« Podemos » et la machine à perdre ?

Par Jean Ortiz.

Podemos a commencé à ouvrir une brèche dans laquelle peuvent s’engouffrer d’autres forces alternatives. Son concept de « caste », l’opposition peuple/caste (élites), sa priorité accordée à la lutte contre l’austérité et la corruption, mobilisent ou remobilisent des couches abstentionnistes, une partie de la jeunesse…

Podemos, en partie issu, mais qui diffère beaucoup, du M15 (Mouvement des Indignés, 2011), dans les premiers mois de sa naissance (début 2014), a adopté un positionnement radical, antisystème, afin de faire reculer le consensus bipartite, et parvenir au gouvernement.

pablo-iglesias_DRDepuis le printemps 2015, sous l’impulsion de son leader Pablo Iglesias, Podemos a recentré sa stratégie (Voir article «Podemos : Notre stratégie », Le Monde diplomatique, juillet 2015) pour la « modérer » afin qu’elle soit plus « rassembleuse », qu’elle occupe « la centralité » du champ politique. Podemos a donc mis de l’eau dans son vin, évacué des problèmes centraux, par trop « radicaux », et qui, selon lui, ne sont pas des priorités et divisent les Espagnols :
un processus constituant
la forme de l’État : République (fédérale ? confédérale ?), ou monarchie ?
la renégociation de la dette
les bases militaires nord-américaines en Espagne
la laïcisation
le féminisme, etc. Lire la suite

La guerre d’Espagne ne fait que commencer

Jeudi 9 avril : à 18h30 à Aigues Mortes

Conférence / Signature : «  La guerre d’Espagne ne fait que commencer »

Par Jean Pierre Barou à l’occasion de son ouvrage paru au Seuil. Pourquoi la guerre d’Espagne ne fait-elle que commencer ? Parce qu’on peut enfin comprendre qu’elle fut, comme l’affirma Thomas Mann,  «  Le scandale le plus immonde de l’humanité ». Sous forme d’enquête historique, La guerre d’Espagne ne fait que commencer relate les débuts de la guerre d’Espagne, ainsi que les terreurs franquistes, communistes et anarchistes. Cinéma Marcel Pagnol. Entrée Libre.

                        à 21h 

 Projection : en collaboration avec l’AGEPT : «  La guerre est finie » film français d’Alain Resnais (1966), avec Yves Montand, Ingrid Thulin.

Vingt ans après la fin de la guerre, Diego, un militant du parti Communiste espagnol vit en exil à Paris. Régulièrement il passe la frontière sous des identités d’emprunt assurant ainsi la liaison entre les militants exilés et ceux restés en Espagne. Le scénario de Jorge Semprùn, ancien dirigeant de la résistance antifranquiste en exil et romancier, traduit ses doutes sur un discours révolutionnaire hérité et les désillusions de l’engagement. Cinéma Marcel Pagnol. Prix spécial soirée thématique 5€.

 

des nouvelles de Grèce, d’Espagne et de la 6ème

 

Chers partisans de la 6e République,

À Athènes dans les urnes le 25 janvier et à Madrid dans la rue le 31 janvier, le peuple a fait entendre sa voix : À bas l’oligarchie ! Vive la démocratie !
À notre tour : faisons grandir notre Mouvement pour la 6e République !

Désignons une assemblée représentative de notre mouvement !

Du 20 février au 18 mars, le M6R se dote d’une assemblée représentative. C’est le moment de l’auto-organisation du mouvement qu’avaient proposée les 50 initiateurs du M6R. Pour ne rien rater du processus, suivez les actus du site et les comptes Facebook et Twitter. C’est ensemble que nous allons réussir la nouvelle étape de notre mouvement.

Pour pouvoir voter, inscrivez-vous sur « Nous le Peuple » !

Rien n’est définitif, tout se construit ensemble, rejoignez l’agora du M6R ! La moitié de l’assemblée sera élue par les signataires du mouvement. Le vote aura lieu par Internet sur la plateforme « Nous le Peuple ». C’est le moment de s’inscrire ! Les candidatures du plus grand nombre de partisans sont fondamentales : elles seront déposées sur notre réseau citoyen et organisées par région afin de respecter la représentativité géographique du mouvement. Tout le monde peut participer !

L’Espagne qui bouge

Les élections françaises occultent une bonne partie de l’actualité importante et il ne faut pas compter sur les médiacrates pour vous informer sur l’explosion qui se prépare. Merci aux veilleurs !

Source l’Huma

La plus grande manifestation de l’histoire récente de l’Espagne

Ils sont de l’avis général près de deux millions, plus disent certains médias, comme la Sexta (une chaîne de télévision nationale). Du jamais vu. Une journée historique « qui ne va pas s’achever ce 22 mars » clame le cortège. Beaucoup ont prévu de rester à Madrid et de camper. Par exemple, mille d’entre eux dans le secteur de Recoletos. Des Assemblées Générales, des opérations symboliques (« faire le siège de la Bourse », etc.) sont prévues pour lundi et les jours suivants.

L’entrée des six colonnes de marcheurs dans Madrid a eu quelque chose de très fort, de magique, nous raconte au téléphone Mari Garcia. De l’émotion partout, après souvent quatre semaines de marche, les pieds meurtris. Sur leur passage, tout au long de leur périple, la population a accueilli les marcheurs avec une solidarité forte. Les médias ont, quant à eux, organisé pendant des semaines, un blocus informatif contre les « marches de la dignité ». L’immense tsunami populaire réclame le non paiement de la « dette illégale », la fin de l’austérité, du pain, un travail, un toit pour tous et veut jeter « dehors les gouvernements de la Troïka ». C’est une mobilisation gagnée « à la force de nos muscles », pour Jorge Garcia Castaño, de Izquierda Unida.

Société condamnée

Ce qui frappe, c’est la diversité des revendications., et leur convergence contre « un paradigme de société condamnée: le néolibéralisme » pour un syndicaliste de l’UGT, venu à titre individuel. Au même moment, l’un des « pères de la transition », Adolfo Suarez, agonise. Le symbole n’échappe à personne. Le consensus de 1978 est bel et bien chancelant. Les syndicalistes du SAT, de la CGT, des bataillons des Commissions ouvrières présents malgré le non soutien officiel de leur organisation, scandent: « le futur ne sera pas capitaliste, il sera ouvrier et socialiste ». La « place Colon » déborde. Cibeles est engorgée. Tout le centre de Madrid est congestionné, comme en attestent les images des télés alternatives. Lire la suite

premier fil d’actu sémaphorien de l’année

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« Puisque l’argent public est rare, il doit être bien utilisé, et nous pensons aujourd’hui qu’il peut être mieux utilisé que pour faire un nouvel aéroport alors qu’il en existe déjà un »

Parlant du projet à Notre-Dame-des-Landes qu’il trouve inutilement dispendieux, c’est ce qu’a déclaré Pascal Canfin le 2 janvier sur Europe1. Le ministre délégué au Développement rappelle ainsi le soutien « très clair » d’Europe écologie-Les Verts « à tous ceux qui s’opposent aujourd’hui à la construction de cet aéroport ».

Une grande manifestation d’opposants au projet est également prévue à Nantes le 22 février.

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Offrir une paire de couilles à Hollande pour Noël 

Bon, d’accord, c’était moche, sexiste, vulgaire, irrespectueux et même pas drôle, mais Politis a choisi d’en parler, Rue 89 aussi, et Sémaphores s’en voudrait d’avoir raté cette perle !

La dernière campagne des « Jeunes écolos d’Île-de-France » a été retirée une heure après sa mise en ligne (on imagine la pression). Ah, ces jeunes !…

L’objectif n’était pourtant que d’aider le Président à résister aux pressions de la droite et à tenir ses promesses. Une campagne qui ne pouvait que heurter et mettre mal à l’aise les ministres EELV qui se font mener en bateau par François Hollande depuis un an et demi, tout en restant au gouvernement.
Mais comme le relève Politis : À suivre les critères de ces jeunes écolos insolents, leurs ministres « en auraient-t-ils » plus s’ils décidaient de démissionner ?

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Aïe aïe aïe environnement

La loi du 2 janvier 2014   , article 16 en particulier, offre désormais au gouvernement la possibilité de revoir, par ordonnance, le régime juridique auquel tout projet d’aménagement est normalement soumis en matière d’évaluation environnementale.

Cette disposition crée en effet de nouvelles «zones d’intérêt économique et écologique», que la loi décrit comme des «zones présentant un intérêt majeur pour l’implantation d’activités économiques dans lesquelles les enjeux environnementaux font l’objet d’un traitement anticipé».

En résumé, ce dispositif permet au préfet de région de délimiter ces «zones d’intérêt économique majeur» dans lesquelles les enjeux environnementaux feront l’objet d’un nouveau traitement. Au programme : la création d’un diagnostic environnemental réalisé en amont par l’aménageur, comportant un inventaire détaillé des espèces et des habitats protégés, ou encore la réalisation d’un plan d’aménagement, là encore par l’aménageur, et dont les conditions de l’évaluation environnementale et de l’enquête publique pourront être revues par ordonnance.

En outre, selon le Journal de l’Environnement, cet article 16 n’a curieusement fait l’objet d’aucun débat, ni à l’Assemblée ni au Sénat. Et selon Raphaël Romi, professeur en droit de l’environnement à l’université de Nantes : « Ces dérogations au droit communautaire de protection des espèces et des habitats sont contraires à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, qui prévoit des dérogations, lorsqu’il existe un intérêt public majeur, uniquement par espèce, par projet et par zone et non sur un territoire global.»

Article intégral sur Le Journal de l’Environnement : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-gouvernement-detricote-a-nouveau-le-droit-de-l-environnement,41257

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le Nobel de l’humour noir

On aura tout entendu ! L’ Union Européenne se voit décerner le prix Nobel de la Paix ! Commençons par noter que le prix du père dynamite est particulièrement incongru pour récompenser la paix. Ce n’est pas la première fois qu’il est décerné n’importe comment, souvenons-nous qu’Obama le reçut en son tour avant d’avoir rien fait, rien dit, juste accédé à la présidence du pays le plus guerrier du monde ! Ce Nobel devient ignoble, il a à peu près la même valeur que la légion d’honneur française : il vaut mieux ne plus mériter ces hochets des fausses républiques. Non, l’UE n’est pas une force de paix internationale, elle a même été, avec ses pays membres et l’OTAN, actrice des conflits internationaux majeurs de la période récompensée.

Parmi les premières réactions, Jean-Luc Mélenchon a décerné « le prix de l’humour noir » au comité Nobel.  » On comprend qu’elle n’ait pas reçu le prix Nobel d’économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage. Certes, l’Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires. Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités. Le comité Nobel mérite quant à lui, le prix Nobel de l’humour noir ! « 

La réaction d’Attac-France et international :

Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes ? Une Union qui s’engage à « améliorer progressivement ses capacités militaires (art. 42.3 du TUE) et qui reconnaît la suprématie de l’OTAN ? Qu’en pensent les peuples qui subissent sa stratégie d’exportation commerciale agressive par la signature d’Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, des secteurs économiques entiers dans les pays du Sud ?

Enfin, qu’en pensent les millions de citoyens qui se mobilisent depuis deux ans, sur les places publiques en Grèce, en Espagne ou au Portugal, contre la destruction de leurs droits sociaux et les décisions de la Troïka, Commission et Banque centrale en tête ? Attac Norvège rappelle qu’actuellement « ceux qui manifestent contre les politiques néolibérales de l’Union européenne et les plans d’austérité subissent une répression policière brutale« .

Plutôt qu’un prix Nobel de la paix, nous proposons de décerner à l’Union européenne un prix Nobel de l’austérité. Les politiques d’austérité mises en œuvre depuis deux ans n’ont fait qu’aggraver la situation des pays qui les subissent. Elles creusent ainsi l’écart entre les pays « du centre » et ceux « de la périphérie ». Elles renforcent les nationalismes ambiants et accentuent la guerre économique, en mettant grandement en danger la construction d’une Europe de solidarité et de coopération, qu’Attac France défend, avec tous les autres Attac d’Europe.

Attac France, le 12 octobre 2012.

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et pendant ce temps là… réaction d’un ami grec :

« Cela fait maintenant 37 jours que des députés néonazis de l’Aube Dorée ont tabassé des vendeurs étrangers sur les marchés de Rafina et Missolonghi. Ces évènements ont été enregistrés sur des vidéos. Mais il ne se passe rien.

Un quatrième sondage place le groupuscule néonazi en 3ème position, devant le PASOK. Et il ne se passe rien.

Un ami chômeur en formation informatique dans un bureau pour l’emploi m’a dit dernièrement : « Il y a un bureau de l’Aube Dorée à côté du bureau pour l’emploi. Nous sommes 20 dans la formation. 18 sont pour l’Aube Dorée ». Et il ne se passe rien.

Ah si ! L’ Union Européenne vient de recevoir le prix Nobel de la paix! »

Et dire qu’en France les socialistes commencent à peine à s’inquiéter de la montée de l’extrême droite et se demandent pourquoi ! Doivent pas se souvenir de la stratégie irresponsable de Tonton Mitterrand… et z’ont déjà oublié l’odieux chantage que le présiflan Hollande a soumis au peuple grec au moment de leurs dernières élections. Le seul souci des socialos était qu’Alexis Tsipras et le mouvement Syriza ne l’emportent pas, ce qui, dans la situation actuelle de la Grèce, revenait une fois de plus à dire « Plutôt Hitler que le Front Populaire ! ».

Et toujours pendant ce temps-là… heureusement que certains se bougent !

Quelques images à l’attention de qui les aurait ratées : Discours de Jean-Pierre Mercier devant le mondial de l’automobile à Paris mardi 9 octobre 2012

Et non loin de notre belle France : Les manifestants espagnols font reculer les forces de répression__ © Indignés d’Europe


Les manifestants espagnols font reculer la… par Super_Resistence

Comment ça va, l’Europe ?

 Espagne

 Malgré de fortes réticences, bon nombre de médias ont dû se résoudre à parler de la manif du 25 septembre en Espagne. C’est que l’analyse de l’événement oblige à réaliser qu’il ne s’agit plus de simples manifestations mais que les mouvements des peuples européens prennent l’allure d’une insurrection. Sur les banderoles dressées à Madrid les revendications témoignent de l’exaspération et de la colère. « Ras-le-bol », « Assez », « Gouvernement, démission ! », « Non au 4e Reich !».

Certains observateurs considèrent que ce 25-S marque une radicalisation du mouvement, même si pour l’instant c’est plutôt la répression policière qui vient de franchir une nouvelle étape, voir la vidéo ci-après. Qui plus est, on apprend que les débordements ont été provoqués par des policiers infiltrés, habillés en simples civils manifestants et faisant mine d’arborer des drapeaux rouges, les vidéos accablantes circulent sur le net (liens plus bas). On peut parier que s’il n’y avait pas eu tant de blessés, nos télés nationales n’auraient pas concédé la moindre image, comme ce fut le cas pour la manifestation au Portugal où plus d’un million de personnes sont descendues dans la rue le 15 septembre, bel exemple pour un pays qui compte 10 millions d’habitants, soit 10 % de la population.

Une très belle photo qui prouve qu’il y a force et force ! Avis aux robocops !

Un site où retrouver la journée du 25 en détails : http://actualutte.com/25s-le-direct/

Et pour les hispanisants : http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article41808

Grèce

Alexis Tsipras, leader du parti grec anti-austérité Syriza, a plaidé jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, pour la tenue d’une « conférence européenne sur la dette (…) en vue de déprécier une grande partie de la dette, comme cela a été fait pour l’Allemagne en 1953 ».

En amont d’une rencontre avec le président du Parlement, l’Allemand Martin Schulz, Tsipras a insisté : « Nous avons un problème commun, nous devons trouver des solutions communes ».

Interrogé sur les manifestations en Grèce il a remis les pendules à l’heure : « Les télévisions ont retenu ces incidents isolés. (…) La population grecque est restée contenue dans son comportement, en dépit des attaques qu’elle subit. Les images que vous avez vues, on les a vues aussi en Espagne aux portes du Parlement, on les verra peut-être à Paris dimanche (lors de manifestation contre le nouveau traité européen – ndlr), ou dans d’autres pays. »

source Mediapart

Allemagne

Blockupy 2012, Ce n’était qu’un début, nous revoilà !

« Les journées d’action de Blockupy de Mai 2012 ont représenté un tournant en Allemagne. Lors de ces manifestations qui dénonçaient la gestion de la crise en Europe, Blockupy a lancé des actions massives et internationales de désobéissance au cœur même du monde de la finance, à Francfort sur le Main.

Un des mots d’ordre : « Résistance contre l’austérité de la Troïka et du gouvernement – pour une solidarité internationale et une démocratisation de tout domaine de la vie ».

 Le défi que représente ce mouvement pour les responsables du gouvernement du land de la Hesse – et pour la police – fut tel qu’ils ont interdit pratiquement toute manifestation et ont instauré un état d’urgence préventif à Francfort afin d’imposer ces interdictions absurdes. Or voilà qu’aujourd’hui la ville de Frankfort bloque à nouveau Blockupy. Le service du maintien de l’ordre de Francfort interdit l’érection d’une tente d’information dans le centre ville.

Nouvel avis d’action est lancé : le 20 octobre 2012 à partir de 12 heures, prenons la ville !

En savoir plus :  http://blockupy-frankfurt.org

France

Le grand rendez-vous de solidarité avec les autres peuples européens aura lieu le 30 septembre, essentiellement à Paris mais aussi partout ailleurs où ce sera possible. Nous avons déjà fait mention des appels en provenance des partis composant le Front de Gauche, en voici d’autres qui témoignent de l’ampleur de la mobilisation.

D’abord quelques mots du président d’ATTAC-France à l’attention de ceux qui se demanderaient encore pourquoi manifester.


Pourquoi manifester le 30 septembre, 2012 par BTrenaissance

Communiqué des organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les États dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics… pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité. Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire

Des militants écologistes proches du Front de gauche et d’EELV s’associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d’une politique d’écologie sociale.

Pour nous, militant(es) écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l’austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence !

Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l’agro-business, de l’eau et de l’énergie ?

Une véritable politique d’écologie sociale a, au contraire, besoin d’une intervention publique déterminée et d’investissements forts, de services publics de l’eau, du rail et de l’énergie renforcés ! Or ces propositions deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.

Or, ces dépenses, dès lors qu’elles sont réalisées au nom de l’intérêt général, devraient être considérées comme des investissements : parce que nous n’avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.

La relocalisation de l’activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd’hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l’austérité qu’implique le TSCG.

Pour toutes ces raisons, nous, militant(es) écologistes, 
Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris
 et appelons l’ensemble des parlementaires français à voter contre cette ratification.

Voir la liste des signataires après la balise Lire la suite