Le changement c’est pour plus tard

« Personne n’est une île, entière en elle-même ; tout homme est un morceau de continent, une partie du tout. Si une motte de terre est emportée par la mer, l’Europe en est amoindrie, tout autant que s’il s’agissait d’un promontoire, ou que s’il s’agissait du manoir d’un de tes amis ou le tien propre : la mort de chaque être humain me diminue, parce que je fais partie de l’humanité, et donc, n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi. »

 Ces lignes rappelées par Edwy Plenel dans son édito « Nous sommes tous grecs » sont extraites du roman d’Ernest Hemingway « Pour qui sonne le glas ». Nous les reprenons à l’attention de ceux qui n’auraient pas compris qu’en Europe, le glas ne sonne pas pour les Grecs mais pour nous tous.

Le président Hollande n’a pas daigné recevoir Alexis Tsipras.

Qui est Tsipras ? Pour résumer, il est le représentant du parti grec SYRIZA qu’on peut comparer au Front de Gauche français, à la différence qu’il y a en Grèce deux formations communistes et qu’une seule des deux a pour l’instant rejoint la coalition SYRIZA. Pour en savoir plus sur Tsipras, voir en fin d’article en cliquant sur « lire plus ». Vous aurez des extraits de sa conférence de presse aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, une interview par Arlette Chabot sur Europe 1, et même  le programme de Syriza dans ses grandes lignes (traduit en français).

Pour revenir à cette fin de non-recevoir par le gouvernement actuel, on a tout lu dans la presse. Il s’agirait d’agenda présidentiel, voire de protocole. On reçoit des ministres ou des chefs d’états, pas de simples chefs de partis. Admettons !

Mais alors ? Qui est ce M. Venizelos reçu à l’Élysée au lendemain du jour où on ne peut recevoir Alexis Tsipras ? Rien moins que le président du Pasok, qui n’est autre que le PS grec, qui n’est autre qu’un parti. Et ce monsieur accueilli par François Hollande aura bien du mal à nous faire admettre qu’il n’est pour rien dans la crise grecque, tant il a exercé de responsabilités diverses depuis 20 ans. Son CV parle pour lui :

  • Ministre adjoint à la Présidence et porte-parole du gouvernement (1993-1994)
  • Ministre de la Presse et des Médias (1994-1995)
  • Ministre des Transports et de la Communication (1995-1996)
  • Ministre de la Justice (1996)
  • Ministre de la Culture (1996-1999)
  • Ministre du Développement (1999-2000)
  • Ministre de la Culture (2000-2004)
  • Ministre de la Défense (2009-2011)
  • Vice-président du gouvernement, ministre des Finances (2011-2012)

Pour info, aux législatives grecques de mai 2012 le PASOK a obtenu 13.18 % des suffrages et il est crédité de 12 à 14 % d’intentions pour le scrutin du 17 juin prochain.

SYRIZA a obtenu 16.78 % et se trouve crédité de 22 à 25 % des intentions de vote au même scrutin du 17 juin 2012. Autrement dit, que ça plaise ou non, et même si ça ne résoudra pas d’un coup le problème grec, Alexis Tsipras est en position de devenir un prochain chef de gouvernement.

 Alors, ce changement, c’est maintenant ou plus tard ?

Car, en termes de changement annoncé, on pourrait aussi se poser la question de savoir pourquoi la France poursuit sa participation à ces sommets de l’arnaque démocratique que sont les G8 et les G20. Combien de temps encore faudra-t-il rappeler que ces réunions insipides et coûteuses n’ont aucune légitimité démocratique. Que 8 ou 20 pays se réunissent pour régler les comptes des 160 autres sans leur demander leur avis… ça devrait tout dire sous le simple bon sens.

Et quel a été l’apport de François Hollande au dernier G8 ? On peut se le demander mais on peut aussi noter la mise en veille de l’engagement n°13 du projet socialiste en faveur d’une « nouvelle politique commerciale », engagement par lequel il appelait à « faire obstacle à toute forme de concurrence déloyale » et à « fixer des règles strictes de réciprocité en matière sociale et environnementale ».

Attention à ce que les promesses électorales ne soient pas de celles qui n’engagent que ceux qui y croient.

Car une fois mises à part les auto-congratulations des participants autour du mot « croissance » ( ça y est ! c’est le nouveau mot magique!) quelle est la déclaration finale de ce G8 ? Le changement dans la continuité, pardi ! La même soupe capitaliste que servie aux précédentes rencontres : « Nous soulignons l’importance de l’ouverture des marchés […], nous nous engageons à nous abstenir de toutes mesures protectionnistes et à poursuivre les efforts en faveur du cadre de travail de l’OMC pour réduire les barrières au commerce et à l’investissement et maintenir des marchés ouverts. Nous appelons toute la communauté internationale à en faire autant ».

Et pour le cas où ce ne serait pas assez clair pour tout le monde, le même paragraphe de conclusions dénonce « les réglementations excessivement pesantes qui servent de barrières au commerce ».

Que Sarkozy ait validé ça pendant des années était au moins dans sa logique de destruction des peuples et des politiques publiques. Mais que François Hollande accepte et signe sans rechigner… Voilà une magnifique occasion ratée de faire entendre à la planète entière la voix d’une prétendue nouvelle politique française.

En savoir plus sur Syriza et le problème grec, voir l’interview par Arlette Chabot et un extrait de la conférence de presse, c’est tout de suite après la balise « Lire la suite ». Lire la suite

Un Ferry qui prend l’eau.

Par Mario. Billet d’humeur mais pas que ça.

Marie Curie

François Mitterrand avait choisi Jean Jaurès et Jean Moulin, François Hollande a préféré commencer son mandat présidentiel par un hommage à Jules Ferry et à Marie Curie. Personne ne semble guère se soucier du choix de cette dernière, même s’il y a peu de chance qu’il soit le fruit du hasard. D’aucuns (ainsi vont les mauvaises langues ou les esprits tordus) n’ont pu se retenir d’y voir une manière subliminale de faire entendre que le nucléaire civil est du côté du bien, du bon, des Nobel… ou que Fessenheim… etc. Si cette intention est fausse (gardons crédit au nouveau président), elle est pour le moins maladroite dans la situation actuelle.

Jules Ferry par Nadar

En revanche, concernant la figure de Jules Ferry, François Hollande a moins de chance qu’avec la Curie puisque c’est déjà la curée.  Désolé, mais on pouvait s’y attendre, surtout de la part d’un candidat maintenant président qui place la jeunesse et l’éducation en cœur de programme.

L’intention première, n’en doutons pas, était certes de louer le fondateur de « l’école laïque, gratuite et obligatoire ». Hélas, dans un pays où les réboussiés ne sont pas l’apanage du seul Midi de la France, l’Histoire n’est jamais aussi simple que celle écrite par les historiens qui ne retiennent que celle des vainqueurs.

Si Ferry a indéniablement été le promoteur de la loi du 28 mars 1882 qui a laïcisé l’école publique (mais il est bon de savoir qu’elle n’est toujours pas appliquée en Alsace-Moselle !), ça ne signifie pas qu’il ait fondé pour autant une « école laïque, gratuite et obligatoire ». Et même lorsqu’un ministre de l’éducation, par exemple Luc Chatel, répète cette ânerie sur les ondes (France-Inter le 2 mai dernier), on ne devrait pas hésiter à le couvrir d’un bonnet d’âne. Avec Ferry c’est l’instruction qui devient obligatoire en 1882, l’école publique a été décrétée gratuite en 1881 et laïque en 1882. Et tout ça est très différent, sauf à confondre école et instruction !

C’est différent car Jules Ferry est partisan de la liberté de l’enseignement, ainsi qu’il s’en explique au Sénat en citant la « concurrence » des « établissements libres » –pas forcément confessionnels– dont il voit la nécessité sur le plan pratique. Ils « courent des aventures », dit-il, font des « expériences » que l’État ne peut se permettre. Autrement dit, d’accord pour le public mais en avant le privé !

Toutefois ce n’est pas tant ce Ferry-pédagogue qui a suscité la récente levée de boucliers contre le choix de François Hollande mais celui qui dans son discours du 28 juillet 1885 prenait quelques longueurs d’avance sur Claude Guéant en déclarant : « Messieurs, (…) il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. (…) De nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation.»

Clemenceau

Ce à quoi, deux jours plus tard, Clemenceau répondait en ces termes : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. (…)

Combien de crimes atroces, effroyables ont été commis au nom de la justice et de la civilisation. (…)Et c’est un pareil système que vous essayez de justifier en France dans la patrie des droits de l’Homme !

Je ne comprends pas que nous n’ayons pas été unanimes ici à nous lever d’un seul bond pour protester violemment contre vos paroles. Non, il n’y a pas de droit des nations dites supérieures contre les nations inférieures. Il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu’à mesure que nous nous élevons dans la civilisation nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit. (…) Ce n’est pas le droit, c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie. »

Souhaitons donc que la polémique s’apaise rapidement puisque François Hollande vient de livrer le mea culpa suivant :

« Tout exemple connaît des limites, toute grandeur à ses faiblesses et tout homme est faillible. En saluant aujourd’hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l’instruction publique, je n’ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée. »

 

Pour tenter d’être plus juste

Il faut toujours considérer les propos dans leur époque et leur contexte.  Pour vrai, l’idée colonialiste en séduisit plus d’un, et même parmi les gens de gauche puisqu’on pourrait citer, hélas, Victor Hugo, et je ne me sens pas seul à le considérer pourtant parmi les plus éclairés. Cela n’empêche pas qu’il y ait des esprits plus éclairés que d’autres à un moment donné sur un sujet donné, que Clemenceau en soit la preuve par neuf.

Mais il serait injuste d’oublier qu’en 1892, alors qu’il préside une Commission sénatoriale qui visite l’Algérie, Jules Ferry en revient atterré et déclare : « Nous les avons vues, ces tribus lamentables, que la colonisation refoule, que le séquestre écrase, que le régime forestier pourchasse et appauvrit. (…) Il nous a semblé qu’il se passait là quelque chose qui n’est pas digne de la France, qui n’est ni de bonne justice, ni de politique prévoyante. »

Puis il propose une politique de réformes économiques, politiques et culturelles qui consistent entre autres à : « Arrêter les limites de la colonisation en mettant un terme à “ l’odieux refoulement ” ; redéfinir le régime forestier pour permettre aux Arabes de cultiver les enclaves et d’avoir le nécessaire droit de pacage. Leur donner une représentation municipale aux djemmas, assemblées élues ou nommées pour défendre leurs intérêts. À rendre aux conseillers municipaux musulmans le droit de vote pour l’élection du maire et des adjoints français et augmenter le nombre des assesseurs musulmans dans les conseils généraux. Conserver la langue arabe pour ne pas faire en Algérie ce que font les Allemands en Alsace-Lorraine. »

Comme le dit François Hollande « tout homme est faillible », il a raison de le préciser, et il serait injuste d’accabler celui qui est capable de revenir sur ses erreurs.

et pour clore sur l’éducation

Les lignes qui suivent ne peuvent bien évidemment constituer qu’un avis personnel. Cependant, bien des amoureux ou des spécialistes de la pédagogie auraient vu plus opportun de choisir Condorcet à Jules Ferry. C’est le cas de Christiane Taubira qui en faisait part ce jour sur son blog, et que je rejoins sur les quelques rappels suivants.

Condorcet

Déjà en 1792, Condorcet rédige un décret sur l’organisation générale de l’instruction publique. Il la veut gratuite, obligatoire, laïque et universelle ! Pour garçons et filles ! Et même, au passage, le droit de vote pour les femmes ! Il ne veut plus d’une école qui enseigne à tous la nécessaire compréhension des ordres pour devenir des citoyens obéissants.

C’est ainsi que naît, près de cent ans avant Jules Ferry, cette idée qu’on devrait retrouver en filigrane d’une école réellement républicaine et laïque, cette idée que ne devraient pas oublier ceux qui en ont la charge, et jusqu’aux présidents qui prétendent la soutenir et la développer :

 Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à surprendre.

Et quitte à chercher des symboles, il eut été tout aussi opportun de sortir de l’ombre cet inconnu au bataillon pour la plupart des enseignants, en la personne de Jean Zay qui fut le ministre de l’Éducation de Léon Blum.

Jean Zay

Jean Zay n’a pas eu la chance d’une longue carrière. Il est mort à 39 ans, fusillé par des miliciens lors d’un transfert de la prison où il ne se trouvait que parce qu’il était un résistant. Malgré ce, il eut le temps de rendre l’école obligatoire jusqu’à 14 ans, le temps de souhaiter cet objectif (toujours pas atteint en 2012) de l’égalité des chances, le temps de combattre les propagandes religieuses et politiques au sein de l’école. Il croyait à la liberté du peuple par l’éducation intellectuelle et morale. Jean Zay visait l’accès au savoir pour tous pour aller le plus loin possible, chacun selon ses capacités et en choisissant son orientation, et dans les meilleures conditions possibles, ce qui le faisait déjà parler de classes à effectifs réduits.

Là où l’école de Ferry généralise l’instruction élémentaire tout en préservant les élites, celle de Condorcet et de Jean Zay met en avant que la lutte contre l’ignorance est le meilleur rempart contre tous les abus de pouvoir et qu’en conséquence, oui, c’est bien cela que l’école doit promouvoir :

« des citoyens difficiles à gouverner ».

 

 

Dix questions aux candidat(es) PS, FdG, EELV aux élections législatives

Ces questions sont posées par Paul Alliès sur son blog

François Hollande s’est engagé pendant sa campagne en faveur d’une « République nouvelle », soit un ensemble de mesures concernant la fin de l’hyper-présidence et une réhabilitation de ce que la Ve République contient de parlementarisme. Il a appelé de ses vœux une « majorité parlementaire qui porterait une importante révision de la Constitution ».

La Convention pour la 6° République, heureuse de l’élection d’un « Président normal », se tourne vers les candidat(e)s à l’élection législative des 10 et 17 juin prochains pour qu’ils se prononcent sur les chantiers ouverts par celui-ci :

1- Le cumul des mandats : le Président prévoit de le limiter à l’interdiction avec une fonction d’exécutif local. Êtes-vous prêt(e) à l’appliquer à vous-même, souhaitez-vous étendre cette disposition ?

2- L’élection à la proportionnelle : le Président a annoncé l’introduction « d’une part » de celle-ci dans l’élection législative. En êtes-vous d’accord, et si oui pouvez-vous en préciser la portée ?

3- Le contrôle du gouvernement et de l’administration : le Président a promis « de nouveaux droits reconnus au Parlement pour enquêter sur leur action et dysfonctionnements ». Comment concevez-vous l’organisation de ce contrôle ?

4- Le contrat de législature : le Président souhaite sa signature entre les formations de la majorité et sa « vérification chaque année ». Comment l’entendez-vous ?

5- Le contrôle des nominations : le Président veut en finir avec le « pouvoir personnel » en la matière en le limitant aux directeurs d’administration centrale. Quel périmètre des fonctions publiques tracez-vous au champ du contrôle par les commissions parlementaires concernées ?

6- L’indépendance de la justice et de l’information : le Président souhaite des réformes du Conseil supérieur de la magistrature comme des rapports entre les médias et les groupes d’intérêt. Quelles propositions prioritaires soutiendrez-vous dans ces domaines ?

7- Le pouvoir local : le Président a prévu l’abrogation de la loi Territoriale et une nouvelle phase de décentralisation. Quels sont les points essentiels de votre vision d’une telle réforme ?

8- La démocratie participative : le Président n’en a rien dit, en particulier du référendum d’initiative populaire mais aussi des Jurys citoyens. Quelles positions défendrez-vous en ce domaine ?

9- La révision de la Constitution : le Président a annoncé l’inscription dans la Loi fondamentale de dispositions sur la laïcité, de la notion de « démocratie sociale ». L’abrogation du terme de « race », la ratification de la Charte sur les Langues régionales. Voterez-vous ces modifications ? Étendrez-vous le champ de cette révision à d’autres domaines comme, par exemple une réforme du Conseil Constitutionnel ?

10- Êtes-vous favorable à l’avènement d’une 6°République d’ici à fin du Quinquennat ? Par quelles voies pensez-vous-y parvenir ?

(Ces questions vont être envoyées sous forme de lettre aux candidats à la députation dans le plus grand nombre de circonscriptions possible. Tout citoyen attaché à un retour à la responsabilité parlementaire et à l’exercice de la souveraineté populaire peut s’en saisir).

 

Feuille de route de François Hollande en cas d’élection

Voici la « feuille de route » de François Hollande pour la première année de son quinquennat s’il était élu. 35 mesures réparties en trois périodes jusqu’en juin 2013.

ENTRE LE 6 MAI ET LE 29 JUIN 2012 :

  • réduction de 30% de la rémunération du chef de l’État et des membres du gouvernement
  • « charte de déontologie et publication des déclarations d’intérêts par les membres du gouvernement » et des cabinets
  • augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire (décret)
  • blocage pour 3 mois des prix des carburants (décret)
  • caution solidaire pour permettre aux jeunes d’accéder à la location (décret)
  • garantie pour l’épargne défiscalisée (livret A et livret d’épargne industrie, successeur du Livret de développement durable) d’une rémunération supérieure à l’inflation et doublement de leur plafond, pour mieux financer le logement social, développer PME et innovation
  • mémorandum « proposant un Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance pour modifier et compléter le Traité de stabilité et réorienter la construction européenne vers la croissance – dès fin mai, en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin »
  • annonce aux partenaires de l’OTAN du retrait des troupes d’Afghanistan d’ici fin 2012 (G8 à Camp David 18-19 mai, Sommet de l’OTAN à Chicago, 20-21 mai)
  • abrogation de la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers
  • droit de partir en retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 annuités (décret)
  • fixation d’un éventail de 1 à 20 des rémunérations dans les entreprises publiques (décret)
  • circulaire sur la lutte contre les « délits de faciès » lors des contrôles
  • « gel conservatoire d’une partie des dépenses » dans l’attente du rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques (publié fin juin)
  • arrêt de la RGPP et lancement du « Projet de refondation et de modernisation de l’action publique » Lire la suite