L’exemple de Grenoble

Saisissant l’opportunité de la fin de son contrat avec la société JC Decaux, la commune de Grenoble a décidé de bannir la publicité de ses rues.

L’info a fait le tour de la presse, aussi n’allons-nous pas sur Sémaphores répercuter les cris d’orfraie qu’elle suscite par ci par là. N’empêche que le débat doit avoir lieu dans toutes les communes où des citoyens se sentent de le porter. Premiers éléments.

extrait trouvé sur le Net.

« Au-delà de la critique de la publicité s’étalant dans nos rues et des messages qu’elle véhicule, la décision de Grenoble questionne le rôle de l’élu local et la portée politique de ses décisions sur l’organisation de la vie collective. On peut comprendre qu’il soit surprenant pour certains que des élus respectent leurs promesses électorales. Mais il ne faut pas s’y tromper, si la réaction des publicitaires est si violente dans la presse, c’est bien parce que l’émancipation des élus leur est insupportable et qu’elle remet en cause les fondements même de leur modèle économique. Oui, remplacer des panneaux de publicité par des arbres et des panneaux d’expression libre est un acte politique fort. Par la simple application du bon sens politique, nous sommes face à une initiative profondément subversive. Grenoble ouvre ainsi la voie à une réappropriation de l’espace public par les concitoyens. Cette décision a une portée nationale. Elle doit provoquer le débat dans toutes les municipalités. A qui le tour ? »

Et un petit site à visiter pour qui ne connaîtrait pas, celui de celles et ceux qui se battent depuis des années pour une saine et citoyenne règlementation de la publicité :

http://www.deboulonneurs.org/

De Copé à Hubert Dubedout

Extrait du 9h15 de Daniel Schneidermann lundi 24/03/2014

Et Copé intervint en duplex. France 2 venait de livrer une volée de résultats de municipales impossibles à interpréter, quand arriva Copé, en direct de Meaux. Ah tiens oui, à propos, Copé était candidat à Meaux. Et réélu. Dès le premier tour. Avec 64% des voix. Réélu au premier tour, comme Woerth à Chantilly, ou Balkany à Levallois. Copé, Woerth, Balkany. Éclatante démonstration de la résignation de l’électorat aux tripatouillages, aux arrangements, aux villas de rêve aux Antilles, au personnel municipal larbinant au domicile du maire, aux bureaux d’études copains. Il ne s’est pas trouvé, à Meaux, Levallois et Chantilly, assez d’abstentionnistes de gauche pour trouver l’énergie d’aller jusqu’au bureau de vote, barrer la route à ces maires impliqués dans les « zaffaires ». Si Buisson avait été candidat, qui peut jurer qu’il n’aurait pas été élu ? (…)

Allez, une note d’optimisme. Vous avez entendu parler de Marseille, deHénin-Beaumont, de Paris 14e, de Béziers, de Beaucaire, d’Avignon. Avez-vous, dans les soirées télé électorales, entendu parler de Grenoble, où une alliance EELV-Parti de Gauche, menée par un certain Eric Piolle dont la biographie n’est pas sans rappeler un certain Hubert Dubedout, est arrivée en tête (29%), devant le candidat PS-PC (25%) ? Comme je sais que la réponse est non, et je crois deviner que le sort de Grenoble pourrait bien vous intéresser dans la semaine qui vient. On en reparlera.

Et comme on parie que vous serez peu nombreux à savoir qui fut Hubert Dubedout, ça vaut le coup de consulter sa page Wikipédia. Des hommes politiques comme ça, oui, on en redemande.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Dubedout