Les lecteurs informent

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50 jours d’action : des idées simples pour participer à votre niveau !

Même s’il n’y a pas un groupe antinucléaire ou une action organisée près de chez vous, vous pouvez participer à la mobilisation et faire connaître notre message ! Alors n’hésitez plus, rejoignez la mobilisation : vous avez encore plus d’un mois pour agir à votre niveau et faire passer le message !

Par exemple…

  • Organisez une flashmob

Une fashmob est une mobilisation éclair qui rassemble un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement.

Vous pouvez par exemple utiliser l’anagramme CENTRALE NUCLÉAIRE – LE CANCER ET LA RUINE.

Prévoyez un panneau pour chaque lettre, répartissez vous en ligne en mettant les lettres dans l’ordre pour constituer le mot CENTRALE NUCLÉAIRE, au signal, les participants changent de place pour constituer LE CANCER ET LA RUINE.

Autres idées d’actions à découvrir ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Idees-d-actions,31862?origine_sujet=LI201403

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Démocratie en danger !

Les temps de parole relevés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel entre le 10 février et le 7 mars (période ou l’équité entre les candidats n’est pas imposée) montrent que le pluralisme est violé ; que la démocratie est en danger ; que le Front National est favorisé ; que le Front de Gauche est censuré.

Jugez-en par vous-mêmes !

Télévisions:

TF1: UMP 100%
France 2: FN 26,12%; PS 25,30%; UMP 23,75%; LO 14,37%; Debout la République 5,72%; Parti Radical 3,14%; EELV 1,60%; Front de Gauche 0%
France 3: FN 48,71%; UMP 23,23%; LO 12,74%; EELV 7,90%; PS 7,42%; Front de Gauche 0%.
France 5: FN 65,15%; UMP 34,85%; Front de Gauche 0%
Canal+ (infos): FN 100%; Front de gauche 0%
Canal+ (programmes): UMP 61,35%; EELV 19%; FN 16,38%; PS 3,28%; Front de Gauche 0%
RMC Découverte : FN 69,62%; PS 18,99%; UMP 11,39%; Front de gauche 0%
BFM TV: FN: 42,98% du temps ; PS 17,64%; UMP 15,86%; Parti de Gauche 9,26%; MODEM 4,85%; PCF 3,37%.
I-Télé: UMP 41,15%; PS 20,79%; FN 15,05%; LO 7,74%; EELV 5,96%; UDI 3,56%; PG 2,80%; PCF 2,33%.
LCI : PS 38,86%; UMP 27%; FN 19,04%; MODEM 6,64%; PG 5,47; EELV 2,90%; Debout la république 0,08%; PCF 0%.

Radios:

France Inter (info): UMP 34,8% ; PS 30,92%; FN 15,03%; EELV 8,38%; MODEM 7,03%; PG 2,45%; Divers Droite 0,60%; PCF 0,42%
France Inter (programmes): UMP 86,60%; PS 13,40%
France Info: UMP 35,7%; PS 32,34%; FN 7,88%; Cap 21 6,14%; MODEM 5,02%; PG 4,7%; FG 3,36%; UDI 3,93%; PCF 0,5%.
France Culture (info): PS 36,48%; FN 27,45%; UMP 15,96%; Divers 14,25; PG 5,86%; PCF 0%
France Culture (programmes): FG 100%
France Musique: UDI 58,33%; PS 41,67%
Radio Classique: FN 42,81%; PS 34,42%; UMP 22,77%; FG 0%
BFM Business: Nous citoyens 76,70%; UDI 16,60%; UMP 6,70%; FG 0%
RMC: FN 36,95%; UMP 35,96%; PS 17,24%; PCF 9,85%
RTL: UMP 39,10%; PS 39,10%; FN 21,80%; FG 0%
Europe 1: PS 47,82%; UMP 21,72%; FN 17,62%; Divers Droite 7,22%; EELV 4,21%; Parti Chrétien Démocrate 1,40%; FG 0%
Sud Radio: PS 36,12%; UMP 24,98%; FN 12,44%; EELV 5,76%; Divers droite 4,82%; Debout la République 3,82%; NPA 3,43%; UDI 1,78%; Divers Gauche 1,75%; Nous citoyens 1,43%; Parti Chrétien Démocrate 1,28%; PRG 1,18%; Front de Gauche 1,14%; LO 0,07%

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Après les municipales viendront les élections européennes, qui seront de très loin les élections les plus importantes pour l’avenir de l’Europe et donc de la France. La presse, les médias ne sont pas pressés de communiquer sur le sujet, et pourtant c’est un vrai séisme qui se prépare si les citoyens ne se sentent pas plus concernés que cela. Tous nos droits et acquis actuels vont dérouiller gravement si nous laissons la moindre chance au Grand Marché Transatlantique (GMT) de s’installer entre l’Europe et les États-Unis.

Sémaphores.info tiendra son rôle de colibri pour vous informer au maximum dès le lendemain des municipales, mais il serait dommage que celles et ceux qui en ont la possibilité manquent l’occasion d’en savoir d’en savoir plus sur le GMT alors que Raoul-Marc Jennar, que nous avons déjà présenté, sera dans notre Midi aux dates ci-après.

24 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Alès 30

25 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Montpellier 34

26 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Clermont l’Herault 34

27 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Nuces 12

28 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Mosset 66

12 AVRIL

Grande Marche du
Ras-le-bol de Gauche

25 MAI

Élections européennes

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Au courrier des lecteurs de Sémaphores…

envoi n°1 sous le titre « Calimerosso existe, je l’ai rencontré ! », pour sa citation dans le Midi Libre du 18 mars 2014.

envoi n°2

Au fil de cette campagne pour les municipales 2014, plusieurs cas de candidats « malgré eux » ont été signalés sur les listes du Rassemblement Bleu Marine ou Front National. Plusieurs communes de Seine-Maritime, plusieurs autres cas recensés dans le Var, le Loiret, le Loir-et-Cher et la Saône-et-Loire…

Au Grau du Roi, ne soyez pas un(e) candidat(e) malgré vous. Il reste des cases à remplir sur le trombinoscope de la liste RBM. Mettez votre photo en bonne place, n’hésitez pas à jouer les bouche-trous !

Le pauvre petit Calimerosso

Branle bas de combat, appel à la mobilisation de l’aspirant Rosso, samedi 15 mars à sa permanence. Une soixantaine de personnes d’après le ministère de l’Intérieur. Entre 655,9 et 999,1 selon le premier adjoint sortant à la sécurité.

Alors qui a-t-on vu et qu’a-t-on entendu ?

 La garde rapprochée, les bons petits soldats, les courtisans de toujours venus faire la claque, mais surtout monsieur Mourrut, général de division sortant, venu faire de la propagande anti messieurs Crauste et Luciani, tout en épargnant évidemment madame Flaugère !

En bref un futur ex-maire venu passer sa troupe en revue et taper sur le socialisme qui, tout le monde le sait, a réussi en deux ans à être responsable de tous les maux de la terre depuis 6 000 ans avant JC, comme si on ne sortait pas de dix ans d’un sarkozysme ravageur. Mais pas un mot sur l’accointance Rosso-Mourrut avec le FN local, si ce n’est pour nous annoncer que les multiples entrevues avec monsieur Collard étaient d’ordre purement techniques et non d’épurement éthique !

Tout le reste du bla-bla et du verbiage ne consistait qu’à fustiger les adversaires, avec le sempiternel refrain sur la gauche « sectaire ». Mais aucun tribun pour expliquer en quoi la gauche serait plus sectaire que la droite qu’on a vu à l’œuvre récemment dans ses diverses manifestations, ténors de l’UMP et du FN en têtes de cortèges. Franchement non, messieurs les beaux parleurs, on n’a pas trouvé votre droite très éprise des libertés et des droits humains fondamentaux jusqu’à ce jour.

Cela n’empêche pas monsieur Mourrut et ses grognards d’user et abuser de cette vieille formule qui est censée faire trembler la population : « Au secours la gauche revient ! Tous aux abris ! ».

Oui, monsieur Mourrut, dès le lendemain de la défaite de votre poulain, les chars russes débarqueront au Grau du Roi et raseront tout, comme à chaque fois que la gauche vient aux responsabilités quelque part. Paraît même qu’il y aura cette fois quelques missiles nord-coréens et que des hordes de talibans profiteront du TER pour déferler dans les rues et sur les plages !

Et monsieur Rosso, dans tout ça ?

Ah, mais monsieur Rosso est au dessus de la mêlée ! Il sait laisser la basse besogne à d’autres. Il préfère se poser en parangon du parler clair, de la transparence, de l’exemplarité, la vérité, la compétence, la droiture… Nous en oublions sans doute tant son catalogue de respectabilités est dodu. On frôle la crise de foie. Le sauveur du Grau du Roi est né, quoi !

Sauf peut-être sur son blog, où le candidat va finir par manquer de pages à force de se victimiser. Tout le monde l’attaque, le pauvre ! Alors, du haut de sa mêlée, il revêt sa cape de super Calimerosso face au Dr Craustix et au bouffon Lucianus, et il aimerait faire fi de son passé, renier son passif et masquer son incompétence. Mais c’est trop tard, tout le monde a bien vu sa véritable nature, sa face obscure au coté de son mentor Dark Mourrutator ! Et comme on dit chez nous, ils n’ont vraiment pas de figures ! Bas les masques, on vous a reconnus.

Fin du petit aparté cinéphile, car il ne faut pas prendre les canards sauvages pour des enfants du bon dieu. À trop vouloir orchestrer les combats de coqs, stériliser les œufs des mouettes (rieuses ou pas) et renvoyer la volaille à sa basse cour, il ne faut pas s’étonner qu’on vous vole dans les plumes !

 « La colère, l’exaspération, voire le dégoût ! » Ces mots que vous inspirent vos adversaires, dites-vous monsieur Rosso, sont précisément les ressentiments de la population graulenne au terme de trois décennies de main mise autoritaire et clanique. Alors inutile de vous draper dans les valeurs de la République. La politique politicienne que vous dites exécrer, vous l’avez exercée jusqu’à ce jour et il n’y a pas de quoi en être fier. Elle ne vous a apporté aucune vision d’avenir car vous ne voyez pas plus loin que devant votre porte encombrée, et il y a fort à parier qu’Yvette arrive trop tard pour vous aider à balayer tant de crasse.

Car votre mémoire est aussi courte que vos idées, messieurs les UMP Rosso-Mourrut ! Vous parlez des valeurs de la gauche ? Mais la gauche a été de toutes les avancées sociales et sociétales, nul ne peut le nier sans mentir. Tandis que s’il fallait faire l’inventaire de votre famille politique, cette page ne suffirait pas à seulement citer les affaires en cours. Sarkozy, Copé, Guéant, Dassault, Hortefeux, Woerth, Gaubert, Bazire, Tabarot, Balkany, Léotard, Donnedieu de Vabres… Oui, la liste est encore bien plus longue pour cette Union des Magouilleurs Professionnels à laquelle vous adhérez. Alors, de grâce, laissez Charles de Gaulle reposer en paix, il n’aurait supporté aucun d’entre vous plus de dix minutes dans son gouvernement.

Oui, messieurs Mourrut and Co, cette campagne électorale est salutaire à biens des égards, ne serait ce que pour voir enfin le 30 mars le Grau du Roi libéré de toutes vos turpitudes.

Alors oui, vous avez raison, cela mérite bien une mobilisation générale pour mettre fin à tous les népo* et despo* tismes, une mobilisation générale pour dire NON, car la haine n’est pas là où vous la voyez, elle n’est que dans le camp de ceux qui ont tout à perdre. Essayez au moins de conserver votre dignité et l’honneur sera sauf pour tout le monde.

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Notes Wikipédia : * En politique, le népotisme est caractérisé par les faveurs qu’un homme ou une femme au pouvoir montre envers sa famille ou ses amis, sans considération du mérite ou de l’équité, de leurs aptitudes ou capacités. On distingue généralement le népotisme de la transmission héréditaire du pouvoir ou de l’hérédité des offices.

*Le despotisme est une forme de gouvernement où l’autorité est exercée par un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, et de manière abusive au regard des lois. Le despotisme ne doit pas être confondu avec la tyrannie qui est un régime où seul l’intérêt du tyran compte. Le tyran se sert des sujets de façon abusive afin de satisfaire son propre intérêt, et non pour le bien commun.

le fil sémaphorien_mars2014_n°3

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Mediapart révèle la teneur de sept écoutes judiciaires effectuées sur la ligne téléphonique ouverte sous une fausse identité par Nicolas Sarkozy. L’ancien président a mis en place un cabinet noir pour neutraliser les juges qui enquêtent sur lui. Selon les écoutes, le magistrat Gilbert Azibert est bien intervenu auprès de trois conseillers de la Cour de cassation chargés d’examiner la validité des actes d’instruction dans l’affaire Bettencourt. L’avocat de Nicolas Sarkozy est par ailleurs informé par une taupe dans l’appareil d’État sur l’affaire libyenne.

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L’UMP va encore crier au complot, et pourtant ! On les invente pas…

Le domicile de l’ancienne ministre UMP Michèle Alliot-Marie a été perquisitionné, mardi 18 mars, dans le cadre d’une enquête sur des mouvements de fonds suspects à Saint-Jean-de-Luz, selon les informations du Monde.

Cette perquisition intervient dans le cadre d’une enquête judiciaire, lancée après une enquête préliminaire consécutive à un signalement de la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent de Bercy (Tracfin) sur des mouvements de fonds suspects dont l’ancienne ministre UMP serait l’une des bénéficiaires, via un hôtel de luxe de la côte basque.

Par ailleurs, mais toujours dans les rangs de l’UMP (ça doit être l’éclosion des œufs de l’ump…)

Eric Raoult, l’actuel maire UMP de la ville du Raincy et candidat à sa propre succession en mars, est accusé de harcèlement sexuel par une de ses anciennes collaboratrices, révèle Le Figaro lundi 17 mars.

Eric Raoult, qui parle de « coup bas », a envoyé près de 15 000 textos à sa collaboratrice entre octobre 2011 et juin 2012, selon Le Figaro qui a pu consulter les messages du maire UMP.  Des messages du genre « Tes seins sont notés triple A » ou « vous êtes très désirable et vous le savez »

15 000 textos en un an, ben dis donc, on comprend qu’il n’avait plus le temps de s’occuper de sa mairie. Et pour sûr, DSK est battu à plate couture.

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brèves en vrac…

On applaudit d’une main : Condamné pour fraude fiscale dans l’affaire Mediaset, le Cavaliere Berlusconi a été déclaré inéligible pendant deux ans par la Cour de cassation italienne.

Deux ans ? Non mais allô, quoi !

 

On applaudit des deux mains : Reconnaissant la responsabilité de la société générale, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a annulé la condamnation de l’ancien trader au versement de 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts.

Cumulards : Jean-Claude Gaudin a cumulé cent vingt ans de mandats dans sa vie ! Paraît que le record est de 140 ans, mais nous n’avons pas encore le nom.

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Ah, la parité…

Mediapart a épluché les investitures PS et UMP dans les 260 villes de plus de 30 000 habitants. Il y a déjà une certitude : malgré des listes strictement paritaires, les maires seront des hommes.

Ah, le langage…

Libération vient de compiler les noms des listes électorales d’environ dix mille communes et a créé un nuage de tags mettant en avant les mots les plus cités : la maxime idéale, le slogan parfait : Avec vous, tous ensemble pour vivre l’avenir. L’historien Christian Delporte y constate la pauvreté du lexique électoral actuel : « Il s’agit en fait d’un concentré de tous les clichés politiques en cours ces dernières années. « Ensemble », par exemple, on ne peut plus faire une affiche sans l’utiliser. La caractéristique de ces mots, c’est qu’ils n’engagent pas. Ce sont des mots-valises, utilisables à droite, à gauche, au centre. Des mots banals, insignifiants à force de ne vouloir choquer personne.

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Pas cher !

10€ la minute, ça fait 600 euros de l’heure. C’est le tarif de la formation que Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé et conseiller général de l’Aisne, a prétendu faire payer à sa collectivité, au bénéfice de la société Bygmalion. Le conseil général a refusé de régler un centime.

Encore heureux ! Qu’il soit en formation ou pas, l’élu UMP se serait présenté « deux fois en trente et une séances » depuis mars 2011 (date de sa réélection).

Note : Il faut savoir que depuis 1992, les collectivités locales sont tenues de dépenser, en formation, un montant équivalant à 20 % des indemnités de fonction de leurs membres. Financés sur deniers publics, ces stages sont régulièrement facturés plus de 1 000 euros par jour par les prestataires, nombreux d’un côté comme de l’autre de l’échiquier politique.

Mais on comprend que rien ne soit assez cher dans l’entourage de Copé, puisqu’il n’y a que les minables qui acceptent de vivre avec moins de 5 000 euros par mois. On ne va donc pas s’encombrer à l’UMP avec tous ces ratés. Ils seraient même capables de n’avoir pas encore une Rolex à l’âge de quarante ans. (ne le répétez pas, mais Copé ne souviens plus où est passée celle qui lui avait offert Ziad Takieddine…)

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La farce du non-sens

Dimanche 9 mars, alors que Le Grau du Roi affichait une affluence record pour la saison, trois pelés et une tondue essayaient de remplir le quart du tiers de la moitié de la salle Carrefour 2000 pour la présentation de la liste FN-RBM. En vain.

Tout au plus une quarantaine de personnes, dont il faut décompter la quinzaine de colistiers adverses venus pour le fun ou la curiosité.  Car l’affiche était pourtant alléchante : Gilbert Collard présentait Yvette Flaugère… ou le contraire, avec comme slogan de campagne « La force du bon sens », qui nous a d’ailleurs inspiré le titre de cet article.

Hélas, rien, pas même un tract n’avait annoncé la venue du cabotin de Gallician, qui aurait sans doute préféré se garder d’une pareille publicité s’il avait su ce qu’allait être la suite du meeting. Déjà, lors de l’annonce officielle de candidature d’Yvette Flaugère aux municipales, Gilbert Collard était arrivé avec deux heures de retard, accompagné du comique recyclé Jean Roucas. C’est dire le respect de l’orchidoclaste envers les citoyens électeurs ! Lire la suite

« Il y a trop d’élus qui se taisent »

Nous avons déjà présentée Françoise Verchère, à l’occasion de sa « lettre à Manuel Valls » (voir ici) par laquelle elle demandait des explications sur son rôle dans la dernière manif contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. Elle était l’invitée de Mediapart la semaine dernière pour le sixième numéro d’Objections, sur le thème : Quel rôle pour les élus municipaux ?

07 mars 2014 |  Par Hubert Huertas et Jade Lindgaard.

Si vous avez des doutes sur l’engagement et la sincérité des élus, ou si vous êtes tenté de les jeter dans le même sac, écoutez, et regardez le sixième rendez-vous d’Objections. Invitée : Françoise Verchère, maire de Bouguenais pendant 14 ans.

Françoise Verchère a été maire de Bouguenais, près de Nantes, pendant 14 ans. Jusqu’au jour où elle s’est surprise à penser “Ma” commune, “Mes” administrés, “Mes” chantiers… Ce jour-là, elle a décidé de passer la main. Trop d’identification à son mandat, trop de première personne, l’éloignaient des réalités. Depuis lors, elle a été élue conseillère générale de son canton, et c’est elle qui conduit, avec d’autres, la bataille contre le fameux aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Après vingt ans d’engagement local et politique (elle a été socialiste, elle est aujourd’hui Front de gauche), elle revendique sa liberté de parole, et cette liberté s’entend tout au long de cet entretien. Elle se demande, gravement, s’il ne faut pas parfois dire « Non », même à la loi : « À la fin d’une longue carrière, j’en viendrais à penser à des actions que je jugeais impensables. » Elle observe les maires, les conseillers généraux, ou régionaux, et conclut : « Il y a trop d’élus qui se taisent. Le système est à bout de souffle. »

Mais cette femme en colère ne fait pas de la révolte un système. Ainsi, si elle déplore et condamne la future réduction de 10 % des dotations de l’État aux collectivités locales, elle ose déclarer qu’il existe « un lobby des élus », et que « la tentative de réduction du millefeuille par Nicolas Sarkozy a été balayée à tort par la gauche ».

Elle en appelle à une réforme de fond des collectivités locales, en réduisant le nombre de strates, et le nombre d’élus. Qui voterait un tel texte ?

Sa réponse fuse : « Le peuple. Il n’y a que le peuple qui puisse dire « ça suffit ». »


Françoise Verchère : « Il y a trop d’élus qui… par Mediapart

 

Candidats insolites ?

A l’approche des élections municipales, l’Ina.fr propose un petit florilège des candidats insolites qui se sont présentés lors des précédentes éditions.

Pas si insolite que ça…

En 1983_Présentation d’une liste féministe à Limogne dans le Lot, un village d’à peine plus de 600 habitants. Âgées de 21 à 75 ans, 15 femmes ont décidé de conquérir la mairie en réponse à la mainmise par les hommes sur la politique de la commune. A noter que la loi sur la parité du 6 juin 2000, impose la parité sur les listes électorales dans les communes de plus de 3500 habitants.

En 1995_Record de jeunesse pour une liste aux élections municipales : tous les inscrits ont entre 18 et 21 ans. « Un sursaut pour Sarceaux ! ». Tel est le slogan de la liste créée par des jeunes du village de 900 âmes dans l’Orne. Une candidature à la fois symbolique et politique puisque plusieurs d’entre eux espèrent ainsi entrer au conseil municipal.

 

1995_Ils sont mari et femme et se présentent l’un contre l’autre aux élections municipales de la Croix Saint Ouen en 1995. Madame est étiquetée à gauche, monsieur à droite.

 

En 2008_A 84 ans, Jeanne Baudray, mairesse de Saint Vivien de Médoc, brigue un troisième mandat.

2008_Politique et célébrité. Ils sont de plus en plus nombreux à franchir le pas. Faut-il s’en réjouir ou le déplorer ? Rencontre avec la présentatrice Sophie Favier présente sur la liste « CNI Génération écologie » et Guy Roux sur « Ensemble à Appoigny ».

Rosso, candidat d’un passé et d’un passif

Reçu au courrier de Sémaphores, cette lettre non signée mais pour des raisons qui nous ont paru acceptables; nous la publions donc dans le cadre de la campagne municipale en cours, au nom des autres citoyen-ne-s qui n’ont pas la possibilité de leur libre expression.

 

Mais qu’avez vous fait monsieur Rosso depuis tant d’années au côté du maire sortant ? Qu’avez vous entrepris depuis tout ce temps passé auprès d’Étienne Mourrut ?

À lire votre programme on en oublierait presque que vous ne débutez pas en politique et que vous avez été en charge de la gestion communale depuis deux décennies. Or vous proposez aujourd’hui une liste de mesures que vous avez été incapable de mettre en place depuis tout ce temps où vous êtes en responsabilités municipales et inter communales.

Il n’y a qu’à lire vos documents de campagnes pour se rendre compte de votre inaction au sein de la majorité sortante, sur tous les domaines que vous énumérez. Plus de 20 ans en tant qu’adjoint, 12 ans comme premier adjoint, dont 6 ans à la tête de la communauté de communes.

Vous ne ferez pas demain ce que vous aviez déjà promis hier.

Pensez-vous leurrer les électeurs et vous acheter une virginité ? Croyez-vous qu’ils seront à ce point sourds, aveugles et amnésiques ? Pensez-vous qu’ils vous dédouaneront de la politique menée en tant que bras droit de monsieur Mourrut et vous dissocieront aujourd’hui de la majorité sortante ?

Il est donc grand temps, monsieur Rosso, de goûter à votre retraite auprès de votre épouse, qui a par le passé bénéficié elle aussi de responsabilités (CCAS, Cuisine Centrale…) pour lesquelles elle n’avait pas les compétences requises ! Encore une histoire de famille où femmes, fils, frères, neveux et cousins profitent largement d’un système mis en place par et pour les siens.

Que dire aussi des cumuls de mandats et donc des salaires ou des indemnités qui vont avec. Oui monsieur Rosso vous êtes le candidat d’un passé et d’un passif. Vous incarnez un système en déclin et ce n’est pas en vous entourant d’une équipe « renouvelée » avec la belle-fille de votre cousin Étienne Mourrut que vous insufflerez au Grau du Roi l’élan dont il a besoin.

Notre ville a besoin d’intégrité, de transparence, d’innovation, de dynamisme et surtout d’une vision d’avenir ! Vous manquez cruellement de perspectives et surtout d’imagination pour lui redonner la place et l’aura qu’elle mérite. Le Grau du Roi vaut mieux que tout ce que vous n’avez jamais su lui apporter !

Il est plus que temps, non pas de tourner la page mais de clore définitivement ce chapitre, et mettre fin à ce système de favoritisme et de clientélisme qui gangrène notre cité depuis plus de 30 ans ! Il est grand temps désormais de vous dire adieu. Oui il est grand temps !

Vu ma situation et les représailles dont j’ai, comme d’autres, été victime par le passé pour avoir dit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas, je ne peux me permettre de signer cette lettre.

Lorsque les dégoûtés s’en vont…

 Lorsque les dégoûtés s’en vont, il ne reste plus que les dégoûtants

L’assemblée va se mettre en « vacance » le temps des élections municipales. Ben oui, quoi ! Avec la réforme sur le cumul des mandats remise aux calendes grecques, on ne peut pas faire autrement tellement il reste de députés-maires. Un temps, nous avions pensé à Sémaphores que nous étions isolés à ne pas trouver cette situation normale. Pas du tout. Les jeunes élus sont de plus en plus nombreux à ne pas trouver normal que l’Assemblée se mette en veille. Mediapart a recueilli plusieurs de ces voix, ça aide à comprendre que la rupture n’est plus très loin.

Olivier Véran

« C’est un scandale. Pendant ce temps, les textes de loi s’accumulent, s’agace le député PS de l’Isère Olivier Véran, 33 ans, entré en politique il y a deux ans à peine. Je vais en profiter pour écrire, soutenir le candidat socialiste aux municipales à Grenoble. Mais franchement, je préférerais être ici, à l’Assemblée.» 

« Scandaleux », c’est aussi ce que pense Barbara Pompili, 37 ans, députée de la Somme et coprésidente du groupe écologiste.

Barbara Pompili

« On garde les vieilles habitudes, comme si nous n’avions pas voté la réforme du non-cumul. On crée une distorsion de concurrence en permettant à des parlementaires de faire campagne au frais du contribuable, tandis que leurs adversaires doivent poser des congés ou se mettre en disponibilité. Le pire, c’est qu’il n’y aura même pas de pause pour les européennes de mai : ça donne vraiment le signal qu’on se fout de ces élections. »

Pas de doute, ces nouveaux élus ont très vite compris qu’ils auraient à subir, comme leurs aînés, cette vieille tare du Parlement français : le déséquilibre des pouvoirs de la Cinquième République, outrageusement favorable à l’exécutif. C’est aussi ce que pense Laurent Baumel, 47 ans, fondateur de la Gauche populaire. « Si nous intériorisons que nous sommes des pions élus dans la foulée de François Hollande, qui votent les textes du gouvernement et mendient les amendements que le gouvernement veut bien nous donner, alors il vaut mieux plier les gaules. Dans une mairie au moins, on change très concrètement la vie des gens. »

Il y a déjà quelques mois, le député Jérôme Guedj lançait lors d’un colloque à l’Assemblée : « Les parlementaires impuissants sont condamnés au conflit majeur ou au baroud d’honneur ».

On peut donc légitimement se demander ce que tous ces gens font encore dans un gouvernement qui n’a pas l’intention du moindre changement constitutionnel. Si cette République est la cinquième du nom, c’est bien parce que quatre autres versions l’ont précédée. Alors pourquoi tergiverser et perdre davantage de temps : la VIeme République est inéluctable.

Mais si nous avions, comme le Canard, une noix d’honneur à décerner, elle serait pour François Rebsamen, président du groupe socialiste au Sénat, qui plaide pour que la modernisation de la démocratie, dont il reconnaît qu’elle a été le « rendez-vous manqué du début du quinquennat », figure en bonne place dans le programme du futur candidat pour 2017″.

Autrement dit, monsieur Rebsamen nous annonce que ce quinquennat est déjà terminé pour ce qui était des engagements. Le changement maintenant c’est pour 2017 ! Et c’est aussi ce que note de son côté Thomas Thévenoud, 39 ans, élu en Saône-et-Loire lorsqu’il dit : « Il ne faut pas s’étonner que ce pays ne se sente pas représenté. On réduit la réalité politique à un face-à-face François Hollande-Nicolas Sarkozy. Tout se met déjà en place, médias compris, pour le match retour en 2017 ».

Ciel, tant de pessimisme !

L’Appel pour des élections honnêtes

Ce jeudi 6 février 2014 a lieu le procès fait à Marine Le Pen pour l’usage de faux tracts. En effet, en mai 2012, pour sa campagne législative à Hénin-Beaumont, ses militants du Front national avaient distribué un faux tract appelant, en arabe, à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Si le FN a d’abord nié être à l’origine de ce faux tract, Marine Le Pen l’a ensuite assumé publiquement à la télévision. Elle a reconnu être à l’origine de la manœuvre et avoir fait diffuser ce faux tract.

Ce travail de faussaire est un défi lancé contre la démocratie. Si chaque candidat peut, en toute impunité, se faire passer pour un autre candidat, comment les citoyens pourront-ils s’y retrouver ? Comment savoir qui dit quoi réellement et qui manipule ? Comment le peuple peut-il exercer sa souveraineté ?

Si Marine Le Pen obtient du tribunal la relaxe qu’elle demande, chacun aura le droit à l’avenir d’éditer des tracts au nom de ses adversaires politiques. A quelques semaines des élections municipales et européennes, les faux tracts se compteraient alors sûrement par milliers dans le pays.

Si Marine Le Pen n’est pas condamnée, il n’y aura plus d’élections honnêtes possibles.

En signant cet appel, nous, citoyens français,

– dénonçons ces manœuvres frauduleuses

– demandons que Marine Le Pen soit condamnée de manière exemplaire, le code pénal prévoyant la possibilité de la rendre inéligible.

– réclamons le droit d’exercer notre souveraineté par le biais de campagnes électorales honnêtes et loyales. Sans faux tracts.

Ont déjà signé :

  • Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des Droits de l’Homme ;
  • Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV ;
  • Annick Coupé, porte-parole nationale de l’Union syndicale Solidaires ;
  • Eva Joly, députée européenne et candidate à l’élection présidentielle en 2012 ;
  • Julien Bayou, porte-parole d’EELV ;
  • Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF ;
  • Clémentine Autain, porte-parole de la FASE.

• Signez l’appel pour des élections honnêtes sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

 

Sémaphores rappelle que le NPA a émis un communiqué pour témoigner de sa solidarité. « Contre de telles pratiques, le NPA est solidaire de la démarche engagée par le Parti de gauche. D’autant plus que, dans le contexte actuel, avec la « manif pour tous », le « jour de colère » et la « journée du retrait », le mouvement social doit être uni contre l’extrême droite ».

Ne reste plus qu’à attendre l’annonce de la position du PS, mais aussi de tous les partis se reconnaissant dans le respect des lois démocratiques et républicaines.

À lire aussi sur l’Huma : http://www.humanite.fr/politique/affaire-des-faux-tracts-raquel-garrido-attend-une-558491?IdTis=XTC-FT08-F1UWV9-DD-DMCLQ-PCI

Et pour rappel :


Faux-tracts à Hénin-Beaumont – Les aveux de… par lepartidegauche

 

Faux tracts : Le Pen contre la démocratie ! par lepartidegauche

Electeurs fantômes aux Saintes Maries ?

Roland Chassain, maire UMP des Saintes-Maries-de-la-Mer et conseiller général attire une fois de plus l’attention. La dernière fois c’était pour son retrait au profit du Front national lors des dernières législatives. Aujourd’hui, c’est parce qu’on découvre qu’aux Saintes le nombre d’électeurs dépasse de près de 400 personnes le nombre d’habitants.

On compte en effet (d’après l’Insee) 2 678 électeurs pour 2 296 Saintois. Pour comparaison, en 2009, ils étaient déjà 2 667 électeurs pour seulement 2 308 habitants. Mais alors que la population saintoise diminue depuis quinze ans, le corps électoral ne cesse d’augmenter (+ 425 électeurs entre 1999 et 2009).

Une plainte a été déposée vendredi dernier auprès du procureur de la République de Tarascon par des habitants du village qui soupçonnent des irrégularités. Cette plainte contre X (voir en fin d’article) se fonde sur l’article L-88 du code électoral qui sanctionne les « déclarations frauduleuses » et « faux certificat » pour s’inscrire sur les listes.

Selon l’avocat Me Ludovic Para, on apprend que « certains électeurs sont domiciliés à des adresses qui n’existent pas », que « certaines adresses domicilient jusqu’à cinq électeurs qui habitent en réalité sur d’autres communes», ou que d’autres « sont domiciliés au port de plaisance alors que personne n’y réside à l’année ».

Le port de plaisance des Saintes-Marie-de-la-Mer.© B. De La Cruz

Interrogé sur telle adresse particulière, l’inamovible et fanfaron Roland Chassain soutient que « L’adresse doit exister ». Mais si on lui demande de nous la montrer, il répond qu’il n’a pas le temps mais qu’il croit que « cette maison appartient à ma secrétaire qui en est propriétaire et qui l’a louée pour des raisons personnelles à une copine à elle qui travaille à la mairie ».

On apprend que la préfecture des Bouches-du-Rhône a été saisie depuis des années mais en vain, et on gagnera à se souvenir de la démission en 2008 d’un membre de la commission administrative de révision des listes électorales. Le motif de sa démission ? « Les listes étaient révisées sans que les commissions de révision ne siègent effectivement ».

 Ah ! UMPunité quand tu nous tiens…

N’empêche que si Roland Chassain maintient son investiture pour les municipales, il ne devrait pas avoir trop de difficultés à être réélu. Au second tour des dernières législatives le FN a totalisé 72 % aux Saintes et ne présentera pas cette fois de liste face à l’indéboulonnable fanfaron.

Certaines communes font voter des morts, d’autres des fantômes… C’est vrai qu’il s’est toujours passé de drôles de miracles aux Saintes-Maries-de-la-Mer…

source Mediapart

Plainte Electeurs SMM

section Dassault_3

Pour ceux qui ont la flemme de lire de longs articles mais veulent savoir ce qu’on peut bien reprocher à Serge Dassault, tout est récapitulé dans cette vidéo d’une heure, merci Mediapart.

Serge Dassault sera entendu demain mardi 2 octobre par la justice en tant que témoin assisté.

Mediapart sera entendu le 8 octobre qui suit.


Retour sur nos enquêtes : l’affaire Dassault par Mediapart

Section Dassault_2

Et maintenant des menaces ?

Pascal Boistel, bras droit de Dassault depuis 1995 s’est fendu d’une mise en garde à l’attention de Mediapart : « Sachez que nous avons déposé plusieurs plaintes contre les gens que vous citez. (…) Il n’est pas du tout impossible qu’on découvre par la suite que tout cela soit une manière de racketter Serge Dassault. Je vous le redis, “faites très attention”. »

La justice ayant déjà ordonné à Mediapart de retirer tous ses articles concernant l’affaire Bettencourt, va-t-il falloir aussi se taire sur cette affaire Dassault à la veille d’élections municipales ? De quel droit ? Parce que le vieux gâteux serait plus puissant, entend-on, que la justice des tribunaux, plus puissant que n’importe quel ministre ou chef d’état ? Intouchable ?

Sémaphores ne peut reproduire l’article intégral de Médiapart (nous respectons que l’information ait un prix) mais relaie volontiers ce large extrait pour les non abonnés devant le silence qui risque de recouvrir cette affaire. Il ne s’agit pas de s’acharner sur un bonhomme, pas plus que jeter l’opprobre à travers lui sur un des fleurons de l’industrie française. Mais tel père n’implique pas toujours tel fils, et si nous saluons la mémoire de Marcel Dassault, nous n’avons pas à le faire aveuglément avec l’un de ses héritiers qui ne mesure pas le degré d’indignité auquel il est parvenu en regard des valeurs républicaines. Peut-être y a-t-il manière de sortir la tête haute de ces errements politiques, mais ce ne sera sans doute pas par la menace.

Voici le début de l’enquête de Mediapart.

C’est un habitant du quartier « sensible » des Tarterêts qui lance à un socialiste en campagne, en 1999 : « Tu me donnes quoi si je vote pour toi ? » C’est un adjoint de Dassault approché pour rejoindre une liste MoDem en 1998 qui répond : « Combien tu me donnes pour que je vienne ? ». Ce sont des jeunes qui viennent réclamer à l’adjoint jeunesse UMP « ce que le “Vieux” (leur) doit », en 2002.

À Corbeil-Essonnes, « tout se monnaye aujourd’hui », résume Joël Roret, l’ancien adjoint jeunesse de Serge Dassault. Le résultat de deux décennies de système Dassault. Depuis 1995, l’industriel – et sa doublure Jean-Pierre Bechter, son successeur à la mairie et l’administrateur de la Socpresse et du Figaro, contrôlés par Dassault –, règne en seigneur sur cette ville arrachée aux communistes après trois tentatives infructueuses. Corbeil, son jouet, sa « danseuse », dit-il.

Lors des législatives de 2002, M. Valls croise S. Dassault et lui lance : « Ben alors, vous avez refusé le débat ? »© Ina

Lors de sa première campagne, en 1977, « son équipe distribuait déjà des pièces de dix francs dans les quartiers populaires », se souvient Jacques Picard, conseiller régional écolo qui a jeté l’éponge en 2009, après avoir bataillé treize ans au conseil municipal. « C’est un système enraciné depuis plusieurs générations, cela produit une gangrène. Les gens attendent de toucher à leur tour », se désole Nathalie Boulay-Laurent, l’ancienne première adjointe (MoDem) de Dassault, qui a démissionné après l’invalidation des municipales de 2008.

« Dassault a perverti le rapport à la démocratie et à la politique à Corbeil-Essonnes. Il a véhiculé cette idée que tout s’achète. Il va falloir changer les esprits », explique Carlos Da Silva, opposant PS et député suppléant de Manuel Valls. Le communiste Bruno Piriou, principal adversaire de l’avionneur, décrit « l’ambiance délétère » qui règne « dans le microcosme de Corbeil » : « Il y a deux camps : ceux qui tirent et ceux qui se font tirer dessus. Cela dépasse la réalité. »

Serge Dassault au défilé du 14-Juillet 2013.© Reuters


Ce système inédit n’a pu perdurer que parce que le milliardaire est intouchable. Connexions au plus haut sommet de l’État, force de frappe médiatique impressionnante, puissance financière : en Essonne, Dassault a tissé sa toile et imposé un certain respect, à droite comme à gauche.


À l’origine de la conquête de Corbeil, une revanche de Serge Dassault, 88 ans aujourd’hui, sur son père Marcel, fondateur de l’empire familial, député des Alpes-Maritimes puis sénateur de l’Oise (lire notre article sur la dynastie). « Il y a un but psychologique : égaler son père », raconte Pascal Boistel, plus proche collaborateur de Dassault depuis 1995. « Il voulait montrer qu’il pouvait être élu sans lui. Corbeil a été son tremplin pour accéder à la reconnaissance. Nous, nous n’étions là que pour être ses yeux et ses oreilles », rapporte son ex-adjoint Joël Roret, parti en 2006 et aujourd’hui soutien de Bruno Piriou.

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Spéciale section Dassault

Nous n’avions mis qu’une note dans notre fil d’actu de la semaine en cours, pensant que l’info ferait assez de bruit dans le landerneau pour nous dispenser d’y revenir. Mais non. On chercherait en vain autre chose qu’un entrefilet ou un bas de page dans la presse locale (Midi Libre, par exemple…), et l’on comprend bien que le Figaro ne va pas s’y étaler. Et comme tout le monde n’est pas abonné à Mediapart (qui une fois de plus fournit les preuves de ce qu’il avance), nous proposons ces quelques éléments glanés ici et là. Dans la perspective des élections municipales à venir, il est plus que temps de dénoncer, Dassault ou pas Dassault, sénateur ou pas, tous les pourris qui empoisonnent le système démocratique et la politique digne de ce nom.

Petite compil à l’attention de qui aurait tout raté :

intitulé « Serge Dassault : la conquête et la tétée », par Hubert Huertas sur France culture, certes un parti-pris mais un portrait plutôt réaliste.

Serge Dassault sera entendu par les juges le 2 octobre prochain dans une affaire qui mêle l’argent, la politique, et des malfrats à la gâchette facile. Un mélange des genres extrême pour un soupçon d’achat de voix, à Corbeil-Essonnes, chez un homme habitué, depuis le jour de sa naissance, à occuper tous les terrains.

Qui est Serge Dassault, fils de Marcel ? Est-il un créateur, un conquérant, l’un de ces hommes partis de rien, ou de pas grand-chose, comme Bill Gates, Steve Jobs, ou Xavier Niel ?

Non. Premier mélange des genres, c’est un fils, qui confond la conquête et la tétée. Son père avait tout inventé, lui, il a pris la peine de naître. Ce n’est pas un profil rare en France, où bien des grandes fortunes, et des empires industriels, sont souvent dynastiques, Arnaud Lagardère ne dira pas le contraire quand il roucoule avec sa belle en affolant ses conseils d’administration. (…)

Voilà donc un libéral de combat, qui vit des subsides de l’État, c’est à dire des impôts qu’il dénonce, en défendant les exilés fiscaux.

Héritier politisé, libéral subventionné, Serge Dassault est finalement emblématique d’une tradition nationale, un patronat dynastique, à l’ancienne, mais toujours virulent. La différence avec les autres, c’est que lui n’a pas de limites, et que la justice se demande aujourd’hui s’il ne les a pas franchies…

Écouter le billet en entier :

 

Par ailleurs, le président PS du conseil général de l’Essonne, Jérôme Guedj, livre son sentiment à Mediapart : « La seule catharsis possible, c’est la justice. Mais désormais, il y a un changement de nature. Ce n’est plus uniquement l’argent qui corrompt, mais on se trouve face à une dimension au moins délinquante, si ce n’est mafieuse. Il y a besoin de remettre les compteurs à zéro. » Lire la suite

Rentrée littéraire et Mafiascope

Belle rentrée littéraire en vue. Claude Guéant, plutôt sollicité en ce moment, annonce qu’il a en préparation un livre pour la rentrée.

Bernard Tapie qui, lui, est en garde à vue depuis lundi matin (garde à vue prolongée en raison de la qualification de « bande organisée » retenue par les juges), nous promet également un livre qui dira toute la vérité que ces incapables de juges et de journalistes d’investigations n’ont pas été capables de déceler. (à noter que Me Lantourne est lui aussi en garde à vue depuis mardi mais qu’il n’a pas annoncé de livre à la rentrée).

ajout Sémaphores le 28 juin. Finalement le bouquin de Nanard est déjà sorti. Il devait même le présenter hier au journal de 20h, mais c’est lui qui n’était pas sorti de sa garde à vue prolongée. C’est chez Plon, 14,90€, 230 pages, mais on ne conseille à personne de l’acheter, c’est truffé de mensonges auto-justificatifs aujourd’hui démantelés par les dernières investigations de la brigade financière.

 

Entendu hier par la Commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, Jérôme Cahuzac a refusé de répondre à la plupart des questions et, pour celles auxquelles il a daigné répondre, il a menti par trois fois. Le menteur est donc resté dans son rôle mais ce n’est pas grave, nous saurons tout de l’exacte vérité dans son livre qui sortira à la rentrée.

Brice et Takk sont sur un bateau

Ziad Takkiedine, ayant peut-être la plume moins facile, n’a pas annoncé d’écrits (on dispose pourtant de pas mal de temps en taule…) mais il a commencé à craquer en reconnaissant sa participation au financement occulte de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur de 1995, grâce aux rétro-commissions provenant de sommes touchées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec l’Arabie saoudite et le Pakistan. (Pour rappel, l’arrêt de versements des sommes « dûes » a quand même coûté la vie à 11 ingénieurs français).

Dans cette spirale infernale se retrouve aussi François Léotard, qui lui a bien écrit un livre au titre prémonitoire de « Tout ça va mal finir », titre qui reprend une phrase dont il prévenait Nicolas Sarkozy, alors au Budget, ce qui permettait à ce dernier de donner l’accord de création de la société Heine (domiciliée au Luxembourg) qui allait avoir à charge de « gérer » ces magouilles. (Pour rappel, Léotard était ministre de la défense et son collaborateur était Renaud Donnedieu de Vabres).

Mais il ne faudrait pas oublier Nicolas Bazire, alors directeur de cabinet du premier ministre Édouard Balladur et directeur de sa campagne présidentielle, ni Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis au ministère du budget de 1994 à 1995. (et nous invitons à relire l’article « Nibar, Nichon et les amis du président » que nous avions rapporté dans ces pages le 8 décembre 2011  )

D’où il découle que si Takkiedine ne ment pas, l’argent de la campagne de Balladur ne provenait pas de la vente de pins et de tee-shirts, et donc Balladur a menti. Et si Roland Dumas, président du Conseil Constitutionnel a déclaré exacts les comptes de campagne, il a menti également. Et si les rétro-commissions n’étaient pas « une fable », Nicolas Sarkozy a donc ajouté une couche de mensonges.

Petit bonus pour qui voudrait encore innocenter Sarkozy dans cette affaire Karachi, voici le lien vers le rapport luxembourgeois qui dévoile le montage et accuse le nabot : http://fr.scribd.com/doc/66653147/Rapport-Lux

Ajoutons par ailleurs que Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes et bras droit du sénateur Serge Dassault, a été placé en garde à vue mercredi 26 juin dans le cadre d’une enquête sur une tentative d’homicide volontaire potentiellement liée à des soupçons de fraude électorale.

Takkiedine, Gaubert et Serge Dassault

Que plane sur le même Serge Dassault des accusations d’achat de votes, de corruption, de blanchiment et d’abus de bien sociaux lors des campagnes municipales de 2008, remportée par lui-même, et de 2010, remportée par Jean-Pierre Bechter. À ce jour il est question de la levée d’immunité parlementaire du sénateur, qui serait (source Libération selon AFP) mercredi 3 juillet.

À suivre, mais l’occasion de dire qu’une autre levée d’immunité est discutée au Parlement Européen, celle de Marine Le Pen.

Si force est de constater que la justice se bouge en ce moment, reste à espérer que ses traitements ne se solderont pas par des simulacres comme ce fut le cas pour Chirac, pour Pasqua… pour tant d’autres dont voici un début de liste, extraits du Mafiascope…

Ndlr : aujourd’hui nous résumons la liste à l’UMP. On dira que c’est parce que nous sommes gentils et dans un bon jour. Nous aurions pu citer 49 noms sous étiquette PS, 4 communistes de l’ancien temps, quelques FN de l’ancien temps aussi, une seule Verte… L’objet de cet article n’étant pas d’abonder dans le « tous pourris », et loin de là car nous savons la probité d’un grand nombre d’élus et cautionnons a priori l’honnêteté de toutes celles et ceux qui n’apparaissent pas dans cette liste et dont l’engagement n’a jamais fait aucun doute à nos yeux. Mais nous comprenons de mieux en mieux cette voix qui monte et qui dit : Que se vayan todos !

La liste est bien évidemment non exhaustive et le choix de publier aujourd’hui les seuls UMP tient à ce qu’ils constituent tout de même un triste record en la matière.

Aeschlimann Manuel  (UMP), avocat,  ancien député- maire d’Asnières (Hauts-de-Seine), 1) 2009 , a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 4 ans d’inéligibilité pour « atteinte à la liberté d’accès ou à l’égalité des candidats dans les marchés publics » 2) 2011, confirmation de la 1ere instance de 2009 , condamné, vendredi 21 janvier, pour favoritisme à un an d’inéligibilité par la cour d’appel de Versailles.

Agostini Alain (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

Alduy Jean-Paul (UMP) 1) 2008, élection annulée pour fraude.

Aillaud Thérèse (UMP), Maire de Tarascon 1983 à 2002, condamnée pour détournement de fonds publics (454 000 francs de dépenses personnelles) à 18 mois de prison avec sursis et 5 ans d inéligibilité.

Balkany Patrick (UMP) 1) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 2)1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

Barrot Jacques (UMP), membre du Conseil Constitutionnel 1) 2000, condamné à 8 mois de prison avec sursis pour le financement occulte du CDS, immédiatement amnistié et nommé commissaire européen à la Justice (malgré sa condamnation antérieure !)

Bazire Nicolas(UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Bédier Pierre (UMP) Pierre Bédier (UMP) député-maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005, président du Conseil général des Yvelines de 2005 à mai 2009. Condamné en 2006 à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux, Pierre Bédier fait appel de cette décision, l’appel ayant un effet suspensif. Il est réélu président du Conseil général des Yvelines en 2008. Le 20 mai 2009, la Cour de cassation de Paris confirme la condamnation de Pierre Bédier ; il est démis de ses fonctions deux jours plus tard.

Blanc Jacques (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

Bozzi Marie-Jeanne (UMP), ex maire de Grosseto Pugna (corse) 1) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.2) 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.3) 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. Avril 2011, a été assassinée par deux tueurs à moto.

Brun Philippe (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux

Buillard Michel (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts

Carignon alain (UMP) ancien ministre, ex maire de Grenoble 1) juillet 1996, condamné par un arrêt définitif de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Lyon à 5 ans de prison (dont 1 an avec sursis), 5 ans d’inéligibilité, et 400 000 francs d’amende pour corruption, abus de biens sociaux, et subornation de témoins.

Cazenave Richard  (UMP) 1) 1999, condamné pour abus de biens sociaux. 2) 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

Chabert Henry (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux

Chirac Jacques (UMP) ancien Président de la République, décembre 2011, condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris.

Dassault Serge (UMP) 1) 1998, condamné pour corruption. 2) 2010, condamné pour procédure abusive. 3) 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

Deleu Olivier (UMP) 1) 2011, mis en examen pour injures et diffamation

Donnedieu de Vabres Renaud (UMP) 1) 2004, condamné pour blanchiment d’argent 2) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

Drut Guy (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.

Dugoin Xavier  (UMP) maire de Mennecy en 1989, réélu en 1995, ne put se représenter en 2001. Dans le cadre de la disparition de 1200 bouteilles appartenant à la cave du Conseil général de l’Essonne, il est condamné en 2000 pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêts, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis, 100 000 francs d’amendes et deux ans d’inéligibilité. Il est aussi impliqué dans d’autres affaires. Il est réélu maire de Mennecy en 2008. Mieux, il serait aujourd’hui candidat pour succéder à Serge Dassault à la mairie de Corbeil-Essonnes… ce dernier venant d’être déclaré inéligible pour un an après l’invalidation des municipales de mars 2008 par le Conseil d’État. Lire la suite

Pourquoi Hugo Chavez a remporté les élections

Lorsque les despotes de nations comme l’Arabie Saoudite ou le Kazakhstan pillent les richesses de leurs pays, transfèrent les richesses tirées du pétrole sur des comptes privés en Suisse et utilisent le reste pour financer le terrorisme extrémiste (comme c’est le cas des dirigeants saoudiens), les hommes politiques américains (bien trop souvent suivis par leurs homologues français, OTAN oblige) chantent leurs louanges et les présentent comme des amis et des alliés. Mais il est un terrible despote à qui aucune puissance occidentale bien pensante ne veut serrer la main : Hugo Chavez, président du Venezuela, élu pour la 13ème fois en 13 ans !

Peut-être serait-il temps d’essayer de comprendre ce qui se passe au Venezuela, ne serait-ce que pour éviter de raconter ces conneries comme on n’en entend que trop dans la bouche des politiques français (Cohn-Bendit en tête, par exemple…). Petit portrait signé Pepe Escobar.

Il l’a fait. Encore une fois. Lors de la 14e élection en 13 ans, Hugo Chavez Frias – celui que les réactionnaires atlantistes détestent jusqu’à la haine – a été sans appel possible réélu président, dans des conditions absolument transparentes, contrôlées par le personnel des Nations Unies, de l’Union européenne et de l’Organisation des États Américains (OEA).

Deux élections étaient en jeu ici. Une mettait Chavez face au représentant des compradores [gros propriétaires], néolibéral et réactionnaire reconverti en démocrate, Henrique Capriles Radonski – un avocat représentant les intérêts de Washington au Venezuela. L’autre concernait la sud-Amérique progressiste face au désir de Big Brother de disposer d’un État en position de client et malléable.

Chavez a gagné d’abord parce que le projet bolivarien est populaire. Les années de chavisme – malgré tous leurs défauts et un culte effréné de la personnalité – ont permis de rétablir la souveraineté nationale vénézuélienne, de redistribuer les richesses au profit des services publics et des exclus par l’intermédiaire de missions sociales et d’un salaire minimum décent. On peut l’appeler, comme le fait Chavez, le « socialisme du 21e siècle ». En Amérique latine, selon les termes qui y prédominent, c’est certainement une voie vers une société plus égalitaire.

Dans la période qui a précédé l’élection, Chavez a mis un point d’honneur à rappeler la figure de Guacaipuro – un leader indigène qui commandait les tribus Teque et Caracas contre la colonisation espagnole – comme un symbole-clé de la résistance du Venezuela. « Nous sommes tous des Guacaipuro » était un appel qui sonnait bien, qui mettait l’accent sur les racines autochtones du pays : « la résistance indigène et noire menant la lutte des opprimés ».

Pas d’analphabétisme en échange de pétrole !

Les faits sont parlants. Le Venezuela détient ce qui est maintenant reconnu comme la plus grande réserve de pétrole de la planète – encore plus que l’Arabie Saoudite. Mais jusqu’à récemment, le Venezuela était un « Graal » pétrolier, géré par l’habituelle petite élite arrogante et avide, où les masses n’avaient pas la possibilité d’un enseignement décent, d’un logement décent ou d’un salaire décent.

Le succès du chavisme est d’avoir su mettre progressivement à l’horizontal une société alors verticale. Le chavisme a consacré pas moins de 43 pour cent du budget de l’État à un éventail de politiques sociales.

Le taux de chômage est passé de plus de 20 pour cent à moins de 7 pour cent. Pas moins de 22 universités publiques ont été construites au cours des 10 dernières années. Le nombre d’enseignants est passé de 65 000 à 350 000. L’analphabétisme a été éradiqué. Et une réforme agraire est en cours – encore un rêve dans la plupart des latitudes d’Amérique du Sud.

La classe dirigeante de toute évidence n’était pas à la fête – comme elle ne l’a pas été au Brésil, en Argentine ou en Bolivie (mais elle a tout de même réussi à organiser un « coup d’État constitutionnel » au Paraguay pour renverser un gouvernement démocratique et légitime). Au Venezuela, il y a dix ans, cette même classe avait également réussi à concocter un coup de force – avec le soutien des grands médias – qui a duré trois misérables jours. Les masses ont alors dit « No Pasaran ».

Le candidat battu à la présidentielle, Henrique Capriles Radonski, soit dit en passant une sorte de nouveau né démocrate, puisqu’il avait été directement impliqué dans le coup d’État d’avril 2002 et avait même dû passer un certain temps en prison pour cette raison.

Le Venezuela a le meilleur coefficient de l’index Gini – qui signifie que c’est le pays avec le moins d’inégalités – sur l’ensemble de l’Amérique latine. Dans son rapport de janvier 2012, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (connu sous son acronyme espagnol, Cepal) atteste que le Venezuela et l’Équateur, entre 1996 et 2010, étaient les champions en matière de réduction de la pauvreté à travers toutes les Amériques.

Pendant ce temps, les Américains vivant aux États-Unis pourraient être surpris de savoir que l’index Gallup a classé le Venezuela, le « 5e plus heureux pays dans le monde ». Et pas seulement à cause de la Salsa…

Pas étonnant alors que les médias aux États-Unis, en Europe occidentale et en Amérique du Sud aient colporté des histoires de Vénézuéliens rêvant d’exil et de siroter des martinis à Miami. Mais le fait est qu’un grand nombre de jeunes Espagnols sans avenir en Europe vont au Venezuela pour trouver un emploi.

La diabolisation de Chavez dans les grands médias occidentaux est pitoyablement caricaturale – comme dans la récente obstination à proclamer sa mort imminente pratiquement sur une base journalière. Il leur a été difficile d’admettre que le cancer dont souffrait Chavez a été traité avec succès par des médecins cubains. Lire la suite

Etats d’âmes d’après élections_2

Nota bene : Ce texte est écrit en graulen, prière de le lire avé l’assent.

L’enfant du pays

Un mois. Un bon mois. Oh oui, fallait bien ça pour digérer le résultat des dernières législatives. Encore que je sache toujours pas si c’est digérable. Té ! Vous savez quoi ? J’ai comme un petit reste en travers de la gorge et mon docteur est formel, ça risque de me rester jusqu’aux prochaines élections. Bah, que je me dis dans mon for intérieur, avec des municipales en vue je vais pas souffrir longtemps.

Faut quand même que je vous dise de quoi je cause, à vous qui n’avez peut-être tout suivi que par les merdias interposés. Figurez-vous que mon pays est passé Front National ! Il a viré facho ! Remarquez, ça nous pendait déjà un peu au nez, avec tous ces arabes qu’on voit dedans le poste de télé. Non, je dis ça parce que chez nous c’est pas pareil. Des arabes, on en a comme tout le monde. Mais depuis longtemps. Et les nôtres on les connait bien, ils vont à la pêche pareil que nous, même depuis qu’il y a plus rien à pêcher. Ils vendent des vêtements sur le marché, ou des légumes, des montres, des godasses. Y en a même qui ont des commerces en dur, ma parole. On peut dire qu’ils sont bien des intégrés, chez nous.

Franchement, j’ai pas compris pourquoi on a viré facho en votant pour un nain connu. L’est avocat le mec, je crois. Y s’est aussi essayé dans la chanson. Vous vous rappelez pas le tube, avec des chœurs de folie par derrière ? Vichyiiii, ma ville, je t’aimerai toujours… Un carton, ma parole ! Mais ça n’a pas marché. Alors fallait bien qu’il tente autre chose. On dit qu’il fait dans la marine maintenant. Pour nous c’est important la marine, en bord de mer. Alors ça m’étonnerait pas qu’il y ait même des pêcheurs qui aient voté pour le nain. Moi je croyais que les pêcheurs se sentaient mieux défendus par le maire qu’on a, et qui était aussi député jusqu’à ce que le nain lui fasse un croc-en-jambe. Ça fait trente ans qu’on l’a, notre maire. En principe il devrait savoir y faire. Surtout que lui il est pas tombé du dernier parachute.

Je me souviens quand on l’a mis en place pour la première fois. Sur son affiche y avait un cœur pour bien montrer qu’il était la circulation sanguine du pays, et puis surtout, écrit en dessous de son nom : L’enfant du pays ! Même que ça faisait rire les étrangers qui venaient juste de s’installer. Pour eux, l’enfant du pays, ça avait sa place dans un livre de Pagnol ou de Giono mais pas sur une affiche électorale. Ouais, c’était peut-être pas un argument politique mais c’était vrai, il était bien du pays.

C’est après, que ça s’est gâté. Lire la suite

États d’âmes d’après élections_1

Reçue au courrier sémaphorien, la lettre qui suit reflète les réactions légitimes de certains citoyens après le résultat des législatives dans notre 2eme circonscription. Notre choix d’en faire part va avec notre vœu que ces lignes engagent tout un chacun à une nécessaire réflexion sur l’avenir politique de nos communes de Petite Camargue.

 

LETTRE OUVERTE D’UN MILITANT SOCIALISTE GRAULEN

A SES AMIS RÉPUBLICAINS DE L’AUTRE BORD

 La campagne est maintenant achevée sur un triste constat : Gilbert COLLARD, candidat du Front National, candidat des pires thèses de ce parti (recherche de boucs émissaires à la crise, repli sur soi et sortie de l’Euro, rétablissement de la peine de mort…), candidat médiatique pétri de vulgarité (il veut être dorénavant le « casse-couille de la démocratie »), est maintenant le député de notre circonscription.

Comment en est-on arrivé là ?

Vous avez cru faire un rempart au Front National en votant aux deux tours pour votre candidat, le candidat sortant UMP Etienne MOURRUT.  Votre choix est respectable bien que je ne le partage pas. Notre candidate, Katy GUYOT quant à elle, n’a été battue que de 660 voix. Etienne MOURRUT a, lui, essuyé une sévère défaite.

Son maintien au second tour, malgré son arrivée loin derrière les deux autres candidats, son refus de se désister en faveur du candidat de gauche,  son absence de campagne entre les deux tours après une valse-hésitation, ses attaques ciblées contre la gauche, ont permis ce résultat . Etienne MOURRUT, par son attitude honteuse, par son bilan sur lequel il faudra bien revenir , a permis une fuite de son électorat le plus droitier vers le candidat Front National et une cristallisation de l’électorat républicain de droite sur son nom… Le résultat est là !

Je voudrais revenir avec vous sur un événement qui s’est produit entre les deux tours, dont la presse a peu parlé et qui illustre tristement ce climat de « lepénisation » des esprits. Eline ENRIQUEZ-BOUZANQUET, votre candidate suppléante a été lâchement agressée et tabassée en bas de chez elle entre les deux tours par un individu lui reprochant de « faire le jeu des socialistes et des arabes ». « Des salopards », a dit à fort juste titre votre candidat. Mais des salopards inspirés par qui, par quelle thèses, si ce n’est celles de la haine distillée par le Front National (qui, bien évidemment s’est désolidarisé de cette agression). Ce climat de haine, antirépublicain (que ce soit de droite ou de gauche), anti-immigrés, va-t-on le laisser se développer sur notre territoire, sur notre commune ? Doit-on attendre l’émergence de partis ouvertement nazis comme « Aube Dorée » en Grèce pour réagir ?

Certes, nous n’en sommes pas là et le Front National, Marine LE PEN et Gilbert COLLARD savent se parer d’un vernis présentable pour faire avancer leurs idées nauséabondes. Les Républicains de droite comme de gauche ont toujours, et ce depuis la Résistance et la Libération, su faire barrage ensemble à l’extrême-droite. Rappelez-vous 2002 et l’appel de la gauche à voter Jacques CHIRAC pour barrer la route à Jean-Marie LE PEN.

Fort heureusement, la 2éme circonscription du Gard reste une exception nationale (avec le Vaucluse)

Triste bilan. Chacun sent bien qu’à travers ce résultat, c’est la fin de l’ère MOURRUT sur le Grau du Roi après 30 années de mandat. Etienne MOURRUT a préféré jouer la carte du Front National plutôt que d’accepter l’alternance républicaine. Il vous a trompé. Beaucoup d’entre vous n’auraient pas voté pour lui s’ils avaient su ce résultat calamiteux pour notre circonscription.

Il faudra s’en souvenir dans les futures batailles électorales car Gilbert COLLARD va servir de point d’appui au développement du Front National sur notre commune et le danger sera alors encore plus grand.

Il faudra tout faire pour empêcher un tel scénario qui est rejeté par une majorité de républicains graulens, qu’ils soient de droite ou de gauche.

B.D. Militant socialiste du Grau Du Roi

copyright_montage Sylvain Thomas_AFP

 

 

 

Carton rouge vif pour gouvernement rose pâle

« Je suis pour que la Grèce reste dans la zone euro mais les Grecs doivent savoir que cela suppose qu’il y ait une relation de confiance », a osé affirmer François Hollande mercredi dernier, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision grecque Mega Channel

« Il appartient aux Grecs de se prononcer souverainement. Mais leur choix est aussi de savoir s’ils veulent rester ou non dans la zone euro. Ce qui suppose le respect des disciplines budgétaires et des mesures concrètes pour la croissance », a expliqué Bernard Cazeneuve, ministre délégué aux affaires européennes. Disant cela il ne faisait que remettre une couche d’intox aux propos déjà tenus par ses patrons Fabius et Moscovici qui rabâchent depuis une semaine que « Différer tous les engagements revient à sortir mécaniquement de la zone euro. Ce qui est négociable, c’est la croissance, ce n’est pas le respect des disciplines budgétaires. »

Que la honte soit donc sur ces messieurs du social-libéralisme qui n’osent même pas prononcer le nom de Syriza, qui se sont autorisé sans vergogne une ingérence dans la politique d’un pays étranger tout en feignant de souligner sa souveraineté, et tentent de faire croire aux Français que le vote grec peut entraîner mécaniquement une sortie de la zone euro.

Mensonge ! Où ce mécanisme serait-il inscrit et acté dans le Traité de Lisbonne ou le mémorandum ?  Non messieurs les socialo-libéraux, personne ne peut sortir la Grèce de l’euro sauf à le faire en toute illégalité. Alors à quoi riment ces menaces et cette intimidation ? Et combien de fois faudra-t-il répéter que Syriza n’a JAMAIS souhaité sortir de l’euro contrairement au mensonge que vous voulez imposer, pas plus que ne le souhaitent les fronts de gauche français, allemand ou espagnol ? Ainsi que le rappelle Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « La France ne doit pas appuyer le chantage de Mme Merkel et des tenants du consensus libéral. La question n’est pas la sortie de la zone euro ou non, mais sa refonte ».

On peut comprendre qu’il ne soit pas aisé pour le gouvernement Hollande de rassurer de rassurer à la fois Mme Merkel et les marchés financiers tout en soutenant un parti de gauche tel que Syriza. C’est néanmoins une position claire qu’attendent dans les jours à venir les quatre millions d’électeurs français qui ont permis aux socialistes et à quelques Verts de devenir le gouvernement actuel. Et ne nous y trompons pas en ce temps où toutes les digues semblent se rompre, la vraie question posée en filigrane de cette attente est : le PS est-il toujours un parti de gauche ?

Car la victoire présidentielle française, confirmée par les législatives, ne doit pas faire oublier qu’elle est due à l’ensemble des forces de gauche. Rapportée au scrutin grec de ce dimanche 17 juin, et si l’on peut se permettre de « traduire » en français le résultat grec malgré les quelques différences d’un parti à l’autre, la situation est grosso mode celle-là : UMP (Nouvelle Démocratie) = 30%, FRONT de GAUCHE (Syriza) = 27%, PS (Pasok) = 12%.

Or, sous la pression des marchés (mais semblant aussi réjouir les socialistes français), le bruit court d’une possible alliance entre le Pasok et ND, une Démocratie Nouvelle qui, il faut le savoir, n’existe que parce qu’elle a déjà rallié en son sein d’anciens dirigeants du parti LAOS, qui était un équivalent du FN français, distinct en Grèce du parti néo-nazi Aube Dorée.

Ainsi, si la nouvelle majorité grecque devait être un UMPS extrême-droitisé dans le seul but d’écarter un Front de Gauche et que ce choix soit entériné par le PS français, notre question « Le PS est-il encore à gauche ? » n’en serait que davantage légitimée. Les réponses à la question appartiennent donc encore à un futur bien proche qu’il serait injuste ou précipité d’hypothéquer. Nous croisons juste les doigts, sachant que l’Histoire aime bien bégayer, pour que nul ne soit tenté de répéter : « Plutôt Hitler que le Front populaire ! »

Ne reste pas moins que ces manipulations déplacées du gouvernement Hollande, arrivant de surcroît après un refus de recevoir Alexis Tsipras (voir notre article précédent) méritaient tout de même ce carton rouge, ne serait-ce que pour ouvrir le nécessaire débat.

 

Communiqué d’Attac France

Union européenne-Grèce : 1-0

Les grands médias, les dirigeants européens ont ouvertement menacé le peuple grec du chaos pour promouvoir la « Nouvelle Démocratie », qui remporte de peu les élections législatives en Grèce. Le parti conservateur pourrait former une coalition avec le Pasok, d’orientation social-libérale, pour continuer à imposer le mémorandum et ses plans d’austérité drastiques qui ont mené le pays à une récession inédite et à une situation proche de la catastrophe humanitaire.

Ce sont pourtant ces deux partis, avec la complicité des dirigeants européens – français y compris – qui ont mené la Grèce dans le gouffre : corruption d’État, cadeaux fiscaux, travaux pharaoniques, explosion du budget militaire, maquillage des comptes…

On a voulu faire croire que la gauche alternative grecque, représentée par Syriza, était hostile à l’euro. Bien au contraire, ses propositions sont les seules à même de sortir la Grèce et la zone euro de la crise : rompre avec l’austérité, réaliser un audit de la dette pour permettre son annulation partielle (avec mise à contribution des banques et des plus riches), refonder la zone euro pour qu’elle ne soit plus soumise aux marchés financiers.

La probable coalition pro-austérité ne pourra qu’enfoncer la Grèce un peu plus dans la crise. Partout en Europe, l’austérité donne des résultats catastrophiques : l’Irlande et le Royaume-Uni, « bons élèves » de la rigueur, sont en train de sombrer. L’Espagne, attaquée par les marchés financiers, est au bord du gouffre, et l’Italie s’en rapproche. Pourtant, les dirigeants européens s’obstinent à promouvoir des politiques injustes et absurdes, tout en volant au secours des banques privées par tous les moyens.

En apparence plus nuancé, le gouvernement français se refuse lui aussi à remettre en cause l’austérité : il s’est réjoui de la défaite de la gauche alternative en Grèce, et promet lui aussi de « tenir ses engagements » de réduction à marche forcée des déficits [1]. C’est suicidaire en période de récession, et ce n’est pas le « Pacte pour la croissance » que s’apprête à proposer François Hollande qui pourra y changer grand-chose : il se borne à des mesures en faveur de l’investissement privé, pour des montants inférieurs à 1% du PIB de la zone euro.

En Grèce, la montée rapide de Syriza témoigne de la vivacité de la résistance. Partout en Europe, les voix s’élèvent pour dénoncer l’escroquerie de l’austérité portée par la Troïka, au nom d’une autre solidarité européenne : celle des citoyens et des mouvements sociaux.

A Paris, le 23 juin – à l’occasion des assises des collectifs pour un audit citoyen de la dette – se tiendra un grand apéritif-meeting festif contre l’austérité et en solidarité avec le peuple grec, à 18h place Stalingrad. Les syndicats, associations, réseaux citoyens et forces politiques qui seront présents discuteront des initiatives à prendre : il est urgent d’organiser la résistance, au plan national et européen, contre le rouleau compresseur de l’austérité. Une autre Europe est possible !

Attac France,

Le 18 juin 2012

[1] Le gouvernement français s’est félicité de la victoire de la droite en Grèce, par la voix de sa porte-parole  Najat Vallaud-Belkacem (ce matin à France Inter), et a répété que la Grèce doit « tenir ses engagements » et appliquer le mémorandum.

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Le gouvernement français s’est félicité de la victoire de la droite en Grèce, par la voix de sa porte-parole  Najat Vallaud-Belkacem (ce matin à France Inter), et a répété que la Grèce doit « tenir ses engagements » et appliquer le mémorandum.

NON à la règle d’or !
NON à la ratification du nouveau traité européen TSCG!

RASSEMBLEMENT à AVIGNON
Samedi 23 juin – 14 heures
devant la Préfecture de Vaucluse
Ancienne caserne Chabran, boulevard Limbert

 

C’est quoi la majorité « nationale » ?

Si ce qu’on veut prendre pour la réalité ne sert qu’à masquer l’illusion que l’on s’en fait, on peut voir les choses comme cela :

Sinon il n’est pas interdit d’aborder le débat autrement, par exemple :

Encore faudrait-il, pour plus de justesse, faire également figurer dans ce tableau le pourcentage des citoyens non-inscrits sur les listes électorales. Nul ne semble à ce jour connaître ce nombre mais il est évalué sur une fourchette de 10 à 15 %.

Reposons-donc notre question :

C’est quoi la majorité « nationale » ?