1 million de signatures à la poubelle

1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle

Non, ce n’est pas Le Gorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

CorpocracySlider-e14179226659172 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.
En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Article intégral ici : https://mrmondialisation.org/1-million-de-signatures-contre-tafta-a-la-poubelle/

petit rappel…

Taftassiette

TAFTA_CETA_dossier de rappel

Ils ne sont forts que du silence qu’ils nous imposent

Ni la Commission Européenne, ni le gouvernement n’ont à ce jour rendu ce traité public.

Il faut interpeler les élus locaux (4 articles du traité concernent les communes). Et les communes doivent interpeler le gouvernement pour lui demander de se retirer de la négociation. Près de 200 l’ont déjà fait. Malgré ce, on constate au quotidien que la population n’est pas informée, et pour cause… Bernard Lagarrigue revient en détail sur les dangers de ces négociations secrètes.

LE CETA QUI CACHE LE TAFTA QUI CACHE QUOI ?

Canada Europe Trade Agreement ? Quézaco ?

Cet accord de libre échange signé le 18 octobre entre le Canada et l’Union Européenne nous concerne tous, et en premier lieu parce qu’il n’est autre que la copie conforme du projet d’accord de libre échange  entre les États-Unis et l’ Union Européenne, le trop fameux TAFTA, qui alimente la chronique depuis des mois, et dessine une nouvelle carte  des familles de pensée.

Plusieurs remarques s’imposent avant même de plonger dans les profondeurs de l’accord Canada – EU.

Sur la méthode d’une part, marquée par la clandestinité des négociations, ce n’est en effet que l’été dernier, soit quelques mois avant leur conclusion, que les députés européens ont eu connaissance d’une première ébauche du projet. Et c’est bien la même opacité qui caractérise les négociations en cours entre les États-Unis et l’Europe ; le texte du mandat donné aux négociateurs européens, et non pas le contenu ou la moindre ébauche de contenu, n’a été rendu public qu’après décision de la Cour de Justice Européenne !

José Manuel Barroso

Autre remarque, sur la date de la signature, le 18 octobre, et la qualité des signataires, le Premier Ministre canadien et le président de l’Union Européenne dont la légitimité ne peut être mise en cause. Il en est tout autrement en revanche du troisième homme à avoir paraphé cet accord, M. Barroso, président de la Commission Européenne.

 

Jean-Claude Juncker

Quelle était sa légitimité dès lors que son successeur, M. Junker, avait été désigné le 15 juillet, confirmé par le Parlement européen le 22 octobre et prenait ses fonctions le 1°novembre. Aucune, mais cet accord de libre échange était le grand œuvre de sa présidence, il ne pouvait prendre le risque de le voir rejeté. En effet, si la France, socialiste, a donné son absolution sans mot dire, l’Allemagne, libérale, a sans cesse exprimé ses réticences et singulièrement sur la question de l’arbitrage privé en cas de conflits états/entreprises. En connaissance de cause, pour avoir été confronté à ce type de procédure qui selon la CNUCED* est défavorable aux états six fois sur dix. A moins d’un accord amiable dans tous les cas favorables aux entreprises !

Réticences dont a fait fi la commission Barroso !

Reste que cet accord CETA doit encore être approuvé par les 28 chefs d’états de l’UE, puis par le Parlement Européen, et par chacun des parlements nationaux. A suivre…

Qu’attendent le Canada et l’Union Européenne de cet accord qui vise non seulement à réduire puis supprimer les barrières douanières mais aussi à lever les restrictions sur les services et les obstacles réglementaires ? Une hausse des échanges, de l’ordre de 12 Mds par an entre le Canada et l’Union Européenne. A quel prix ? Autant lire dans une boule de cristal.

 Hausse des échanges ? C’est très exactement ce que vise aussi le projet de Grand Marché Transatlantique, autrement appelé TAFTA*, qui anticipe une hausse de la croissance de 0,5 % l’an selon une source américaine, mais seulement 0,2 % selon une étude européenne, avec pour seule feuille de route la libéralisation des échanges, la suppression de toutes les barrières douanières, réglementaires, de tout ce qui peut restreindre la liberté. Celle des entreprises s’entend !

  Mais pour éviter que les citoyens ne s’emparent du débat, et ne provoquent de légitimes interrogations, les négociations, comme celles conduites pendant plus de quatre ans entre le Canada et l’Europe, ont été entourées du secret le plus absolu. Ainsi le mandat définitif donné le 14 juin 2013 par l’UE à ses négociateurs portait très clairement « restreint UE ». Ce n’est qu’après le jugement de la Cour Européenne de Justice du 3 juillet 2014 qu’il a été déclassifié. Une véritable atteinte aux plus élémentaires des pratiques démocratiques.

    Dans ce document de 18 pages et 46 articles, écrit en anglais*, le mandat est explicite, il n’est question que de mettre un terme à tout ce qui peut gêner les échanges commerciaux avec, par exemple un art.3 qui préconise « un haut niveau d’ambition d’aller au-delà des engagements de l’OMC », ou encore l’art10 « le but sera d’ ‘éliminer tous les droits sur le commerce bilatéral… »

Mais ce sont les articles qui concernent les atteintes aux droits démocratiques les plus élémentaires qui sont les plus préoccupants, comme cet art.4

« Les obligations de l’accord seront obligatoires pour tous les niveaux de gouvernement »

Autrement dit l’accord concerne aussi les collectivités infra-gouvernementales. En France, les communes, départements et régions. Un article assassin qui n’est rien d’autre qu’une opportunité offerte aux entreprises multinationales de s’attaquer non pas aux états dont les moyens de défense restent puissants, mais aux collectivités de rang inférieur. Par exemple rien n’interdirait un pétrolier qu’il soit américain, ou même européen par le biais d’une filiale, de traduire en justice pour entrave, et donc infraction à l’accord de libre échange, une commune qui s’opposerait à l’exploitation de gaz de schistes.

Mais, et cela est une autre bombe à retardement, cette justice ne serait ni européenne, ni française dans notre cas, mais internationale.

On peut ainsi citer le Centre International de Règlement des Conflits liés à l’Investissement, lié à la Banque Mondiale, et qui siège à Washington. Ou encore la London Court of International Arbitration, ou pourquoi pas la Chambre de commerce internationale basée à Paris, dont l’un des but est le lobbying « pro business »auprès des organisations internationales. On pourrait rêver mieux en termes de garanties d’impartialité !

Tout dans ce projet d’accord de libre échange contribue à affaiblir l’Union Européenne au nom d’une croissance plus qu’aléatoire, d’autant que, autre facteur aggravant, la négociation est totalement asymétrique entre les États-Unis, pays fédéral qui depuis 1933 protège certains de ses marchés- Buy American Act– et l’Union Européenne, regroupement de nations indépendantes aux objectifs souvent différents voire antagonistes.

Qui l’emportera, qui fera valoir le respect du droit des européens ? La mobilisation des citoyens des 28 états membres, et peut être le poids de l’Allemagne très vigilante sur l’avenir de ses entreprises. Quant à la France son président semble pressé de conclure cet accord…

B. LAGUARRIGUE

* CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le commerce et de développement.

* TAFTA( Trans atlantic free trade area), GMT( grand marché transatlantique),TTIP( Transatlantic trade and investment partnership), trois sigles pour désigner un même objet. Peut être pas un hasard…

* Directives pour la négociation du traité de libre échange UE/USA :

www.attac.org

www.contrelacour.fr

Bonus : Une première vidéo pour ceux qui n’ont que trois minutes pour comprendre le mécanisme, suivi d’un Entretien avec Raoul Marc Jennar_29mn. (Écouter vers la 11ème minute les incidences des tribunaux d’arbitrage sur les communes.)

Si la vidéo suivante ne fonctionnait pas dans nos pages, essayez ici : http://archives.tele-astv.fr/video-4564-le-jt-interview-raoul-marc-jennar-26-septembre-2014.html


À propos du GMT-TAFTA. Interview de Raoul Marc…

Bientôt dans vos assiettes !

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

Copieux et très intéressant article ce 29 août 2014 |  Par Paul Moreira (http://www.mediapart.fr/), que nous complétons à la suite par un lien et une vidéo pour qui souhaite aller plus loin sur le sujet.

« Bientôt dans vos assiettes ! (de gré ou de force…) », un documentaire de Paul Moreira
Diffusion lundi 1er septembre à 20 h 50, Canal plus.

Les OGM permettent d’utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c’est l’argumentaire de l’industrie transgénique. Problème: il est faux et l’Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d’en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. Enquête et extraits.

Manuel Valls est un chaud partisan des OGM. Dans son programme pour la primaire socialiste en 2011, intitulé « l’abécédaire de l’optimisme », il en vantait les bienfaits. Pour l’environnement notamment. Les OGM, expliquait-il, permettaient d’utiliser chaque fois moins de pesticides et de produits chimiques dangereux (voir sa vidéo en cliquant ici). C’est exactement le message que répand partout l’industrie transgénique. Toujours plus d’OGM, c’est toujours moins de pesticides…


O comme « OGM » par manuelvalls

Avec cette promesse, elle a conquis presque toute la planète. Une poignée de pays européens traîne encore les pieds. Mais pour combien de temps ? Depuis le début de la conquête transgénique, le gouvernement américain s’est littéralement mis au service de la firme Monsanto. Et lors des prochaines négociations du traité transatlantique de libre-échange (ou TAFTA), les OGM risquent d’être imposés partout en Europe.

(…)

 

Bientôt dans vos assiettes… – Le 01/09 à 20H55

L’Argentine a entamé sa course au transgénique depuis 1996. Elle a multiplié sa surface cultivée par trois en quinze ans. Un triomphe du point de vue financier. Le soja OGM massivement exporté vers l’Europe a permis à l’Argentine de retomber sur ses pieds économiquement. Aujourd’hui, c’est quasiment 100 % du soja produit en Argentine qui est OGM, et qui résiste au glyphosate. (…)

Les sols argentins sont imbibés de combinaisons d’agrotoxiques. De l’aveu même du gouvernement, personne n’a étudié l’impact sanitaire de ces combinaisons chimiques, leur synergie, leurs effets combinés. Sur un tracteur d’épandage, j’ai découvert des fûts de Round up mélangés à de l’Atrazine, un agrotoxique interdit en Europe (il change le sexe des grenouilles…) et du 2,4 D, un des composants actifs de l’agent Orange, le célèbre défoliant militaire qui a provoqué des vagues d’enfants déformés au Vietnam.

Aujourd’hui au Danemark, demain en France ? Lire la suite

Le GMT et le Conseil Général du Gard

Bon à savoir : la déclaration suivante a été faite par le groupe PCF-FdG. Le PS et la droite ont voté contre au Conseil Général.

Séance Conseil général du Gard Mercredi 25 juin 2014  

POUR L’ARRÊT DES NÉGOCIATIONS SUR LE PARTENARIAT TRANSATLANTIQUE DE COMMERCE ET D’INVESTISSEMENT

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a été mandatée par les gouvernements de l’Union européenne pour négocier un accord de libre‐échange avec les Etats‐Unis. Cet accord aura pour objectif de supprimer les obstacles commerciaux entre l’UE et les Etats‐Unis et de créer les conditions d’un marché commun. L’accord sera matérialisé par un traité. Appelé à l’origine TAFTA (Transatlantic Free Trade Area), le traité a été rebaptisé en Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI). Toutefois, malgré le changement de nom, le mandat est resté le même.

Les négociations devraient se poursuivre jusque fin 2014, avant une entrée en vigueur prévue pour 2015. Les négociations du traité visent trois objectifs : Lire la suite

Le pari de Pascal

Voter ou aller à la pêche, that is the question, puisqu’ainsi l’a voulu la très large majorité des médias qui ont choisi de mettre en avant l’abstention « record » pour ce type d’élections plutôt que d’informer sur ses véritables enjeux. C’est un fait, les peuples habituellement surinformés par un flot d’inepties se retrouvent, pour le coup, complètement sous-informés. On en voudrait pour énième preuve qu’à l’heure de la rédaction de ce billet, soit quatre jours avant le scrutin, les professions de foi des candidat(e)s ne sont toujours pas arrivées dans nos boîtes aux lettres. Et ce, sur l’ensemble du territoire français d’après les commentaires que nous avons pu observer sur les réseaux sociaux. Cette entorse au code électoral mériterait à elle seule l’invalidité du vote de dimanche 25.

Pour sa modeste part et dans son rôle de colibri, Sémaphores (qui, rappelons-le, cessera son activité au lendemain de ces élections) aura tenté de répercuter quelques voix discordantes dans cette apathie consensuelle (mais savamment entretenue, n’en doutons pas) des gouvernements en place et leurs médias aux ordres. Il nous reste peu de temps avant que de conduire ces pages sémaphoriennes vers une autre formule, mais assez pour inciter les indécis-es à lire ce dernier billet. Nous le devons à Pascal Campel (d’où notre titre) et le répercutons à l’attention de ceux qui ne l’auraient pas découvert sur la page Facebook de son auteur.

Par Pascal Campel

Voter, ou aller à la pêche le jour de l’élection au Parlement Européen ? Pour les candidats, telle est LA question. Et si dans les meetings ils exposent leurs programmes, la question de la participation est bien celle qui les préoccupe.

Pour ma part j’irai voter !

Européen, je le suis, et depuis des lustres, oserais-je dire des décennies !
J’irai voter sans illusion car l’Europe, celle de 2014, n’est pas celle dont je rêvais hier, celle à laquelle je ne cesse de rêver. Une Europe qui aurait d’abord l’ambition d’un objectif commun porté par des institutions démocratiques.

Alors, naïf ? Non ! Seulement européen. Viscéralement européen.

Naïf certainement pas. Qui peut croire en 2014 que la construction européenne a chassé le spectre de la guerre sur le continent ? Ce serait oublier le terrible conflit né du démantèlement de l’ex Yougoslavie, oublier que l’Europe a été une fois encore le théâtre d’un génocide en Bosnie. Une guerre que l’Europe a été incapable d’éviter, de maîtriser.

Naïf au point de penser que les pouvoirs du Parlement accrus par le traité de Lisbonne seraient une avancée majeure ? Ce serait oublier d’une part que le traité de Lisbonne a été imposé par les Etats après l’échec de plusieurs referendum sur le projet de Constitution, d’autre part que le Parlement s’il s’est parfois opposé à la Commission a voté le projet de budget européen 2014/2020, un budget d’austérité. Et pourtant, seul ce Parlement issu d’un vote populaire est la garantie d’un avenir démocratique pour l’Union Européenne.

La Commission en effet n’est que l’expression des intérêts divergents des États membres, et surtout l’artisan déterminé d’un politique ultra libérale dont le seul objectif est d’ouvrir le marché européen à tous les vents, vents d’ouest aujourd’hui avec le projet de traité transatlantique, le désormais fameux TAFTA , négocié en toute opacité par la Commission Barroso. Une opacité qui laisse craindre qu’au nombre des ennemis de la construction d’une Europe Unie, solidaire, et sociale il ne faille inscrire la Commission elle même

Pourquoi voter alors ?

Malgré tout ce qui ne me convient pas dans cette Europe ! Et pour cette seule raison, l’espoir. L’espoir qu’advienne enfin cette Europe où la parole des citoyens serait entendue, où le Parlement qu’ils auraient élu ait un pouvoir réel et non symbolique. Une Europe démocratique où la finance pour reprendre une formule de Keynes ne serait pas au volant mais reléguée sur le siège arrière, une Europe qui par ses valeurs serait un exemple comme la France de la Révolution l’a longtemps été.

Et donc j’irai voter ! Sans illusion certes, mais je ne suis pas naïf au point de penser que cette Europe idéale se fera en un jour. Et surtout pas naïf au point d’ignorer que nous citoyens européens avons trop longtemps laissé les mains libres aux eurocrates en allant à la pêche les jours d’élections européennes. L’Europe en ce début du XXI° siècle reste notre horizon incontournable et tous ceux qui proclament le contraire jouent avec le feu des nationalismes, et de toutes leurs perversions Voter pour un pouvoir parlementaire en Europe c’est exprimer sa confiance dans l’avenir européen.

Un pari ? Peut être Mais ce pari je le fais !

pour réfléchir à l’enjeu des européennes

Jeudi 15 mai, nous sommes à 10 jours des élections européennes et on ne peut pas dire que leur enjeu aura fait couler beaucoup d’encre chez les médias aux ordres. Tout juste entend-on répéter qu’il faut s’attendre à une abstention massive, mais sans trop pointer le danger qui résulterait de laisser le Parlement et la Commission européenne aux libéraux et aux fascistes de tous poils qui ne manqueront pas de se mobiliser, et sans trop rappeler qu’il s’agit d’un scrutin à 1 seul tour. Il n’y aura pas de rattrapage pour qui préfèrerait aller à la pêche ou à la plage ce 25 mai !

Mais qu’on ne s’y trompe pas, par-delà ce qui pourrait apparaître comme un simple choix d’idées ou de leurs représentants, il s’agit d’un véritable choix de civilisation. De ce vote résultera la poursuite ou pas des politiques d’austérité, l’abandon ou pas des souverainetés nationales, ou encore l’entrée ou pas du bloc européen dans le giron des États-Unis via un grand marché transatlantique très assassin des libertés, des protections sociales et environnementales.

Petite compil à plusieurs voix…

vidéo proposée par Yannick Jadot

TTIP (ou GMT ou TAFTA) : la Commission européenne ne croit pas à ses propres mensonges !


TTIP: les mensonges de la Commission européenne… par EurodeputesEE

 

Sept raisons pour refuser de négocier l’accord de libre-échange UE-USA

Susan George et Cécile Monnier (Nouvelle Donne) exposent ici pourquoi le mouvement réclame « l’abandon pur et simple des négociations autour du Tafta » : un traité « façonné par des multinationales », et qui entend « privatiser » non seulement la justice mais une part du travail législatif. 

Parce que son nom, Tafta ou TTIP, ne dit pas la vérité sur son contenu. Ce traité concerne peu le commerce, mais davantage l’investissement, et s’intéresse surtout aux règlements et normes qui gouvernent toute mise sur le marché d’un produit ou d’un processus.

Parce que ce traité a été conçu et façonné depuis de longues années par des multinationales des deux côtés de l’Atlantique, dont le souci majeur est de réduire et « d’harmoniser » vers le bas les deux systèmes. Ces entreprises pensent ainsi économiser des milliards d’euros, mais cette économie se fera au prix d’une baisse de la protection du consommateur, de sa santé, de sa protection sociale et de l’environnement. Les États-Unis ne voient aucun inconvénient aux OGM, gaz de schiste, bœuf nourri aux hormones, poulets rincés au chlore, médicaments hors de prix. En revanche, ils voient d’un très mauvais œil – tout comme les grands groupes européens – les produits pharmaceutiques génériques, l’amélioration de la protection sociale, des salaires ou encore des retraites, les services publics qui « devraient » être privatisés, ainsi que toute restriction de la liberté du marché ou de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée ».

Parce qu’il est secret et négocié dans un déni de démocratie total : même les parlementaires européens n’ont pas le droit de le lire ou de consulter les comptes-rendus des cycles de négociation.

Comment peut-on accepter qu’un traité qui mettrait à mal toutes nos normes et réglementations et qui soumettrait nos États et nos collectivités à la volonté des multinationales soit négocié dans le dos des citoyens ? Encore une fois, Nouvelle Donne demande l’abandon pur et simple des négociations autour du TAFTA : sans dramatisation, mais avec conviction, refusons de nous asseoir à cette table-là !   

Susan George, membre du comité de soutien de Nouvelle Donne et présidente d’honneur d’Attac
Cécile Monnier, candidate dans le sud-ouest aux élections européennes pour Nouvelle Donne

(1) Tafta: TransAtlantic Free Trade Agreement (Accord Transatlantique de Libre-Échange). TTIP: Transatlantic Trade and Investment Partnership (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement).

Lire l’article entier : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/130514/sept-raisons-pour-refuser-de-negocier-laccord-de-libre-echange-ue-usa

 

 

Connaître les dangers du Traité Transatlantique

La vidéo suivante a été réalisée à Perpignan le 11 décembre 2013. Raoul Marc Jennar, docteur en science politique et altermondialiste analyse le projet « GMT » qui est en cours de négociation entre l’UE et les États Unis d’Amérique. Pour ne pas effrayer le public ces négociations se déroulent dans le plus grand secret. De nombreux députés ne sont pas tenus au courant.

Note : cette conférence dure près de deux heures. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois s’il le faut mais regardez-la, surtout si vous n’avez pas eu l’occasion d’assister en live à cette conférence que Raoul Marc Jennar déroule un peu partout en France depuis deux ans. Des éléments clairs et précis, pas de langue de bois, de l’info, pas de l’infaux. L’essentiel de ce qu’on essaie de nous cacher y est dit, et ça permet de prendre connaissance des articles les plus dangereux contenus dans ce Traité.

Autre article par Cécile Monnier (accès libre) concernant la protection des données personnelles : http://blogs.mediapart.fr/blog/cecile-monnier/150514/tafta-et-la-protection-des-donnees-personnelles-ou-les-enjeux-caches-de-l-election-europeenne

S’abstenir aux européennes : une faute grave

par Raoul Marc Jennar

Il en est qui font campagne pour l’abstention lors du scrutin européen du 25 mai. Examinons leurs raisons.

Certains disent : « pourquoi voter pour un Parlement européen (P.E.) qui n’a aucun pouvoir ?» Ce n’est pas exact ; ils devraient s’informer et lire les traités actuellement en vigueur. Ils devraient lire cet excellent petit livre « Le Parlement européen, pour faire quoi ? » dont les auteurs qui ne peuvent être qualifiés d’européistes (B. Cassen, H.Michel, L. Weber). On n’argumente pas en travestissant la réalité. Reprenons leurs principales critiques :

– le P.E. n’a pas le pouvoir de proposer. C’est vrai. Mais qu’en est-il de ce pouvoir dans les parlements nationaux ? Quelle est la part réelle de l’initiative parlementaire dans le travail législatif national ? Dérisoire. Depuis le début de l’actuelle législature (depuis le 20 juin 2012), 125 des 157 lois adoptés étaient d’origine gouvernementale, soit près de 80% des textes votés.

– le P.E. n’est que co-législateur puisque tous les textes législatifs qu’il adopte doivent avoir l’agrément du Conseil des Ministres et de la Commission. C’est vrai. Mais encore une fois qu’en est-il au Parlement français ? Les textes adoptés ne doivent-ils pas, dans les faits, avoir l’accord du gouvernement ?

Par contre, ce qu’on passe trop souvent sous silence, c’est que le Parlement européen dispose du pouvoir de rejeter les textes proposés. Mais la majorité droite-pseudo gauche de ce Parlement préfère les approuver. Il est extrêmement rare qu’un texte législatif soit rejeté : au cours des trois dernières législatures (en quinze ans donc), seule la directive sur la libéralisation des services portuaires a été rejetée suite à l’intense mobilisation des dockers. Dans tous les autres cas, la majorité droite-PS a accepté les textes proposés. Lire la suite

Traité Transatlantique_danger

À deux semaines des élections européennes, de nombreux citoyens et citoyennes n’ont toujours pas entendu parler du traité de libre échange qui se profile entre les États-Unis et l’Europe. Malgré ce silence éhonté du gouvernement sur des négociations tenues secrètes alors qu’elles nécessiteraient un référendum national dans chaque pays de l’Union, des voix s’élèvent et des pétitions circulent pour demander l’interruption immédiate de ces négociations en cours. Les élections qui approchent doivent aller en ce sens.

Cécile Monnier a trouvé des mots simples pour exprimer quelques-uns des dangers que nous feraient courir ce traité.

Le traité transatlantique TAFTA, ou les enjeux cachés de l’élection européenne…  

Qu’on l’appelle TAFTA, TTIP ou encore GMT, le traité transatlantique est l’un des enjeux majeurs des élections européennes du 25 mai prochain. Ce sont en effet les députés qui vont être élus et qui siégeront au prochain Parlement européen qui auront la charge de ratifier ou non l’accord négocié par la Commission Européenne.

TAFTA, c’est quoi ? En quelques mots, TAFTA est un projet d’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne (TAFTA étant l’acronyme de Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Ce projet vise à créer un grand marché transatlantique, qui représenterait la plus grande zone de libre-échange jamais créée. Un événement majeur, donc, dans l’histoire du commerce mondial. Vous n’en aviez pas entendu parler ? C’est normal, car ce projet de traité se négocie dans la plus grande discrétion, les commissaires européens rencontrant leurs homologues américains dans l’opacité la plus totale…

TAFTA présente de nombreux dangers et son application équivaudrait à un changement radical dans nos modes de vie. Le but de ce traité transatlantique est de créer un immense espace de libre échange, réunissant les États-Unis et l’Union Européenne au sein d’un même marché. Condition nécessaire pour que ce marché devienne réalité, les dernières barrières douanières existantes seraient tout simplement supprimées. Mais plus encore, ce sont toutes les normes sanitaires, environnementales ou encore sociales qui seraient remises en cause. En effet, la mise en place d’un espace de libre échange signifie la libre concurrence entre les acteurs du marché. Pas de préférence nationale ou locale, donc… Imaginons que votre mairie passe un appel d’offres pour la fourniture de la cantine de votre petit dernier. Et imaginons que la municipalité souhaite privilégier les petits producteurs locaux. Et bien non, pas possible, car ce type de critère fausse le marché… Avec TAFTA, toutes les entreprises devront être mises sur un même pied d’égalité. Autant dire que le petit producteur local aura du mal à trouver des débouchés. Lire la suite

On continue comme ça ?

On continue comme ça ?

info liée : Un rapport publié mercredi 09 avril aligne les chiffres démontrant le poids du secteur financier dans les institutions et les centres de décision de l’Union européenne.

L’industrie financière dépense plus de 120 millions d’euros par an dans ses activités de lobbying à Bruxelles. Elle emploie 1 700 lobbyistes, soit quatre fois plus que les fonctionnaires européens travaillant sur les questions financières. En tout, 700 entreprises et associations travaillent ensemble pour mener à bien ce lobbying. C’est sept fois plus que toutes les ONG et syndicats présents à Bruxelles…

info à relier : le poids de ces lobbies sur les négociations en faveur du GMT (ou TTIP, ou TAFTA…).  Pour Bruno Poncelet (FGBT), le GMT est une manière d’éviter de répondre à la Crise.

Contrer le GMT: Menaces sur l’emploi et… par lepartidegauche

« Le grand marché transatlantique est à la démocratie ce que McDonald est à la gastronomie »

Non au traité transatlantique

mise à jour vendredi 4 avril

C’est sans surprise, nos médias préfèrent nous bassiner avec la cravate de Valls, au lieu de nous préciser pourquoi le volet « commerce extérieur » a été transféré du portefeuille de Montebourg à celui de Fabius… C’est le « commerce extérieur » qui a en charge le GMT ! Ô hasard, quand tu nous tiens… Quoi qu’il en soit, il y a urgence de s’intéresser au grand marché transatlantique.

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires.

par Lori M. Wallach, novembre 2013

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir.

On a pu voir récemment des sociétés européennes engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou, l’Alena servant dans ce dernier cas à protéger le droit de polluer du groupe américain Renco. Autre exemple : le géant de la cigarette Philip Morris, incommodé par les législations antitabac de l’Uruguay et de l’Australie, a assigné ces deux pays devant un tribunal spécial. Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly entend se faire justice face au Canada, coupable d’avoir mis en place un système de brevets qui rend certains médicaments plus abordables. Le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall réclame plusieurs milliards d’euros à l’Allemagne pour son « tournant énergétique », qui encadre plus sévèrement les centrales à charbon et promet une sortie du nucléaire.

Il n’y a pas de limite aux pénalités qu’un tribunal peut infliger à un État au bénéfice d’une multinationale. Il y a un an, l’Équateur s’est vu condamné à verser la somme record de 2 milliards d’euros à une compagnie pétrolière

Article intégral, à lire absolument : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

Et ne pas manquer le blog que Raoul-Marc Jennar tient aussi sur Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/raoul-marc-jennar/020414/le-gmt-et-les-normes-sociales-encore-en-vigueur-en-europe-un-demantelement-programme#comment-4643002

Les lecteurs informent

Sorties, débats, manifs…

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à l’attention de ceux auront manqué cette conférence mais souhaitent connaître son contenu, Sémaphores propose d’écouter celle qui s’est tenue le 1er avril avec les étudiants de Sciences Po Toulouse, organisée par l’association Gaïa.

Qu’est-ce que l’écosocialisme ?
Quelle analyse fait-il de notre société ?
Quelle solution d’avenir propose-t-il ?

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« MamZelle Flamenca » (conte dansé…) de LA TORITO passera par Le Grau du Roi samedi 12 avril à 15h (salle Christophe Colomb, rue de l’Egalité)…C’est gratuit, réservations au 04 66 53 04 63… Ce spectacle a été programmé avec succès pour les enfants au festival de flamenco de Nîmes en janvier dernier…

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Deux cent personnalités, responsables syndicaux, associatifs, politiques, personnalités signent 

un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris.

MAINTENANT ÇA SUFFIT !

Marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Liste des Personnalités signataires : Lire la suite

les lecteurs informent

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Contre l’enfumage, rien ne vaut une image

Et pour ceux qui penseraient à une intox du Front de Gauche, voici un des rares articles, sur le site d’Europe 1 :

http://www.europe1.fr/Municipales/Il-y-a-la-gauche-qui-pleure-et-celle-qui-rit-1926009/

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Texte collectif. Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsable et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui, ensemble, ont signé cet appel et organisent une marche nationale le 12 avril prochain à Paris, de République à Nation. Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité, et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Suite de l’article et liste des signataires : http://www.humanite.fr/node/562120?IdTis=XTC-FT08-FBY9TK-DD-DMCLQ-CJH

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BANGLADESH : LES MARQUES DOIVENT INDEMNISER LES VICTIMES DU RANA PLAZA 

Bientôt un an d’attente pour les victimes du drame du Rana Plaza. L’effondrement de cet immeuble au Bangladesh a causé la mort de 1 138 personnes et a fait plus de 2000 blessé-e-s, essentiellement des ouvrières fabriquant des vêtements pour des grandes marques européennes et américaines. Les victimes et leur famille n’ont à ce jour aucune garantie qu’elles toucheront une indemnisation complète, juste et transparente, qui leur permette de reprendre une vie digne. 

Plus d’excuses : les marques doivent payer ! 

Après plusieurs mois de négociation, un fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a été mis en place. A ce jour, seules 10 des 28 marques identifiées au moment des faits ont confirmé publiquement leur participation au fonds d’indemnisation.

A l’approche de ce sinistre anniversaire, Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette appellent BENETTON, CARREFOUR et AUCHAN à contribuer de manière significative et dans les plus brefs délais à l’indemnisation des victimes et de leur famille !

Écrivez à Benetton, Carrefour et Auchan pour qu’elles participent au fonds d’indemnisation

 

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

 

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Élections municipales. La gauche Nîmoise. Analyse et point de vue, celui de Claude Mazauric.

                                     La colère du mardi

Je le dirai sans phrases supplémentaires : pour le second tour des élections municipales à Nîmes, le 30 mars, je me soumettrai sans état d’âme à la décision qui sera prise par les animateurs de la liste conduite par Sylvette Fayet « Vivons Nîmes ensemble » : ils ont montré que nous devons et pouvons leur faire confiance. Dans le court délai qui nous sépare de la décision à prendre, je m’en remets à elles et eux du choix politique qui s’imposera.

Mais tout ne se résumera pas à cela.

D’abord, il faut bien mesurer le succès réel qu’a représenté pour notre liste le fait d’atteindre 12% au premier tour et d’ainsi talonner la liste conduite par la candidate hollandiste du premier tour, car ce n’est pas un résultat anodin.  Dumas et ses acolytes hollandisés subissent une vraie déroute au regard de leurs ambitions et du (faux) sondage qu’ils avaient commandé pour tenter de nous décourager : moins de la moitié du résultat attendu ! Atteindre 12 % des exprimés pour notre liste de rassemblement, alors que trois notables successifs et félons (Cavard, Boré, Bernié-Boissard), qui devaient tout de leur notoriété publique au fait d’avoir porté naguère la livrée de l’élu dit « communiste », connaissent la disqualification, c’est plus qu’une leçon de morale : une éloquente démonstration de la justesse du choix politique et stratégique que nous avons réussi à mettre en œuvre depuis 2009. Le fait que, dans ce contexte, la droite ne fasse pas mieux qu’en 2008, inspire une joie modeste.  Que l’abstention massive, ou encore le (re)gonflement du vote protestataire dont profite le parti mariniste, soient des données certes absolument préoccupantes pour l’avenir, n’invalident en rien la portée des constats précédents dont les résultats nationaux corroborent d’ailleurs la validité et montrent la pertinence. Lire la suite

Les lecteurs informent

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50 jours d’action : des idées simples pour participer à votre niveau !

Même s’il n’y a pas un groupe antinucléaire ou une action organisée près de chez vous, vous pouvez participer à la mobilisation et faire connaître notre message ! Alors n’hésitez plus, rejoignez la mobilisation : vous avez encore plus d’un mois pour agir à votre niveau et faire passer le message !

Par exemple…

  • Organisez une flashmob

Une fashmob est une mobilisation éclair qui rassemble un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance, avant de se disperser rapidement.

Vous pouvez par exemple utiliser l’anagramme CENTRALE NUCLÉAIRE – LE CANCER ET LA RUINE.

Prévoyez un panneau pour chaque lettre, répartissez vous en ligne en mettant les lettres dans l’ordre pour constituer le mot CENTRALE NUCLÉAIRE, au signal, les participants changent de place pour constituer LE CANCER ET LA RUINE.

Autres idées d’actions à découvrir ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Idees-d-actions,31862?origine_sujet=LI201403

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Démocratie en danger !

Les temps de parole relevés par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel entre le 10 février et le 7 mars (période ou l’équité entre les candidats n’est pas imposée) montrent que le pluralisme est violé ; que la démocratie est en danger ; que le Front National est favorisé ; que le Front de Gauche est censuré.

Jugez-en par vous-mêmes !

Télévisions:

TF1: UMP 100%
France 2: FN 26,12%; PS 25,30%; UMP 23,75%; LO 14,37%; Debout la République 5,72%; Parti Radical 3,14%; EELV 1,60%; Front de Gauche 0%
France 3: FN 48,71%; UMP 23,23%; LO 12,74%; EELV 7,90%; PS 7,42%; Front de Gauche 0%.
France 5: FN 65,15%; UMP 34,85%; Front de Gauche 0%
Canal+ (infos): FN 100%; Front de gauche 0%
Canal+ (programmes): UMP 61,35%; EELV 19%; FN 16,38%; PS 3,28%; Front de Gauche 0%
RMC Découverte : FN 69,62%; PS 18,99%; UMP 11,39%; Front de gauche 0%
BFM TV: FN: 42,98% du temps ; PS 17,64%; UMP 15,86%; Parti de Gauche 9,26%; MODEM 4,85%; PCF 3,37%.
I-Télé: UMP 41,15%; PS 20,79%; FN 15,05%; LO 7,74%; EELV 5,96%; UDI 3,56%; PG 2,80%; PCF 2,33%.
LCI : PS 38,86%; UMP 27%; FN 19,04%; MODEM 6,64%; PG 5,47; EELV 2,90%; Debout la république 0,08%; PCF 0%.

Radios:

France Inter (info): UMP 34,8% ; PS 30,92%; FN 15,03%; EELV 8,38%; MODEM 7,03%; PG 2,45%; Divers Droite 0,60%; PCF 0,42%
France Inter (programmes): UMP 86,60%; PS 13,40%
France Info: UMP 35,7%; PS 32,34%; FN 7,88%; Cap 21 6,14%; MODEM 5,02%; PG 4,7%; FG 3,36%; UDI 3,93%; PCF 0,5%.
France Culture (info): PS 36,48%; FN 27,45%; UMP 15,96%; Divers 14,25; PG 5,86%; PCF 0%
France Culture (programmes): FG 100%
France Musique: UDI 58,33%; PS 41,67%
Radio Classique: FN 42,81%; PS 34,42%; UMP 22,77%; FG 0%
BFM Business: Nous citoyens 76,70%; UDI 16,60%; UMP 6,70%; FG 0%
RMC: FN 36,95%; UMP 35,96%; PS 17,24%; PCF 9,85%
RTL: UMP 39,10%; PS 39,10%; FN 21,80%; FG 0%
Europe 1: PS 47,82%; UMP 21,72%; FN 17,62%; Divers Droite 7,22%; EELV 4,21%; Parti Chrétien Démocrate 1,40%; FG 0%
Sud Radio: PS 36,12%; UMP 24,98%; FN 12,44%; EELV 5,76%; Divers droite 4,82%; Debout la République 3,82%; NPA 3,43%; UDI 1,78%; Divers Gauche 1,75%; Nous citoyens 1,43%; Parti Chrétien Démocrate 1,28%; PRG 1,18%; Front de Gauche 1,14%; LO 0,07%

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Après les municipales viendront les élections européennes, qui seront de très loin les élections les plus importantes pour l’avenir de l’Europe et donc de la France. La presse, les médias ne sont pas pressés de communiquer sur le sujet, et pourtant c’est un vrai séisme qui se prépare si les citoyens ne se sentent pas plus concernés que cela. Tous nos droits et acquis actuels vont dérouiller gravement si nous laissons la moindre chance au Grand Marché Transatlantique (GMT) de s’installer entre l’Europe et les États-Unis.

Sémaphores.info tiendra son rôle de colibri pour vous informer au maximum dès le lendemain des municipales, mais il serait dommage que celles et ceux qui en ont la possibilité manquent l’occasion d’en savoir d’en savoir plus sur le GMT alors que Raoul-Marc Jennar, que nous avons déjà présenté, sera dans notre Midi aux dates ci-après.

24 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Alès 30

25 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Montpellier 34

26 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Clermont l’Herault 34

27 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Nuces 12

28 MARS

Conférence sur le Grand Marché Transatlantique avec Raoul-Marc Jennar, Mosset 66

12 AVRIL

Grande Marche du
Ras-le-bol de Gauche

25 MAI

Élections européennes

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Au courrier des lecteurs de Sémaphores…

envoi n°1 sous le titre « Calimerosso existe, je l’ai rencontré ! », pour sa citation dans le Midi Libre du 18 mars 2014.

envoi n°2

Au fil de cette campagne pour les municipales 2014, plusieurs cas de candidats « malgré eux » ont été signalés sur les listes du Rassemblement Bleu Marine ou Front National. Plusieurs communes de Seine-Maritime, plusieurs autres cas recensés dans le Var, le Loiret, le Loir-et-Cher et la Saône-et-Loire…

Au Grau du Roi, ne soyez pas un(e) candidat(e) malgré vous. Il reste des cases à remplir sur le trombinoscope de la liste RBM. Mettez votre photo en bonne place, n’hésitez pas à jouer les bouche-trous !

Le Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

Déjà entre 1995 et 1997, l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) avait été négocié en secret entre les vingt-neuf pays de l’OCDE : cet accord cherchait entre autres à permettre aux multinationales de traîner en justice les États dont la politique n’irait pas dans le sens de leurs profits… Mais révélées au grand jour, ces négociations secrètes avaient échoué, comme meurt Dracula quand il est exposé à la lumière.

Mais Dracula n’est pas mort ! C’est donc toujours dans l’ombre que ce projet vampirique refait surface, sous la forme d’un « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». Destruction des normes sociales et environnementales, justice arbitrale pour contraindre les politiques publiques, le menu de ces négociations fait craindre le triomphe de la phrase de David Rockefeller :

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ».

Cette entrée en matière était celle de Daniel Mermet lors d’un des derniers « Là-bas s’y j’y suis ». Hormis cet entretien, on ne peut pas dire que le reste de la presse nous inonde d’information autour de ce traité que Le Monde Diplomatique a pourtant qualifié de « véritable typhon pour les Européens ». Le pire culot est celui du président François Hollande qui s’est engagé auprès du président Obama à « accélérer le processus » alors qu’il n’en a pas encore touché un mot aux Français. C’est dire si nous sommes encore loin du référendum qu’il serait urgent d’organiser avant d’aller plus loin dans quelque négociation que ce soit avec les États-Unis. Un référendum ? Mais vous n’y pensez pas ! Dans la situation actuelle d’austérité garantie 100% durable, les Français n’apprécieraient guère qu’on leur fasse un petit dans le dos ou qu’on leur joue la partition « Traité de Lisbonne 2.0 » !

Il ne faudrait pourtant pas croire que les autres gouvernements européens soient plus bavards avec leurs concitoyens. Le contenu de cet accord de libre échange entre les États-Unis et l’Europe est tenu secret, au point que les députés qui ont pu le lire n’ont pu le faire que grâce à des fuites. La campagne d’opposition à ce dangereux traité ne fait que commencer.

Daniel Mermet a fait une émission très didactique sur ce GMT le 24 février avec Raoul-Marc Jennar (Comité scientifique ATTAC) dans laquelle ce dernier reconnaît que : « Tout le monde devrait avoir connaissance de ce qu’on nous prépare en grand secret mais seul Jean-Luc Mélenchon en parle (quand on lui en laisse la possibilité) et « Là-bas s’y j’y suis ». »

3 minutes pour récapituler et cadrer le sujet, proposé par la Gauche Unitaire Européenne :


Europe : le Grand Marché Transatlantique par lepartidegauche

Si vous disposez d’une vingtaine de minutes, le lien suivant mène vers un extrait clair et concis d’une conférence tenue par le même Raoul-Marc Jennar. (Autres conférences entières sur Youtube)

http://www.librinfo74.fr/2014/02/magistrale-conference-de-raoul-marc-jennar-sur-le-grand-marche-transatlantique-un-accord-de-libre-echange-cauchemardesque-pour-les-citoyens-europeens/

Sinon n’hésitez pas à écouter l’émission de Mermet, elle dure un peu moins d’une heure : http://media.la-bas.org/mp3/140225/140225.mp3

Attention DANGER !

À lire :
Oui à l’union des peuples d’Europe ! Non à l’Union européenne !, un article de Raoul Marc JENNAR paru sur blogs.mediapart.fr

Dracula contre les peuples, un livre de Patrick Le Hyaric (2013, éditions de l’Humanité)

Le grand marché transatlantique : les multinationales contre la démocratie, un livre de Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet, préfacé par Jean-Luc Mélenchon (2011, éditions Bruno Leprince)

le fil sémaphorien_février2014_n°4

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AffaireS Balkany_le suivi

Le palais des “Mille et une Nuits” des époux Balkany à Marrakech a coûté à l’achat pas moins de 2,75 millions d’euros, d’après des actes notariés obtenus par Mediapart. La justice les soupçonne d’en être les propriétaires cachés par le biais de sociétés logées dans des paradis fiscaux. L’achat de la villa a été réglé par « virements de l’étranger », d’après le notaire.

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Ukraine : des nazis dans l’opposition ?

Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il y a des nazis dans l’opposition ukrainienne. Vrai ou faux ? Certains ont vérifié…


Ukraine : des nazis dans l’opposition ? par Europe1fr

Petit rappel : En Ukraine, la kleptocratie était tout autant au pouvoir sous l’équipe libérale « pro-Europe » auparavant. Loulia Timochenko, soi-disant voix de la liberté, était en prison pour des détournements de fonds exactement comme son mari l’était aux États-Unis pour fraude fiscale.

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VENEZUELA

Attention : De nombreuses photos dénoncent la répression des manifestations étudiantes qui agitent le Venezuela depuis quelques semaines. Problème : il s’agit quelquefois de photos sans aucun rapport avec ces événements, prises dans d’autres pays au cours de ces dernières années, Brésil, Syrie, Grèce… Nous en avons déjà repéré quatre qui ont pourtant fait les unes de grands quotidiens.

À signaler, un article de blog intéressant sur le sujet, par Marti, non journaliste mais actuellement sur place :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marti/260214/que-se-passe-t-il-au-venezuela

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AffaireS Dassault_ le suivi

L’enquête judiciaire accumule les preuves contre l’industriel et sénateur UMP Serge Dassault, soupçonné d’achat de voix à Corbeil-Essonnes, pour son propre compte en 2009, puis pour celui de Jean-Pierre Bechter, son homme de paille.

Libération publie mercredi 26 février des extraits d’un document accablant retrouvé par les enquêteurs dans la propriété du sénateur et avionneur à Corbeil. Quatre versions d’un même listing d’électeurs, comportant environ 130 noms, régulièrement remis à jour, faisant le compte de l’argent, déjà « payé » ou encore « non payé », ou des services rendus aux personnes de bonne volonté.

On a failli pleurer en apprenant que M. Dassault s’est plaint, au Sénat, de ses conditions de garde à vue, alors qu’il rentre dormir chez lui et n’a sans doute pas connu la cellule d’isolement. Pauvre chou ! Est-ce que ce sera suffisant pour empêcher les méchants magistrats financiers Serge Tournaire et Guillaume Daïeff de le convoquer en vue d’une très probable mise en examen ? C’est ce que nous saurons dans le prochain épisode ?

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27 février2014. Nous apprenons le décès de Paco de Lucia. Connu par son nom artistique, Paco de Lucia  (Luzia était le prénom de sa mère) est considéré par beaucoup comme le plus grand guitariste contemporain de flamenco.

Article à lire ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/jnspqd/260214/todo-pasa-y-todo-queda-paco-de-lucia-nous-quittes

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Pas très blanc, le bleu Marine…

Olivier Duguet était jusqu’en mars 2012 le trésorier de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. En juin 2012 il est condamné à six mois de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie au préjudice de Pôle emploi dont le montant s’élève à plus de 100 000 euros.

La justice a estimé qu’il a « été complice du délit d’escroquerie » reproché à une autre personne au nom de cette société (à hauteur de 42 081 euros) « en l’aidant ou en l’assistant sciemment », « en lui fournissant de fausses attestations ASSEDIC », mais aussi d’avoir lui-même « trompé le Pôle emploi » « par l’usage de manœuvres frauduleuses », « pour le déterminer à remettre des fonds » (23 958 euros). Le montant total de l’escroquerie, qui a bénéficié à trois personnes, atteint 100 748 euros net. Il s’élève à près de 277 000 euros en prenant en compte le « préjudice évité » (si la fraude n’avait pas été découverte).

Après ça, la Le Pen peut bien continuer de baver sur quelques tricheurs aux prestations sociales… c’est bien dans ses rangs que le blanchissage est loin d’être terminé.

Mais restons un peu en compagnie de madame Le Pen, dont on nous dit qu’elle a profité de sa virée au salon de l’agriculture pour dénoncer le grand marché transatlantique. Ça alors !

Cinq ans après que Jean-Luc Mélenchon ait lancé l’alerte (eh oui, déjà !), Marine Le Pen se réveille ! A la veille des élections européennes, elle prétend soudain faire la « guerre » au Grand Marché Transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique.

Ce réveil électoraliste ne doit pas faire trop faire illusion. En effet, dans cette « guerre », les amis de Madame Le Pen ont déjà capitulé. En région PACA, vendredi dernier (voir notre fil d’actu précédent), le groupe FN a voté contre la motion du Front de Gauche qui condamnait ce projet de libre-échange généralisé. La motion a été adoptée avec l’appui des Verts et de certains socialistes dont le président Michel Vauzelle. Le Front national a voté pour le projet avec la droite et d’autres socialistes. De son côté Jean-Marie Le Pen a préféré manquer la réunion du Conseil régional pour ne pas avoir à prendre position.

Paroles, paroles…

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Février s’achève et nous avions zappé cette info sur les initiatives citoyennes en faveur de la transition. Pardon et rattrapage, d’autant qu’une autre journée de mobilisation est d’ores et déjà fixée au 27 septembre prochain.

  • Le 1er février : une ébullition citoyenne pour la transition ! 

Samedi 1er février, avait lieu la journée de mobilisation du Collectif pour une Transition Citoyenne. Au total, 85 événements sur 60 départements ont été comptabilisés, réunissant des milliers de personnes aux quatre coins de l’Hexagone, pour interpeller les candidats aux élections municipales. Vous pouvez voir la liste de tous les événements ici.
La prochaine journée de mobilisation est déjà fixée : rendez-vous le 27 septembre ! 

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  • Parution du rapport de la fondation Abbé Pierre 

Le 19e rapport annuel de la Fondation est paru, et comme prévu, les chiffres font état d’une terrible aggravation sur la question du logement :

  • Entre 2001 et 2013 on relève une augmentation de 50% des personnes à la rue
  • Les loyers ont augmenté de 55 % depuis 2000
  • Le logement est devenu le 1er poste de dépense des ménages
  • Le rapport étudie par ailleurs de près le lien entre emploi, précarité et logement.

Pour découvrir l’essentiel du rapport.

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le fil sémaphorien_février2014_n°3

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17 millions de français hors GMT

Communiqué du Parti de Gauche- Eric Coquerel

Après la région Ile de France la semaine dernière, le Conseil régional PACA vient d’adopter une motion exigeant l’arrêt des négociations du Grand Marché Transatlantique.

Ainsi les deux plus grandes régions françaises, soit 17 millions d’habitants au total, sont désormais déclarées zone hors GMT.

C’est un énorme point d’appui pour la mobilisation nécessaire contre cet accord de libre échange qui livre les citoyens pieds et points liés aux intérêts des multinationales et place toujours plus l’Europe dans l’orbite des États-Unis.

C’est la preuve que lorsque les élus de la République sont appelés à s’exprimer sur cette négociation anti-démocratique, ils votent contre. Raison sans doute pour laquelle le Président de la République a refusé un vote à notre assemblée nationale sur ce sujet.

C’est la démonstration qu’une majorité alternative, de contenu, est possible. Sur proposition du groupe PG-Alternatifs en Ile de France et du groupe FDG en PACA, à chaque fois on a retrouvé côte à côte les partis du FDG, les groupes EE-LV et, dans le sud, beaucoup de socialistes, à l’instar de Michel Vauzelle (député et Président de la Région), pour voter ensemble contre un projet pourtant défendu par le chef de l’état. A l’inverse, en votant contre cette motion, le FN a, en PACA, révélé sa duplicité : pour la souveraineté populaire et contre le libéralisme sur les plateaux, il se révèle atlantiste et pour le maintien du système dans les assemblées…

Ce vote est la preuve que la mobilisation citoyenne peut arriver à percer le mur du silence médiatico-politique sur cette question. Il nous convainc également toujours plus de faire des élections européennes un référendum sur le GMT. Voter pour nos listes sera voter pour l’arrêt des négociations.

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IRFM et Transparence Argent public_le suivi
Près de 25 000 signatures cette semaine. Vous êtes à présent plus de 143.000 citoyen(ne)s à agir pour la transparence !

Et la mobilisation gagne en visibilité : l’appel du député Charles de Courson a été largement relayé dans les médias, parmi lesquels Le Monde et L’Express. La pétition est également soutenue par les associations de lutte contre la corruption Anticor et Transparency International.

Il y a quelques jours, Charles de Courson a adressé sa pétition par courrier officiel à Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale et Jean-Pierre Bel, président du Sénat. Mais leur réponse tarde à venir. Pourriez-vous donner encore plus d’ampleur au mouvement pour les convaincre de répondre aux attentes des citoyens ? Pour recueillir de nouveaux soutiens et aider à dépasser les 150.000 signatures, vous pouvez :

– partager les articles du Monde et de L’Express sur les réseaux sociaux pour faire connaître la pétition;

– appeler vos proches et amis à signer en continuant de partager la pétition sur Facebook ou par e-mail avec ce lien:

www.change.org/transparenceargentpublic

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Exil fiscal : On se fout de qui ?

La cellule de régularisation des avoirs non déclarés détenus à l’étranger a rapporté à l’État 230 millions d’euros depuis le 1er janvier 2014. Elle devrait rapporter un total de 2 milliards d’euros en 2014, selon les prévisions du ministère du budget.

Et faudrait applaudir ? Pour rappel, les avoirs français dans les paradis fiscaux sont estimés à 600 milliards et l’évasion annuelle ces dernières années était estimée à 50 milliards d’euros.

Voir plus bas dans ce même fil d’actu les noms des spécialistes de l’évasion.

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La photo du jour, pour ceux qui ne croient pas à la ressemblance entre François Hollande et Nicolas Sarkozy

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affaireS Guéant_le suivi

Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l’Élysée auprès de François Hollande, est formel dans une lettre de trois pages qu’il  a adressée le 22 mai 2013 au juge Roger Le Loire :

« Le fonds d’archives papier de M. Claude Guéant n’a pas été reversé aux Archives nationales, et il n’en a pas été trouvé trace dans les locaux de la présidence de la République. »

En d’autres termes, les écrits et notes de travail de celui qui fut, pendant près de quatre ans, le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l’Élysée sont, à ce jour, introuvables.

La disparition de ces documents est pour le moins fâcheuse. Ces archives auraient pu être une mine d’informations pour tout citoyen qui aurait voulu relire les épisodes de la Ve République sous M. Sarkozy.

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Grand Marché Transatlantique

A l’initiative des élus Parti de Gauche et Alternatifs, le Conseil régional d’Île-de-France a voté une délibération demandant l’arrêt des négociations sur le Traité de libre échange entre l’Europe et les États-Unis. Cette délibération déclare placer la région capitale hors de cet accord de libre échange.

Ce vote montre une opposition de gauche majoritaire contre ce projet dangereux que le président de la République a souhaité accélérer lors de son voyage aux États-Unis sans en avoir jamais parlé auparavant.

On peut noter que Benoit Hamon, Anne Hidalgo ou Pierre Larrouturou n’ont pas pris part à ce vote.

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Paradis fiscaux_ le suivi

Selon une enquête publiée par la revue Projet, les groupes du CAC 40 disposent de 1 548 filiales dans les paradis fiscaux. Mais ne nous y trompons pas… 23 de ces sociétés ne dressent, dans leur rapport annuel, qu’une liste des « filiales principales ». Où sont passées les autres ? La question reste entière.

France Télécom annonce 400 entités, mais n’en liste que 32. Danone publie les noms de 99 filiales sur 252 annoncées, Capgemini : 124 sur 136, Legrand : 34 sur 157, Veolia Environnement : 106 sur 2728 et Vivendi : 57 sur 690. Quant à Total, la société annonce 883 entités mais ne donne les noms que de 179 d’entre elles

La participation de l’État au capital n’est en rien gage de transparence. Si Safran, Renault et EDF fournissent une liste exhaustive, en revanche EADS (Airbus Group depuis le 1er janvier 2014), GDF Suez et France Télécom ne révèlent pas publiquement toutes leurs filiales. Pour cette liste incomplète, on découvre 3 filiales paradisiaques pour France Télécom, 18 pour GDF Suez, 43 pour EADS. EDF compte 11 filiales offshores, Safran 17 et Renault 19…

Gros dossier à découvrir : http://www.revue-projet.com/articles/2014-02-cac40-paradis-fiscaux/

Les lecteurs informent

Les lecteurs de Sémaphores informent ou rappellent…

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Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante (les enfants ont été privés d’école), mais, de plus, cette rumeur est totalement mensongère. Depuis plusieurs jours également, les propos les plus extrémistes circulent, dans les rues ou sur les réseaux sociaux, réveillant les haines envers les homosexuels, les juifs, les féministes, les professeurs des écoles appliquant l’ABCD de l’égalité, les chercheurs en études sur le genre, tous présentés comme des ennemis de la société.

Face à ces propos dangereux, face aux risques de dérives extrémistes, nous, enseignant-e-s, étudiant-e-s, chercheur-e-s, souhaitons prendre la parole, rappeler la réalité des pratiques éducatives et scientifiques d’aujourd’hui, et appeler au soutien de nos concitoyens et concitoyennes, de toutes les régions de France, de toutes les origines, de toutes les cultures.

NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (ni inversement).

NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas, mais, oui, les études de genre existent. Le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences.

OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont les lieux où les enseignants promeuvent l’égalité et la tolérance, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelles, sexuelles, religieuses). « Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. » (Papa lit le journal au salon. Maman est à la cuisine). Voilà comment des élèves de collège apprenaient l’allemand, à travers les aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le genre, c’est réfléchir sur les effets de ce type de messages.

OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés au cri de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde. Oui, l’école est le lieu où l’on permet aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes.

Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université depuis longtemps. Nombreuses sont les académies à organiser des journées de formation sur ces thèmes ; nombreuses sont les universités à offrir des cours intégrant le genre : en sociologie, en sciences de l’éducation, en anthropologie, en biologie, en sciences économiques, en philosophie, en histoire, en littérature, etc. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes font partie du parcours de formation des enseignants du primaire et du secondaire.

En permettant aux élèves de constater la diversité des familles actuelles, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles offrent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, la liberté de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.

Signer la pétition, ouverte à tou(te)s

• Consulter le site lancé pour fédérer les initiatives

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« France Alzheimer Gard » organise une réunion ouverte à tous à l’Institution des AIGUES MARINES au Grau du Roi, sur le thème de la maladie d’Alzheimer et des syndromes apparentés.

Le samedi 15 Février à 14H00

– Présentation de l’Association : Dr. Camille Lapierre, Président

– Approche médicale : Dr. Martine Lapierre, Gériatre

– Présentation « Espace Répit » : Vivadom

– Présentation appareillages audio-visuels : Fr. Enaudeau, Mutualité Française

Avec la participation du Dr. Robert Crauste.

Entrée gratuite

Aigues Marines, 977, Boulevard Dr Jean Bastide 30240 Le Grau du Roi

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5 770 € brut par parlementaire par mois.

Pétition citoyenne

Demandons aux Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de prendre les mesures nécessaires pour que les Députés et les Sénateurs justifient par des factures la bonne utilisation à des fins professionnelles de leur Indemnité Représentative des Frais de Mandat (IRFM), comme doivent le faire tous les salariés du privé ou du public en matière de frais professionnels.

L’IRFM, dont l’utilisation par les parlementaires n’est aucunement contrôlée, représente plus de 5 770 € brut par parlementaire par mois.

Cette transparence est nécessaire à double titre :

– Elle rétablit le principe d’égalité devant l’impôt dans la justification des frais professionnels entre les salariés du privé et du public et nos représentants.

– Elle renforce l’exemplarité de nos représentants en mettant en œuvre l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

Le Député Charles de Courson avait déjà déposé un amendement en juillet 2012 afin de contrôler l’IRFM, ce qui a été repoussé par les parlementaires, seuls 24 députés se prononçant pour.

Cette pétition citoyenne permettra d’inciter les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à prendre des mesures nécessaires afin de contrôler les IRFM des Parlementaires et de renforcer ainsi la transparence de l’argent public.

Merci de signer et de diffuser la pétition !

 

On peut aussi lire cet article : http://lelab.europe1.fr/t/frais-de-mandat-pourquoi-les-parlementaires-ont-repousse-le-debat-3998

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http://www.handicap-international.fr/index.php?id=8922&utm_source=FautPasRever&utm_medium=emailing&utm_term=mozabique&utm_campaign=Profession_demineuse

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Soutenez les bloqueurs d’uranium, signez la pétition !

Le 12 septembre dernier, près de Narbonne, 40 membres du collectif Stop Uranium ont bloqué un camion chargé d’uranium pour dénoncer les risques des convois radioactifs qui sillonnent la France sans qu’élus et populations en soient informés.

Le 20 février, 23 personnes sont convoquées au tribunal. Elles encourent 2 ans de prison et 4500 euros d’amende. Refusez la criminalisation des lanceurs d’alerte et apportez-leur votre soutien : signez la pétition, et si vous le souhaitez, postez votre photo pour vous manifester à leur côté !

http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-sommes-tou-te-s-des-bloqueurs-ses-d-uranium?origine_sujet=LI201401B

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à propos du Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

communiqué de presse du collectif Stop TAFTA 30 qui s’est crée à Nîmes le 23 janvier dernier. Ce collectif est composé de citoyens et d’organisations parmi lesquelles celles signataires de l’appel national. info@stoptafta30.fr

 lire ou télécharger le communiqué : CP_Stop_TAFTA30

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le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_ n°4

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Notre-Dame-des-Landes_le suivi

Les économistes Geneviève Azam, Jean Gadrey et Susan George, ainsi que Jacques Bankir, ancien dirigeant de compagnies aériennes, Arnaud Gossement, avocat, Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, et Patrick Warin, consultant, demandent « instamment » au gouvernement « de ne pas engager les travaux prévus par les arrêtés préfectoraux » publiés en décembre dernier.

Personne ne peut croire que cela se fera dans le calme sur le terrain. Aussi, avant que l’irréversible ne se produise, nous en appelons à l’opinion publique et à la plus haute autorité́ de l’État, car ce dossier est symptomatique de toute une série de graves dysfonctionnements qui ne peuvent être passés sous silence.

http://blogs.mediapart.fr/edition/notre-dame-des-landes-du-bocage-au-blocage/article/230114/notre-dame-des-landes-il-faut-que-la-raison-l-emporte

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Cinéma Pagnol d’Aigues Mortes_le suivi

C’était sur Radio système le 8 janvier. Un bon rappel pour ceux qui auraient manqué des épisodes.

Le pot de terre contre le pot de fer ! Le cinéma associatif contre le géant du divertissement Culturespaces ! C’est le combat que mènent depuis plusieurs mois des citoyens du collectif  » écran Noir  » – entretien avec Isabelle Secrétan, Frédéric Vallat , Sodol Colombini au micro de Christian « Carrefour des résistances ».

 

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De Bricq et de brocs

Attention : L’UE est en train d’accepter les tribunaux d’arbitrage entre États et firmes à l’occasion des négociations en cours sur le grand marché transatlantique. (voir article dans ces mêmes pages).

Le 29 mai 2013, l’Assemblée nationale avait pourtant demandé « que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États ».

Cela n’a pas empêché la ministre française Nicole Bricq de saluer l’initiative de la Commission Européenne, attestant ainsi que les votes du Parlement français n’ont aucune valeur pour elle. Ce comportement a un nom, ça s’appelle forfaiture.

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Sepa la joie, Sepa cool et Sepa clair

L’UFC, dans un souci d’informer des moutons déjà bien tondus, a repéré un loup déguisé qui se fait appeler SEPA, du nom du règlement européen qui vise à simplifier les autorisations de prélèvements.

Vous en avez forcément entendu parler ; les journaux, votre banque, votre fournisseur d’accès, tout le monde s’y est mis. L’objectif : créer un marché unique des paiements sur l’ensemble de la zone SEPA qui comprend 31 pays européens. Mais voici le loup à surveiller :

Jusqu’à présent, pour autoriser vos prélèvements automatiques vous deviez signer une autorisation et une copie était envoyée à votre banque. L’Europe a décidé de simplifier tout ça. Dorénavant, vous signez une autorisation au fournisseur et c’est tout. La banque prélève votre abonnement sur votre compte sans savoir de votre bouche si vous nous avez bien autorisés à le faire.

Le risque signalé par l’UFC est évident : « on risque de voir les fraudes augmenter avec la fabrication de faux mandats de prélèvements » explique-t-on. « Les banques auront néanmoins l’obligation de vous rembourser sous dix jours si jamais vous êtes prélevés à tort. » Encore faut-il s’en apercevoir dans un délai de huit semaines, sinon on est marron.

Restons dans la couleur, au moins le temps d’apprendre que votre banque est déjà dans le rouge si elle ne vous a pas parlé des listes blanches et des listes noires, alors qu’elle a l’obligation de le faire.

En effet, pour éviter les fraudes, il est possible d’établir auprès de votre banque une liste blanche qui comprendra les fournisseurs autorisés à prélever sur votre compte, et une liste noire qui regroupera les fournisseurs dont vous ne voulez pas entendre parler.

Le constat de l’UFC est saisissant : « sur les 331 agences visitées par nos enquêteurs sur 40 départements, seulement 2,6% affichaient des informations sur le SEPA, et 8% mettaient des brochures sur ce sujet en libre-service. Sur internet, seuls 25,6% des sites bancaires mentionnent le SEPA pour les particuliers, et 3% évoquent le sujet capital des «listes noires» et «listes blanches» ! Dans les brochures tarifaires, cette absence est tout aussi criante : 2 banques sur 129 mentionnent l’existence de ces listes ! ».

À bon entendeur…

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Pas censuré mais presque

Jeudi 16 janvier à 0h15 (bonjour l’horaire pour ceux qui doivent se coucher tôt) France 5 diffusait le documentaire « Salariés sans frontières » sur les travailleurs frontaliers des régions limitrophes du Luxembourg. Le réalisateur Gilles Balbastre y raconte l’histoire de ces salariés européens français, allemands, belges, qui vont au Luxembourg pour travailler, particulièrement dans des zones de forte désindustrialisation.

Faut croire que le sujet doit en titiller quelques-uns, puisque la chaîne (rappelons qu’elle appartient au service public) n’avait programmé aucun replay du documentaire. Il a fallu que râlent quelques internautes déçus pour que France 5 mette finalement le replay du documentaire en ligne. Il y sera encore visible jusqu’à vendredi matin.

Entretemps, il y a eu un appel de Gilles Balbastre pour inviter à visionner sur Internet ce documentaire qui a failli par ailleurs passer complètement à la trappe. Il y a des sujets qui ne sont pas bienvenus dans la situation actuelle. Si ce docu ne fonctionnait pas correctement dans nos pages, suivez le lien « Salariés sans frontières » sur YouTube où il est entièrement disponible.

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Le Grand marché transatlantique ne se fera pas !

Texte de lancement de la campagne :

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des États-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique. Lire la suite

À propos du GMT, attention danger !

Jean-Luc Mélenchon dénonce les dangers du grand marché transatlantique imposé par les États-Unis et les multinationales. C’était à la Fête de L’Humanité, le 14 septembre 2013.

L’extrait dure 15 mn. Oubliez Jean-Luc Mélenchon si ce n’est pas votre tasse de thé, oubliez un instant vos préjugés et vos opinions, personne ne va vous les voler et vous les retrouverez bien assez vite. Mais comme ce qui se trame à travers le grand marché transatlantique n’a pas l’heur d’être répercuté comme il se devrait par les médias, il nous semble important d’alerter sur le danger évident que les multinationales font peser sur la souveraineté des états, France incluse et Europe en général, ne parlons même pas des petits pays qui n’auront pas les moyens de se défendre.

Il faut d’urgence dénoncer ce piège monstrueux qu’est le projet secret et sournois du grand marché transatlantique, stratégie de domination impériale des États-Unis et des multinationales sur le monde.