De Copé à Hubert Dubedout

Extrait du 9h15 de Daniel Schneidermann lundi 24/03/2014

Et Copé intervint en duplex. France 2 venait de livrer une volée de résultats de municipales impossibles à interpréter, quand arriva Copé, en direct de Meaux. Ah tiens oui, à propos, Copé était candidat à Meaux. Et réélu. Dès le premier tour. Avec 64% des voix. Réélu au premier tour, comme Woerth à Chantilly, ou Balkany à Levallois. Copé, Woerth, Balkany. Éclatante démonstration de la résignation de l’électorat aux tripatouillages, aux arrangements, aux villas de rêve aux Antilles, au personnel municipal larbinant au domicile du maire, aux bureaux d’études copains. Il ne s’est pas trouvé, à Meaux, Levallois et Chantilly, assez d’abstentionnistes de gauche pour trouver l’énergie d’aller jusqu’au bureau de vote, barrer la route à ces maires impliqués dans les « zaffaires ». Si Buisson avait été candidat, qui peut jurer qu’il n’aurait pas été élu ? (…)

Allez, une note d’optimisme. Vous avez entendu parler de Marseille, deHénin-Beaumont, de Paris 14e, de Béziers, de Beaucaire, d’Avignon. Avez-vous, dans les soirées télé électorales, entendu parler de Grenoble, où une alliance EELV-Parti de Gauche, menée par un certain Eric Piolle dont la biographie n’est pas sans rappeler un certain Hubert Dubedout, est arrivée en tête (29%), devant le candidat PS-PC (25%) ? Comme je sais que la réponse est non, et je crois deviner que le sort de Grenoble pourrait bien vous intéresser dans la semaine qui vient. On en reparlera.

Et comme on parie que vous serez peu nombreux à savoir qui fut Hubert Dubedout, ça vaut le coup de consulter sa page Wikipédia. Des hommes politiques comme ça, oui, on en redemande.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Dubedout