Transition ou illusion énergétique ?

paru le 10 juillet 2013 |  Par Les invités de Mediapart

Energie nette, Peak Oil et découplage : trois notions malheureusement absentes du débat sur la transition énergétique, regrette Yves Cochet, député européen EELV et ancien ministre de l’environnement : « De quoi s’agit-il et comment expliquer l’ignorance ou la dissimulation de ces questions très politiques au cours des centaines d’heures de discussion (…) depuis six mois ? »

Le débat national sur la transition énergétique s’achève sans que certaines questions fondamentales aient été résolues ni même évoquées. Je pense à trois paramètres d’apparence technique et aux intitulés énigmatiques : l’énergie nette, le Peak Oil, le découplage. De quoi s’agit-il et comment expliquer l’ignorance ou la dissimulation de ces questions très politiques au cours des centaines d’heures de discussion au sein des groupes de travail et du Conseil national du débat sur la transition énergétique depuis six mois ?

L’énergie nette – ou ce que les anglophones appellent Energy Return on Energy Invested (ERoEI) – d’une filière est la quantité d’énergie finalement utilisable une fois retranchée l’énergie nécessaire à la produire et à la rendre disponible. Par exemple, pour injecter quinze litre de SP95 dans le réservoir d’une automobile, combien faut-il de litre-équivalents en amont, depuis l’extraction du pétrole brut jusqu’à la fourniture d’essence à la station-service, en passant par le transport et le raffinage de l’or noir initial ? Aujourd’hui, en moyenne, un litre. Il y a cinquante ans, vingt centilitres auraient suffi. En effet, à cette époque, les champs pétroliers étaient plus facilement opérables, le brut de meilleure qualité, et la chaîne d’approvisionnement moins dispendieuse. Dans toutes les filières, on observe ainsi une baisse tendancielle de l’énergie nette au cours du temps. Jusqu’au point où certaines d’entre elles n’exhibent plus ou pas d’énergie nette et deviennent alors des “ puits d’énergie ” inutilisables. Telles sont souvent les filières des biocarburants qui, pourtant, sont doublement subventionnées par la France et par l’Union européenne, sous la pression des lobbies céréaliers et betteraviers. Quelle déraison ! Bref, la notion d’énergie nette est un outil des plus pertinents pour comparer les filières énergétiques et considérer leurs évolutions. Alors qu’il apparaît indispensable dans toute panoplie de politique énergétique, cet outil est totalement absent des centaines de pages du débat sur la transition énergétique.

Le Peak Oil – ou pic de production pétrolière mondiale – est très controversé. Certains experts nient même que ce phénomène puisse un jour advenir, arguant que la raréfaction géologique peut être compensée par des investissements supplémentaires ou par substitution au pétrole d’un autre fluide énergétique. D’autres experts, au contraire, estiment que le pic de production de pétrole conventionnel est déjà passé depuis sept ans, et que la légère hausse de la production mondiale est due aux huiles non-conventionnelles (sables bitumineux de l’Alberta, huiles extra-lourdes de l’Orénoque, pétroles off-shore profonds…). S’y ajoutent récemment les “ huiles de schiste ” étasunienness (Dakota du nord, Texas) dont on peut pourtant anticiper la décrue prochaine pour cause de non-rentabilité économique et de dévastation environnementale. En outre, certaines institutions observatrices du monde pétrolier incluent abusivement, dans cette addition, les biocarburants, qui ne sont pas des hydrocarbures. Les plus avisées des estimations concernant le passage du pic de production mondial, tous liquides confondus, évoquent les années 2015-2018, suivies d’un déclin continu de l’ordre de 5% par an. Ainsi, dans un rapport récent financé par le Parlement européen, on peut lire : « La probabilité est très forte de voir l’offre pétrolière se réduire avant 2020 » ; puis « l’Europe est très vulnérable à un choc énergétique ». En mars 2013, l’Energy Watch Group, formé d’universitaires allemands, décrit le Peak Oil et la déplétion consécutive en ces termes : « La production mondiale totale d’énergie fossile est proche de son pic. Le déclin imminent de l’offre pétrolière créera un écart grandissant avec la demande que les autres combustibles fossiles (charbon, gaz) seront incapables de compenser ». L’armée américaine et certaines compagnies de réassurance, qui ne sont pas connues pour leur humour ou leur militantisme décroissantiste, ont récemment publié des études alarmistes sur les conséquences politiques d’un Peak Oil proche.

Enfin, on emploie le terme “ découplage ” pour indiquer la possibilité d’une croissance du PIB sans croissance de la consommation d’énergie. Cependant, en moyenne depuis 1970, chaque augmentation de 1% du PIB mondial a été accompagnée d’une augmentation de 0,6% de la consommation d’énergie primaire. Autrement dit, malgré les progrès techniques et l’amélioration de l’efficacité énergétique, il y a une corrélation positive entre activité économique et énergie depuis quarante-trois ans. Or, dans tous les scénarios examinés lors du débat sur la transition énergétique, le contraire est affirmé pour les trente-sept ans à venir. Il est ainsi écrit que, à l’horizon 2050, la France réussira le tour de force inédit dans l’histoire de diviser par deux sa consommation d’énergie tout en multipliant par deux son activité économique. Consommation d’énergie -50%, PIB +100% ! Je suis disposé à écouter longuement tout économiste, politicien ou autre expert, susceptible de me démontrer la plausibilité de ce scénario. Plus sérieusement, je crains que cette dernière fantaisie, ajoutée aux précédents oublis de l’énergie nette et sous-estimation du pic, ne discrédite complètement la transition énergétique et le prochain projet de loi afférent.

 Ignorance ou dissimulation de ces trois paramètres nécessaires à la compréhension du monde énergétique et, au-delà, à l’analyse de la catastrophe multiforme de laquelle s’approche la planète ? Dans les deux cas, hélas, le volontarisme politique féliciste du gouvernement se heurtera à l’inévitable réalité des lois de la thermodynamique.

Gaz de schiste_suivi

Les entreprises qui préconisent le recours aux gaz de schiste demandent « un infléchissement de la position française » afin « d’éviter de faire prendre de nouvelles années de retard à notre pays ».

Les revenus tirés de ces forages pourraient servir, disent les mêmes, à financer une politique énergétique « compétitive et écologique ». Les ONG ont vivement protesté contre ce passage, rédigé à la demande du Merdef. Pour avancer dans la compréhension du débat, nous laissons aujourd’hui la parole à Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre et président de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

 06.06.2013, Communiqué de presse de M. Jean-Paul Chanteguet

jean paul chanteguet

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques a publié ce jeudi 6 juin un rapport d’étape sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels », qui concerne principalement le gaz de schiste.

Les propositions de ce rapport, visent à relancer un débat tranché par le gouvernement et le parlement, qui ont interdit la fracturation hydraulique, seule méthode capable d’extraire de la roche mère le gaz de schiste

Les arguments avancés par l’OPECST n’apportent aucun élément nouveau susceptible de revenir sur les choix opérés. Ils font également état d’affirmations profondément contestables concernant les avantages à explorer et exploiter le gaz de schiste.

  La création de 100 000 emplois avancée par le cabinet privé SIA Conseil donnerait la mesure de l’enjeu économique. Le chiffre attire évidemment l’attention en cette période de chômage massif. Il donne malheureusement de faux espoirs.

L’expérience américaine démontre qu’une fois le puits mis en place, il faut moins d’une personne pour le faire fonctionner. Seule la course éperdue, qui a conduit à creuser 500 000 puits aux Etats-Unis en huit ans, a permis de renouveler les emplois. Ce qui n’est pas réalisable en France, étant donné l’occupation de notre espace géographique et notre densité de population.

La compétitivité de notre industrie serait relancée grâce à la baisse du prix du gaz. Là encore comparaison n’est pas raison. Le marché américain, qui fixe un prix en fonction de l’offre et de la demande sur le court terme, permet des baisses considérables.

Le marché européen, basé sur des contrats à long terme, indexe le prix du gaz sur celui du pétrole et l’aligne toujours sur le prix le plus élevé, de façon à permettre de couvrir les couts du gaz importé. Ni les ménages ni les entreprises n’ont donc à attendre de baisse du prix. Sur le long terme, même les États-Unis risquent de vivre l’éclatement d’une bulle. Les rendements sont si décroissants que des compagnies gazières, telles que Chesapeake Energy Corp jugent le prix insoutenable et que le PDG d’Exxon affirmait en juin dernier : « Nous perdons tous nos chemises. Nous ne faisons pas d’argent. Tous les signaux sont au rouge. »

  Une exploration des gaz de schiste respectueuse de l’environnement serait possible, puisque « la fracturation peut se concevoir uniquement avec des produits de type ménager et/ou d’usage alimentaire ».

Pourtant cette technique de production utilise aujourd’hui 750 composés chimiques, dont 29 ont été reconnus cancérigènes et à risque pour la santé humaine, auxquels il faut ajouter l’arsenic et les éléments radioactifs qui remontent des couches fracturées vers la surface. La captation de la ressource en eau (20 millions de litres par puits) provoque des conflits d’usage entre l’industrie pétrolière, les citoyens et les agriculteurs.

Enfin la noria de camions (un millier de trajets par puits) pour transporter le matériel, l’eau et le gaz provoque des nuisances sonores, oblige à un lourd entretien des routes et entraine l’artificialisation de territoires naturels et la destruction d’écosystèmes.

  Le gaz de schiste français devrait pouvoir se substituer aux couteuses importations d’énergie fossile, poursuivent les rapporteurs, qui prennent pour acquis que les ressources mondiales sont très importantes.

Pourtant la Pologne, qui a fondé sa décision d’exploration sur la base des estimations des agences américaine et internationale, a dû rapidement déchanter. Sur les 43 puits creusés, seuls 12 ont produit du gaz, provoquant le retrait de deux compagnies américaines du territoire polonais.

Si l’on ne sait donc pas ce que recèle notre sous-sol, il convient de l’estimer, défendent les rapporteurs. Ils proposent pour ce faire, d’utiliser la « sismique », une technologie non invasive basée sur le principe de l’échographie. Pour être non destructrice, cette technique est également purement indicative et destinée en fait à ouvrir la porte à « quelques dizaines de fracturations » qui seules donneraient de réels renseignements.

  La réforme du code minier devrait faire bénéficier les propriétaires du sol de l’exploitation des ressources du sous-sol, proposent les rapporteurs, afin de créer un intérêt local à l’exploitation. Non seulement ce code doit au contraire maintenir l’Etat dans son rôle d’arbitre de l’intérêt public, qui n’est pas la somme de quelques intérêts privés mais sa réforme doit conduire à une meilleure défense de l’environnement, à laquelle nous oblige de toute façon le renforcement du droit européen (directives eau, sol, Reach).

  Enfin les rapporteurs proposent de financer les énergies renouvelables grâce aux « éventuelles retombées financières du gaz de schiste ».

L’existence de ces retombées reste à prouver, surtout après le paiement de toutes les externalités négatives, qui ne sont considérées à aucun moment dans ce rapport.

Par ailleurs l’empreinte carbone du gaz de schiste est équivalente à celle du charbon à travers ses émissions de gaz carbonique et de méthane. Son exploitation ne ferait au contraire que retarder le passage à l’énergie du futur, en s’obstinant dans une voie du passé et en exploitant à des couts toujours croissants pour le climat, l’environnement et la santé les dernières ressources fossiles disponibles.

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En complément de « Promise Land » récemment projeté dans les salles, Sémaphores remet en avant le reportage « Gasland » pour ceux qui ne l’auraient pas vu.

Gasland est une enquête troublante sur la ruée vers le gaz de schiste aux États-Unis, qui dénonce les conséquences sur l’environnement et sur la santé du forage de cette forme de gaz naturel.

La fracturation hydraulique est un procédé employé par les sociétés de forage.
Il semble que cette technique ne soit pas sans danger.
Les citoyens rencontrés témoignent de plusieurs incidents : eau du robinet inflammable, nappes phréatiques polluées, morbidité animale, et symptômes physiologiques importants.

Aujourd’hui, plusieurs Américains militent pour l’adoption d’une loi qui imposerait des règles et des contrôles aux entreprises gazières et pétrolières.
Mais le débat ne fait que commencer, alors que le gaz naturel est perçu comme un premier pas vers l’indépendance énergétique.

Si cette video ne fonctionnait pas bien dans nos pages, retrouvez-là ici : http://nemesistv.info/video/472WM2UH8O42/gasland-vf-voyage-au-pays-du-gaz-de-schiste#

une réponse à la montebourde

extrait d’un article de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, paru sur Rue 89 (voir nos liens favoris pour lire l’article intégral)

M. Montebourg, soyez logique et arrêtez de faire la promotion du nucléaire !

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L’efficacité énergétique

Commençons par l’efficacité et la sobriété énergétique dont l’Etat parle d’autant plus qu’il les combat dans les faits. Le chauffage électrique continue à être favorisé alors qu’il est l’ennemi de l’efficacité pour la bonne et simple raison qu’il est indispensable à la vente de la production d’électricité de base.

Dans ces conditions, les objectifs d’isolation et de très basse consommation ne peuvent être tenus. De plus, le bas coût relatif du prix de l’électricité n’encourage pas à l’économie d’énergie.

La logique voudrait donc que soit abandonné le chauffage électrique de bâtiments, ce qui n’apparaît pas vraiment à l’ordre du jour… De la même manière, le prix de l’électricité devrait être revisité de manière à ce que les besoins de base puissent être satisfaits à des tarifs très faibles, qui augmenteraient en fonction de l’importance de la consommation. Sauf qu’une telle politique est impossible dans un pays qui a dopé et continue à doper le chauffage électrique.

Or, la base de la troisième révolution industrielle et de la ville durable s’appuie sur des habitats a minima peu consommateurs d’énergie, puis producteur, voire exportateurs de l’énergie produite.

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Les compteurs intelligents

Continuons avec les réseaux. Les « smarts grids » sont à la mode… sauf que les seuls compteurs aujourd’hui proposés aux Français, à savoir le compteur Linky, sont une escroquerie dans la mesure où leur objectif n’est pas du tout de réduire la consommation énergétique des usagers mais de faciliter la gestion de pointe d’EDF.

De plus, ces compteurs, qui devaient être pris en charge par EDF à l’origine, seront en réalité payés par les usagers. Les compteurs intelligents reliés à des réseaux qui le sont également ne sont pas pour demain en France. En effet, ils nécessitent des investissements très importants qui ne sont pas programmés et surtout ne sont pas souhaités car ils s’inscrivent dans la décentralisation énergétique que l’Etat jacobin rejette.

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Le nucléaire ou les renouvelables

Poursuivons avec la source de la production électrique. Même si le président Hollande s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% d’ici 2025, à l’horizon 2017, il n’y a en réalité aucun changement d’orientation. En effet, la fermeture de Fessenheim promise par le Président apparaît davantage comme un symbole fort que comme un changement d’orientation.

L’abandon de Plogoff n’a-t-il pas été la contrepartie de la réalisation de la totalité du programme nucléaire prévu en 1973 ? Il en est d’autant plus ainsi que la poursuite d’Astrid démontre à l’évidence la volonté du gouvernement de s’engager dans la voie du quatrième générateur et donc de continuer le programme nucléaire, cependant que la poursuite de Flamanville lance l’EPR en France alors même qu’un seul EPR n’a aucun sens sur le plan industriel et économique.

Dès lors, même si le gouvernement semble vouloir se montrer plus favorable aux énergies renouvelables, il reste largement improbable que l’engagement de la France de produire 23% de son énergie à partir des renouvelables en 2020 puisse être tenu.

Dans le même temps, l’Allemagne vise 40% avec le développement industriel y afférent. Or, la troisième révolution industrielle repose sur l’envol de l’industrie des renouvelables et le stockage de l’électricité notamment produite de manière intermittente.

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Et les gaz de schiste ?

Finissons ce rapide panorama avec les énergies productrices de gaz à effet de serre. Le fait que la question des gaz de schiste, malgré les engagements courageux de madame Batho, reste ouverte après les déclarations du ministre Montebourg est symptomatique d’une croyance dans une croissance fondée sur les gaz de schiste comme dans le modèle américain. Il est évident que cette orientation tourne le dos à la troisième révolution industrielle qui permet de sortir de la dépendance pétrolière comme de la dépendance nucléaire.

Alors, monsieur le ministre, chiche pour la troisième révolution industrielle ! Mais dans la vraie vie. Pas dans l’incantation. Dans la cohérence. Pas dans les choix contreproductifs.

la compil d’infos_spécial gaz de schiste

Ce sera l’un des principaux sujets de la rentrée et il s’agit de ne pas se faire confisquer le débat, ni par des politiques aux ordres, ni par des scientifiques télécommandés. C’est pourquoi Sémaphores répercute cette compilation d’infos sur le sujet du gaz de schiste afin que chacun puisse réfléchir à partir d’éléments concrets.
Réalisée grâce à l’aide et aux apports des membres des collectifs français et étrangers. Merci à tous les contributeurs et contributrices bénévoles qui passent des jours et des nuits à recueillir des informations et à les partager.

REVUE ŒIL OUVERT n° 70 – 30 juillet 2012
A retrouver en entier là :  http://www.comite-info-malarce.com/

1 – Gaz de schiste : le gouvernement ne tranche pas… définitivement
Dominique Pialot | 24/07/2012

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120724trib000710636/gaz-de-schiste-le-gouvernement-ne-tranche-pas-definitivement.html

La rencontre ce mardi matin des huit ONG ayant participé au Grenelle de l’Environnement avec le Premier ministre et la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, n’a pas permis d’éclaircir la position officielle du gouvernement sur ce dossier épineux. D’autant que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, promet « un débat à la rentrée ». (…)

En résumé : non à la fracturation hydraulique mais ouverture d’un « vrai débat démocratique si une nouvelle technique était mise au point ».

(…) En tout cas, Arnaud Montebourg, ne compte pas lâcher prise. « Un débat sur le gaz de schiste, auquel seront associées les deux chambres, aura lieu à la rentrée », a-t-il indiqué mardi devant les sénateurs de la commission des affaires économiques.

2 – Assemblée nationale – Séance du mardi 24 juillet – Fracturation hydraulique : réponse de Madame Delphine Batho, ministre de l’Écologie, à la question de Madame Josette Pons, députée du Var.

http://gazdeschiste-collectif-var.over-blog.com/article-assemblee-nationale-seance-du-mardi-24-juillet-fracturation-hydraulique-reponse-de-madame-delp-108497483.html
Lors de la séance de questions publiques à l’Assemblée nationale de ce mardi 24 juillet, Madame Josette Pons, députée du Var, a questionné Monsieur le Premier Ministre sur les « voix dissonantes » au sein du Gouvernement sur l’interdiction de la fracturation hydraulique.
Madame Delphine Batho a répondu « clairement et nettement » à cette question et s’est engagée sur la réforme du Code minier.

3 – L’offensive médiatique des pétroliers Dans les médias,
les arguments en faveur de l’exploitation des gaz de schistes font florès

# N’ENTERRONS PAS LE DÉBAT SUR LES GAZ DE SCHISTE
Jean-Michel Bezat LE MONDE | 25.07.2012
http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/07/25/n-enterrons-pas-le-debat-sur-les-gaz-de-schiste_1738035_3208.html?xtmc=gaz_de_schiste&xtcr=4

# Un  reportage pro-gaz de schistes – financé par Total d’après RUE 89 !! Voir :
HTTP://WWW.RUE89.COM/RUE89-PLANETE/2012/07/27/LE-REPORTAGE-PRO-GAZ-DE-SCHISTES-ETAIT-FINANCE-PAR-TOTAL-234186
Interrogé par @si sur les raisons qui l’ont poussé à réaliser ce reportage, le journaliste Jean-Michel Bezat, en charge des questions énergétiques, répond qu’il s’agit « d’un sujet appelé à faire l’actualité, d’autant plus depuis le début de polémique entre les membres du gouvernement » et estime naturel de le suivre. Il concède cependant qu’il s’est rendu sur place dans le cadre d’un voyage de presse, organisé par Total et son partenaire américain Chesapeake Energy. Une information que l’on peut deviner à la lecture : les citations et les arguments des industriels sont légion dans l’article, de façon parfois assez voyante. Par exemple, une responsable de Chesapeake y évoque rapidement un sondage assurant que « 66 à 77% » des habitants dans la région d’exploitation des gaz approuvent les forages, sans qu’on en sache plus sur le commanditaire ou la méthodologie dudit sondage.

A noter que, depuis quelques temps, Le Monde ne sait plus à quel saint se vouer sur ce thème brûlant, et passe allégrement d’une position à une autre. En effet, le lendemain, le journal dénonçait les conflits d’intérêts autour d’une étude qui concluait à la non-dangerosité de cette source d’énergie. « Selon plusieurs sources interrogées par @si, la question divise sérieusement la rédaction du quotidien. »

4 – L’offensive médiatique des pétroliers sur les radios publiques :

http://www.franceinter.fr/emission-on-verra-ca-demain-petrole-a-quand-la-panne-seche#comments
Pétrole : à quand la panne sèche ?
l’émission du lundi 23 juillet 2012

5 – et à la télé :
GAZ, ÉLECTRICITÉ : LE COUP DE MASSUE
Emission C dans l’air du 24 Juillet 2012
Monsieur Schilansky, de l’UFIP invité de l’émission « C dans l’air » de ce 24 juillet 2012.
http://pluzz.francetv.fr/videos/c_dans_lair_66467964.html
Voir en particulier dès la minute 27 : « faut-il rouvrir le dossier des gaz de schiste ? »

6 – ANTI GAZ DE SCHISTE = PRO-NUCLEAIRES ?
http://www.contrepoints.org/2012/07/28/91874-gaz-de-schiste-areva-et-edf-1-total-0
Gaz de schiste : Areva et EDF 1 – Total 0
Un billet d’humeur de Guy Sorman. le 28/07/2012

Avec le refus obstiné d’envisager une quelconque exploitation du gaz de schiste, le gouvernement Ayrault donne entière satisfaction aux Verts, en étrange alliance avec le lobby nucléaire.

ACTIONS ET RÉACTIONS
des collectifs, élus, associations et ONG contre les HRM
7 –
Participons à l’opération « cartes postales aux ministres »
http://eco-lectif.ouvaton.org/index.php?article100/participons-a-l-operation-cartes-postales-aux-ministres.

Le gouvernement réfléchit activement sur la manière d’exploiter les gaz et huiles de schiste et de charbon tout en contournant l’opposition de la population.Avant le grand rassemblement en cours d’organisation pour le 22 septembre prochain, montrons-leur que nous veillons même si nous sommes en vacances et que la chaleur ne nous fait pas oublier les choix cruciaux des énergies en leur envoyant des cartes postales de nos vacances.
L’envoi des cartes doit être massif avant la conférence environnementale des 13 et 14 septembre prochains.
Merci de participer et de diffuser l’information autour de vous.

8 – « Le Compostelle de l’Environnement »
http://gaz-de-schiste-causse-mejean.org
Les collectifs d’opposition aux gaz et huiles de schiste de Lozère organisent, du 12 au 17 août, une marche citoyenne itinérante, de village en village :

L’itinéraire nous conduira de Florac à Millau, au fil du Tarn, par le sentier rive gauche.
L’objectif est d’informer et de partager avec toutes les personnes rencontrées, dans une ambiance détendue et festive.
Chacun peut y participer sur une ou plusieurs journées.
Chaque soir vers 19 h, au village étape, un rassemblement convivial d’information et de discussion sera proposé. Les élus locaux nous accueillent chaque soir !

Soyons nombreux à l’arrivée de la rando à Millau le vendredi 17 août, venez nous soutenir !!!

Laisser le gaz et le pétrole dans le sol : une idée à creuser !…
Gaz et huiles de schiste : ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !
Pour marcher avec nous : 06 60 56 65 73 – 04 66 45 11 50
Contact Presse : 06 52 62 13 68 – 06 88 53 89 12
Collectifs Lozère
collectifcaussemejean@gmail.com
nongazdeschisteflorac@gmail.com

9 – et aussi PETITION CANADA :
L’île d’Anticosti est un joyau naturel située dans le golfe St-Laurent au Québec qu’on nomme la « Perle du St-Laurent » pour la splendeur de ses paysages. Elle abrite une faune et une flore terrestres et aquatiques diversifiées dont plusieurs espèces menacées. Ses récifs font partie des dix zones d’importance écologique majeure du golfe. L’île est d’une importance cruciale pour la vie de l’océan Atlantique. Les pétrolières envahissent ce patrimoine naturel mondial inestimable pour l’exploration de gaz et pétrole de schiste. Les québécois ont été dépossédés par ce qu’on appelle le « Vol du siècle » et des apparences de conflits d’intérêts. Par principe de précaution, exigeons un moratoire immédiat pour éviter des dommages environnementaux :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Lile_dAnticosti_un_tresor_du_patrimoine_naturel_mondial_en_danger_face_aux_petrolieres/