Le vrai résultat du Front de gauche

Les élections départementales sont marquées par un profond rejet de la politique gouvernementale. Cela se traduit par une forte abstention qui favorise la progression de la droite et de l’extrême droite.

Pour réduire la portée de ce rejet dans l’électorat populaire et l’exigence d’une alternative à gauche, le ministère de intérieur s’est livré à un véritable tripatouillage des étiquettes pour réduire le score du Front de gauche et effacer les rassemblements opérés notamment avec EELV et/ou des citoyens.

Ainsi sont classés en «divers gauche» des candidatures FDG/EELV et FDG/Citoyens. Loin des chiffres annoncés par le ministère (6%) la totalisation des candidatures soutenus par le Front de gauche s’élève à 9,4 % sur la métropole.

Sur les 448 cantons où le Front de gauche et EELV étaient présents ensemble la moyenne s’élève à 13,6 %.

Le Manifeste des socialistes affligés

Certains, qui se croient encore de gauche, appellent à son plus large rassemblement. Larrouturou et ses amis de Nouvelle Donne ont déjà fait le coup de ce faux rapprochement, voilà qu’à quelques jours des élections européennes s’y mettent aussi des socialistes qui se disent affligés, en l’occurrence Philippe Marlière et Liêm Hoang-Ngoc, député européen et membre du Bureau National du PS. Abondant un constat déjà largement fait par le Front de Gauche et une bonne partie des Verts et du NPA, ils proposent la création d’un « club » !

Extrait de l’appel :

«  Socialistes et sociaux-démocrates, nous sommes affligés par l’orientation politique du gouvernement actuel. (…) C’est pour préserver l’identité socialiste et transmettre le témoin aux générations futures de militants que nous décidons de créer un club, ayant pour vocation de montrer qu’un programme socialiste est plus que jamais crédible en France et en Europe. (…) Ce club est ouvert à toutes et à tous, adhérents du PS ou pas. Il doit regrouper les citoyens actifs, intellectuels, militants associatifs, politiques et syndicaux qui veulent aider la gauche à redevenir une force de propositions et d’action au service de la justice et de l’égalité sociale. Nous n’avons aucun ennemi à gauche et nous entendons, dans un esprit unitaire, mener collectivement la bataille idéologique et politique que la gauche a perdue au cours de ces trente dernières années. Nous travaillerons ainsi en collaboration avec des clubs et think tanks européens, eux aussi engagés dans le même combat. Nous entamerons le dialogue avec toutes les forces qui entendent œuvrer à la recomposition de la gauche. Notre objectif sera aussi de fournir les ressources intellectuelles et humaines aux listes de gauche qui se présenteront aux prochaines échéances électorales.

Liêm Hoang-Ngoc (Député au Parlement européen, membre du Bureau national du PS) Philippe Marlière (Professeur à University College London, ancien membre du PS)

Lire le billet intégral ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/socialistes-affliges/110514/le-manifeste-des-socialistes-affliges#comment-4789135

Autant dire que nous sommes plus que dubitatifs quant à l’opportunité de cette main tendue qui nous apparaît comme une dispersion supplémentaire. Pour autant que nous partagions la nécessité du plus large rassemblement des forces de gauche, nous ne croyons pas à l’entrisme qui consisterait à croire qu’on peut encore changer le parti socialiste de l’intérieur.

L’appel de ces socialistes « affligés » suscite bien évidemment de nombreux commentaires sur le blog Mediapart où il a été publié, et c’est plutôt parmi ceux-là que Sémaphores préfère exprimer sa propre réponse. Les élections en approche doivent être l’occasion d’une réponse claire et forte contre la politique d’austérité, il n’y a pas de place à gauche pour ceux qui voudraient encore réfléchir au pourquoi et comment la combattre. Il y a eu 30 ans pour cela, le temps est à l’action, et toutes les propositions sérieuses sont déjà sur la table. Le reste n’est qu’un enfumage pour essayer de sauver un parti qui n’a plus ni sens, ni avenir.

Petit florilège des commentaires :

par Lilly54

Bonjour. Toute initiative allant dans le sens d’une recomposition de la vraie gauche est bonne à prendre. Mais croyez-vous que le peuple ait le temps d’attendre qu’un club se constitue et fasse des ramifications ? Un grand club existe et c’est le Front de Gauche. Il n’y a en son sein que des militants convaincus à gauche et vous partagez point par point leur analyse et les solutions à apporter à cette misère économique et sociale. Qu’attendez-vous pour appeler les socialistes affligés et les Verts à le rejoindre. Formons donc cette grande alternative de gauche et vite ! Le temps presse. Les libéraux, dont vos amis sont, n’attendront pas pour porter les coups terribles de l’austérité. Les pays du sud en sont le laboratoire et vous le savez ! Que la résistance à cette Europe inhumaine commence en France. Vous avez entre les mains la clé qui ouvrira grandes les portes de l’espoir à GAUCHE. Rompez les rangs ou faites les rompre aux responsables de nos désillusions et de nos désespoirs.

par Barachois

C’est quoi au juste, un club ? A quoi ça sert au juste, un club ? On en est encore à former des clubs, quand le feu ravage la plaine ? C’est quoi au juste, votre problème, pour que tout ce que vous trouviez à faire, c’est créer un club de plus ? C’est Mélenchon, votre problème ? Mais tous les jours il dit être prêt à porter vos valises, voire à s’effacer pour que se réalise enfin une jonction, CELLE QUE NOUS ATTENDONS TOUS, entre les forces de la vraie gauche, Front de Gauche, Verts, NPA, MRC et gauche socialiste. Alors quoi, ça ne vous plaît pas, l’HUMAIN D’ABORD ? Ca ne vous plaît pas, l’ECOSOCIALISME ? Vous est-il à ce point impossible d’envisager rejoindre une structure qui n’ait pas été créée par vous-mêmes, et contribuer par vos compétences à parfaire ces programmes ?

Vous êtes finalement décourageants ! Lire la suite

Traité Transatlantique_danger

À deux semaines des élections européennes, de nombreux citoyens et citoyennes n’ont toujours pas entendu parler du traité de libre échange qui se profile entre les États-Unis et l’Europe. Malgré ce silence éhonté du gouvernement sur des négociations tenues secrètes alors qu’elles nécessiteraient un référendum national dans chaque pays de l’Union, des voix s’élèvent et des pétitions circulent pour demander l’interruption immédiate de ces négociations en cours. Les élections qui approchent doivent aller en ce sens.

Cécile Monnier a trouvé des mots simples pour exprimer quelques-uns des dangers que nous feraient courir ce traité.

Le traité transatlantique TAFTA, ou les enjeux cachés de l’élection européenne…  

Qu’on l’appelle TAFTA, TTIP ou encore GMT, le traité transatlantique est l’un des enjeux majeurs des élections européennes du 25 mai prochain. Ce sont en effet les députés qui vont être élus et qui siégeront au prochain Parlement européen qui auront la charge de ratifier ou non l’accord négocié par la Commission Européenne.

TAFTA, c’est quoi ? En quelques mots, TAFTA est un projet d’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne (TAFTA étant l’acronyme de Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Ce projet vise à créer un grand marché transatlantique, qui représenterait la plus grande zone de libre-échange jamais créée. Un événement majeur, donc, dans l’histoire du commerce mondial. Vous n’en aviez pas entendu parler ? C’est normal, car ce projet de traité se négocie dans la plus grande discrétion, les commissaires européens rencontrant leurs homologues américains dans l’opacité la plus totale…

TAFTA présente de nombreux dangers et son application équivaudrait à un changement radical dans nos modes de vie. Le but de ce traité transatlantique est de créer un immense espace de libre échange, réunissant les États-Unis et l’Union Européenne au sein d’un même marché. Condition nécessaire pour que ce marché devienne réalité, les dernières barrières douanières existantes seraient tout simplement supprimées. Mais plus encore, ce sont toutes les normes sanitaires, environnementales ou encore sociales qui seraient remises en cause. En effet, la mise en place d’un espace de libre échange signifie la libre concurrence entre les acteurs du marché. Pas de préférence nationale ou locale, donc… Imaginons que votre mairie passe un appel d’offres pour la fourniture de la cantine de votre petit dernier. Et imaginons que la municipalité souhaite privilégier les petits producteurs locaux. Et bien non, pas possible, car ce type de critère fausse le marché… Avec TAFTA, toutes les entreprises devront être mises sur un même pied d’égalité. Autant dire que le petit producteur local aura du mal à trouver des débouchés. Lire la suite

les lecteurs informent

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Contre l’enfumage, rien ne vaut une image

Et pour ceux qui penseraient à une intox du Front de Gauche, voici un des rares articles, sur le site d’Europe 1 :

http://www.europe1.fr/Municipales/Il-y-a-la-gauche-qui-pleure-et-celle-qui-rit-1926009/

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Texte collectif. Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsable et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui, ensemble, ont signé cet appel et organisent une marche nationale le 12 avril prochain à Paris, de République à Nation. Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité, et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Suite de l’article et liste des signataires : http://www.humanite.fr/node/562120?IdTis=XTC-FT08-FBY9TK-DD-DMCLQ-CJH

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BANGLADESH : LES MARQUES DOIVENT INDEMNISER LES VICTIMES DU RANA PLAZA 

Bientôt un an d’attente pour les victimes du drame du Rana Plaza. L’effondrement de cet immeuble au Bangladesh a causé la mort de 1 138 personnes et a fait plus de 2000 blessé-e-s, essentiellement des ouvrières fabriquant des vêtements pour des grandes marques européennes et américaines. Les victimes et leur famille n’ont à ce jour aucune garantie qu’elles toucheront une indemnisation complète, juste et transparente, qui leur permette de reprendre une vie digne. 

Plus d’excuses : les marques doivent payer ! 

Après plusieurs mois de négociation, un fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a été mis en place. A ce jour, seules 10 des 28 marques identifiées au moment des faits ont confirmé publiquement leur participation au fonds d’indemnisation.

A l’approche de ce sinistre anniversaire, Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette appellent BENETTON, CARREFOUR et AUCHAN à contribuer de manière significative et dans les plus brefs délais à l’indemnisation des victimes et de leur famille !

Écrivez à Benetton, Carrefour et Auchan pour qu’elles participent au fonds d’indemnisation

 

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

 

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Élections municipales. La gauche Nîmoise. Analyse et point de vue, celui de Claude Mazauric.

                                     La colère du mardi

Je le dirai sans phrases supplémentaires : pour le second tour des élections municipales à Nîmes, le 30 mars, je me soumettrai sans état d’âme à la décision qui sera prise par les animateurs de la liste conduite par Sylvette Fayet « Vivons Nîmes ensemble » : ils ont montré que nous devons et pouvons leur faire confiance. Dans le court délai qui nous sépare de la décision à prendre, je m’en remets à elles et eux du choix politique qui s’imposera.

Mais tout ne se résumera pas à cela.

D’abord, il faut bien mesurer le succès réel qu’a représenté pour notre liste le fait d’atteindre 12% au premier tour et d’ainsi talonner la liste conduite par la candidate hollandiste du premier tour, car ce n’est pas un résultat anodin.  Dumas et ses acolytes hollandisés subissent une vraie déroute au regard de leurs ambitions et du (faux) sondage qu’ils avaient commandé pour tenter de nous décourager : moins de la moitié du résultat attendu ! Atteindre 12 % des exprimés pour notre liste de rassemblement, alors que trois notables successifs et félons (Cavard, Boré, Bernié-Boissard), qui devaient tout de leur notoriété publique au fait d’avoir porté naguère la livrée de l’élu dit « communiste », connaissent la disqualification, c’est plus qu’une leçon de morale : une éloquente démonstration de la justesse du choix politique et stratégique que nous avons réussi à mettre en œuvre depuis 2009. Le fait que, dans ce contexte, la droite ne fasse pas mieux qu’en 2008, inspire une joie modeste.  Que l’abstention massive, ou encore le (re)gonflement du vote protestataire dont profite le parti mariniste, soient des données certes absolument préoccupantes pour l’avenir, n’invalident en rien la portée des constats précédents dont les résultats nationaux corroborent d’ailleurs la validité et montrent la pertinence. Lire la suite

Ce viol permanent de la démocratie

Nous avons déjà parlé (fil précédent) de l’odieux non contrôle du temps de parole des candidats par l’inutile, et donc coûteux, CSA. Voici un petit complément fort instructif, à l’attention des gens honnêtes, ceux qui mettent tout dans la balance avant de se faire une plus juste opinion.

Sur un total de plus de 5 heures de temps d’antenne consacré aux municipales, le Parti de Gauche a disposé de 6 minutes et 57 secondes au total en 5 semaines sur France Inter et France Info. Soit 2% du temps d’antenne ! Des radios publiques ! Le PCF n’a eu que 38 secondes sur France Inter soit 0,35%, pendant que l’UMP, le PS et le FN se partageaient plus de 80% du temps d’antenne.

Les journaux de 13h et 20h de France 2 et France 3 sont édifiants. France 2 et France 3 n’ont jamais, vous avez bien lu : jamais, donné la parole au Parti de Gauche dans ces émissions. France 3 n’a jamais donné la parole au PCF non plus.

Voici un tableau donné par les médias eux-mêmes, Source :http://www.regards.fr/web/temps-de-parole-bfm-la-part-belle,7574

Pas vu à la télé

Voici donc des infos que vous ne trouverez pas ailleurs que sur les blogs du Front de Gauche, et bien sûr avec force détails sur celui de Mélenchon. (Cliquez sur « Pas vu à la télé » et vous y allez droit).

Après 40 ans de présence, le FN a été en mesure (mais on sait avec quelles difficultés) de présenter 594 listes dans tout le pays. Les journaux de révérence comme Le Monde voudraient présenter ça comme un record. Ça tombe mal pour qui a de la mémoire, ce chiffre est à peine meilleur qu’en 1995. Le Front national a présenté une liste dans 450 communes de plus de 10 000 habitants. Et alors ? Qui a remarqué qu’après seulement cinq ans d’existence le FDG y parvient déjà dans plus de 600 ?

De même, il y a un nombre record d’élus lepénistes au premier tour ? Combien ? 473 ! Et au Front de Gauche ? Plus de deux mille. Le Front national gagne une ville au premier tour, Hénin Beaumont ? Le Front de Gauche en gagne 43 au premier tour (L’Huma de lundi en annonce 67). À quoi on pourrait presque ajouter le 68ème, René Revol, dirigeant national du PG, qui a réuni 49,97% des suffrages à Grabels !

Ces chiffres n’ont pas été évoqués une seule fois dans la soirée électorale, ni le lendemain matin, ni midi, ni soir. Il n’empêche que le résultat moyen du FDG est de 11,42 % pour plus de 600 listes. Au total, 308 listes dépassent les 10 %, là où le FN les dépasse dans 316 villes. Huit listes d’écart entre les deux fronts et il faudrait parler de triomphe du FN ? Au bout de 40 ans pour l’un et seulement 5 ans pour l’autre ? C’est ça la vague bleu Marine ? À moins d’avoir la nostalgie du bruit des bottes sous vos fenêtres, ouvrez plutôt les yeux face à l’enfumage médiatique. Que Marine l’ait bien joué, c’est évident, chapeau l’artiste ! Mais grâce à qui ? Honte à ceux-là !

Accessoirement vous pouvez aussi savoir que les 82 listes FDG avec EELV recueillent en moyenne 15,32 % de suffrages. C’est infiniment plus que la moyenne du Front national ! C’est aussi bien davantage que les 9,69 % recueillis par les 95 listes où EELV s’était présentée seule. Il est clair qu’un autre horizon politique se dessine malgré la chape de plomb des enfumeurs. Ça vaut le coup d’y réfléchir. Et bien sûr, on en reparle très bientôt, car on ne lâche rien.

Bonus : petit jeu. Un mélenchon s’est caché dans le dessin ci-dessous. Saurez-vous le retrouver ?

Les lecteurs informent

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50 jours d’action : des idées simples pour participer à votre niveau !

Même s’il n’y a pas un groupe antinucléaire ou une action organisée près de chez vous, vous pouvez participer à la mobilisation et faire connaître notre message ! Alors n’hésitez plus, rejoignez la mobilisation : vous avez encore plus d’un mois pour agir à votre niveau et faire passer le message !

Par exemple…

  • Organisez une flashmob

Une fashmob est une mobilisation éclair qui rassemble un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement.

Vous pouvez par exemple utiliser l’anagramme CENTRALE NUCLÉAIRE – LE CANCER ET LA RUINE.

Prévoyez un panneau pour chaque lettre, répartissez vous en ligne en mettant les lettres dans l’ordre pour constituer le mot CENTRALE NUCLÉAIRE, au signal, les participants changent de place pour constituer LE CANCER ET LA RUINE.

Autres idées d’actions à découvrir ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Idees-d-actions,31862?origine_sujet=LI201403

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Démocratie en danger !

Les temps de parole relevés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel entre le 10 février et le 7 mars (période ou l’équité entre les candidats n’est pas imposée) montrent que le pluralisme est violé ; que la démocratie est en danger ; que le Front National est favorisé ; que le Front de Gauche est censuré.

Jugez-en par vous-mêmes !

Télévisions:

TF1: UMP 100%
France 2: FN 26,12%; PS 25,30%; UMP 23,75%; LO 14,37%; Debout la République 5,72%; Parti Radical 3,14%; EELV 1,60%; Front de Gauche 0%
France 3: FN 48,71%; UMP 23,23%; LO 12,74%; EELV 7,90%; PS 7,42%; Front de Gauche 0%.
France 5: FN 65,15%; UMP 34,85%; Front de Gauche 0%
Canal+ (infos): FN 100%; Front de gauche 0%
Canal+ (programmes): UMP 61,35%; EELV 19%; FN 16,38%; PS 3,28%; Front de Gauche 0%
RMC Découverte : FN 69,62%; PS 18,99%; UMP 11,39%; Front de gauche 0%
BFM TV: FN: 42,98% du temps ; PS 17,64%; UMP 15,86%; Parti de Gauche 9,26%; MODEM 4,85%; PCF 3,37%.
I-Télé: UMP 41,15%; PS 20,79%; FN 15,05%; LO 7,74%; EELV 5,96%; UDI 3,56%; PG 2,80%; PCF 2,33%.
LCI : PS 38,86%; UMP 27%; FN 19,04%; MODEM 6,64%; PG 5,47; EELV 2,90%; Debout la république 0,08%; PCF 0%.

Radios:

France Inter (info): UMP 34,8% ; PS 30,92%; FN 15,03%; EELV 8,38%; MODEM 7,03%; PG 2,45%; Divers Droite 0,60%; PCF 0,42%
France Inter (programmes): UMP 86,60%; PS 13,40%
France Info: UMP 35,7%; PS 32,34%; FN 7,88%; Cap 21 6,14%; MODEM 5,02%; PG 4,7%; FG 3,36%; UDI 3,93%; PCF 0,5%.
France Culture (info): PS 36,48%; FN 27,45%; UMP 15,96%; Divers 14,25; PG 5,86%; PCF 0%
France Culture (programmes): FG 100%
France Musique: UDI 58,33%; PS 41,67%
Radio Classique: FN 42,81%; PS 34,42%; UMP 22,77%; FG 0%
BFM Business: Nous citoyens 76,70%; UDI 16,60%; UMP 6,70%; FG 0%
RMC: FN 36,95%; UMP 35,96%; PS 17,24%; PCF 9,85%
RTL: UMP 39,10%; PS 39,10%; FN 21,80%; FG 0%
Europe 1: PS 47,82%; UMP 21,72%; FN 17,62%; Divers Droite 7,22%; EELV 4,21%; Parti Chrétien Démocrate 1,40%; FG 0%
Sud Radio: PS 36,12%; UMP 24,98%; FN 12,44%; EELV 5,76%; Divers droite 4,82%; Debout la République 3,82%; NPA 3,43%; UDI 1,78%; Divers Gauche 1,75%; Nous citoyens 1,43%; Parti Chrétien Démocrate 1,28%; PRG 1,18%; Front de Gauche 1,14%; LO 0,07%

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Après les municipales viendront les élections européennes, qui seront de très loin les élections les plus importantes pour l’avenir de l’Europe et donc de la France. La presse, les médias ne sont pas pressés de communiquer sur le sujet, et pourtant c’est un vrai séisme qui se prépare si les citoyens ne se sentent pas plus concernés que cela. Tous nos droits et acquis actuels vont dérouiller gravement si nous laissons la moindre chance au Grand Marché Transatlantique (GMT) de s’installer entre l’Europe et les États-Unis.

Sémaphores.info tiendra son rôle de colibri pour vous informer au maximum dès le lendemain des municipales, mais il serait dommage que celles et ceux qui en ont la possibilité manquent l’occasion d’en savoir d’en savoir plus sur le GMT alors que Raoul-Marc Jennar, que nous avons déjà présenté, sera dans notre Midi aux dates ci-après.

24 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Alès 30

25 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Montpellier 34

26 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Clermont l’Herault 34

27 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Nuces 12

28 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Mosset 66

12 AVRIL

Grande Marche du
Ras-le-bol de Gauche

25 MAI

Élections européennes

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Au courrier des lecteurs de Sémaphores…

envoi n°1 sous le titre « Calimerosso existe, je l’ai rencontré ! », pour sa citation dans le Midi Libre du 18 mars 2014.

envoi n°2

Au fil de cette campagne pour les municipales 2014, plusieurs cas de candidats « malgré eux » ont été signalés sur les listes du Rassemblement Bleu Marine ou Front National. Plusieurs communes de Seine-Maritime, plusieurs autres cas recensés dans le Var, le Loiret, le Loir-et-Cher et la Saône-et-Loire…

Au Grau du Roi, ne soyez pas un(e) candidat(e) malgré vous. Il reste des cases à remplir sur le trombinoscope de la liste RBM. Mettez votre photo en bonne place, n’hésitez pas à jouer les bouche-trous !

Clément Méric, les jours d’après…_suivi

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Le fascisme serait-il comme la phynance ? Il n’aurait pas de nom, pas de visage ?

Pas du tout. Et si seuls quelques noms phares sont livrés aux médias (Ayoub, Gabriac…) d’autres ne font pas moins l’objet d’un suivi. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Réflexe, véritable observatoire antifasciste :

http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article498

la nébuleuse des droites extrêmes

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Ils boivent leur bière dans le même bar, mais c’est le hasard

Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard, la triplette angélique.

Marine Le Pen refuse tout amalgame entre le Front national et les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont des membres sont suspectés d’avoir tué Clément Méric.

Si Serge Ayoub (dit Batskin à cause de sa maîtrise des battes de base-ball), le leader des JNR a rencontré Marine Le Pen en 2010 et s’il a tracté sur le marché d’Hénin-Beaumont en 2012, ce n’était pas pour soutenir la candidate du FN, mais une autre candidate… qui se présentait ailleurs. Si, si !

Robert Ménard, candidat aux municipales à Béziers, n’est ni au FN, ni aux JNR. La preuve : Marine Le Pen soutient sa candidature et il a fait une conférence le 15 mai, dans un bar qui s’appelle le Local, où Marine Le Pen a été vue en 2008. Ce bar, où trônent un portrait de Le Pen et des affiches de Dieudonné, appartient à Serge Ayoub qui veut mettre-là en « synergie » l’extrême-droite parisienne.

Bref, Marine Le Pen, Serge Ayoub, Robert Ménard se connaissent à peine mais quand l’un a envie de se siffler une mousse, il pousse la porte du premier bar aperçu et oh ! surprise, qui vois-je ?

Et quand un jeune homme meurt d’un coup de poing américain, les trois, sans se concerter, pareils à des horloges qui donnent la même heure sans s’être préalablement réunies, dénoncent l’amalgame, dégagent toute responsabilité.

Et nos médias de continuer à marteler que tout ce qui est idéaliste, altruiste, généreux, socialiste, anarchiste, militant du Front de Gauche, du NPA , c’est-à-dire moins centriste que le parti Solférien, tout ce qui se situe dans le vaste champ abandonné par les usurpateurs du nom de Jaurès, est en fait d’extrême gauche, une sorte de reflet du FN (et de sa nébuleuse) dans un miroir.

Et tant que le mensonge est entretenu, l’omelette politique est préservée en son milieu gras et bombé, alléchant sous son étiquette UMPS, hydre à deux têtes dont l’une banalise les thèses de Marine Le Pen (en vue de fornications électorales hors mariage officiel avec le FN) et l’autre l’instrumentalise (en vue de la castration appelée « vote utile » de l’électorat ) tout en diabolisant Jean-Luc Mélenchon.

Demandez-vous pourquoi Clément Méric est mort hier et combien mourront demain.

Vincent Moret.

lien pour lire cet article in situ, et l’occasion de découvrir d’autres articles de Vincent Moret : http://www.legrandsoir.info/marine-le-pen-serge-ayoub-robert-menard-la-triplette-angelique.html

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une minute de silence

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extrait d’un billet de JL Mélenchon diffusé par le Front de Gauche.

Les heures qui ont passé depuis l’assassinat de Clément Méric ont été sidérantes. En moins d’une journée la caste médiatique a réussi a monter un barrage défensif formidable au service des Le Pen et de l’extrême droite. D’abord aucune enquête ni question gênante aux Le Pen sur leurs liens avec les groupes violents. Silence total sur les liens personnels du chef des JNR avec Marine Le Pen elle-même. Silence total sur le lien entre le suicidé de Notre Dame amplement célébré la semaine dernière par Marine Le Pen et les groupes de la prétendue « jeunesse nationaliste révolutionnaire ».

Deuxième volet de la manœuvre : dès le lendemain matin du meurtre, Christophe barbier le médiacrate de « l’Express » qui court derrière le lectorat FN, commence la petite musique « est-ce que Jean Luc Mélenchon n’est pas aussi responsable par sa violence verbale ». Argument copie conforme de ce que dira aussi le chef des JNR ! J’ai donc été immédiatement personnellement ciblé. Je vous demande de comprendre que cela est sérieux. Ceux qui le font savent comment cela pourrait finir. Peut-être le souhaitent-ils. En tous cas à partir des premières prises de positions des gros bonnets médiacrâtes l’argumentaire a été répété en boucle. Ce fut l’exercice stéréotypé de renvoi dos à dos des « extrêmes » qui durera toute la journée dans le but de diluer la signification politique du meurtre.

Diminuer le sens du meurtre et mettre à l’abri moral le FN c’est aussi le sens de ces prétendues « enquêtes journalistiques » pour faire aboutir à la conclusion que les faits qui ont conduits à la mort de Clément Méric sont « embrouillés ». Au point que certains évoquent la responsabilité des « anti fa » dans la mort de leur camarade ! Une honte déshonorante pour leurs auteurs à supposer qu’ils aient une conscience morale. L’opération va culminer avec les « reportages » sur la manifestation place Saint Michel. Quel meilleur moyen de donner au meurtre une couleur de « faits divers » que de noyer le poisson dans la querelle à propos de « récupération politique ». Ben voyons ! Le meurtre d’un jeune « anti fa » par des skins ce ne serait pas un fait politique. Toute une série de perroquets médiatiques vont donc ânonner cet « angle » pour polariser le comportement des jeunes « anti fa » sur ce point et refermer le piège de la banalisation du meurtre. En réalité, sous prétexte de question sur la « récupération politique » c’est une manipulation de première grandeur qui est réalisée. Il est important de se souvenir du nom de ceux et celles qui ont participé à cette manœuvre dans la sphère médiatique.(…)

En ce qui concerne le Parti de gauche les provocations contre lui n’auront pas cessé de la journée. Notre parti a pris en main l’organisation des premiers rassemblements. Dans le même temps le syndicat sud et les « anti fa » encadrait la manifestation sur le lieu du meurtre. De ce seul fait, ensemble, nous avons fait échouer quelques petites manœuvres d’infiltrations et de provocations. Nous avons estimé que c’était la bonne façon de faire dans l’urgence. Trop de grouillements suspects se discernaient déjà. Quel cadeau cela aurait été pour les médiacrâtes que des bagarres spontanées ou des violences éparpillées permettant de renvoyer dos à dos les extrêmes sur la base de violences confuses…

(…)

Ce matin la musique éditoriale s’efforçait de montrer les rassemblements contre l’assassinat de Clément Méric comme des lieux anti-politiques. La preuve en serait le mauvais accueil réservé à Anne Hidalgo et NKM. Et jusqu’à mon silence sur place fut interprété de la même façon. Je n’entre pas dans le décryptage de cet épisode. Je veux simplement vous mettre en alerte chers lecteurs. Les groupuscules violents d’extrême droite agissent de façon violente depuis des mois et des mois au vu et au su de tous. Sur le terrain nos amis y sont confrontés de toutes les façons possibles. L’attitude actuelle des médias et des renvoyeurs dos à dos sont un encouragement considérable pour les violents. On peut même parler d’une mise en condition délibérée. Comme l’est la présence sur tous les plateaux de télé de Serge Ayoub le chef des JNR. Il faut donc s’attendre à une escalade de la violence de l’extrême droite qui se sait protégée et encouragée. Cette escalade est d’autant plus probable que les groupuscules sont en compétition les uns avec les autres et multiplient les coups de publicité destinés attirer vers eux les excités qu’ils doivent se partager. Nous devons de notre côté ni céder aux paniques espérées ni aux provocations organisées. Et ne faire aucune confiance à la parole médiatique.

L’antifascisme n’est pas un extrémisme

L’antifascisme est un combat dont la nécessité est vitale pour notre société.

 

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la Barjot avait promis du sang… il est là !

Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste a été battu à mort par des membres de l’extrême droite radicale. Venu de Brest pour ses études à Sciences Po, il a été victime du contexte de violences d’extrême droite qui s’est développé ces derniers mois. Il est décédé des suites de ses blessures, dans la nuit, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

Ses ami-e-s et camarades.

 

Communiqué du Front de gauche:

Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du Groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire).

Violemment frappé au sol il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpêtrière.

Le Front de Gauche est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille et ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des Groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines. Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite jusqu’au renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes.

Le Front de Gauche soutient le rassemblement initié par les étudiants de sciences po en hommage à leur camarade à 12 h. (Éric Coquerel, secrétaire national s’y rendra pour le Parti de Gauche)

Nous appelons également ce jeudi 6 juin à 18h30 Place St Michel à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément

RASSEMBLEMENT   CE SOIR 

18H CARRE D’ART  de  NÎMES

Pas de fascistes dans nos rues

Communiqué de presse de la fédération SUD PTT

Cette agression sauvage, qui fait suite à d’autres faits ces dernières semaines (un syndicaliste en vacances agressé en Dordogne, des agressions homophobes nombreuses,… ) renoue avec les pratiques violentes de l’extrême-droite. Elles se multiplient comme si une digue était rompue. La campagne haineuse de l’UMP lors du débat sur le mariage pour tous, la collusion et la complaisance de la droite avec toutes les composantes nauséabondes, du Front National aux groupes néo-nazis, sont responsables de cette violence qui aujourd’hui a libre court sur l’ensemble du territoire.

SUD PTT rappelle qu’il a toujours été attaché au combat anti faciste hier aujourd’hui et demain. Il sera toujours aux côtés de celles et ceux qui luttent contre ces idées d’exclusion et de haine. SUD PTT appelle ses militant-es à la plus grande vigilance. Nous appelons à la mobilisation partout où nous sommes présent-es et à organiser des rassemblements pour dénoncer cet acte infâme afin d’exprimer notre refus des idées d’extrême-droite.

Notamment, nous serons présents à Paris à 17h aujourd’hui 6 juin au passage du Havre Métro Havre Caumartin et à Saint Michel à 18 H 30.

Ce crime ne devra pas rester impuni.

communiqué SOLIDAIRES

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité.

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l’installation d’un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes..

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste. Avec Solidaires Etudiant-e-s, l’Union syndicale Solidaires appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s’installer la vermine d’extrême droite à participer massivement aux nombreux rassemblements organisés aujourd’hui et dans les jours qui viennent, à Paris et dans les départements, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30.

Paris le 6 juin 2013.

communiqué EUROPE ÉCOLOGIE LES VERTS

EELV, bouleversé par ce meurtre ignoble, adresse ses condoléances aux proches de la victime. Il faut désormais que les auteurs de ce crime soient rapidement interpellés pour répondre devant la justice de leur acte.

EELV demande la dissolution immédiate des groupes d’extrême-droite impliqués dans ce meurtre.

EELV appelle à la plus grande mobilisation face à la résurgence des groupes d’extrême-droite qui n’hésitent plus désormais à passer à l’acte avec une violence extrême. Qu’ils sachent que leur haine restera vaine et que les démocrates ne se laisseront jamais intimider par ces pratiques barbares.

Il est grand temps que celles et ceux qui ont récemment entretenus des discours de haine et de violence s’interrogent en conscience sur les conséquences que leur propos peuvent avoir sur les esprits dérangés de fanatiques violents.

EELV appelle aux rassemblements organisés ce jour, notamment à 17h, passage du Havre, sur les lieux de l’agression, et  à 18h30, Place Saint Michel à Paris.

Elise LOWY, Porte-parole

Une faute politique

Un appel de Jean-Luc Mélenchon. La vidéo était enregistrée au soir de la ratification du Traité, avant d’être entérinée par le Sénat, avec le résultat que l’on sait. Dommage que dans son aveuglement la majorité en place ait fait le plus mauvais choix possible, celui de baisser les bras devant la finance. Tel n’est pas et ne sera pas celui de la vraie gauche, celle qui ne lâche rien, celle de la vigilance, de la démocratie, celle qui croit à l’intelligence et à la souveraineté des peuples.


Après l’adoption du TSCG – 9 octobre 2012 par Jean-Luc-Melenchon

 

Vous trouverez ci-dessous l’intervention intégrale de Pierre Laurent, sénateur de Paris dans le débat suivant la Déclaration du Gouvernement sur les nouvelles perspectives européennes. Seul le prononcé fait foi

« Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mes chers Collègues,

Dans l’Europe entière, la ligne de rupture est atteinte. La visite d’Angela Merkel qui s’est déroulée hier à Athènes, dans une ville en état de siège, est le dernier stigmate de cette rupture sociale et démocratique.

La France compte 5 millions de personnes touchées par le chômage. L’UE en compte 25,4 millions. Partout, le chômage, la précarité, la dévastation industrielle et la casse des services publics sont en pleine expansion.

Nous traversons depuis 2008 une crise majeure du capitalisme financier mondialisé. Si l’UE est tant dans la tourmente, c’est parce qu’elle est taillée sur mesure pour satisfaire les marchés et les multinationales.

Vingt sommets européens ont promis depuis 2008, le « sauvetage de l’Europe ». Ils n’ont fait que précipiter sa fuite en avant, s’acharnant à faire payer l’addition de la crise des marchés financiers aux peuples européens.

Nous sommes arrivés au moment où l’histoire s’accélère. Ou nos potentiels émancipateurs seront mobilisés pour sortir de la crise, nous libérer des logiques destructrices de la finance, ou des risques de graves reculs de civilisation l’emporteront.

C’est dans cette situation, qu’avec le Président de la République, vous nous demandez de ratifier le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire », signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Ne comptez pas sur nous. Cette ratification, Monsieur le Premier Ministre, est à nos yeux une faute politique.

Oui une faute. Vous avez été élu pour conduire le changement et rompre avec le Sarkozysme, non pour emprunter ses pas. Depuis hier, vous prétendez qu’une majorité de gauche existe pour adopter ce traité. C’est faux.

Faut-il rappeler que sans les 4 millions d’électeurs et d’électrices du Front de gauche, hostiles à ce traité, il n’y avait pas, au printemps dernier, de majorité pour battre la droite ? Faut-il rappeler que des millions d’électeurs ont cru à votre engagement de renégocier le traité ? Les artifices de présentation de l’arithmétique parlementaire ne masqueront pas la réalité.

A l’Assemblée nationale, 63 députés de toutes les familles de la gauche n’ont pas ratifié ce traité. Alors que le groupe socialiste dispose de la majorité des 289 sièges, seuls 263 députés PS l’ont approuvé. Et je veux saluer le courage de toutes celles et ceux qui à nos côtés, à gauche, écologistes ou socialistes, ont refusé de céder aux pressions, et sont restés fidèles à leurs convictions. Ici, au Sénat, le traité n’aura pas de majorité à gauche.

Les enquêtes d’opinion l’ont montré, les Français voulaient être consultés par référendum. Vous avez contourné cette volonté populaire. La ratification du traité restera à jamais entachée par ce refus.

Oui, il n’y a pas de majorité populaire, pas de majorité de gauche favorable à ce traité. Car le pays a compris que l’heure est à la refondation de l’Europe et que ce traité d’austérité tourne le dos à cette exigence. Ou bien l’Europe poursuit sa fuite en avant avec toujours plus d’austérité et de confiscation des pouvoirs, et elle laissera toujours plus de terrain aux apprentis sorciers qui prônent la dissolution de la zone euro et le retour au choc des égoïsmes nationalistes. Où bien elle choisit la voie de la solidarité et de la démocratie et c’est alors un projet de refondation de l’UE qui doit être d’urgence mis en chantier.

Voila 30 ans que l’objectif n°1 de l’Union est d’être attractive pour les capitaux qui n’ont ni patrie, ni sens de l’intérêt général. Voila 30 ans que tous les pouvoirs, à commencer par le pouvoir monétaire, ont été mis au service de la finance, qui dispose du droit de vie ou de mort sur les outils productifs. Privatisations, déréglementations, reculs des droits sociaux, mise en concurrence, sont allés de pair avec les missions d’une Banque centrale européenne indépendante des peuples et de leurs besoins, dont le seul rôle est de protéger les marchés.

Jamais, depuis que l’Union monétaire existe, les gouvernements successifs ne l’ont dotée d’un outil qui finance l’emploi, la coopération, oriente l’économie vers le progrès social et la transition écologique. Et quand la crise a éclaté, qu’a décidé le Conseil européen ? Soutenir la finance, encore et toujours. Tous les dispositifs mis en place l’ont été sans contre-partie pour les banques. Seuls les peuples ont été forcés de payer l’addition.

Recapitalisations, FESF, MES, 6 PACK, Pacte euro + , que de sigles barbares dont le revers est à chaque fois des plans d’austérité qui ne le sont pas moins, et dont la « troïka » est devenue la sinistre ambassadrice. Résultat, on parle de « crise humanitaire » en Grèce. La situation sociale est explosive en Espagne, au Portugal, où le chômage de masse est devenu la règle pour les jeunes et les femmes. La récession menace l’ensemble de la zone euro. En France, l’INSEE prévoit un nouveau trimestre de croissance nulle, un taux de chômage à 10% et une baisse du pouvoir d’achat de 1,1 point.

Si des ruptures ne sont pas opérées, c’est l’idée même d’Union qui est menacée. Aujourd’hui, donner des perspectives européennes, c’est agir pour une refondation de l’Union européenne, au service des Européens et dans la coopération solidaire avec les autres peuples du monde. Et jusqu’à ce jour, ce n’est pas le chemin qui est pris. Pas plus au sommet de juin dernier qu’à ceux qui l’ont précédés. Ce n’est pas non plus à l’ordre du jour du sommet des 18 et 19 octobre.

***

Nous proposons trois chemins pour refonder l’Union européenne.

Face aux impasses actuelles, les idées et les forces disponibles grandissent pour ré-inventer l’avenir de l’Europe. Vous devriez écouter les forces critiques qui rejettent le traité et travaillent comme nous à des propositions pour sortir de la crise. Lire la suite

Comment ça va, l’Europe ?

 Espagne

 Malgré de fortes réticences, bon nombre de médias ont dû se résoudre à parler de la manif du 25 septembre en Espagne. C’est que l’analyse de l’événement oblige à réaliser qu’il ne s’agit plus de simples manifestations mais que les mouvements des peuples européens prennent l’allure d’une insurrection. Sur les banderoles dressées à Madrid les revendications témoignent de l’exaspération et de la colère. « Ras-le-bol », « Assez », « Gouvernement, démission ! », « Non au 4e Reich !».

Certains observateurs considèrent que ce 25-S marque une radicalisation du mouvement, même si pour l’instant c’est plutôt la répression policière qui vient de franchir une nouvelle étape, voir la vidéo ci-après. Qui plus est, on apprend que les débordements ont été provoqués par des policiers infiltrés, habillés en simples civils manifestants et faisant mine d’arborer des drapeaux rouges, les vidéos accablantes circulent sur le net (liens plus bas). On peut parier que s’il n’y avait pas eu tant de blessés, nos télés nationales n’auraient pas concédé la moindre image, comme ce fut le cas pour la manifestation au Portugal où plus d’un million de personnes sont descendues dans la rue le 15 septembre, bel exemple pour un pays qui compte 10 millions d’habitants, soit 10 % de la population.

Une très belle photo qui prouve qu’il y a force et force ! Avis aux robocops !

Un site où retrouver la journée du 25 en détails : http://actualutte.com/25s-le-direct/

Et pour les hispanisants : http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article41808

Grèce

Alexis Tsipras, leader du parti grec anti-austérité Syriza, a plaidé jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, pour la tenue d’une « conférence européenne sur la dette (…) en vue de déprécier une grande partie de la dette, comme cela a été fait pour l’Allemagne en 1953 ».

En amont d’une rencontre avec le président du Parlement, l’Allemand Martin Schulz, Tsipras a insisté : « Nous avons un problème commun, nous devons trouver des solutions communes ».

Interrogé sur les manifestations en Grèce il a remis les pendules à l’heure : « Les télévisions ont retenu ces incidents isolés. (…) La population grecque est restée contenue dans son comportement, en dépit des attaques qu’elle subit. Les images que vous avez vues, on les a vues aussi en Espagne aux portes du Parlement, on les verra peut-être à Paris dimanche (lors de manifestation contre le nouveau traité européen – ndlr), ou dans d’autres pays. »

source Mediapart

Allemagne

Blockupy 2012, Ce n’était qu’un début, nous revoilà !

« Les journées d’action de Blockupy de Mai 2012 ont représenté un tournant en Allemagne. Lors de ces manifestations qui dénonçaient la gestion de la crise en Europe, Blockupy a lancé des actions massives et internationales de désobéissance au cœur même du monde de la finance, à Francfort sur le Main.

Un des mots d’ordre : « Résistance contre l’austérité de la Troïka et du gouvernement – pour une solidarité internationale et une démocratisation de tout domaine de la vie ».

 Le défi que représente ce mouvement pour les responsables du gouvernement du land de la Hesse – et pour la police – fut tel qu’ils ont interdit pratiquement toute manifestation et ont instauré un état d’urgence préventif à Francfort afin d’imposer ces interdictions absurdes. Or voilà qu’aujourd’hui la ville de Frankfort bloque à nouveau Blockupy. Le service du maintien de l’ordre de Francfort interdit l’érection d’une tente d’information dans le centre ville.

Nouvel avis d’action est lancé : le 20 octobre 2012 à partir de 12 heures, prenons la ville !

En savoir plus :  http://blockupy-frankfurt.org

France

Le grand rendez-vous de solidarité avec les autres peuples européens aura lieu le 30 septembre, essentiellement à Paris mais aussi partout ailleurs où ce sera possible. Nous avons déjà fait mention des appels en provenance des partis composant le Front de Gauche, en voici d’autres qui témoignent de l’ampleur de la mobilisation.

D’abord quelques mots du président d’ATTAC-France à l’attention de ceux qui se demanderaient encore pourquoi manifester.


Pourquoi manifester le 30 septembre, 2012 par BTrenaissance

Communiqué des organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les États dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics… pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité. Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire

Des militants écologistes proches du Front de gauche et d’EELV s’associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d’une politique d’écologie sociale.

Pour nous, militant(es) écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l’austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence !

Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l’agro-business, de l’eau et de l’énergie ?

Une véritable politique d’écologie sociale a, au contraire, besoin d’une intervention publique déterminée et d’investissements forts, de services publics de l’eau, du rail et de l’énergie renforcés ! Or ces propositions deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.

Or, ces dépenses, dès lors qu’elles sont réalisées au nom de l’intérêt général, devraient être considérées comme des investissements : parce que nous n’avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.

La relocalisation de l’activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd’hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l’austérité qu’implique le TSCG.

Pour toutes ces raisons, nous, militant(es) écologistes, 
Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris
 et appelons l’ensemble des parlementaires français à voter contre cette ratification.

Voir la liste des signataires après la balise Lire la suite

SALINS DU MIDI OPINION DU FRONT DE GAUCHE

SALINS DU MIDI, OPINION DU FRONT DE GAUCHE

  • Ø Nous défendons les Salins du midi, l’emploi, l’activité industrielle qui est la condition du maintien des équilibres de ce milieu apparemment naturel.
  • Ø Nous demandons l’arrêt du saccage systématique entrepris par la direction des Salins :
    • Casse de l’emploi et des acquis sociaux
    • Transfert d’activités à l’étranger
    • Vente de terrain pour une chasse de luxe en réduisant l’approvisionnement en eau saline pour la production
  • Ø Nous demandons à la mairie d’Aigues-Mortes la révision de l’implantation d’un centre d’allo thérapie afin qu’il ne porte pas atteinte à la pérennité du site.
  • Ø Nous exigeons du gouvernement des actes mettant « au pas » la direction de l’entreprise, faisant respecter les droits des salariés et l’emploi

Pour ce faire, il faut interdire les licenciements boursiers, classer le site et empêcher toute activité détruisant l’activité salinière, élément essentiel de l’équilibre écologique du site.

  • Ø Nous demandons aux collectivités territoriales d’étudier, si nécessaire, la préemption du site et sa mise en régie.

Il faut faire cesser le « bal des hypocrites » qui font semblant de ne pas connaître la finalité du projet de la direction et qui l’accompagnent.

  • Ø Nous ne sommes pas opposés à un tourisme, à un centre d’allo thérapie, mais pas au détriment des salins et de l’emploi industriel.
  • Ø Nous refusons un site touristique avec une activité salinière à minima, un « parc d’attraction salinier » avec des salariés « intermittents du spectacle »

Nous proposons :

  • D’organiser un grand débat public contradictoire avec toutes les parties concernées, en particulier les salariés et la population.
  • La mise en place d’un comité de vigilance et de défense de l’activité salinière en soutien à l’action des salariés.

Retour sur un racisme « ordinaire »

Ouf ! Ils ont fini par en parler. Il aura quand même fallu dix jours pour que nous puissions commencer cette revue de presse tant les vacances sont démobilisatrices pour les élus de tous crins, dans un pays où 42 % des citoyens n’ont pas les moyens de s’en offrir et où, parmi ceux qui le peuvent, bon nombre avoue ne pouvoir le faire que tous les deux ou trois ans. Puisse ce petit préambule nous inciter, et les politiques en particulier, à organiser pour l’avenir des tours de vigie.

Car la bêtise et la pensée crasse, elles, ne désarment jamais ni ne s’offrent de vacances. Mais elles savent s’entendre pour pourrir la tranquillité de ceux qui n’aspirent qu’à un « mieux vivre ensemble », pour reprendre ces mots de Damien Alary, vice président de notre région Languedoc-Roussillon, édition Midi Libre du 15 août.

Le 15 août, c’est précisément dix jours après les tristes événements qui ont fini par alerter la presse nationale et s’avèrent être le reflet de ce qui divise la population bien au-delà d’Aigues Mortes et du Cailar : un racisme de plus en plus banalisé, au point que cette banalité fait titre pour le journal Le Monde.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/16/le-racisme-anti-arabes-se-banalise-dans-le-gard_1746745_3224.html

Nous n’allons pas reprendre ici le détail des faits, l’article sus-cité les livre à sa manière, ainsi que celui paru dans Libération :

http://www.liberation.fr/societe/2012/08/16/c-est-pas-les-arabes-qui-vont-nous_840188.

Rendons grâce cependant à ceux qui furent les premiers à s’insurger, Jean-Paul Boré, conseiller régional PCF, et Danielle Floutier, candidate FDG aux législative pour notre 2ème circonscription. Pour JP Boré, il est temps que le monde politique prenne conscience de la situation.

« L’imbécillité ou l’enivrement de quelques individus est une explication bien courte. Tout simplement parce l’imbécillité ou l’enivrement expriment toujours ce qui sommeille et se libère dès qu’il y a un sentiment d’impunité. Nous ne pouvons laisser souiller l’image de notre département par une petite minorité provocatrice quelles qu’en soient les motivations. Le rôle des élus n’est pas d’utiliser les oppositions entre communautés et encore moins de faire le dos rond devant de tels événements mais de tout faire pour que la cohésion sociale respectueuse des intérêts de chacun soit recherchée. »

Tout autant « effarée et inquiète » des incidents qui se sont produits à Aigues Mortes et au Cailar, Danielle Floutier va plus loin en pointant qu’ « il est difficile de ne pas faire le lien entre ces deux événements et les propos xénophobes et racistes développés durant la campagne des élections législatives ». Elle poursuit : « Banaliser ces incidents, c’est laisser se développer dans nos villages un climat délétère de tension lié à l’intolérance, au rejet de l’autre. »

Midi Libre ayant choisi de réduire ce communiqué de presse à ces seules deux phrases, nous invitons le lecteur à lire l’intégralité du communiqué de Danielle Floutier, en fin d’article après la balise lire plus.

Bien sûr, il ne fallait pas attendre de Midi Libre la moindre phrase qui fasse le lien avec les dernières élections et le rôle de Gilbert Collard dans tout cela. C’est néanmoins un lien qu’établit aussi l’élu écologiste Didier Caire et conseiller municipal d’Aigues Mortes, ne serait-ce que dans un simple souci d’établir une chronologie des faits qui se produisent depuis un certain temps dans notre région, et qu’on ne saurait tenir pour isolés les uns des autres.

Après avoir noté que le FN se maintient depuis 25 ans à un niveau très élevé en Camargue gardoise et qu’il est devenu une force dominante en 2012, Didier Caire analyse que « cette position légitime soudain tous les discours déjà présents mais intériorisés comme minoritaires ou opprimés. Depuis l’élection de G. Collard la «République», pour une part, est aussi devenue «anti-arabe». La position de rejet, déjà peut-être majoritaire dans les têtes, le devient dans le droit sanctionné par la légitimité du suffrage démocratique : l’inhibition n’est plus de mise, le passage à l’acte est permis. D’autres forces politiques se sont désormais compromises et le cordon sanitaire – déjà bien fragile – qui entourait le FN a été rompu. En hésitant à se retirer entre les deux tours des législatives Etienne Mourrut (UMP) a clairement affiché sa préférence pour G. Collard. Et le silence assourdissant depuis 15 jours de C. Bonato (PS), maire d’Aigues-Mortes, ne peut se comprendre que comme une concession à la puissance électorale du FN et donc à l’idéologie extrémiste. »

A la liste des faits (et méfaits) proposée par l’élu EELV (lien ci-après vers son blog), nous pourrions ajouter également l’agression dont a été victime la suppléante d’Etienne Mourrut (ex-député mais toujours maire du Grau du Roi) en pleine campagne électorale. Et puis cet autre silence assourdissant du député Collard que nous invitons à mesurer sa propre responsabilité vis-à-vis de ce fascisme décomplexé.

http://camargue.europe-ecologie.net/2012/08/20/comprendre-et-reagir-aux-evenements-du-sud-gardois/

Additif Sémaphores : Pour notre part, désolé, nous ne reportons pas les propos lénifiants (ou tout simplement langue de bois) de notre ministre Valls, récemment en visite privée à la fête de Vauvert. Certes nous défendrons comme lui les « valeurs de la République », mais sans oublier que nous n’aspirons qu’à en changer le caractère institutionnel bonapartiste (et par trop libéral) qu’on ne peut plus croire innocent pour ce qui est de l’effondrement des valeurs.

Car reporter cette dégradation sur les dix années de sarkosysme en matière de sécurité n’expliquera pas le comportement du PS au long des deux campagnes présidentielle et législatives envers le Front de Gauche et EELV qui, à travers Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, se sont retrouvés bien seuls pour affronter les thèses racialistes du FN. Et qu’en est-il encore à ce jour ? Si, comme le dit M. Valls « le racisme est une forme de délinquance » alors qu’attend-on pour le sanctionner au même titre que les autres formes de déviances ?

Qu’au moins à gauche il soit temps d’en finir avec ces nauséabondes stratégies électorales qui ont amené le FN à la place qu’il occupe aujourd’hui. Et, oui, la responsabilité des socialistes y est très grande, de la même manière qu’elle le restera tant que ne sera pas acquise cette vérité populaire qui veut que même les chevaux se battent lorsqu’il n’y a plus de picotin. L’argent ne résout pas tout mais il ne faut pas s’étonner que son absence génère des mouvements imprévisibles. Et de l’argent, tout le monde sait maintenant qu’il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui, des sommes fabuleuses qui attendent d’être réparties autrement que par une toute aussi fabuleuse augmentation du SMIC de 0,46 % ! Pour que le peuple ne se trompe pas de colère, encore faudrait-il que ses élus ne se trompent pas de combat. Ce monde est ce que nous en avons fait ou avons laissé faire. Mais il serait vain d’attendre de la dignité de la part de peuples dont les conditions de vie ne leur permettent plus de vivre dignement de leur travail, de se nourrir et de se soigner correctement, de pouvoir développer leur conscience et leur esprit critique autrement qu’à travers un gavage d’oie mesuré en temps de cerveau disponible.

La plus haute délinquance n’est pas celle qu’on désigne à la vindicte publique mais celle pratiquée en toute légalité par les véritables assistés, pontes, banksters et autres patrons-voyous. Dire que la finance n’a pas de visage est une tromperie éhontée. Elle a des visages et nous connaissons les noms. Alors c’est quand, le changement ?

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