Le vrai réalisme

Une vidéo pour le plaisir et pour rappel, parce que ça fait toujours du bien d’entendre ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois. C’était à la Maison des Métallos, pour un des premiers 7-9 Neuf de Daniel Mermet sur Internet après son licenciement de la radio.

Ici on goûtera une petite analyse sur les gouvernances Gauche/Droite, Droite/Gauche et sur ce Pouvoir qui nous dégoûte. On notera aussi l’interrogation pertinente sur ce qu’avait été le rassemblement en mémoire de Rémi Fraisse.

Frédéric Lordon est un économiste et philosophe français né le 15 janvier 1962. Il est directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE).

 

Repos dominical

 « Nous refusons que la civilisation du supermarché remplace la civilisation du loisir. La citoyenneté ne se résume pas à l’acte de consommation. Quelle vie privée, quelle vie de famille sans jour de repos hebdomadaire commun, alors que justement nos sociétés souffrent déjà d’une déstructuration des liens sociaux ? »

Ces lignes sont extraites d’une tribune publiée en 2008 dans Libération, intitulée « Dimanche : Yes week-end ! » . Elle prétendait s’élever contre la réforme du travail dominical voulue alors par la majorité UMP et Nicolas Sarkozy. Parmi les 122 signataires de cette tribune initiée notamment par Christian Eckert, aujourd’hui secrétaire d’État au Budget, et l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, figuraient dix personnalités devenues aujourd’hui ministres du gouvernement Valls. A savoir : Christian Eckert, Bernard Cazeneuve, Marylise Lebranchu, Jean-Marie Le Guen, George Pau-Langevin, Sylvia Pinel, Christiane Taubira, Marisol Touraine, Alain Vidalies et Annick Girardin.

En bref un gouvernement de socio-traîtres avec un traître en chef


« Le combat de 2012 c’est de préserver le repos…

Tout est dit, non ?

 

La république aquatique de Hollande

mis à jour 28 août

 Nul ne pourra dire que François Hollande est un président qui ne se mouille pas. Ainsi avait-il déjà donné le ton dès le début du quinquennat, n’hésitant même pas à s’attirer la foudre pour aller rendre visite à la voisine Angela. C’est dans cette humide continuité que se déroule la suite des aventures du capitaine tout terrain, qui n’hésite pas à passer du pédalo flottant dans la tempête au Titanic sombrant dans les glaces de l’austérité.

Est-ce d’ailleurs ladite austérité qui fait qu’il n’y a même pas un parapluie pour abriter le président sur un haut lieu de commémoration ? La question s’est largement posée dans la presse internationale, d’autant qu’on imagine mal Angela ou Barak discourir sans protection sous une pluie battante. Mais François est un battant, lui. Ce ne sont pas trois gouttes qui le feront renoncer à… à… à quoi, au fait ? Aux engagements pris devant le peuple cocufié de France ?

Hier, Mediapart chapeautait un article en disant : « Arnaud Montebourg remplacé par Emmanuel Macron: c’est le grand symbole du remaniement ». Sont gentils, à Mediapart, de ne voir qu’un remaniement quand il s’agit de la phase finale du reniement.

 » Mon véritable partenaire a un nom, Macron, un visage, un parti, celui de l’argent. Il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Ce partenaire, c’est le monde de la finance  » 

Bref. Pour ceux que ça intéresse voici la liste des remaniés. Fin du pédalo et du Titanic, nous passons au radeau de la Méduse. Comme aurait dit Victor Hugo : « Un aveugle en vigie, un manchot à la barre… » Bon vent, les Français !

Les ministres

Laurent Fabius (affaires étrangères)              Ségolène Royal (écologie)

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur

Christiane Taubira (garde des sceaux)      Michel Sapin (finances et comptes publics)

Jean-Yves Le Drian (défense)

Marisol Touraine (santé, affaires sociales, elle récupère les droits des femmes)

François Rebsamen (travail)     Bernard Cazeneuve (intérieur)

Stéphane Le Foll (agriculture et porte-parolat)

Emmanuel Macron (économie, industrie et numérique)

Sylvia Pinel (logement)     Marylise Lebranchu (décentralisation et fonction publique)

Fleur Pellerin (culture)     Patrick Kanner (ville, jeunesse et sports)

George-Pau Langevin (outre-mer)

Les secrétaires d’État

Geneviève Fioraso (enseignement supérieur et recherche)

Harlem Désir (affaires européennes)  Annick Girardin (développement et francophonie)

Thierry Mandon (réforme de l’État et simplification)   Axelle Lemaire (numérique)

Kader Arif (anciens combattants et mémoire)   Alain Vidalies (transports)

Thierry Braillard (sports)

Ségolène Neuville (personnes handicapées et lutte contre l’exclusion)

Laurence Rossignol (famille, personnes âgées et autonomie)

Pascale Boistard (droits des femmes)    Myriam el-Khomri (ville)

Christian Eckert (budget)    Thomas Thévenoud (commerce extérieur)

Carole Delga (commerce et artisanat)    André Vallini (réforme territoriale)

Jean-Marie Le Guen (relations avec le Parlement)

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Les insubmersibles: Emmanuel Macron par lepartidegauche

au fil des blogs :

par POL

Les banquiers, les financiers, les entreprises vont continuer à spéculer pour faire des profits au détriment des hommes et de la nature. La croissance ne reviendra pas… Et il pleut avec insistance. Il pleut et cette pluie nous dit simplement que le dérèglement climatique est bien installé. Il va pleuvoir plus, là où il pleuvait déjà, puis ces pluies deviendront plus violentes encore. Plus d’inondation, de glissement de terrain, de catastrophe. Ailleurs la sécheresse. Bientôt des ouragans, des tornades. Cela vient si lentement que nous sommes comme la fameuse grenouille qui ne sent pas que l’eau se réchauffe autour d’elle et qui mourra ébouillantée. Comme il a tort le Président – il a tort sur à peu près tout – de dire « Ce n’est pas l’intempérie que nous redoutons le plus ». Il devrait trembler, trembler pour son image d’homme trempé et déconfit, trembler pour ce qu’il laissera comme trace dans l’histoire. L’empreinte d’un petit politicien qui ne se préoccupe de rien d’important, dont le logiciel remonte à 1983 quand le néolibéralisme triomphait. Mais la modernité maintenant – si ce mot dégoûtant sert à quelque chose – c’est de se rendre compte que le dérèglement climatique va nous coûter très cher, que la mer monte et va engloutir toutes les côtes, que le pergélisol fond et laisse sortir par de grands effondrements le méthane jusqu’ici piégé dans la glace… Il devrait avoir peur, le Président, du ciel qui lui tombe sur la tête et apprendre, comprendre que la sixième extinction a commencé depuis longtemps… Mais aujourd’hui, elle pointe dans l’image. L’image ne ment pas. La pluie tombe Nous avons un besoin urgent d’une politique écologique, c’est vital. Est-ce qu’Emmanuel Macron ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, a appris ce que c’est que le pergélisol ? En tout cas, ils vont faire une politique qui ne fera pas tomber la pluie normalement. François Hollande, un Président normal, il ne fait pas la politique pour lequel il a été élu, normal diront les gens qui pensent que tous les hommes politiques sont pourris. Moi personnellement je ne crois pas cela, c’est le temps qui est pourri… Il serait temps de changer de politique qui nous mène à la catastrophe… Il pleut. Peut-être qu’ils ne feront pas la photo traditionnelle du nouveau gouvernement sur le perron, il risque de pleuvoir.

http://blogs.mediapart.fr/blog/pol/270814/un-temps-pourri

par Patrick Rodel

Le hasard me met sous les yeux un texte de Guillemin qui vient de La capitulation de Paris. C’est un texte qui date de 1960. Guillemin y parle du gouvernement des Jules, ce fameux gouvernement de défense nationale, gouvernement républicain. « Ces “ hommes de gauche ”, depuis qu’ils sont au pouvoir, passent leur temps à donner des gages à la droite. On les voit affamés d’obtenir la considération des milieux où ils se sentaient, jusqu’ici méprisés. A se renier comme ils le font pour séduire la société élégante, ils ne gagnent rien du reste. On les emploie, mais avec un sourire où la condescendance se mêle au dégoût. »

A quoi j’ajoute un passage de Mauriac, dans un Bloc-notes de 1956 : « Qu’est-ce qu’un ministère socialiste ? Nous le savons aujourd’hui : c’est un ministère qui exécute les besognes que le pays ne souffrirait pas d’un gouvernement de droite. »

Avec quelques retouches de vocabulaire, on croirait que l’un et l’autre parlent de la situation dans laquelle nous sommes. Quelle misère que nous soyons à ce point oublieux de notre histoire que nous retombions, chaque fois, dans les mêmes pièges !