C’est la trêve ! De plaisanterie ?

Un cessez le feu de 72 heures à Gaza a débuté mardi 5 août à 7 heures. Bonne occasion de faire le point, plus particulièrement à l’attention de ceux qui prennent le combat en marche et ignorent encore certains tenants et aboutissants.

Signalons tout d’abord que, à quelques heures d’intervalle, le ministre des Affaires étrangères et le président de la République ont tous les deux employé le mot « massacre » pour qualifier la situation au Proche-Orient. Hollande, Valls et Fabius commencent à modifier leurs commentaires en dénonçant enfin les massacres. Il leur aura fallu 28 jours et plus de 1800 morts !

Si ça vous intéresse c’est ici : http://www.huffingtonpost.fr/2014/08/04/francois-hollande-laurent-fabius-haussent-ton-israel-conflit-gaza_n_5647574.html

Plus intéressante est la tribune publiée sur le site du Monde.fr (hélas pour les seuls abonnés). Rony Brauman, Régis Debray, Edgar Morin et Christiane Hessel exhortent François Hollande à agir sur la scène internationale. Ça ne coûte pas cher d’espérer, surtout quand on ne sait toujours pas si le Président a bien lue la précédente lettre d’Edwy Plenel ou l’appel de Dominique de Villepin. Mais on nous permettra de douter que la réponse de François Hollande puisse être autre chose qu’une pirouette pour essayer de sauver son honneur définitivement sali par son soutien inconditionnel à la politique d’Israël. Poser le véritable problème, qui est d’en finir avec le colonialisme, il ne faut pas attendre ça de ce gouvernement, ni maintenant, ni demain. Son inféodation à Israël comme au CRIF ne sont pas des gages de changement possible.

C’est pourquoi nous mettons aussi dans la balance de l’info l’article suivant, précisément pour ne pas oublier le fond du problème : http://www.legrandsoir.info/pardon-mais-israel-n-a-aucun-droit-d-exister-al-akhbar.html

Ne pas lâcher la réalité présente, en observant une fois de plus cette carte territoriale qui vaut tous les longs discours de ces messieurs-dames.

Pour mieux comprendre où nous en sommes aujourd’hui, voici le dessous des cartes

Pourquoi les rétropédalages de l’hidalgo Manuel ne suffisent pas à nous convaincre ? Voici la vidéo que ses services ont tenté à maintes reprises de faire disparaître du Net :

Ou cette autre vidéo dont François Hollande trouve regrettable qu’elle circule aussi sur les réseaux. Le fameux « chant d’amour »…

Et pour rester dans les censures…

Saviez-vous qu’en 2011, pour la campagne des primaires socialistes, François Hollande avait été financé en partie par un lobby israélo-américain dénommé Elnet ? Si ça vous interesse suivez ce lien : http://www.panamza.com/280214-elnet-hollande. Mais vous pouvez aussi savoir qu’à la suite de l’article de Panamza qui relatait cette affaire en février 2014, le témoignage-clé du président d’Elnet a été auto-censuré par le média juif américain à l’origine -incidemment- de cette information. Aucun organe de presse traditionnel issu du paysage médiatique français n’a depuis traité le sujet {http://panamza.com/6267}.

Dernière vidéo pour clore ce billet, à l’attention des Grandes Gueules de RMC qui ont coupé le micro à un auditeur qui osait laisser entendre que l’hidalgo Valls soutiendrait la LDJ (Ligue de Défense Juive). Certes, on ne peut pas dire qu’il la soutienne ouvertement. Mais quand les politiques auront compris que la langue de bois ne passe plus, peut-être les comprendra-t-on plus clairement.

Vous aurez noté qu’à la fin de la vidéo, le pingouin Fabius donne la position de la France : elle s’abstient ! Au prétexte de sa position lors de l’accord de Genève. Ainsi la France est un pays qui s’abstient ! Le pays des Lumières, le pays des droits de l’homme, de Rousseau, de Montesquieu, de Robespierre ou de Jaurès s’abstient !

N’acceptons pas qu’il soit dit que cette position est celle de la France. Elle n’est que celle de son gouvernement, le fruit d’élections, qui plus est, non démocratiques. Monsieur Fabius, quand bien même il faudrait tenir compte des engagements précédents de la France, vous gagneriez à tenir aussi compte de ce que le monde et la situation ont changé. C’est au présent que la croissance des multinationales que vous défendez va de pair avec ces massacres d’enfants, de femmes, de vieillards qui meurent sous les missiles. Comment pouvez-vous seulement tolérer l’idée qu’il en meure un seul de plus cette nuit ? En vous abstenant ? À Edwy Plenel, à Edgar Morin, à Régis Debray, à qui vous voulez, monsieur Fabius : répondez ! Répondez à tous les français car, ne vous déplaise, ils sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir être pris en otages. Cette France que vous croyez représenter ne les représente pas et tant s’en faut !

le président Hollandyaou

Asile politique à la française…

De par ses relations privilégiées avec cette « grande démocratie » que seraient les États-Unis d’Amérique, la France ne peut se permettre d’accorder l’asile politique à Edward Snowden, quitte à malmener la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Convention de Genève. Bien des réactions se font déjà entendre à travers diverses rédactions, Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International…

Peut-on pour autant voir dans l’attitude de l’actuel ministère de l’Intérieur une ligne de « fermeté » à laquelle on ne saurait déroger ? Fermeté ou fermeture ? Ligne de conduite ou alignement ? Oui, nous aimerions penser que le gouvernement Hollande se distingue du gouvernement Sarkozy. Mais à quel prix de renoncement à ce qui avait fait de la France le pays des Lumières, le guide de toutes les démocraties dans le monde, pays du respect des libertés, des droits et des devoirs du citoyen, et promoteur d’une humanité universelle ?

S’abriter derrière l’impossibilité de s’opposer à une demande d’extradition ne saurait suffire, et ce d’autant qu’elle émane d’un pays aux grandes oreilles qui n’a pas grand chose à faire valoir en termes de respect des droits de l’homme et dont l’exemple civilisationnel est hautement responsable de la mise à sac de la planète.

Non, nous n’aimerions pas que les deux exemples ci-après se reproduisent. Mais nous les rappelons en guise d’avertissement pour ce qui pourrait être interprété comme un signe de faiblesse, un aveu d’impuissance qui nous éviterait de commencer à réfléchir à une nécessaire révision de nos relations avec les États-Unis face aux dérives à répétition d’une démocratie « à l’américaine ».

On ne peut pas protéger un lanceur d’alerte, mais on a pu faire ça, et indépendamment d’un pouvoir de droite ou de gauche :

 

Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, soupçonné d’avoir financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a bénéficié dès 2008 d’un passe-droit de l’Élysée. Son épouse a obtenu la nationalité française en un temps record – moins de 3 mois -, après intervention directe de l’Élysée. (Carine Fouteau et Michaël Hajdenberg. Mediapart_15 mai 2012)

 

« Président à vie » d’Haïti à 19 ans, Jean-Claude Duvalier (Bébé Doc) avait fait massacrer 60 000 personnes, dont des écoliers, avant de s’enfuir en 1986 avec le trésor de la nation, une fortune estimée à 600/800 millions de dollars.

Le gouvernement français l’accueillit gentiment. Cependant, l’opinion protesta et le Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, expert dans l’art de déterminer quels chefs d’États méritent « d’être sur cette terre », jura qu’il y resterait 8 jours. Il y a passé 25 ans, allant de palaces en boutiques de luxe, de grands restaurants en concessionnaires Mercedes, achetant château et résidences.