Valls est Charlie mais pas Coupat

« Nous autres, révolutionnaires, sommes comme retenus par les fils invisibles d’une tradition que nous craignons continuellement de trahir. […] Mais y a-t-il de plus grand risque, dans la situation actuelle, que de ne pas prendre de risque ? »

Près de sept ans après l’interpellation, au petit matin du 11 novembre 2008, de 15 membres du groupe de Tarnac (Corrèze), le parquet de Paris a rendu le 6 mai son réquisitoire définitif et demande le renvoi devant le tribunal correctionnel de trois militants pour terrorisme dont Julien Coupat.

Pourtant… Comme le rappelait Le Monde du 30mai 2009,  » François Hollande, alors président du conseil général de Corrèze, où se situe Tarnac, prenait position dans une tribune publiée sur Slate. Il estimait alors que « la qualification de terrorisme a été utilisée bien imprudemment » avant d’évoquer un « ratage policier » et une « palinodie judiciaire. »


MediaPorte : « Valls, il est Charlie mais pas… par Mediapart

à lire sur le sujet : http://www.mediapart.fr/journal/france/080515/tarnac-le-parquet-colle-la-version-policiere-et-veut-un-proces-pour-terrorisme

À rapprocher également du dernier article de Michel Deléan « La justice a peur de son ombre », où l’on apprend que « Avocats et journalistes n’auront aucun moyen de communication dans les salles d’audience du futur palais de justice de Paris, à cause d’un dispositif de brouillage.»
http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-delean/110515/la-justice-peur-de-son-ombre

Lu sur l’Humanité dimanche 10 mai

La maire de Tarnac dénonce « l’acharnement » judiciaire

« Cette soi-disant affaire tourne à l’acharnement ! » écrit dans un communiqué l’élue corrézienne du Front de Gauche. « On peut s’interroger sur la concordance entre cette annonce et la succession de lois sécuritaires depuis un an », ajoute-t-elle en les jugeant « dangereuses ». « Il ne faudrait pas que certains utilisent ce climat sécuritaire pour tenter de masquer les difficultés accumulées dans la procédure« , estime l’élue corrézienne.
Elle rappelle que deux des cinq personnes mises en examen et résidant à Tarnac, sur les huit militants, « sont des élus municipaux et font un travail sérieux au sein de notre équipe municipale pour le bien de tous les habitants ». Et d’ajouter que Tarnac, « depuis cette affaire, a repris son développement et porte aujourd’hui des projets utiles à tous ». Et « c’est bien cette image, qu’il faut retenir de notre commune, conclut-t-elle.

Par ailleurs, Julien Coupat était l’invité de Léa Salamé mardi 12 mai sur France Inter. Il a accepté pour la première fois de s’exprimer à la radio, sept ans après le début de l’affaire dite de Tarnac.


Julien Coupat : « Le 11 janvier c’est d’abord… par franceinter

De l’air à France Inter

A Nîmes, le rendez-vous est jeudi 11 décembre à 17h00 devant les locaux de France Bleu Gard Lozère, 10 boulevard des Arènes.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à la disparition de l’émission Là-bas si j’y suis, le journal Fakir a décidé de mener une bataille non pas contre France Inter, mais bien « pour » France Inter. Pour que sa voix demeure, ou redevienne vivante, pour qu’on y entende la France dans sa diversité.

Le constat que dressent les fakiriens est simple : la parole des ouvriers, des employés, des travailleurs, des classes populaires est au mieux écartée du service public, sinon inaudible, effacée. Le journal Fakir a calculé que, pour une journée témoin, entre 5 heures et 23 heures, les classes populaires n’avaient que 18 minutes de temps d’antenne. Alors qu’elles représentent, selon l’INSEE, la majorité de la population, elles sont complètement marginalisées à l’antenne de la radio de service public.

Le 9 octobre dernier, à l’initiative de Fakir, le collectif « De l’air à France Inter »  s’est réuni pour la première fois à Paris avec 17 associations, partis, syndicats et a écrit une lettre à Laurence Bloch, directrice de France Inter, pour réclamer, a minima, la présence d’émissions quotidiennes de reportage et de critique sociale.

Un calendrier d’actions a été décidé. La première : le jeudi 11 décembre, simultanément dans toute la France, une action baptisée « Opération France Bleu » : rencontre avec la direction et les salariés de Radio France, et distribution de tchios-fakir (en fichier joint.)

A Nîmes, le rendez-vous est jeudi 11 décembre à 17h00 devant les locaux de France Bleu Gard Lozère, 10 boulevard des Arènes.

Ce sera pour nous, actionnaires majoritaires de FRANCE INTER, l’occasion de faire le point sur la mission de service public de RADIO FRANCE, d’envisager la création d’un collège d’auditeurs siégeant au conseil d’administration des différentes stations de RADIO FRANCE ou encore d’avoir une réflexion sur l’évolution de la pluralité à FRANCE INTER.

De l’air à France Inter

Collectif Gardois. Un site internet a été créé : http://delairafranceinter.ouvaton.org/ sur lequel seront mis en ligne photos et films de l’action du 11 décembre.

Lire ou télécharger le dossier Fakir : TCHIOInter_docFakir

Lire (après la balise) la Lettre aux salarié-e-s de Radio France–France Bleu Gard Lozère Lire la suite