le FN fait son « unité nationale » à l’extrême droite

10 janvier 2015 |  Par Marine Turchi

Marine Le Pen a trouvé sa parade médiatique. La présidente du Front national a appelé samedi ses partisans à défiler dimanche en province et non dans le cortège parisien, qu’elle juge « récupéré » par les autres partis politiques. Durant cette semaine tragique, le Front national n’a en réalité pas joué longtemps le refrain de l’unité nationale et du refus des amalgames.

Renvoyé à sa marginalisation, le parti a repris sa dénonciation d’un supposé « système UMPS » et n’a eu de cesse de lier, plus ou moins explicitement, terrorisme et immigration. Sur les réseaux sociaux, une partie du Front national et l’extrême droite la plus radicale ont relayé les mêmes amalgames et arguments. Récit.

Jouer les victimes du « système » qu’elle dénonce, sans se marginaliser totalement au point de mettre en danger sa stratégie de « dédiabolisation ». C’est ce qu’a tenté de faire Marine Le Pen samedi, en annonçant les consignes à ses troupes pour ce week-end de manifestations en hommage aux victimes des attentats terroristes. « Le rejet de la barbarie appartient à tous les Français. Alors nous, élus de la nation, nous prendrons part au défilé là où l’esprit de tolérance est le plus fort, là où le sectarisme se fait moins violent. Nous irons aux côtés du peuple français, avec le peuple français, un et indivisible », a déclaré la présidente du FN dans une vidéo diffusée sur le site du parti, samedi après-midi.

Mercredi, après l’attentat à Charlie Hebdo, Marine Le Pen s’était efforcée de parler d’unité, et de rejeter toute confusion entre « nos compatriotes musulmans attachés à notre nation et à ses valeurs » et « ceux qui croient pouvoir tuer au nom de l’islam », tandis que sur Twitter, Florian Philippot, vice-président du FN, défendait l’idée d’une « unité nationale » et d’une « marche d’union entre tous ». Mais cette ligne n’a pas résisté longtemps. L’autre vice-président du parti, Louis Aliot, a remis en cause sur LCI un concept qui « ne veut rien dire ». Jean-Marie Le Pen, le président d’honneur du FN, a lui clairement refusé dans le Figaro « de soutenir l’action gouvernementale impuissante et incohérente », tout en ironisant sur « les limites de cette union nationale ».

S’estimant exclue de la manifestation de dimanche, Marine Le Pen s’est elle aussi mise à dénoncer « une manœuvre politicienne minable » et a expliqué ne pas vouloir « être intégrée à l’union nationale » qui n’est « pas un chantage où l’on peut venir à condition de la fermer ». Samedi, elle a fustigé un cortège parisien « récupéré par des partis qui représentent ce que les Français détestent : l’esprit partisan, l’électoralisme et la polémique indécente ».

C’est pourtant le Front national lui-même qui a donné cette semaine l’image d’un parti centré sur ses propres affaires et résultats électoraux, alors que les forces de l’ordre traquaient les terroristes en Seine-et-Marne et à Paris. En pleine prise d’otages vendredi matin, la présidente du FN tweete son intervention à iTélé, dans laquelle elle dénonce son « exclusion » de la marche. Vendredi après-midi, alors qu’une deuxième prise d’otages a lieu dans le supermarché Hyper Cacher et que certains médias évoquent déjà des victimes, Jean-Marie Le Pen appelle à voter pour sa fille sur Twitter, en postant une affiche qui détourne le celèbre « Keep Calm and Carry On » du gouvernement britannique en 1939 :

Cet appel est diffusé par des membres du parti, comme Antoine Mellies, président d’un des collectifs frontistes, mais plus largement aussi à l’extrême droite, notamment par Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dissoutes en 2013. Lire la suite

Il est temps, grand temps de s’inquiéter

Après celui de clémentine Autain, l’appel au sursaut républicain de Patrick le Hyaric

Républicains, progressistes, humanistes, le moment est venu de réagir et de nous mobiliser. Des forces aux habits noirs prospèrent dans les fentes de la crise et défilent, depuis trois semaines consécutives, dans les rues de nos villes. Sans grandes réactions. Ces forces occupent les nouveaux moyens de communication que sont les réseaux sociaux et y déversent les venins du mensonge, des rumeurs et des contrevérités. Elles appellent au grand bond en arrière, contre les valeurs de la République et toute idée de progrès. De ce mouvement baptisé « jour de colère » raciste, antisémite et xénophobe à l’opposition au droit à l’avortement, du passage au rejet « du mariage pour tous » au « jour de retrait de l’école », qui n’est rien d’autre qu’une attaque contre l’école publique et ses enseignants, au combat contre la supposée « familiphobie » du gouvernement, après les immondes séquences de Dieudonné, ce que le pays compte de plus réactionnaire occupe le haut du pavé, dans la rue et dans les médias.

Oui, il est temps, il est grand temps de se lever. Lire la suite

Clément Méric, les jours d’après…_suivi

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Le fascisme serait-il comme la phynance ? Il n’aurait pas de nom, pas de visage ?

Pas du tout. Et si seuls quelques noms phares sont livrés aux médias (Ayoub, Gabriac…) d’autres ne font pas moins l’objet d’un suivi. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Réflexe, véritable observatoire antifasciste :

http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article498

la nébuleuse des droites extrêmes

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Ils boivent leur bière dans le même bar, mais c’est le hasard

Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard, la triplette angélique.

Marine Le Pen refuse tout amalgame entre le Front national et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont des membres sont suspectés d’avoir tué Clément Méric.

Si Serge Ayoub (dit Batskin à cause de sa maîtrise des battes de base-ball), le leader des JNR a rencontré Marine Le Pen en 2010 et s’il a tracté sur le marché d’Hénin-Beaumont en 2012, ce n’était pas pour soutenir la candidate du FN, mais une autre candidate… qui se présentait ailleurs. Si, si !

Robert Ménard, candidat aux municipales à Béziers, n’est ni au FN, ni aux JNR. La preuve : Marine Le Pen soutient sa candidature et il a fait une conférence le 15 mai, dans un bar qui s’appelle le Local, où Marine Le Pen a été vue en 2008. Ce bar, où trônent un portrait de Le Pen et des affiches de Dieudonné, appartient à Serge Ayoub qui veut mettre-là en « synergie » l’extrême-droite parisienne.

Bref, Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard se connaissent à peine mais quand l’un a envie de se siffler une mousse, il pousse la porte du premier bar aperçu et oh ! surprise, qui vois-je ?

Et quand un jeune homme meurt d’un coup de poing américain, les trois, sans se concerter, pareils à des horloges qui donnent la même heure sans s’être préalablement réunies, dénoncent l’amalgame, dégagent toute responsabilité.

Et nos médias de continuer à marteler que tout ce qui est idéaliste, altruiste, généreux, socialiste, anarchiste, militant du Front de Gauche, du NPA , c’est-à-dire moins centriste que le parti Solférien, tout ce qui se situe dans le vaste champ abandonné par les usurpateurs du nom de Jaurès, est en fait d’extrême gauche, une sorte de reflet du FN (et de sa nébuleuse) dans un miroir.

Et tant que le mensonge est entretenu, l’omelette politique est préservée en son milieu gras et bombé, alléchant sous son étiquette UMPS, hydre à deux têtes dont l’une banalise les thèses de Marine Le Pen (en vue de fornications électorales hors mariage officiel avec le FN) et l’autre l’instrumentalise (en vue de la castration appelée « vote utile » de l’électorat ) tout en diabolisant Jean-Luc Mélenchon.

Demandez-vous pourquoi Clément Méric est mort hier et combien mourront demain.

Vincent Moret.

lien pour lire cet article in situ, et l’occasion de découvrir d’autres articles de Vincent Moret : http://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-serge-ayoub-robert-menard-la-triplette-angelique.html

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une minute de silence

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extrait d’un billet de JL Mélenchon diffusé par le Front de Gauche.

Les heures qui ont passé depuis l’assassinat de Clément Méric ont été sidérantes. En moins d’une journée la caste médiatique a réussi a monter un barrage défensif formidable au service des Le Pen et de l’extrême droite. D’abord aucune enquête ni question gênante aux Le Pen sur leurs liens avec les groupes violents. Silence total sur les liens personnels du chef des JNR avec Marine Le Pen elle-même. Silence total sur le lien entre le suicidé de Notre Dame amplement célébré la semaine dernière par Marine Le Pen et les groupes de la prétendue « jeunesse nationaliste révolutionnaire ».

Deuxième volet de la manœuvre : dès le lendemain matin du meurtre, Christophe barbier le médiacrate de « l’Express » qui court derrière le lectorat FN, commence la petite musique « est-ce que Jean Luc Mélenchon n’est pas aussi responsable par sa violence verbale ». Argument copie conforme de ce que dira aussi le chef des JNR ! J’ai donc été immédiatement personnellement ciblé. Je vous demande de comprendre que cela est sérieux. Ceux qui le font savent comment cela pourrait finir. Peut-être le souhaitent-ils. En tous cas à partir des premières prises de positions des gros bonnets médiacrâtes l’argumentaire a été répété en boucle. Ce fut l’exercice stéréotypé de renvoi dos à dos des « extrêmes » qui durera toute la journée dans le but de diluer la signification politique du meurtre.

Diminuer le sens du meurtre et mettre à l’abri moral le FN c’est aussi le sens de ces prétendues « enquêtes journalistiques » pour faire aboutir à la conclusion que les faits qui ont conduits à la mort de Clément Méric sont « embrouillés ». Au point que certains évoquent la responsabilité des « anti fa » dans la mort de leur camarade ! Une honte déshonorante pour leurs auteurs à supposer qu’ils aient une conscience morale. L’opération va culminer avec les « reportages » sur la manifestation place Saint Michel. Quel meilleur moyen de donner au meurtre une couleur de « faits divers » que de noyer le poisson dans la querelle à propos de « récupération politique ». Ben voyons ! Le meurtre d’un jeune « anti fa » par des skins ce ne serait pas un fait politique. Toute une série de perroquets médiatiques vont donc ânonner cet « angle » pour polariser le comportement des jeunes « anti fa » sur ce point et refermer le piège de la banalisation du meurtre. En réalité, sous prétexte de question sur la « récupération politique » c’est une manipulation de première grandeur qui est réalisée. Il est important de se souvenir du nom de ceux et celles qui ont participé à cette manœuvre dans la sphère médiatique.(…)

En ce qui concerne le Parti de gauche les provocations contre lui n’auront pas cessé de la journée. Notre parti a pris en main l’organisation des premiers rassemblements. Dans le même temps le syndicat sud et les « anti fa » encadrait la manifestation sur le lieu du meurtre. De ce seul fait, ensemble, nous avons fait échouer quelques petites manœuvres d’infiltrations et de provocations. Nous avons estimé que c’était la bonne façon de faire dans l’urgence. Trop de grouillements suspects se discernaient déjà. Quel cadeau cela aurait été pour les médiacrâtes que des bagarres spontanées ou des violences éparpillées permettant de renvoyer dos à dos les extrêmes sur la base de violences confuses…

(…)

Ce matin la musique éditoriale s’efforçait de montrer les rassemblements contre l’assassinat de Clément Méric comme des lieux anti-politiques. La preuve en serait le mauvais accueil réservé à Anne Hidalgo et NKM. Et jusqu’à mon silence sur place fut interprété de la même façon. Je n’entre pas dans le décryptage de cet épisode. Je veux simplement vous mettre en alerte chers lecteurs. Les groupuscules violents d’extrême droite agissent de façon violente depuis des mois et des mois au vu et au su de tous. Sur le terrain nos amis y sont confrontés de toutes les façons possibles. L’attitude actuelle des médias et des renvoyeurs dos à dos sont un encouragement considérable pour les violents. On peut même parler d’une mise en condition délibérée. Comme l’est la présence sur tous les plateaux de télé de Serge Ayoub le chef des JNR. Il faut donc s’attendre à une escalade de la violence de l’extrême droite qui se sait protégée et encouragée. Cette escalade est d’autant plus probable que les groupuscules sont en compétition les uns avec les autres et multiplient les coups de publicité destinés attirer vers eux les excités qu’ils doivent se partager. Nous devons de notre côté ni céder aux paniques espérées ni aux provocations organisées. Et ne faire aucune confiance à la parole médiatique.

L’antifascisme n’est pas un extrémisme

L’antifascisme est un combat dont la nécessité est vitale pour notre société.

 

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la Barjot avait promis du sang… il est là !

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. Venu de Brest pour ses études à Sciences Po, il a été victime du contexte de violences d’extrême droite qui s’est développé ces derniers mois. Il est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

Ses ami-e-s et camarades.

 

Communiqué du Front de gauche:

Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire).

Violemment frappé au sol il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpêtrière.

Le Front de Gauche est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille et ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des Groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines. Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite jusqu’au renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes.

Le Front de Gauche soutient le rassemblement initié par les étudiants de sciences po en hommage à leur camarade à 12 h. (Éric Coquerel, secrétaire national s’y rendra pour le Parti de Gauche)

Nous appelons également ce jeudi 6 juin à 18h30 Place St Michel à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément

RASSEMBLEMENT   CE SOIR 

18H CARRE D’ART  de  NÎMES

Pas de fascistes dans nos rues

Communiqué de presse de la fédération SUD PTT

Cette agression sauvage, qui fait suite à d’autres faits ces dernières semaines (un syndicaliste en vacances agressé en Dordogne, des agressions homophobes nombreuses,… ) renoue avec les pratiques violentes de l’extrême-droite. Elles se multiplient comme si une digue était rompue. La campagne haineuse de l’UMP lors du débat sur le mariage pour tous, la collusion et la complaisance de la droite avec toutes les composantes nauséabondes, du Front National aux groupes néo-nazis, sont responsables de cette violence qui aujourd’hui a libre court sur l’ensemble du territoire.

SUD PTT rappelle qu’il a toujours été attaché au combat anti faciste hier aujourd’hui et demain. Il sera toujours aux côtés de celles et ceux qui luttent contre ces idées d’exclusion et de haine. SUD PTT appelle ses militant-es à la plus grande vigilance. Nous appelons à la mobilisation partout où nous sommes présent-es et à organiser des rassemblements pour dénoncer cet acte infâme afin d’exprimer notre refus des idées d’extrême-droite.

Notamment, nous serons présents à Paris à 17h aujourd’hui 6 juin au passage du Havre Métro Havre Caumartin et à Saint Michel à 18 H 30.

Ce crime ne devra pas rester impuni.

communiqué SOLIDAIRES

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité.

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l’installation d’un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes..

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste. Avec Solidaires Etudiant-e-s, l’Union syndicale Solidaires appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s’installer la vermine d’extrême droite à participer massivement aux nombreux rassemblements organisés aujourd’hui et dans les jours qui viennent, à Paris et dans les départements, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30.

Paris le 6 juin 2013.

communiqué EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

EELV, bouleversé par ce meurtre ignoble, adresse ses condoléances aux proches de la victime. Il faut désormais que les auteurs de ce crime soient rapidement interpellés pour répondre devant la justice de leur acte.

EELV demande la dissolution immédiate des groupes d’extrême-droite impliqués dans ce meurtre.

EELV appelle à la plus grande mobilisation face à la résurgence des groupes d’extrême-droite qui n’hésitent plus désormais à passer à l’acte avec une violence extrême. Qu’ils sachent que leur haine restera vaine et que les démocrates ne se laisseront jamais intimider par ces pratiques barbares.

Il est grand temps que celles et ceux qui ont récemment entretenus des discours de haine et de violence s’interrogent en conscience sur les conséquences que leur propos peuvent avoir sur les esprits dérangés de fanatiques violents.

EELV appelle aux rassemblements organisés ce jour, notamment à 17h, passage du Havre, sur les lieux de l’agression, et  à 18h30, Place Saint Michel à Paris.

Elise LOWY, Porte-parole