Par Dumont et par veaux…

slogansComme elle le fait chaque année, l’ONG Global Footprint Network a annoncé jeudi 13 août que l’humanité vit désormais à crédit pour sa fourniture en énergie. Un crédit « contracté » auprès de la planète en épuisant des ressources fossiles non renouvelables ou en détruisant des zones au potentiel environnemental important. Ce qui confirme que cette date intervient chaque année un peu plus tôt.

marquesMesurons les progrès accomplis…

C’était en 1974, René Dumont était candidat à la présidentielle. Son idée d’une croissance raisonnée n’était pas dans l’air du temps, les temples de la consommation poussaient comme des champignons, voilà ce que voulait le bon peuple, qui accordera finalement 1% des suffrages à cet homme au pull-over rouge sans cravate et sans langue de bois. Mais le pire au fond restait encore à venir : une humanité de plus en plus destructrice de son écosystème, des aveugles fils d’aveugles qui, encore en 2015, répètent comme des perroquets qu’ « On ne va quand même pas revenir à la bougie » chaque fois qu’on leur parle de sortir du nucléaire. À se demander si 1974 appartient vraiment au passé. Et quand on sait qu’on se dirige allègrement vers 1984…

 

La course zéro pesticide

headerGreenPeace_zero pesticideAu sein du secteur de la grande distribution, la concurrence fait rage. Sur les prix bas, sur l’origine locale des produits, sur la proximité avec les Français…

Mais qu’en est-il de la mise en œuvre des pratiques agroécologiques et du recours aux pesticides ? Les grandes enseignes ne souhaitent pas se faire concurrence sur ce terrain ? Nous allons le faire pour elles. Nous lançons la Course Zéro Pesticide !

SUIVRE LA COURSE

En lice, les six principales enseignes de la grande distribution française : Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc et les Magasins U. À elles seules, elles représentent 85% des parts de marché du secteur alimentaire. Elles ont donc une influence très importante sur les fournisseurs.

Les pommes et les pommes de terre sont le fruit et le légume les plus consommés en France, les plus produits… et parmi les plus traités !

Nous demandons aux distributeurs de supprimer les pesticides les plus dangereux de la production des pommes et des pommes de terre, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette démarche et en faisant preuve de transparence.

Laquelle de ces enseignes sera la première à éliminer les pesticides de notre alimentation ?

À suivre…
L’Équipe Agriculture de Greenpeace

http://greenpeace.fr/course-zeropesticide/

Super Trash

La folie humaine incarnée par une décharge en Côte d’Azur ! Quand un jeune réalisateur passe 2 ans à tourner dans une immense décharge de la Côte d’Azur, il en sort un film sur la folie humaine : SUPER TRASH.

Un Doc de Martin Esposito, sorti au cinéma le 9 octobre 2013. Autant dire qu’il n’a pas fait beaucoup de bruit, et que les circuits de distribution ont dû s’appliquer à ce qu’il n’en fasse pas trop, quelques scènes de ce film n’étant pas à l’honneur des organisateurs de festival tel que celui de Cannes, où le strass, les paillettes et les belles robes se marient mieux avec les tapis rouges qu’avec la merde que tout ça va devenir quand même.  La merde ici en question n’est pas un excès journalistique, nous parlons bien de la vraie, celle qui pue, autant que doivent puer certains cerveaux à l’origine de ces scandales, et ceux qui les couvrent. Car ne nous y trompons pas, cette décharge du film Super Trash ne saurait être la seule dans nos sociétés de consommation tous azimuts.

C’est bien là que le film, par delà quelques accusations flagrantes, doit nous interpeller tous. Ces décharges n’existent qu’en retour des pleins caddies que nous rapportons des super et hypermarchés, des mégamarchés de demain si nous voulons que cela soit pire. Chacun d’entre nous a pu expérimenter qu’au retour des courses nous remplissons déjà un sac poubelle avec des emballages avant d’avoir goûté un premier aliment. Y remédier complètement serait un rêve (mais nous le faisons et appelons sa réalisation de nos vœux) mais se dire qu’on n’y peut rien revient à rejoindre les coupables.

Il ne suffit pas de trier nos poubelles comme le prescrit une certaine citoyenneté. La conscience nous oblige à concevoir les choses bien en amont. Dans l’urgence de la situation présente (le sixième continent des plastiques flottants) c’est bien vers une interdiction de fabriquer ou d’importer qu’il faudrait aller. Là comme ailleurs, le choix sera politique ou ne sera pas, et s’il peut l’être il ne pourra venir que de citoyens responsables car il est vain de compter sur des politiques sans couilles sous la pression de lobbies.

Coluche disait : « Et dire qu’il suffirait que les gens n’achète plus tel produit pour qu’il ne se vende pas ! » Puissions-nous être nombreux à réaliser qu’il ne s’agissait pas d’une simple boutade.

La bande annonce

info : pour PROJECTION DEBAT ! CONTACTER :
http://www.destinydistribution.com/di…
les dates de projections :
https://www.facebook.com/SuperTrashLe…

Parmi les scènes coupées, (sans doute pour ne pas trop s’attirer les foudres de telle ou telle marque) cette séquence sur l’horreur du plastique qui devrait tous nous interpeller.

Pour info complémentaire, il a été parlé du film Super Trash à l’Assemblée Nationale à propos de la décharge en question (il y a également eu une émission de Complément d’Enquête). De possibles dangers corolaires (notamment sanitaires) ont été abordés mais nous n’avons pas d’infos supplémentaires pour l’instant. Il va de soi que le problème de la décharge incriminé n’a pas été résolu, même si plus personne n’en parle. Tout a été recouvert de terre, politique de l’autruche. Une nouvelle colline est née, mais ce n’est pas demain qu’il y poussera un arbre.