Grève à la SNCF_le suivi

Grève à la SNCF : une mobilisation nécessaire et légitime !

16 juin 2014 |  Par Les invités de Mediapart (http://www.mediapart.fr/)

Plusieurs dizaines de personnalités, économistes, politiques, sociologues… soulignent que « les cheminots préservent ce qui doit être un bien commun. C’est l’intérêt de tous, et c’est une nécessité écologique, de bénéficier de transports communs qui fonctionnent correctement. » Elles demandent au gouvernement de suspendre l’examen du projet de loi. Lire la suite

le fil sémaphorien_février2014_n°1

¤=¤=¤=¤=¤

photo Reuters

Le 22 janvier dernier, nous apprenions que la Commission des financements politiques venait de déclarer « non conformes » les comptes de Cotelec, le micro parti de Jean-Marie Le Pen. Ainsi se voyait-il perdre le droit de financer toute campagne électorale, ce qui impliquait que ses prochains donateurs seraient privés de déduction fiscale.

Fin de Cotelec ? Bienvenue à Promelec ! On ne perd pas de temps chez les Le Pen. Au Journal officiel du 25 janvier, ce nouveau micro-parti fait son apparition, avec des statuts qui ne laissent pas de doute sur son objet : « promouvoir l’image de marque et l’action de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen ».

Après ça, Marine peut toujours courir pour nous faire croire que sa ligne bleue se distingue du F-Haine. En tout cas pas côté finances. Par ailleurs, on peut aussi savoir que le micro-parti « Jeanne », plus spécifiquement consacré aux dépenses de la Marine, se trouve également sous la lorgnette de la commission des finances. Le nombre de millions d’euros qui transitent par là est sans commune mesure avec le nombre de ses adhérents. À suivre.

¤=¤=¤=¤=¤

Les utilisateurs de Google auront pu découvrir le « doodle » du jour, une bien particulière manière de célébrer les Jeux olympiques de Sotchi. C’est en effet les couleurs du drapeau arc-en-ciel des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT), accompagnées d’un article issu de la Charte olympique qu’il est bon de rappeler à Poutine et aux homophobes.

Indépendamment de ça et n’en déplaise aux sémaphoriens sportifs, il est clair que nous ne ferons aucun écho à ces Jeux car nous les boycottons totalement, comme nous boycottons par avance ceux du Qatar. S’il nous fallait en développer les raisons, nous ne saurions le faire mieux que par l’article suivant, certes long mais ô combien édifiant –et surtout très documenté–, que nous recommandons à nos lecteurs :

Médaille d’or du grand projet inutile et imposé

¤=¤=¤=¤=¤

Il n’y aura pas de sanction pour Philippe Courroye, pour avoir enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes en tentant d’identifier les auteurs de fuites dans l’affaire Bettencourt. La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé ce mardi qu’elle n’irait pas à l’encontre de l’avis du Conseil supérieur de la magistrature. « Depuis que nous sommes aux responsabilités, nous respectons les avis du CSM (…), je n’irai pas à l’encontre de cet avis » a-t-elle dit, soulignant toutefois « un hiatus entre l’analyse que fait le CSM de la faute et la décision de ne pas sanctionner, de ne pas prononcer de mesure disciplinaire« . En effet, le CSM a considéré qu’il n’y avait « pas lieu à sanctions disciplinaires » tout en se montrant très critique envers le magistrat Courroye, estimant qu’il « ne disposait pas des qualités requises pour diriger un parquet« .

Des poids et des mesures. Et dire qu’on commençait à croire en Christiane Taubira !

¤=¤=¤=¤=¤ Lire la suite

Boycotter Unilever pour que vive Fralib

08 novembre 2013 |  Par ATTAC FRANCE

Nous, personnalités représentatives de diverses sensibilités, organisations et réseaux du mouvement social, politique et intellectuel, avons décidé, en accord avec les salariés de Fralib, de lancer un appel à la mobilisation citoyenne le samedi 7 décembre prochain. Nous proposons à toutes celles et ceux qui le veulent d’organiser localement ce jour-là des actions symboliques dans les supermarchés visant à populariser le boycott d’Unilever. Une page Facebook https://www.facebook.com/liberezelephant  est mise en place pour faciliter la coordination des actions au plan local. Merci à toutes et tous, et que vive l’Eléphant !

Une bonne idée d’action ? : cgt.fralibvivra.over-blog.com/pages/les-salaries-de-fralib-lancent-une-nouvelle-operation-boycott-de-lipton-4708808.html

Toutes les marques du Groupe UNILEVER sont identifiables avec ce logo :

L’appel 

Une entreprise industrielle ancrée dans son territoire, la Provence. Relançant par ses commandes une production locale et écologique de plantes– tilleul, verveine, menthe…- jusqu’alors en déshérence. Liée à ses fournisseurs et à ses clients par des relations commerciales équitables et durables, avec des prix justes. Fondée sur la démocratie interne et la participation de toutes et tous aux décisions.

Tel est le projet des travailleurs de Fralib à Géménos, près de Marseille, qui veulent relancer leur entreprise sous forme de coopérative. Depuis trois ans, elles et ils luttent pour obtenir de leur ancien employeur, la multinationale Unilever, le soutien minimum dont ils ont besoin pour se lancer : la cession du nom de marque « Éléphant », qu’Unilever a décidé de faire disparaitre au profit de LIPTON marque milliardaire du Groupe, et un certain volume de commandes pendant la période de démarrage.

Mais Unilever ne veut rien savoir. Lire la suite

Quand la CGT veille sur les bulles

CGT :  20 ans après… Toujours là !

 Depuis la prise de contrôle de Perrier par la Multinationale Nestlé, en 1992, l’usine et les salariés ont vécu au rythme de multiples restructurations et de luttes sous toutes ses formes jusqu’en 2011.

Toutes ces années ont vu disparaitre près de 2000 emplois, chuter une production d’1 milliard 200 millions de bouteilles à 600 millions et la destruction de 11 lignes d’embouteillage.

La CGT et les salariés, pendant tout ce temps, ont résisté pour préserver l’essentiel, pour éviter les licenciements secs et bien sûr maintenir les acquis sociaux. Grace à la lutte et à la solidarité, Nestlé n’aura pas atteint au moins un de ses objectifs : Casser la conscience collective, briser la CGT et ainsi effacer l’histoire sociale de Perrier !

En 2006, la multinationale tente de porter le coup fatal en menaçant de produire du Perrier ailleurs qu’à Vergèze. Même s’il est impossible de faire du Perrier ailleurs, la menace a été prise au sérieux quant au risque que Nestlé utilise la Marque sur d’autres sources et crée l’ambigüité tout en trompant les consommateurs.

Une forme de lutte supplémentaire a donc vu le jour au travers de « L’Association pour la Défense de la Source Perrier ». Cette action a permis d’alerter toute une région ainsi que ses élus.

La municipalité de Vergèze a pris une délibération pour modifier le nom du lieu dit « Les Bouillens » en « Source Perrier-Les Bouillens ». Le fait de rattacher le nom de la source au sol empêche son exploitation ailleurs, et confirme la réalité historique et naturelle. Nestlé a contesté juridiquement le pouvoir du Maire à modifier le nom.

Dernièrement la justice a tranché en faveur de la municipalité. Le conseil municipal a compétence pour changer le nom du lieu dit s’il s’avère qu’il y ait un intérêt public communal, ce qu’ont reconnu les juges.

Mais, dans le but de mettre un terme aux procédures en justice, le Maire et le Président de Nestlé Waters se sont rencontrés. Le Maire a décidé de ne pas modifier le nom du lieu-dit et Nestlé abandonne toute action en justice. Cette décision repose sur l’engagement de Nestlé, prouvé au travers de lourds investissements à Vergèze, de démontrer qu’il est nullement question de délocalisation.

La CGT a rencontré également le Maire de Vergèze et celui-ci affirme que si Nestlé tente à nouveau une menace de délocalisation, sous quelque forme que ce soit, il appliquera le changement de dénomination, tel qu’il en a le pouvoir. La CGT y veillera. Nestlé et tous les acteurs concernés par ce sujet ne doivent pas perdre de vue, que si la CGT devait sur un coup user toute sa force et ses moyens, ce serait sur celui-ci.

photo Midi Libre (voir références plus bas)

Il est vrai qu’aujourd’hui le contexte a changé. Le développement de Perrier est à nouveau au rendez vous : 980 millions de bouteilles vendues en 2012. 1 milliard 80 millions de bouteilles prévus pour 2013 et des prévisions à 2015 atteignant 1 milliard 200 millions de cols.

L’implantation de nouvelles lignes de production et la rénovation de l’usine de P1 qui était destinée à la destruction il y a seulement 2 ans, sont aussi des signes encourageants de pérennité.

Du coté de l’emploi, c’est enfin une amorce d’embauches qui voit le jour : 25 titularisations sur 2 ans, portant l’effectif titulaire à 945 et plus de 100 CDD présents tout au long de l’année.

Nul doute, que sans la lutte acharnée, déterminée et responsable de la CGT avec les salariés, le scénario aurait été tout autre.

Confiante sur l’avenir, mais méfiante envers les stratégies économiques et sociales d’une multinationale, la CGT œuvrera à travers le développement des volumes et de l’entreprise, à garantir et gagner des acquis pour les salariés d’aujourd’hui et de demain.

La CGT le 23 mai 2013

*=*=*=*=*=*=*

Pour les sémaphoriens qui veulent aller plus loin, on se souviendra qu’en novembre 2012, Midi Libre avait titré « Perrier : la guerre des bulles ». L’occasion de relire l’article. http://www.midilibre.fr/2012/11/20/perrier-la-guerre-des-bulles,597639.php

Petit voyage historique intéressant sur le site officiel de la Source : http://www.perrier.com/fr/decouvrirperrier.html

Et la page Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Perrier_%28eau_min%C3%A9rale%29