Hayao Miyazaki

Repéré par Léo Moser (les Inrocks), l’internaute Dono est un animateur de talent et suscite notre coup de cœur visuel de la semaine. Il s’agit d’un court mais remarquable hommage à l’œuvre d’Hayao Miyazaki, qu’on peut considérer comme le maître japonais de l’animation. Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Porco Rosso, Le Château ambulant, Mon voisin Totoro… tous les chefs-d’œuvre de Miyazaki sont mis à l’honneur dans ce court, sur la musique de Joe Hisaishi qui a signé la plupart des BO du cinéaste.

chihiroPour qui n’aurait vu aucun film de Miyazaki, rappelons par exemple que Le voyage de Chihiro avait obtenu l’Ours d’Argent à Berlin en 2002. C’était la première fois qu’un dessin animé soufflait le prix à des films d’acteurs. En 2003 il fut nominé aux Césars comme meilleur film étranger et remporta l’Oscar du meilleur film d’animation.

Alors, comme c’est les vacances et qu’il peut arriver qu’une journée par trop pluvieuse donne envie de se faire une toile à la maison, n’hésitez pas à vous programmer une « spéciale Miyazaki », surtout si vous avez des enfants, ça les changera vraiment des disniaiseries et même de la plupart des japoniaiseries. Et s’ils n’aiment pas ? Ben… là on ne peut plus rien pour vous, vous avez vraiment raté une draille dans leur éducation.

Un univers de haute magie et de poésie mêlées. On en redemanderait bien si Miyazaki n’avait pas annoncé qu’il prend sa retraite. Resteront quelques chefs d’œuvre.

 

Paweł Kuczyński

Paweł Kuczyński est un dessinateur polonais, diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Poznań. Il a 37 ans et a reçu plus de 102 prix de récompenses depuis 2004. Ses illustrations satiriques arrachent en général un sourire immédiat avant de nous entraîner aussi vite dans la réflexion, tant l’ensemble de son œuvre est aussi varié que subversif. Les problèmes écologiques, la politique, les réseaux sociaux ou la liberté d’expression, tous les petits travers de notre réalité y passent les uns après les autres, et ce sera notre coup de cœur de la semaine.

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Quand l’ordinateur commence à rêver…

De Rue89 au Monde, en passant par Arrêt sur Image, bon nombre de sites français en ont parlé depuis une quinzaine de jours, et ce sera un coup-de-cœur visuel comme on les aime bien à Sémaphores.
Il s’agit des recherches de Google à propos de la reconnaissance de formes dans les images. C’est ainsi que les machines apprennent à reconnaître des objets… qui n’existent pas !

Le moteur de recherche d’images inversé de Google est capable de reconnaître des formes simples telles que la Tour Eiffel ou des visages de célébrités. Mais les ingénieurs de Google ne s’arrêtent pas là, ils entraînent leurs machines à repérer des formes beaucoup plus complexes et pour l’instant, cela donne lieu à des résultats pour le moins étranges.
Prenons le cas d’une photo de nuages, soumise à une intelligence artificielle spécialisée dans la reconnaissance d’animaux. Voici l’image de départ, de simples nuages :

nuagesEt voici une des interprétations que peut en faire la machine :

nuages2Si l’on zoome sur les détails… commence tout un monde étrangement fantastique…

poissonloupescargotSur des images de départ différentes, le résultat peut aboutir à de bien surprenants effets… à tel point qu’on pourrait les croire issus de l’imagination débridée d’illustrateurs… humains.

vehiculechiengoogle_5Pour en voir plus et comprendre comment ça fonctionne, rendez-vous sur Rue89
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/06/22/voit-ordinateur-quand-reve-259888

 

Hanggai

Le groupe s’appelle Hanggai et c’est le coup de cœur de la semaine. Un très beau mariage de musique mongole traditionnelle et de Punk roc. Wiki nous apprend que Hanggai est un mot mongol qui fait référence à un paysage idéalisé de pâturages, montagnes, rivières, arbres et un ciel bleu…

C’est vrai que le groupe a produit d’autres clips où l’on peut les écouter tout en admirant les grands espaces encore sauvages de Mongolie. Mais pour découvrir rien ne vaut ce morceau, à écouter le matin en se levant si on manque un peu de pêche, et on monte le son.

 

Stand by me_hommage

Le chanteur de soul et de rythm and blues Ben E. King est mort jeudi (30 avril 2015). Il110px-Ben_E._King2 avait 76 ans. Le co-auteur et premier interprète de « Reste avec moi » n’est pas resté plus longtemps avec nous. Mais, entre autres chansons de l’artiste, il en est une qui n’est pas près de quitter nos têtes.
C’est en 1961 que Ben E.King compose et écrit Stand by me avec Jerry Leiber et Mike Stoller. Le titre cartonne dès sa sortie, puis revient en tête des classements vingt ans plus tard lorsque le film du même nom apparait sur les écrans.
De John Lennon à Tracy Chapman en passant par Elvis Presley, Marvin Gaye, Otis Redding, Bruce Springsteen… on ne va pas les citer toutes et tous car on compte plus de 400 reprises de Stand by me.
Sémaphores en avait partagé une très émouvante version collective dès les débuts de ce blog, à l’occasion de présenter le travail de Playing for Change (archives décembre 2011 ).
C’est une autre version que nous choisissons en hommage aujourd’hui, un montage qui relie les années 60 aux années 80, pour un tube qui s’écoute encore en 2015. Chapeau l’artiste !

Revoir la version de Playing for Change : http://semaphores.info/2011/12/playing-for-change/

D’un écran l’autre

Dans sa version française, cette vidéo postée le 8 avril cumule un peu plus de 180 000 visionnages. Dans sa version d’origine (anglaise) postée en janvier dernier, elle a déjà attiré plus de 7 millions d’internautes. Rendons-la un peu plus virale.
Une vidéo où il est question de notre liberté, du système éducatif, des entreprises, de l’argent, de la politique, de nos modes de vie, de l’alimentation, de l’environnement, du traitement des animaux, des guerres, de l’effondrement du monde… et du POUVOIR que nous avons de CHANGER… si nous le désirons.

Lien vers la version en anglais : https://www.youtube.com/watch?v=ipe6CMvW0Dg

 

Le cinéma a 120 ans

Plus léger, cet autre coup de cœur est dû à Joris Faucon Grimaud, étudiant en licence d’audiovisuel à l’université Paul-Valéry (Montpellier-III).
Depuis 1895, date à laquelle les frères Lumière ont mis au point leur célèbre cinématographe, des centaines de milliers de films ont été tournés. C’est à cette œuvre colossale que Joris rend hommage avec cette compilation d’images extraites de 300 films.

Clovis Trouille

Ça aurait pu être un pseudonyme ou le nom d’un personnage de roman, mais non. Camille Clovis Trouille était né en 1889 à La Fère (Aisne), il est mort en 1975 à Neuilly-sur-Marne, et il ne faut pas compter sur sa fiche Wiki, très succincte, pour découvrir ce peintre français quasi inclassable.

Tout de même y apprend-on que « Clovis Trouille est peu connu car il ne recherchait pas la gloire, et ne voulait pas vendre ses toiles. Lorsqu’il consentait à s’en séparer, il souhaitait parfois les récupérer afin d’y ajouter des détails : un personnage, des objets, ou simplement un grain de beauté »… Voilà qui donne une idée du bonhomme.

En ces temps agités par des religieux de tous poils, il nous a semblé opportun, à Sémaphores, de mettre au partage quelques unes de ces toiles où les thèmes de l’anticléricalisme et de l’antimilitarisme se parent d’un humour macabre de circonstance. À ne pas mettre sous les yeux des grenouilles et des crapauds de bénitier, un vrai régal pour les autres.

 

D’un Charlie l’autre

Vous n’êtes pas des machines.

Vous n’êtes pas des esclaves.

Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.

Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.

Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Actu oblige, nous avons un peu délaissés nos petits coups de cœur habituels. Mais le retour à cette rubrique n’est pas sans lien avec les réflexions qui naissent autour des terribles épreuves que nous traversons. Parce que nous avons plus que jamais besoin d’humanité, il nous a semblé bon de réécouter le discours que Charlie Chaplin mettait dans la bouche du fameux Hinkel à la fin du film Le Dictateur.

Chaplin a l’idée de ce film dès 1937. La deuxième guerre mondiale n’a pas encore commencé mais Hitler est chancelier depuis 1933 et tout est en place pour l’horreur qui va commencer. Mais les producteurs sont frileux et Chaplin, heureusement assez fortuné, va devoir financer seul son film. Il sortira aux États-Unis et en Angleterre dès 1940 en étant un succès immédiat, mais sera bien entendu interdit de projection en France et dans les pays occupés par l’Allemagne.

Suite à l’extrait du célèbre discours, nous avons sélectionné un documentaire de 26 minutes qui replace le film dans son contexte et témoigne surtout qu’en plus d’être visionnaire, Charlie Chaplin était un homme debout, vent debout pour la liberté d’expression.

 

Le documentaire (26mn)

 

Pour ceux qui souhaitent lire le discours du “dictateur”, c’est juste après la balise Lire la suite

Elle est vivante

Le coup de cœur vidéo-musical de la semaine n’est pas une nouveauté. En ligne depuis plus de trois ans, ce clip a été vu près de six millions de fois sur Youtube. Il met en avant combien les dirigeants mondiaux, les compagnies irresponsables et les consommateurs sans cervelle sont associés dans une course qui détruit la vie sur Terre.

Ce film est dédié à toutes celles et ceux qui sont morts pour la défense de la planète, et à celles et ceux dont la vie est en jeu aujourd’hui parce qu’ils soutiennent le même combat.

Réalisé par Vivek Chauhan, jeune réalisateur, en collaboration avec les naturalistes travaillant à The Sanctuary Asia network (http://www.sanctuaryasia.com/). La principale source d’image provient du film Home de  Yann Arthus-Bertrand ; la musique est de Armand Amar ; avec un grand merci à Greenpeace and http://timescapes.org/.

On monte le son et on passe en plein écran pour en profiter pleinement ! Et on diffuse un max !

 

Un destin de Dali

Dernier coup de cœur audiovisuel sémaphorien : cette bobine peu connue intitulée « Destino », fruit d’abord d’une rencontre puis d’une amitié entre les deux artistes que furent Salvador Dali et Walt Disney. Un petit film de six minutes qui a bien failli ne jamais voir le jour…

En 1946, Salvador Dali collabore avec les animateurs des studios Walt Disney sur Destino, une animation surréaliste. Bien que le story-board soit achevé, le film est suspendu pour des raisons budgétaires. Destino ne sera achevé qu’en 2003, lorsque Roy Disney ressuscite le projet.

Ces six minutes nous racontent l’histoire d’amour du dieu Chronos, ou plutôt sa malédiction à avoir voulu aimer une mortelle. Pas de dialogue sur ces décors évidemment très daliniens ou dalinesques, mais une musique du compositeur mexicain Armando Dominguez qui colle parfaitement à l’image.

 

Ballons rouges

Inspiré par Alain Korkos (Arrêt sur Image), inépuisable traqueur d’images devant l’éternel, ce sera donc le double, voire triple coup de cœur audio-visuel sémaphorien de la semaine. À travers ces ballons rouges, c’est l’occasion d’un détour par le street-art via Banksy qu’on ne présente plus dans ces pages, d’une virée par la Syrie pour ne pas oublier la politique, puis de finir au cinéma pour ne pas oublier la poésie.

L’un des pochoirs les plus connus de Banksy est « la petite fille au ballon rouge », un dessin qui a fait le tour du monde.

En mars 2014, Banksy autorisa la reprise de sa petite fille au ballon rouge pour un clip en faveur du peuple syrien. L’opération fut intitulée #WithSyria, les internautes étaient invités à poster sur les réseaux sociaux des photos d’eux-mêmes tenant des ballons rouges avec la mention #WithSyria.


Banksy #WithSyria (Low)

Notre ballon rouge suivant est plus éloigné de la guerre mais pas tant que ça. La petite fille de Banksy y était un petit garçon des années 50, la guerre était finie mais, comme toujours, pas tant que ça.

Le Ballon rouge est un court métrage de 34 minutes tourné dans le quartier de Ménilmontant en 1956 par Albert Lamorisse. Une de ces perles rares du cinéma. Il gagna de nombreux prix y compris à l’étranger, dont un Oscar pour le scenario le plus original 1956 ainsi que la Palme d’Or du court métrage au festival de Cannes, et plein d’autres prix prestigieux qu’on vous laisse découvrir dans le générique. À regarder posément dès que vous prendrez 30 minutes pour vous reposer, à consommer sans modération, y compris et surtout avec les enfants.

 

L’Hallelujah de Leonard Cohen

Allez, c’est dimanche et, une fois n’est pas coutume, Sémaphores vous emmène à la messe. Enfin… presque. C’est quand même le petit coup de cœur musical de la semaine.

remis à jour le 24 septembre 2014

Depuis sa création en 1984 par Léonard Cohen, la chanson Hallelujah a largement fait le tour du monde. De Céline Dion aux célèbres Il Divo en passant par Bon Jovi, Bob Dylan, John Cale, Jeff Buckley ou Susan Boyle, on n’en compte plus les interprétations, d’autant qu’il n’est pas d’année sans que les jeunes talents s’y essaient aussi dans tous les concours style The Voice Kids 2014. On estime à plus de 120 les reprises d’Hallelujah, sans compter les versions live.

Mais la dernière version la plus inattendue (et excellente) est celle qui a surpris les jeunes mariés Chris and Leah O’Kane, et tous leurs parents et amis présents à l’église pour cette cérémonie où officiait le Père Ray Kelly. De quoi constater qu’il est des curés qui se lâchent vraiment, pour un plaisir grandement partagé si on se fie à son succès sur la Toile.

Le mariage était célébré le 05 avril dernier, la vidéo était postée deux jours plus tard, et elle a déjà été visionnée par près de 37 millions de personnes, un record.

Un choix plus sémaphorien va à cette autre interprétation enregistrée en 2012 et qui n’a guère dépassé les frontières norvégiennes, et c’est bien dommage. Le premier se nomme Espen Lind, le second est Askil Holm, le troisième se nomme Alejandro Fuentes et Kurt Nilsen ferme ce quatuor d’un instant. Hallelujah !

Enfin voici une troisième version. On n’y voit pas le chanteur mais… qu’est-ce que ça colle bien à l’image. Bon dimanche à toutes et tous.

Les paroles de la chanson se trouvent après la balise Lire la suite

L’oeil de la télé en 1947

Ah qu’elles sont à la fois cruelles et troublantes, ces archives de l’INA. Dirait-on que ce reportage tourné en 1947, eh oui ça fait déjà soixante-dix ans, était un film de science-fiction ? A quelques détails près, la taille des antennes, des erreurs d’anticipation de la miniaturisation des objets… on ne peut que se reconnaître dans ce monde franchement un peu jobard du prétendu progrès. Mais le commentaire plein d’humour qui accompagne les images sauve un peu la mise en tentant de prendre du recul. Souhaitons que ce soit encore le cas pour le consommateur contemporain qui attend avidement la sortie du nouveau et du prochain nouveau I-Truc ou I-machin.

 

ah ces jeunes…

Mais que font les gamins dans leur chambre quand ils ne jouent pas sur leur PlayStation ? Ça fait un moment que nous n’avions plus partagé de vidéo de ces jeunes chanteurs ou musiciens qui ne cessent de nous étonner. Par exemple Jonny Mizzone au banjo (10 ans), son frère Tommy à la guitare (14 ans) et Robbie (12 ans) au violon. Ils sont les Sleepy Man Banjo Boys et le morceau s’appelle Roll in my sweet baby’s arms.

Un autre péquélet âgé de 4 ans, pas piqué des vers non plus… Quand on vous dit que la planète enfants est bondée de mutants !…

 

Projections 3D

Un coup de cœur visuel, pour parler de ces nouvelles techniques de mapping qui projettent des images en 3D propres à interroger notre perception du réel. La première vidéo montre une projection sur un visage humain, quand bien même celui-ci est en mouvement. À aucun moment cette femme n’est maquillée, c’est juste une projection.

La vidéo suivante laisse imaginer le champ de possibilités qui s’ouvre, qu’il s’agisse de la présentation marketing d’un produit, de l’animation d’une arrière-scène…

dunlop 3d projection mapping from something wonderful on Vimeo.

 

Together

Actualité oblige, nous avons quelque peu délaissé nos « coups de cœur » habituels. Petit rattrapage donc, pour ne pas oublier combien cette planète nous offre aussi des merveilles, et qu’un peu de rire n’est pas de trop pour faire un break dans la tourmente.

Plein les mirettes pour commencer, avec cette plante vieille de 144 ans (plantée en 1870) qui déploie ses fleurs sur plusieurs kilomètres. Il s’agit de la plus belle glycine du Japon (Wisteria Sinensis). Elle se trouve dans le parc d’Ashikaga et s’étend sur presque 2 kilomètres carrés grâce à une structure métallique qui permet de répartir le poids, et permet surtout aux visiteurs de se promener dessous pour un, n’en doutons pas, très grand moment d’émerveillement au moment de la floraison.

Voir d’autres photos, c’est ici : http://www.jdbn.fr/#!p=3718

Autre glane amusant et qui sera notre photo de la semaine, une façon pas trop cruelle de nous rappeler que c’est la crise.

Pour rester dans l’humour, cette vidéo ressuscitée cette semaine par l’Ina pour les abonnés à sa newsletter. L’époque de cette minute si controversée qui était celle de l’inénarrable Monsieur Cyclopède. On aimait Desproges ou pas… Nous, on adore !

31 juillet 1944. Antoine de Saint-Exupéry disparait en vol au dessus de la Méditerranée. Son roman « Le petit prince » est le 3e ouvrage le plus vendu au monde. En 1984, Pierre Desproges organisait un rendez-vous fictif entre le jeune héros du livre et la Vénus de Milo. Explosif.

Et comme nous aimons bien finir par de la musique ou des chansons, ce clip qui date un peu tout en ne prenant pas de rides, quelques images d’une fraternité planétaire telle qu’on l’aimerait portée par tous les enfants de la Terre, pour ce vivre ensemble loin des missiles et des ogives.

Videoclip: Bob Sinclar Feat. Steve Edwards – Together
Label: www.ministryofsound.de