble qui en compte 11 et abrite deux ateliers de confection, dans le quartier Darussalam de Dacca.

Le Bangladesh vient de fermer 18 usines de fabrication textile pour des raisons de sécurité, a annoncé le ministre du Textile. Seize ont été fermées à Dacca et deux à Chittagong, la deuxième ville du pays. Il s’agit des premières fermetures décidées par les autorités depuis le drame du 24 avril, où un immeuble de neuf étages qui abritait des ateliers de confection s’est effondré. Le bilan s’alourdit de jour en jour, et dépasse désormais les huit cents morts, a annoncé l’armée. C’est le plus grave accident industriel de l’histoire du pays.

Le gouvernement est engagé dans une campagne de communication en direction des marques occidentales, qu’il craint de voir fuir. Lundi a été annoncée la mise en place d’une nouvelle commission d’enquête, censée inspecter les 4500 usines textiles du pays, à la recherche de défauts de construction.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur mondial de textile, derrière la Chine. Cette industrie emploie plus de 40 % de la main-d’œuvre nationale, et représente 80 % de ses exportations.

photo_Ropa Limpia

Les lanceurs d’alerte de l’esclavage textile

La campagne Ropa Limpia (Linge propre) dénonce depuis 1989, depuis qu’une manifestation aux Pays-Bas contre les conditions de travail « déplorables » des ateliers textiles des Philippines a débouché sur un mouvement en faveur de droits du travail dans le secteur. Cette campagne est aujourd’hui menée dans 14 pays européens.

Cependant, Ropa Limpia est loin de se limiter à des campagnes ponctuelles, précise Eva Kreisler, sa coordinatrice en Espagne. Il s’agit d’un réseau international de plus de 300 ONG, syndicats et organisations de consommateurs. Il a dénoncé des cas d’exploitation professionnelle ou de violation des droits syndicaux dans des usines du Bangladesh, du Sri Lanka, d’Inde, du Pakistan et du Maroc. Son objectif est d’obtenir que les conditions de travail des ouvriers du textile soient équivalentes à celles qui ont été établies par l’Organisation internationale du travail (OIT) ainsi que de tenter de minimiser l’impact de la production textile sur l’environnement.

Ropa Limpia a par exemple annoncé que des entreprises comme El Corte Inglés (Espagne), Primark (Irlande), Bonmarché (Royaume-Uni) et Loblaw (Canada) se fournissaient dans des ateliers détruits dans l’effondrement du bâtiment de Dacca. Et les quatre ont fini par reconnaître qu’elles produisaient des vêtements dans l’édifice. Le mouvement est en train de recueillir de plus amples informations et il est possible que d’autres marques apparaissent dans les prochains jours.