La course zéro pesticide

headerGreenPeace_zero pesticideAu sein du secteur de la grande distribution, la concurrence fait rage. Sur les prix bas, sur l’origine locale des produits, sur la proximité avec les Français…

Mais qu’en est-il de la mise en œuvre des pratiques agroécologiques et du recours aux pesticides ? Les grandes enseignes ne souhaitent pas se faire concurrence sur ce terrain ? Nous allons le faire pour elles. Nous lançons la Course Zéro Pesticide !

SUIVRE LA COURSE

En lice, les six principales enseignes de la grande distribution française : Auchan, Carrefour, Casino, Intermarché, Leclerc et les Magasins U. À elles seules, elles représentent 85% des parts de marché du secteur alimentaire. Elles ont donc une influence très importante sur les fournisseurs.

Les pommes et les pommes de terre sont le fruit et le légume les plus consommés en France, les plus produits… et parmi les plus traités !

Nous demandons aux distributeurs de supprimer les pesticides les plus dangereux de la production des pommes et des pommes de terre, tout en accompagnant les agriculteurs dans cette démarche et en faisant preuve de transparence.

Laquelle de ces enseignes sera la première à éliminer les pesticides de notre alimentation ?

À suivre…
L’Équipe Agriculture de Greenpeace

http://greenpeace.fr/course-zeropesticide/

Thon : l’Union Européenne nage à contre-courant

Alors que depuis plusieurs années, les dispositifs de concentration de poisson (DCP) sont accusés de servir une pêche meurtrière, l’Union européenne vient de présenter en amont de la prochaine session de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) une proposition pour le moins déconcertante. Au lieu de mieux protéger les stocks de thon et l’écosystème marin, l’Union européenne propose au contraire d’ouvrir la porte à l ‘augmentation de ces néfastes engins de pêche.

On ignore combien de DCP sont déployés en mer

Jusqu’à présent, le nombre de DCP sur chaque bateau était laissé à la libre appréciation des opérateurs thoniers. A l’échelle mondiale, la gestion de la capacité des flottes de thoniers senneurs est si lamentable qu’on ignore la quantité exacte de DCP présents dans nos océans…

D’après une étude publiée par le Parlement européen en 2014, il y aurait environ 91 000 DCP déployés dans le monde. Il s’agit seulement d’une estimation (certainement basse…), les plans de gestion récemment approuvés par les organismes régionaux de gestion des pêcheries comportant souvent des clauses de confidentialité qui empêchent la publication de certaines données et préservent ainsi les intérêts de certains acteurs industriels.

L’UE propose de « limiter » le nombre de DCP à 550 par navire…C’est quatre fois plus que les estimations actuelles !

L’UE a-t-elle fait une erreur de calcul ? Si les quelque 678 gros thoniers senneurs pêchant à plein temps le thon tropical décidaient de s’équiper de 550 DCP chacun, on compterait alors plus de 370 000 de ces engins dans nos océans – soit un chiffre quatre fois supérieur aux estimations du Parlement européen ! De plus, autoriser 550 DCP par navire dans l’océan Indien, d’où provient la plupart du thon en boîte vendu en France, pourrait créer un précédent susceptible d’être reproduit ailleurs… Ce serait alors la porte ouverte à toujours plus de surpêche !

Cette proposition est d’autant plus absurde et incompréhensible que lors de la dernière session de la CTOI l’an dernier, l’UE a rejeté une proposition de l’île Maurice de limiter le nombre de DCP par navire à 200 (une quantité que Greenpeace trouve déjà bien trop élevée !), au motif qu’aucune donnée scientifique ne justifiait ce chiffre.

Nous serions curieux de savoir où l’UE a trouvé des données scientifiques attestant qu’une quantité de 550 DCP par navire est sans danger pour la ressource !

Au cas où certains États membres l’auraient oublié, ils sont tenus par de nombreux instruments internationaux (dont l’Accord des Nations unies sur les stocks de poissons) d’appliquer le principe de précaution, à plus forte raison quand les données sont « incertaines, peu fiables ou inadéquates ».

Les capacités de pêche au thon ne cessent d’augmenter

En 2009, les pays industrialisés pêcheurs de thon (largement responsables de la surexploitation de la ressource) avaient préconisé de geler les capacités de leur flotte thonière. L’UE était à l’époque l’un des plus fervents défenseurs de cette proposition.
Mais depuis, environ 110 gros navires sont venus gonfler la flotte mondiale depuis 2009, ce qui signifie que 678 thoniers senneurs pêchent actuellement le thon tropical à plein temps.

Non seulement ces nouveaux bateaux sont plus puissants que les anciens, mais leurs filets sont en outre beaucoup plus grands et ils utilisent des DCP. D’après de récentes études, le nombre de DCP dans les océans tropicaux a été multiplié par 2, voire 4, au cours des 10 dernières années. Parallèlement à cette prolifération, la Commission des pêches pour le Pacifique occidental et central a constaté une diminution des bancs de poissons.

À qui va profiter le crime ?

Aujourd’hui, les thoniers senneurs français affirment se limiter à 200 DCP par an.
En proposant de limiter ce nombre à 550, l’UE cherche-t-elle à inciter la flotte française à multiplier par plus de deux le nombre de ses DCP ? Ainsi, cette dernière donne l’impression de vouloir inciter les opérateurs qui utilisent moins de DCP à en utiliser plus pour rester compétitifs, alors que leur prolifération cause déjà des ravages. En effet, l’augmentation du nombre de DCP aura un impact sur ceux qui n’en utilisent pas ! Des données récentes démontrent qu’il est de plus en plus difficile de pêcher du thon listao sans DCP dans l’océan Atlantique et l’océan Indien occidental.

Ainsi, ce sont les bateaux les plus gros et équipés du matériel le plus sophistiqué qui vont tirer leur épingle du jeu. Une poignée d’entreprises de pêche thonière industrielle capables de prendre en charge toujours plus de DCP et d’investir dans des technologies toujours plus redoutables.

Cette proposition de l’Union européenne a pour réelle intention de mettre hors-jeu les petits opérateurs. Elle devrait être combattue par de nombreux acteurs de l’industrie thonière, par les pays qui ne possèdent pas ces bateaux-usines équipés de DCP, mais aussi par les négociants, les revendeurs et les consommateurs responsables.

Source : http://oceans.greenpeace.fr/thon-lunion-europeenne-nage-a-contre-courant

Haussons le t(h)on avec Greenpeace !

La pêche thonière tropicale parmi les pilleurs des océans

Nouveau volet sur le terrain de la surpêche : Greenpeace publie une liste de 20 bateaux, les monster boats (“monstres des mers”), représentatifs des navires les plus destructeurs, naviguant sous pavillon européen ou appartenant à des armateurs européens.
Cette liste pointe du doigt quelques-uns des plus éminents représentants de la surpêche dans le monde, et de la destruction de la vie marine.

 

La surcapacité menace à court terme l’avenir des ressources de nos océans et les pêcheries de thons tropicaux (notamment, le thon listao, albacore et patudo). Il y a trop de bateaux, qui utilisent des techniques trop intensives, par rapport à la ressource disponible. Les stocks de poissons victimes de surpêche et ne sont plus en mesure de se renouveler correctement. En France, la pêche thonière tropicale est un exemple criant de la surcapacité de pêche, du fait du nombre de bateaux et des techniques utilisées, comme les dispositifs de concentration de poissons (DCP), qui démultiplient les prises.

le Dolomieu

La Sapmer est l’un des trois armateurs français ciblant le thon tropical. D’après les informations que nous avons pu collecter, c’est l’armateur qui dispose du plan de développement de sa flotte de thoniers senneurs le plus important au monde, quitte à tourner le dos à l’urgence. Il dispose de bateaux qui approvisionnent Petit Navire, comme le Dolomieu et le Franche Terre.

La Sapmer veut pêcher toujours plus

C’est seulement en 2006 que la Sapmer se lance dans la pêche thonière tropicale. A l’origine, ce petit armateur réunionnais est spécialisé dans la pêche à la langouste et à la légine. En à peine quelques années, la Sapmer est devenue une entreprise de dimension internationale, avec un chiffre d’affaires annuel passant de 35 millions d’euros en 2008, à 91 millions d’euros en 2013. Pour la Sapmer ce n’est là qu’un début. D’ici 2018, elle a l’ambition d’avoir à l’eau une flotte d’au moins 20 thoniers senneurs, avec une capacité annuelle de capture de plus de 100 000 tonnes ! Lire la suite

Il était thon petit navire…

Petit Navire est le leader du thon en boîte sur le marché français. Malgré l’ambition affichée d’être exemplaire en matière de pêche durable, la marque s’approvisionne en thons pêchés avec une technique de pêche ravageuse pour les océans : les dispositifs de concentration de poissons.

La pétition en ligne est ici : http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/oceans/arrethon/#petition

Le clip d’explication est ci après

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault à la veille de son voyage à Moscou

par Noël Mamère

Monsieur le Premier ministre, entre la révolte des Bretons et la manifestation des lycéens, le 5 novembre prochain, contre les expulsions de leurs camarades sans-papiers, vous serez jeudi à Moscou pour vous entretenir avec Vladimir Poutine. Nul doute que vous évoquerez la situation des trente militants de Greenpeace International enfermés dans des conditions indignes dans les prisons du Grand Nord russe depuis le 19 septembre dernier.

Leur crime ? Avoir protesté contre les projets de forages pétroliers en Arctique, en escaladant une plateforme de Gazprom en mer de Pechora. La garde russe, qui dépend directement de Poutine, a abordé le navire de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, en contravention avec le droit international, alors qu’il se trouvait en dehors des eaux territoriales russes et a arrêté ses membres d’équipage sous la menace d’armes à feu.

(…) Avec 30% des gisements non encore découverts de gaz dans le monde et 13% des gisements de pétrole, l’océan Arctique revêt une importance stratégique particulière pour son principal pays riverain, la Russie… Qui n’est pas seule à convoiter ces richesses. Cinq pays limitrophes cherchent à annexer des territoires qui, jusqu’à présent, n’étaient sous l’autorité d’aucun État. (…)

Ours polaires et marées noires

Monsieur le Premier ministre, je voudrais ici vous alerter sur le cas spécifique de Prirazlomnaya, la station contestée par Greenpeace. La construction de cette plateforme récupérée de la mer du Nord, remonte à 1984, soit près de trente ans !

Un incident sur une telle installation, composée, entre autres, de pièces provenant de vieilles plateformes de la mer du Nord qui ont rouillé pendant trente ans dans les chantiers navals de Mourmansk, pourrait provoquer une catastrophe sans précédent. D’autant qu’elle se trouve à proximité de parcs nationaux et de réserves naturelles, refuges d’espèces protégées et menacées, comme le morse de l’Atlantique et les ours polaires. En cas de marée noire, il serait quasiment impossible d’intervenir. Lire la suite

spécial Reporterre

Octobre 2013, Sémaphores a deux ans. C’est aussi un autre bon anniversaire.

Le 16 octobre 2012, le gouvernement de M. Ayrault lançait des troupes de gendarmes puissamment armés à l’assaut de la Zone autonome à défendre de Notre-Dame-des-Landes. Prévue pour durer « quelques jours », l’invasion allait s’enliser dans la boue et échouer face à la résistance de tous les opposants à l’aéroport. Un an après, la lutte continue. Un texte commun des opposants témoigne de leur union déterminée.

Cette info et bien d’autres sont à retrouver dans le site journal Reporterre, que Sémaphores ajoute à la liste de ses liens favoris, ne serait-ce que pour soutenir Hervé Kempf, récemment viré du Monde, sans doute parce que ses articles relatifs à l’écologie étaient trop verts. Parmi les derniers articles de Reporterre :

« Liberté pour les militants de Greenpeace « 

Dans un texte écrit en commun, Noël Mamère et Jean-Luc Mélenchon appellent à la libération des écologistes emprisonnés en Russie. (note de Sémaphores : nous rappelons à cette occasion que ce combat est également partagé par le Collectif Roosevelt et qu’une pétition a été mise en place : http://www.greenpeace.org/france/fr/getinvolved/free-our-activists/

Autre idée : Et si l’on s’échangeait les journaux plutôt que de les jeter ?

Chaque année en France, il se distribue plus de quatre milliards d’exemplaires de presse imprimée. Environ 35 millions de Français lisent chaque jour au moins un journal ou un magazine… et une fois lus, les jettent ! Pourquoi ne pas échanger ces journaux avec ses voisins ? Dans le même esprit on peut découvrir l’existence d’une gratiferia. C’est quoi une gratiferia ? Vous irez voir (ou plutôt écouter).

Et on a particulièrement aimé ça :

Ils sont anarchistes, autogérés, et ils font du très bon pain

A Montreuil, près de Paris, les boulangers de La conquête du pain font le bonheur du quartier avec des baguettes délicieuses… et mettent en pratique les idées libertaires.

On voudrait tout simplement acheter une baguette, mais des détails étonnants amusent le regard. Comme ce tableau listant les sandwichs proposés, qui invitent à choisir entre le Bakounine (bacon mayonnaise), l’Angela Davis (poulet mayonnaise salade), ou le Louise Michel (chèvre pesto). Un petit comptoir longe le mur, où l’on peut se servir un café d’une thermos, et lire les tracts et revues proposées, en commençant par Le Monde libertaire. Près de la vitrine, un canapé recouvert d’un drap blanc invite à la pause. On pourrait s’y poser, et se rappeler que Pierre Kropotkine, un des grands penseurs anarchistes du XIXe siècle, a écrit La conquête du pain, parmi de nombreux autres livres.

Mais on est bien dans une boulangerie, et la chaleur qui monte du sous-sol, où se trouve le four à pain, en témoigne tout autant que la fine odeur de farine. « Les gens ne viennent pas parce qu’on est autogérés et anarchistes, mais parce que le pain est bon, dit Pierre Pavin. Le reste, ça les amuse ». Mais cette boulangerie n’existerait pas si Pierre et ses camarades n’étaient pas anarchistes.

La suite est ici : http://www.reporterre.net/spip.php?article4823

Le nucléaire, c’est sûr !

Ce matin, à 7h40, un militant de Greenpeace, à bord d’un paramoteur, a survolé la centrale du Bugey (Ain, 35 km à l’est de Lyon), pénétrant un espace aérien interdit. Illustrant la vulnérabilité des installations nucléaires à la menace aérienne, il a réussi à déposer des fumigènes sur l’un des réacteurs et a atterri à l’intérieur du site.

articles détaillés à lire sur le site http://energie-climat.greenpeace.fr/action-survol-de-la-centrale-du-bugey-en-paramoteur

et aussi sur Owni : http://owni.fr/2012/05/02/greenpeace-survole-la-hague-nucleaire-atomique/


Greenpeace survole une centrale par ITELE

Le nucléaire, c’est sûr !

C’est tellement sûr que tout le monde a maintenant la preuve que c’est faux.
Qu’il s’agisse d’Areva, d’EDF, des forces de l’ordre ou des responsables politiques, le consensus est encore aujourd’hui de prétendre que les sites nucléaires français sont sécurisés et que les militants de Greenpeace qui se sont introduits dans plusieurs centrales nucléaires ont été immédiatement repérés. Le seul problème est qu’à l’heure de ces déclarations mensongères un militant se trouvait toujours au cœur d’une centrale dont le nom n’a pas été précisé, si l’on en croit la vidéo ci-après.


Message de Julien, au coeur du réacteur par gpfrance

Sur BFM-TV, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a jugé l’action de Greenpeace «irresponsable»: «Il va falloir en tirer des conséquences, dit-il. On ne peut pas permettre que n’importe qui puisse entrer aussi facilement que ça dans une centrale nucléaire. On peut imaginer ce que certains pourraient en faire».

Quelle superbe analyse de la part de Guaino qui ne se rend même pas compte que c’est exactement ce que Greenpeace entendait démontrer: il peut se passer n’importe quoi dans ces centrales.

Pour Michèle RIVASI, porte-parole d’Eva Joly et spécialiste des questions nucléaires, cette action démontre la vulnérabilité des centrales françaises et confirme la position tenue par EELV sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) post-Fukushima:     » C’est le deuxième évènement en une semaine qui démontre que les autorités ne sont pas capables d’assurer ni la gestion d’une éventuelle catastrophe, ni une intrusion sur le site d’une centrale: c’est extrêmement grave et exige une réaction proportionnée ».

La semaine dernière, une visite surprise à la centrale de Paluel et du Blayais visant à éprouver la réactivité du personnel lors d’une simulation de crise a tourné au burlesque. L’incapacité à réagir rapidement, du fait de manque d’instructions ou de manque de matériel, a démontré que notre pays n’était pas capable d’assurer la sécurité des citoyens en cas d’accident. Cette fois-ci ce sont des militants pacifistes qui arrivent à démontrer que l’intrusion possible de terroristes pourrait mener à un attentat.

pour un complément… Lire la suite