le fil sémaphorien_mars2014_n°1

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Edward Snowden a transmis ce vendredi au Parlement européen un témoignage de 12 pages sur l’espionnage des pays et institutions européens par la NSA américaine.

 

Edward Snowden a été interrogé par l’eurodéputé Vert Jan Philipp Albrecht sur ce que le Parlement peut « faire pour l’aider en quoi que ce soit » et s’il souhaitait obtenir « l’asile dans l’Union européenne ».

« Si vous voulez m’aider, aidez-moi en aidant tout le monde », lui a répondu Edward Snowden. « Déclarez que cette collection de masse et indiscriminée de données privées par les gouvernements est une violation de nos droits et qu’elle doit cesser. Ce qu’il m’arrive en tant que personne est moins important que ce qui arrive à nos droits humains ».

« En ce qui concerne l’asile, je cherche bien l’asile au sien de l’UE, mais je dois encore avoir une réponse positive aux demandent que j’ai envoyé à divers États membres de l’UE. Des parlementaires dans des gouvernements nationaux m’ont dit que les USA, et je cite, « n’autoriseront pas » leurs partenaires américains à m’offrir un asile politique ».

C’est sûr qu’après le coup du détournement d’avion présidentiel d’Evo Morales, faut pas compter sur le France de Hollande.

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Opaque, épique, nous vivons une drôle d’époque. Il pleut des cordes. Voici quelques glanes d’info sur les trois derniers jours seulement (ndlr : liste largement pas exhaustive) :

Des écoutes téléphoniques inquiètent l’avocat et ami de Nicolas Sarkozy

Selon des écoutes, l’avocat Thierry Herzog est soupçonné d’être intervenu pour Nicolas Sarkozy, dans un volet de l’affaire Bettencourt, auprès d’un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Saisie de l’affaire, une juge d’instruction vient de procéder à des perquisitions.

Marine Le Pen enregistrée par un conseiller FN

La présidente du FN et ses conseillers ont été enregistrés à leur insu par un délégué national du parti, qui avait disposé un dictaphone entre ses cuisses. Repéré, David Mascré a été exclu du FN.

Les affaires plongent l’UMP dans le chaos

Jean-François Copé accusé de favoritisme envers ses proches, Nicolas Sarkozy enregistré à son insu par son ancien conseiller Patrick Buisson, l’avocat de l’ancien président perquisitionné dans le cadre d’une information judiciaire ouverte contre X pour « trafic d’influence », Serge Dassault entendu par la justice dans l’affaire des achats de vote de Corbeil-Essonnes… À trois semaines des municipales, l’UMP fait face à une succession d’affaires retentissantes.

HLM de la Côte d’Azur : une sale affaire au cœur du royaume Estrosi

Une enquête de la police judiciaire sur des pots-de-vin dans le milieu du BTP niçois pourrait s’orienter vers le premier bailleur social des Alpes-Maritimes, Côte d’Azur Habitat, présidé par Dominique Estrosi-Sassone, ex-femme et adjointe de Christian Estrosi, le maire UMP de Nice.

Soupçons de détournement : Brigitte Barèges entendue par la police judiciaire

La maire UMP de Montauban, Brigitte Barèges a été entendue par la police judiciaire dans le cadre d’une enquête portant sur un éventuel détournement de fonds publics.

Frais d’enquête : 34 millions d’euros pour le cabinet du patron de la police en dix ans

Entre 2002 et 2012, le cabinet du directeur général de la police nationale a reçu au total 34 millions d’euros en liquide, prélevés sur les frais d’enquête des policiers. Employés de façon « totalement discrétionnaire » et sans aucun justificatif, dénonce la Cour des comptes.

Les reportages bidonnés du « Monsieur sécurité » de Michèle Tabarot

La secrétaire générale de l’UMP, Michèle Tabarot, a fait de la police municipale de sa ville du Cannet un véritable fer de lance. Pour vanter son action, son « Monsieur sécurité » et chef de la police municipale a mis en scène de faux témoins, dont certains de ses policiers, dans de nombreux reportages diffusés notamment sur TF1.

L’occasion de revoir notre Mafiascope, non ?

Et dire que certain(e)s osent encore concourir sous l’étiquette UMP ! Va falloir qu’ils nous expliquent ce qui y est encore défendable…

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Crimée : une présentatrice d’une chaîne russe critique l’occupation

La présentatrice américaine Abby Martin a pris lundi une position ferme contre l’intervention russe en Crimée, en direct sur la chaîne russe d’information en continu RT (financée par le gouvernement russe, à destination de l’étranger). A la fin de son émission (présentée en anglais, depuis Washington) « Breaking the set », elle explique également être déçue par la couverture médiatique de la crise ukrainienne et regrette que le peuple ukrainien se retrouve comme un « pion d’un jeu d’échecs des superpuissances« .


RT-Ukraine par asi

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brève Mediapart : La tête de liste FN-Rassemblement bleu marine dans le VIe arrondissement de Paris pour les municipales, Paul-Marie Coûteaux, a suggéré dans plusieurs billets rédigés sur son blog de « concentrer » les Roms « dans des camps » comme remède à « l’abandon de la dignité nationale », que constituerait leur présence dans les rues.

Le président de Souveraineté, indépendance et libertés (Siel, un micro-parti allié au FN au sein du RBM) qualifie la présence des Roms d’« invasion » ou de « lèpre » qui porte atteinte à « l’ordre esthétique » du VIe arrondissement parisien, ajoutant qu’elle « témoigne jusqu’à la caricature de l’irresponsabilité générale, et corrélativement de l’abandon complet de la dignité nationale.

Comme quoi, dans les têtes de listes, y a aussi des têtes de cons.

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Indigestion de quenelles

Billet de sale humeur, par Mario

Un dernier élément vient nourrir le dossier accablant de l’humoriste qui fait toutes les Unes : il serait suspecté de « blanchiment, organisation d’insolvabilité et fraude fiscale » après avoir envoyé plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009.

Enfin on aurait trouvé l’argument qui va permettre de clouer définitivement au pilori le chien enragé. Mais il est clair que les médias chiens de garde manquent singulièrement d’informations. Selon nos sources, Dieudonné était impliqué dans les attentats du 11 septembre, il n’était pas innocent lors du tsunami qui a foutu la zone à Fukushima, porte une grande responsabilité dans le réchauffement climatique, et d’après de nouvelles analyses ADN, il serait le corbeau dans l’affaire du petit Grégory, mais ne serait pas le père de l’enfant de Rachida Dati.

Mais trêve de plaisanterie car ce n’en est pas une, et rien ne nous fait plus rire, ni du côté de Dieudonné, ni du côté du sinistre ministre de l’Intérieur.

Que l’humoriste ait gravement franchi la ligne jaune est une évidence et pas même une nouveauté, qu’en soient témoins les alertes et les plaintes qui s’accumulent depuis 2004. Encore faut-il considérer à une juste mesure d’où, quand, comment et pourquoi sont nées certaines de ces plaintes si l’on veut comprendre ce qui a conduit à la dangereuse et inadmissible radicalisation de Dieudonné. Car le désigner à la vindicte comme seul meneur reviendrait à évacuer d’un revers de main la question de savoir pourquoi ses vidéos approchent ou dépassent le million de vues sur Internet, pourquoi les salles où il se produit font le plein quelle qu’en soit la taille (un sondage a estimé qu’il remplirait Bercy si on l’autorisait !).

Se poser la question de savoir qui compose ce public conduit à cette autre évidence que le malaise est plus profond que ne le laissent entendre ceux qui voudraient le limiter aux dérapages d’un artiste. Que croit-on ? Que ce public, pour grande part composé de jeunes qui sont NOS enfants, serait un ramassis de racistes, d’antisémites, de révisionnistes et autres fascistes en devenir ? Si tel n’est pas le cas, que viennent-ils écouter et qu’entendons-nous de leur révolte ?

Qu’il soit déjà dit que Sémaphores n’ouvrira pas un énième « dossier Dieudonné », la presse en abonde et même en nauséabonde. Celui-ci sera le seul et unique dans nos pages. Pour nous, le fait que depuis plusieurs semaines on ne parle que de Dieudonné et de Valls, ça s’appelle LA CENSURE ! Nous allons y revenir. Lire la suite

Des enfants bons pour le four !

On m’a dit :

« Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four ! »

Non, non, ce n’est pas un Juif qui entend ça en 1940, mais de simples citoyens français d’origine étrangère, en France, en 2013, et juste au moment où ils se décidaient à s’impliquer davantage dans la vie démocratique.

Investie tête de liste Front national à Saint-Alban, commune de 6000 habitants de l’agglomération toulousaine, Nadia Portheault a décidé de jeter l’éponge. Cette jeune mère qu’on nous présentait comme symbole de l’ouverture du FN, assure avoir été stigmatisée pour ses origines. « Je voulais être candidate sous mon nom de jeune fille : Djelida. On m’a vivement conseillé de privilégier mon nom d’épouse, allant même jusqu’à me dire que mon prénom était déjà presque un handicap».

Nadia et son mari

Ah, mais t’as manqué de répartie, Nadia. Il est beau ton prénom, aussi beau que Djelida, et sans doute autant que celui de la patronne que tu voudrais servir, cette Marion Perrine Le Pen qui préfère se faire appeler Marine. Elle a raison, ça sonne mieux et ça fait moins servante à son papa. Tu savais pas qu’elle ne s’appelle pas Marine sur ses papiers d’identité ? Oh pardon !

Mais oui, ils sont comme ça, au FHaine. Peuvent pas s’empêcher de faire croire qu’ils sont autre chose que ce qu’ils sont. Et puis il paraît que ton mari en raconte de belles lui aussi. Par exemple lorsqu’il évoque un responsable du FN 31 qui se vante de la croix gammée tatouée sur le corps de son frère et « fier de dire qu’il est un fils de nazi», ou tel membre du bureau départemental 31 disant qu’il « faut tuer tous les arabes», tel autre avouant sa détestation des homos et des arabes…

Mais il n’y a pas que les gris, les blacks, les roms et les pédés ! Tu oublies aussi les rouges, Nadia. Tu ne te renseignes pas assez sur ceux qui s’apprêtent à voter comme toi. Par exemple l’Action Française. Rien que le nom est beau, n’est-ce pas ? Ça fait patriotique, non ?

Tiens, vise un peu la couverture du n°1 de la revue parue le mois d’octobre dernier. T’as vu le titre ? Ça parle, ça au moins. Et encore, si nos sources sont bonnes, il a été rectifié in extremis. C’est dommage car à la base on avait écrit « Tuons tous les gauchistes ! ». Nous, au vrai FHaine, on adore ces appels réguliers à la paix universelle. Mais si tu nous quittes… n’en parlons plus. On exterminera la racaille sans toi.

Source La Voix du Midi : http://www.voixdumidi.fr/municipales-une-candidate-fn-se-retire-denoncant-l-ambiguite-de-son-parti-61293.html

petit bonus pour aider à la réflexion

Le racisme subliminal de Bernard LUCIANI ?

Note reçue au courrier de Sémaphores, concernant LE RACISME SUBLIMINAL DE BERNARD LUCIANI.

À l’origine, un petit reportage vidéo sur le site du candidat aux prochaines municipales au Grau du Roi, ex FN depuis le retrait de son investiture par le tandem Collard/Marine, mais visiblement toujours porteur en tête de valeurs raciales pourtant interdites par la loi.

Que voit-on dans cette vidéo ?

Des poubelles éventrées, des trottoirs ou des compteurs EDF défoncés, des ordures étalées… Bref une certaine idée de l’état de la voirie au Grau du Roi, des images constatées par tous et preuve de l’incurie totale de l’équipe municipale sortante. Sur ce point il est clair que la dénonciation de Bernard LUCIANI pourrait rejoindre l’avis d’autres observateurs. À ceci près que, s’il faut rendre à César ce qui lui appartient dans un souci d’équité, il serait dommage de ne pas noter que les dégradations urbaines montrées dans la vidéo sont d’abord le fait d’incivilités citoyennes. Ne désigner qu’un bouc émissaire est un peu facile, surtout lorsqu’on tient soi-même des propos qui ne sont pas de nature à faciliter le rapprochement des citoyens.

La vidéo présentée sur le site du frontiste s’intitule : « Sommes-nous dans une station balnéaire du Sud de la France ? »

La réponse à ce titre se trouve dans le choix de la musique qui accompagne les images. Il s’agit d’une très belle mélodie, « DIN DIN WO » (aussi traduite par « petit enfant »), du chanteur malien Habib KOITE…

Voilà comment suggérer qu’« une station balnéaire du Sud de la France » ressemble à une zone délabrée d’Afrique, au milieu de la crasse et des immondices… De là à dire qu’il y a trop de noirs et d’arabes au Grau du Roi… c’est un pas que Bernard Luciani n’ose évidemment pas franchir plus ouvertement. Alors, subliminal peut-être, mais vraiment pas subtil. Il y a longtemps que les recettes de propagande frontiste ont été dévoilées. Va falloir faire mieux. Et pourquoi pas commencer par présenter des excuses aux citoyens graulens d’origine africaine qui ont mal pris la chose ? Allez, sont pas si nombreux que ça. Même que ça ferait plaisir à leurs péquelets qui se rendent tous les matins à l’école de l’égalité et de la fraternité. Ça fait toujours du bien d’apprendre que papa et maman ne sont pas considérés comme des merdes par ceux qui prétendent les gouverner demain.

 

Allez, zou ! Un petit cadeau, manière de se dire (mais faut vraiment faire un effort) qu’en France tout peut encore finir par des chansons. Et pour changer un peu du tube « Maréchal-Marion nous voilà !» autant écouter ce Din Din Wo, ce petit enfant malien qui, plutôt que parler de guerre, préfère rêver de paysages dans la lumière des aubes et des couchers de soleil, au fond les mêmes qu’au Grau du Roi certains jours, mais loin, loin, si loin des immondices et des postures politiciennes condamnables.

le trio R-M-C_suivi

Une rumeur (puisqu’il faut appeler les choses par leur nom) avait insidieusement laissé planer le doute que Léopold Rosso ne serait peut-être pas candidat à la succession de son cousin Étienne Mourrut, pour des raisons de santé, voire personnelles. Que nenni ! Il n’en est rien (les rumeurs sont toujours assassines) et Sémaphores est heureux d’annoncer depuis une source très fiable que le candidat à la mairie du Grau du Roi pète la forme. C’est donc en soi une excellente nouvelle de savoir tous les candidats en pleine bourre sur la ligne de départ d’une campagne qui s’annonce redoutable tant l’enjeu déborde déjà le simple plan local, nous aurons l’occasion d’y revenir amplement.

En attendant, petit retour sur le Collard, l’homme qui murmure à l’oreille de l’UMP

Gilbert Collard (RMB-FN) et Étienne Mourrut (UMP) préparent-t-ils ouvertement une alliance pour les élections municipales au Grau-du-Roi ? Un accord UMP-FN est-il possible dans d’autres villes du Gard, comme Saint-Gilles ou Aigues-Mortes ? Une certitude en tout cas, ce n’est pas un hasard si Collard et Mourrut apparaissent aujourd’hui aussi complices à quelques mois à peine des élections municipales.

 

 

« Ah, voilà mon maire préféré », lance Gilbert Collard, député RBM-FN, lorsqu’arrive Etienne Mourrut, maire UMP du Grau-du-Roi, qui ne sera pas candidat à sa propre succession lors des prochaines élections municipales en 2014. La scène se déroule aux yeux de tous, lors du lancement de la fête votive au Grau-du-Roi ce samedi 7 septembre 2013. Collard et Mourrut, complices, s’échangent des confidences au creux de l’oreille, discutent longuement, et restent ensemble pendant un très long moment.

Le député Rassemblement Bleu Marine n’a jamais caché qu’il était favorable, d’une manière globale, à des accords entre le Front National et l’UMP pour les prochaines élections municipales. Il semble clairement y travailler aujourd’hui sur le terrain ?

Il y avait d’abord eu cette photo où l’on voyait Gilbert Collard et Étienne Mourrut, maire UMP du Grau-du-Roi, en discussion,

Lire la suite ici : http://mlactu.fr/article/gard-collard-l%E2%80%99homme-qui-murmure-%C3%A0-l%E2%80%99oreille-de-l%E2%80%99ump/687

 

La figure de proue du FN, invitée des cousins

Il n’y a pas que Sémaphores qui s’interroge sur certaines rencontres estivales…

 

La section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi a reçu ces derniers jours, comme d’autres, une série de photos prises en ce mois d’août. Elles nous montrent bras dessus, bras dessous, en tenue estivale et dans la bonne humeur, des personnages qui, visiblement ont beaucoup de choses à échanger.
En toute discrétion, mais visiblement, c’est raté ! Bien sûr, on nous dira qu’Etienne Mourrut, Maire UMP du Grau du Roi, Léopold Rosso, son 1er adjoint UMP, Conseiller Général, Président de la Communauté de Commune et prétendant à la Mairie, ainsi que Gilbert Collard, député FN de la 2ème Circonscription du Gard ont débattu de sujets éminemment importants, relevant de l’intérêt général et de la relation normale entre élus, sujets dépassant les clivages politiques… mais tout de même !

La figure de proue, le dauphin et l’entremetteur

A longueur d’interventions dans les médias, le parti de Le Pen et de Collard se targue de dénoncer « le système UMPS » ! De leur coté, les dirigeants de l’UMP clament haut et fort leur refus de toute alliance avec l’extrême-droite ! Mais au Grau du Roi, on se promène, à pied, en bateau, on déjeune ensemble, dans la discrétion et en toute complicité…
Surprenant… la veille, le site de la liste locale du FN supprimait toute référence au Rassemblement Bleu Marine et à l’avocat frontiste… Pas de doute, ça grenouille ferme entre la droite et l’extrême-droite locale… Dans quel but ? L’avenir nous le dira…
En tous cas pas dans l’intérêt des graulens dont beaucoup, républicains sincères de droite ou de gauche sont scandalisés par de telles accointances.

Le maire s’emploie au rapprochement de son dynamique dauphin avec le FN

Le Parti Socialiste, qui se met en ordre de bataille pour les prochaines élections municipales prendra position pour un véritable projet pour le Grau du Roi, pour une véritable équipe soudée autour de ce projet et autour de valeurs républicaines dont on voit bien combien l’équipe sortante semble se débarrasser pour tenter de « sauver ses meubles ».

SECTION SOCIALISTE « JEAN BASTIDE » DU GRAU DU ROI

L’affaire Bettencourt/Mediapart

Jusqu’au 20 juillet en cours, telle page de Mediapart pouvait ressembler à ça :

Depuis aujourd’hui, voici ce qu’il en est :

En une semaine, les signataires de l’appel « Nous avons le droit de savoir » lancé par Mediapart sont passés de 18 000 à plus de 43 000 personnes. Bon signe, certes, au vu de la qualité et de la diversité des signataires, mais ce ne peut être une raison de s’en contenter. L’affaire Mediapart/Bettencourt est beaucoup plus grave que ce qu’ont l’air d’en penser les non signataires . L’insidieuse et odieuse censure qui est en train de revenir par le biais d’une certaine justice sous un gouvernement dit « de gauche » est proprement inacceptable.

Parmi les 43 000 premiers signataires, on peut ne pas s’étonner de l’absence des noms de ceux qui assument leur ancrage à droite ou à la ligne extrême Bleu Marine. À vrai dire, il serait plutôt stupide de vouloir les y trouver. La liberté de la presse n’a jamais été leur tasse de thé, les preuves abondent depuis que la presse existe. Aussi, si l’on ne peut que se réjouir des signatures de la plupart des dirigeants d’EELV, du Front de Gauche, d’Attac, du Collectif Roosevelt (pardon de ne pas les citer tous mais vous pouvez consulter la liste complète et signer ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/la-redaction-de-mediapart/110713/plus-de-43000-personnes-ont-signe-lappel-nous-avons-le-droit-de-savoir ), il y a lieu de s’inquiéter de la faible (c’est un euphémisme) représentation du PS. Une quinzaine d’élus alors que leur parti détient tous les pouvoirs ? Sauf l’honneur de celles et ceux-là qui ont eu le courage de signer, c’est presque tout dire !  C’est en tout cas suffisant pour témoigner d’à quel point la défense du droit de savoir des citoyens et de la démocratie qui en découle n’est pas un objectif clairement défendu par ceux qui prétendaient pourtant le faire lorsqu’il s’agissait de s’attirer des bulletins dans les urnes.

Sémaphores rappelle qu’il n’est nul besoin d’être lecteur de Mediapart pour s’opposer à la censure. Et s’il faut le dire en d’autres langues, voici deux liens :

‘We have the right to know’ – join the Appeal

Firma el manifiesto «Tenemos derecho a saber»

Merci de faire circuler le lien de ces billets de blog (évidemment en accès libre) auprès de vos contacts.

Pour résumer, à partir de lundi 22 juillet 2003, Mediapart (et le journal Le Point) sont tenus de supprimer de leurs pages la totalité des articles parus depuis plusieurs années concernant l’affaire Bettencourt. On pourrait déjà noter l’ineptie de cette décision de justice qui n’étend pas son verdict à l’ensemble de la presse qui n’a parlé de cette affaire que sur les éléments révélés par Mediapart. Il est d’autant plus clair que c’est ce journal qui est particulièrement visé, qu’il est impossible, à l’ère Internet, de faire disparaître quelque texte que ce soit de l’ensemble du Web. Preuve s’il le fallait, de l’inadaptation à notre époque de cette justice versaillaise dont la présidente de Chambre à la Cour d’Appel, à savoir Mme Marie-Gabrielle Magueur, épouse Riquin (car il y en a marre de ne pas citer les noms de responsables qui n’auraient pas de visage…), vit dans son monde (elle en a le droit) au point de ne pas avoir d’ordinateur, ni peut-être même savoir comment ça fonctionne.

C’est pourquoi, dans un élan de solidarité, Sémaphores rappelle à cette dame que si jamais elle a besoin d’éléments manquant à son enquête, elle pourra toujours les trouver sur des centaines, voire des milliers de sites. Par exemple en téléchargeant « Mediapart – Dossier Bettencourt » sur The Pirate Bay où elle trouvera 95 articles au format HTML, 82 sons au format mp3, 79 images et 14 pages aux formats PDF et JPG. Ou, encore plus simple, un seul clic sur http://cubox.me/mediapart/

L’occasion de rappeler qu’en guise de soutien, Arrêt sur Image met en ligne tous les articles supprimés de Mediapart. « Ils sont téléchargeables ici. Par ailleurs, nous mettons notre émission Bettencourt en accès libre. Vous pourrez notamment écouter deux extraits des enregistrements sonores dans lesquels on entend notamment Patrice de Maistre, à l’époque gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, expliquer à la milliardaire qu’il a embauché la femme d’Éric Woerth à sa demande. »

Pour les non abonnés qui n’ont pu suivre l’affaire en temps réel, nous reproduisons en fin de page le dernier article de Michel Deléan, qui établit un premier bilan de ce que l’affaire Bettencourt a permis de réaliser. Nous y laissons les liens d’origine, sans savoir s’ils fonctionneront encore à l’heure où vous lirez ces lignes. Mais juste une petite info avant cela, manière de témoigner que Mediapart ne gêne pas que la justice versaillaise…

Le Front national, tente d’empêcher Mediapart d’exercer son droit d’informer ses lecteurs, en attaquant le journal en diffamation. 

 Jeudi 18 juillet Mediapart publiait un article intitulé : « Marine Le Pen en plein conflit d’intérêts au Parlement européen » 

Ceux qui ne pourraient accéder à ce lien peuvent quand même savoir que, dans cet article, le journal en ligne explique, contrat de travail à l’appui, que Louis Alliot, le compagnon de Marine Le Pen, est embauché pour 5 006,95 euros brut. Une somme particulièrement généreuse pour un temps partiel de 17,5 heures par semaine.

Dans un courrier daté du 25 juillet 2012, les services financiers de l’hémicycle avaient demandé des explications sur le contrat à la présidente du FN, en s’appuyant sur l’article 43 d’un règlement du Parlement européen entré en vigueur en juillet 2009. Celui-ci stipule que l’enveloppe mise à disposition par le parlement, pour chaque eurodéputé, ne peut pas « financer les contrats permettant l’emploi ou l’utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux ».

Louis ALLIOT a décidé de porter plainte pour diffamation, Marine Le Pen a aussi l’intention de porter plainte, jugeant les « accusations calomnieuses ».

Signons cet appel et diffusons-le pour soutenir Mediapart contre le Front National.

http://soutenonsmediapartcontrelefrontnational.wesign.it/fr

 

 

Le bilan considérable de l’affaire Bettencourt

21 juillet 2013 |  Par Michel Deléan

Les tentatives d’étouffer l’affaire, menées de concert par l’Élysée de Sarkozy, les conseillers de la milliardaire et l’ancien procureur de Nanterre, ont échoué. Aujourd’hui, les prédateurs et autres courtisans qui profitaient de la générosité et de la vulnérabilité de Liliane Bettencourt ont été écartés un à un. L’île d’Arros, que ses conseillers faisaient louer à l’octogénaire alors qu’elle en était propriétaire, a été réintégrée à son patrimoine, enfin déclarée au fisc, puis vendue. Une bonne partie des biens du photographe François-Marie Banier a été saisie à titre conservatoire par la justice.

Sur le plan du respect de la morale publique et du bon fonctionnement des institutions, le bilan est peut-être plus impressionnant encore. Un ancien président de la République est aujourd’hui mis en examen pour « abus de faiblesse » sur la femme la plus riche de France. Son ancien trésorier et ministre du budget est renvoyé en correctionnelle pour « trafic d’influence », dans une affaire de Légion d’honneur remise dans des conditions plus que troubles. Un redressement fiscal record, de plusieurs dizaines de millions d’euros pour l’héritière de L’Oréal, est allé dans les caisses de l’État. Un procureur de la République a été désavoué publiquement, et finalement muté avec l’accord du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Surtout, l’affaire Bettencourt a permis de découvrir une série d’anomalies et de turpitudes politiques soigneusement cachées jusque là. Les effets concrets, pour les riches, du bouclier fiscal mis en place par Sarkozy. Les renvois d’ascenseur au sein du Premier cercle de l’UMP. Le financement public des « partis de poche ». L’instrumentalisation de la justice par l’Élysée. Tout cela a été exposé en plein jour grâce à l‘affaire Bettencourt. Sans oublier la mise en place de la « Commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique ».

Sur le plan judiciaire, pas moins de six procédures sont en cours. Dans le volet principal de l’affaire, celui qui concerne les abus de faiblesse, les malversations et les financements politiques, quelque douze personnes sont mises en examen pour différent délits : Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, l’ex-gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, le photographe François-Marie Banier, son compagnon Martin d’Orgeval, les notaires Jean-Michel Normand et Patrice Bonduelle, du gestionnaire de l’île d’Arros Carlos Vejarano, les avocats fiscalistes Pascal Wilhelm et Fabrice Goguel, l’homme d’affaires Stéphane Courbit, et l’infirmier Alain Thurin.

D’une prudence extrême dans cette affaire, le parquet de Bordeaux a, le 28 juin, requis un non-lieu en faveur de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, Stéphane Courbit,  Patrice Bonduelle, Pascal Wilhelm et Alain Thurin (lire notre article ici). Les juges d’instruction (Valérie Noël, Cécile Ramonatxo et Jean-Michel Gentil) sont libres de suivre ou non ces réquisitions. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux doit encore se prononcer le 24 septembre sur la validité de ces mises en examen (lire notre article ici).

Dans une procédure connexe, Éric Woerth et Patrice de Maistre viennent, le 4 juillet, d’être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour « trafic d’influence » par les trois juges d’instruction bordelais dans l’affaire de la légion d’honneur, cela contre l’avis du parquet (lire notre article ici). Patrice de Maistre avait reçu sa médaille des mains d’Éric Woerth en personne au mois de janvier 2008, soit deux mois après avoir embauché son épouse, Florence Woerth, au service de l’héritière de l’empire L’Oréal.

Malgré les dénégations des uns et des autres, un courrier d’Éric Woerth à Nicolas Sarkozy de mars 2007, pendant la campagne présidentielle, atteste que Patrice de Maistre, généreux donateur et membre du Premier cercle de l’UMP, avait réclamé sa décoration à son ami Woerth. C’est également à cette époque que le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt est fortement soupçonné d’avoir fait rapatrier des fonds depuis la Suisse pour les remettre à Éric Woerth, afin de financer la campagne de Nicolas Sarkozy. Les magistrats instructeurs estiment que l’octroi de cette décoration à Patrice de Maistre était bien lié à l’embauche par celui-ci de Florence Woerth, l’épouse du ministre du budget, au sein de la société Clymène qui gère les investissements de Liliane Bettencourt.

Une troisième procédure judiciaire pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » suit son cours parallèle. L’ex-majordome de Liliane Bettencourt, Pascal Bonnefoy et cinq journalistes ont été mis en examen en mars et avril 2012 dans ce volet de l’affaire, après la publication, en juin 2010, dans Le Point et sur Mediapart, d’extraits de conversations enregistrées clandestinement par Pascal Bonnefoy, entre mi-2009 et mi-2010, au domicile de l’héritière de L’Oréal.

Les journalistes concernés sont Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, Hervé Gattegno, alors rédacteur-en-chef à l’hebdomadaire, Edwy Plenel et Fabrice Arfi, respectivement président et journaliste à Mediapart, ainsi que Fabrice Lhomme, à l’époque journaliste à Mediapart et désormais au Monde. Le parquet de Bordeaux a, le 9 juillet, requis le renvoi en correctionnelle du majordome et des cinq journalistes.

Dans un quatrième volet, annexe à l’affaire elle-même, la magistrate Isabelle Prévost-Desprez est mise en examen depuis juillet 2012 pour « violation du secret professionnel ». Le juge d’instruction bordelais Philippe Darphin soupçonne la présidente de la XVe chambre correctionnelle de Nanterre d’avoir divulgué des informations sur le dossier Bettencourt à deux journalistes du Monde. Le parquet de Bordeaux a, fin juin, requis le renvoi en correctionnelle d’Isabelle Prévost-Desprez.

Une cinquième affaire a été lancée par Le Monde, qui a porté plainte après l’espionnage de ses journalistes travaillant sur l’affaire Bettencourt par l’examen de leurs “fadettes” téléphoniques. L’ancien procureur de Nanterre Philippe Courroye et son adjointe, Marie-Christine Daubigney, ont d’abord été mis en examen par une juge d’instruction de Paris, avant que la cour d’appel annule ces poursuites pour des motifs de procédure en mars dernier, une décison confirmée par la Cour de cassation le 25 juin. L’affaire n’est cependant pas encore close et peut éventuellement donner lieu à de nouvelles mises en examen.

Enfin, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire et modérée) a porté plainte le 9 avril dernier contre le député UMP Henri Guaino, après ses sorties virulentes contre les juges d’instruction de Bordeaux ayant osé mettre Sarkozy en examen. Deux infractions sont visées par le syndicat : « l’outrage à magistrat » (passible d’un an de prison et 15 000 euros d’amende), et le « discrédit sur un acte ou une décision juridictionnelle » (passible de six mois de prison et 7 500 euros d’amende). Cette affaire-là suit, elle aussi, son cours, dans le cadre d’une enquête préliminaire dirigée par le parquet de Paris (lire notre article ici).

racisme ordinaire_suite

Le 6 Août dernier à Aigues-Mortes, un couple, armé d’un fusil agresse des jeunes en proférant des propos racistes. Des victimes racontent l’agression et débattent de l’attitude à adopter face au racisme.

Un reportage audio d’Olivier Minot, réalisé par Philippe Baudouin.

Le 06 septembre 2012, un tract intitulé “On se calme !” signé « des habitants de Sumène et de ses environs » conviait à un pot de l’amitié « dans un esprit de vivre ensemble et de respect mutuel ». Après avoir rappelé les incidents (insultes et coups) dus à l’extrême-droite locale pendant la dernière campagne électorale, le tract mentionnait également que fin août, « suite à une altercation entre un membre de la Ligue du Midi et des clients sortis de la pizzeria, la situation a dégénéré en une véritable chasse à l’homme dans le village et ses environs : agression d’un touriste et de ses enfants sur le plan par quatre personnes armées de battes de base-ball et de barres de fer ; puis, prise en embuscade d’une famille à son domicile par une bande de dix personnes, armées elles aussi, se réclamant du Front National ou de la Ligue du Midi. ».

On a moins su que la Ligue du Midi s’est autorisé ce même mois d’août une descente au Grau du Roi en soutien aux détracteurs du train à 1 euro. Nous-mêmes à Sémaphores avions choisi de ne pas ajouter de l’huile sur le feu, avec le souci, il est vrai, de ne pas faire de pub aux fachos. Mais à l’heure des divers débats lancés dans la région pour comprendre et enrayer la montée de l’extrême-droite, nous revenons sur notre autocensure en mettant au partage une vidéo de ces virées de la Ligue. Ignorer l’ennemi ne servirait pas le combat, surtout lorsque les protagonistes ont des noms et des visages qu’il est toujours bon de connaître. Par delà la pub éventuelle à de tristes sires, il s’agit avant tout d’information. Une info qui ne sera sans doute pas une découverte pour bon nombre d’électeurs de Petite Camargue, mais qui vient clairement confirmer de quel côté de la démocratie a choisi de se positionner le maire du Grau du Roi, Etienne Mourrut. Lorsque la ligue fasciste vient déployer ses banderoles identitaires et racistes sous le fronton de la mairie, l’ex-député ne trouve rien de mieux que descendre leur serrer la main et saluer leur action.

Pour notre part nous pensons que la République ne peut accepter de tels gestes. Comment un maire se permet-il d’outrepasser la loi républicaine ? Comment un ex-député peut-il ignorer qu’il est interdit de manifester publiquement des opinions racistes ? C’est néanmoins un fait, la preuve en images. (note: la vidéo étant particulièrement mal filmée, vous pouvez avancer jusqu’à la 8ème minute. Mourrut en guest star se trouve là).

Etats d’âmes d’après élections_2

Nota bene : Ce texte est écrit en graulen, prière de le lire avé l’assent.

L’enfant du pays

Un mois. Un bon mois. Oh oui, fallait bien ça pour digérer le résultat des dernières législatives. Encore que je sache toujours pas si c’est digérable. Té ! Vous savez quoi ? J’ai comme un petit reste en travers de la gorge et mon docteur est formel, ça risque de me rester jusqu’aux prochaines élections. Bah, que je me dis dans mon for intérieur, avec des municipales en vue je vais pas souffrir longtemps.

Faut quand même que je vous dise de quoi je cause, à vous qui n’avez peut-être tout suivi que par les merdias interposés. Figurez-vous que mon pays est passé Front National ! Il a viré facho ! Remarquez, ça nous pendait déjà un peu au nez, avec tous ces arabes qu’on voit dedans le poste de télé. Non, je dis ça parce que chez nous c’est pas pareil. Des arabes, on en a comme tout le monde. Mais depuis longtemps. Et les nôtres on les connait bien, ils vont à la pêche pareil que nous, même depuis qu’il y a plus rien à pêcher. Ils vendent des vêtements sur le marché, ou des légumes, des montres, des godasses. Y en a même qui ont des commerces en dur, ma parole. On peut dire qu’ils sont bien des intégrés, chez nous.

Franchement, j’ai pas compris pourquoi on a viré facho en votant pour un nain connu. L’est avocat le mec, je crois. Y s’est aussi essayé dans la chanson. Vous vous rappelez pas le tube, avec des chœurs de folie par derrière ? Vichyiiii, ma ville, je t’aimerai toujours… Un carton, ma parole ! Mais ça n’a pas marché. Alors fallait bien qu’il tente autre chose. On dit qu’il fait dans la marine maintenant. Pour nous c’est important la marine, en bord de mer. Alors ça m’étonnerait pas qu’il y ait même des pêcheurs qui aient voté pour le nain. Moi je croyais que les pêcheurs se sentaient mieux défendus par le maire qu’on a, et qui était aussi député jusqu’à ce que le nain lui fasse un croc-en-jambe. Ça fait trente ans qu’on l’a, notre maire. En principe il devrait savoir y faire. Surtout que lui il est pas tombé du dernier parachute.

Je me souviens quand on l’a mis en place pour la première fois. Sur son affiche y avait un cœur pour bien montrer qu’il était la circulation sanguine du pays, et puis surtout, écrit en dessous de son nom : L’enfant du pays ! Même que ça faisait rire les étrangers qui venaient juste de s’installer. Pour eux, l’enfant du pays, ça avait sa place dans un livre de Pagnol ou de Giono mais pas sur une affiche électorale. Ouais, c’était peut-être pas un argument politique mais c’était vrai, il était bien du pays.

C’est après, que ça s’est gâté. Lire la suite