Ça va mal finir

  Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) tenait une conférence de presse au siège de l’institution à Francfort lorsqu’une manifestante s’est ruée sur lui : «Arrêtez la dictature de la BCE !» Un slogan qu’elle arborait aussi sur son t-shirt, tout en lançant des confettis.

Pour une fois qu’une femme se jette sur lui…

Cette activiste s’appelle Josephine Witt. Elle a 21 ans, de nationalité allemande, se présente comme féministe, ex Femen même si elle entend prendre ses distances avec ce mouvement et se présente aujourd’hui comme « une activiste free-lance ».

On aime aussi beaucoup le discours de Sahra Wagenknecht (Vive-présidente de Die Linke) au Bundestag. C’était le 19 mars 2015.


Une députée allemande Die Linke démonte la… par lepartidegauche

On n’a pas beaucoup aimé les paroles de François Hollande assimilant le comportement du FN à celui des communistes de 1970, mais on aime bien les réponses…

Ce que ne peut se permettre de dire Pierre Laurent c’est que François Hollande parle comme un tract du MEDEF : capitalisme, globish bruxellois, ordo-libéralisme, PIB, productivisme, dividendes, évasion fiscale, oligarchie, autoritarisme, choc des civilisations, paternalisme, surveillance, divisions, inégalités, répression syndicale, médias verrouillés, colonialisme, guerre, anti-républicanisme… demandez le programme !

Hollande a bien plus de vocabulaire en commun avec Le Pen que le PC n’en n’a jamais eu.

Enfin, s’il valait mieux en rire… on choisirait au moins Didier Porte


MediaPorte : « Je ne suis pas le pom-pom boy de… par Mediapart

 

Il n’y a pas de journalistes à Mediapart

Alors que son congrès se tiendra à Lyon les 29 et 30 novembre, le Front national a refusé lundi d’accréditer Mediapart et « le Petit Journal » de Canal Plus. Les raisons ?

Une source au FN a confirmé à l’AFP que Mediapart n’était pas accrédité, en justifiant : « Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. »

« Le vice-président du FN, Florian Philippot, a donné une tout autre explication de ce refus d’accréditer les deux médias, lundi soir, sur i-Télé : « Ce n’est pas nouveau… On accepte au congrès du Front national les militants du Front national et les médias, on n’accepte pas les militants des autres partis. Ce sont des militants, il faut l’assumer. En tout cas, ce sont des militants anti-Front national (… ) Ce ne sont pas des médias, ce ne sont pas des journalistes. »

Ben dis-donc, s’il n’y a pas de journalistes à Mediapart, cher Florian, faudra nous dire où. Chez Minute, peut-être ?

Marine, elle, livre encore une autre explication : sur Twitter, lundi soir, elle se défend de vouloir écarter certains médias, tout en évoquant des « médias hostiles », parmi lesquels elle place l’Agence France-Presse (AFP) : « Nous ne refusons pas l’accès du #CongrèsFN aux médias hostiles : la preuve M. Daudin de l’AFP, entre autres, est accrédité. MLP »

Outre Canal Plus et Mediapart, le Front national refuse aussi ponctuellement l’accès à ses événements à d’autres journalistes, notamment dans ses villes : exemples avec France Info et L’Express à Fréjus ; Le Ravi au Pontet, ou encore un photographe de l’AFP, qui n’avait pas reçu l’aval de la direction du FN pour assister à une conférence de presse, en décembre 2012.

Re-ben-dis-donc, qu’est-ce que ça donnerait comme presse libre si le F-Haine accédait au pouvoir !

Au fait, chère Marine, ton ami Franz Shonhuber, il est accrédité ?

Bonus pour les amis Lyonnais (et ceux qui voudront s’y joindre :

Mort pour du maïs

mise à jour du 31 octobre

Info Testet_Novissen. Suivre les bons articles, les dates et lieux de rassemblements…:

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/

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Rémi Fraisse, 21 ans, est tué dans des affrontements avec la police. Pendant plus de deux jours, le pouvoir n’a rien à dire. Et quand il parle enfin, c’est par la voix de Manuel Valls pour soutenir des forces de l’ordre pourtant mises en cause.

Un crime du pouvoir socialiste

L’édito de Hervé Kempf (Reporterre)_lundi 27 octobre 2014

Le décès de Rémi Fraisse au Testet est le résultat d’un crime : celui des responsables socialistes qui ont piétiné la loi et la démocratie pour ne laisser d’autre issue que la violence.


Le drame qui s’est déroulé près d’une rivière où, voici quelques semaines, s’épanouissait une forêt vivante, n’est pas un accident. C’est un crime.

Nous ne pouvons assurer définitivement ici qu’une grenade ou un autre projectile lancé par les forces de « l’ordre » a touché mortellement le jeune Rémi Fraisse. Les témoignages que nous publions incitent à le penser, mais nous attendons le résultat de l’autopsie et d’autres témoignages indiscutables pour déterminer notre conviction.

Mais nous affirmons que la mort de ce jeune homme résulte de l’obstination criminelle de hauts responsables qui ont, contre l’évidence et en piétinant l’esprit de la loi, conduit à une situation où la seule issue était la violence, une violence savamment entretenue par une police à qui l’on a lâché la bride.

Rappelons divers faits, amplement documentés par Reporterre et par les collectifs de sauvegarde de la zone humide du Testet :

 l’enquête publique avait conclu à un avis favorable, SOUS RESERVE d’un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature. Or, celui-ci a rendu un avis nettement défavorable ;
les travaux de défrichement se sont déroulés sans autorisation préalable de défrichement ;
les opérations obligatoires de diagnostic archéologique préalable ont été oubliées ;
le conflit d’intérêt est manifeste, puisque la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne a établi l’étude concluant à la nécessité des travaux, alors que c’est elle qui doit les réaliser.

Suite de l’article sur Reporterre : http://www.reporterre.net/spip.php?article6499

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 Rémi Fraisse, 20 ans, mort pour le maïs

expression citoyenne, par Victorayoli

Il serait mort « d’une bombe ». Dans le Tarn. De nuit. Au cours d’une manif durement réprimée par les « forces de l’ordre » contre la construction du barrage sur le Tescou, plus connu sous le vocable de « barrage de Sivens ».

On bombarde dans le Tarn maintenant ? Comme en Syrie ? Comme en Irak ? Pas tout à fait tout de même mais un jeune homme de 20 ans, étudiant réfléchi, conscient de ses devoirs de défense de son univers de vie, est mort. Et pas de peur… Lire la suite