La dette ? Quelle dette ?

mise à jour 29 janvier 2015 : 2 liens en fin d’article

Après la victoire de Syriza en Grèce, la question de la dette est revenue au premier plan des préoccupations de la Troïka. La Grèce va-t-elle payer ? Renégocier ?

Les puristes disent « une dette est un accord entre deux parties, il faut le respecter » : donc il faut la payer. C’est ce qu’a répété en Grèce Pierre Moscovici, le commissaire européen du PS, ces jours derniers : « Une dette n’est pas faite pour être effacée, elle existe, elle doit être remboursée ».

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon revient sur quelques effacements de dettes qui n’ont pourtant pas fait couler tant d’encre, n’en déplaise à Moscovici ou à Merkel.

Pour rappel, Sémaphores a régulièrement posté des articles relatifs à la dette et ses mécanismes, vous pouvez les retrouver par les liens suivants, et bien d’autres en cliquant sur le mot « dette » dans le nuage de tags.

http://semaphores.info/2012/09/le-casse-du-siecle/

http://semaphores.info/2012/01/comprendre-la-dette_suite-4/

« Il va de soi que la vie en société repose sur le respect des conventions signées. Car annuler unilatéralement un accord c’est s’exposer à ce que les parties adverses en fassent autant sur d’autres accords et il n’est pas certains que le bilan final soit positif pour celui qui prend l’initiative de la chaîne des ruptures. Mais un premier débat porterait évidemment sur la légitimité de l’accord conclu. Un bon accord suppose l’égalité des parties et donc la liberté d’agir de chacune d’entre elles. Exemple : une signature donnée sous la contrainte n’entre pas dans cette catégorie. Ensuite, on distinguera ce qui est dû au titre du capital et ce qui est dû au titre des intérêts. Le capital peut être considéré comme une propriété, même si dans le cas du prêt bancaire sa valeur n’existe pas puisque la banque n’a pas dans ses coffres l’argent qu’elle prête. Au moment de la discussion sur la dette, on pourrait vérifier si la valeur du capital emprunté a été ou non remboursée. La surprise, ce sera de constater que dans la plupart des cas, le capital initial est largement remboursé. Ainsi quand on entend dire « il faut rembourser la dette » la phrase est souvent un mensonge. Il faudrait dire « il faut payer les intérêts ». On comprend pourquoi cela n’est pas dit de cette façon… Car tout le monde serait tenté de s’interroger sur le taux d’intérêt payé et sur sa justification. Ce fait banal touche aussi au cœur de la doctrine financière. Car les taux d’intérêt usuraires sont imposés au nom du « risque de défaut », non ? Bien sûr, ces taux augmentent le risque de défaut, c’est bien pourquoi ce système est absurde. Mais ce n’est pas le plus important ! Le plus important, c’est que si l’on fait payer un risque c’est donc qu’il est prévu aussi qu’il puisse se réaliser. Ceux qui ont saigné la Grèce au nom du risque ne peuvent protester quand il se concrétise ! »

« Une fois posé ceci en général, voyons les cas concrets. Car en sens inverse, il arrive que les prêteurs soient conscients du fait que leurs exigences sont insoutenables et que, s’ils les maintiennent, tout le système qui les contient eux-mêmes pourrait s’effondrer. C’est ce qui s’est produit au lendemain de la seconde guerre mondiale à propos de l’Allemagne vaincue. Sa dette à l’égard des autres pays fut effacée en quasi-totalité. Lire la suite

Irak : ce sont des monstres mais ce sont vos monstres

Lu sur le blog de José Fort, ou l’art et le courage de poser les bonnes questions. Ça tombe bien, nous avions les mêmes.

Les djihadistes de « l’État islamique en Irak et au Levant » sont des monstres. Personne ou presque ne le conteste. Mais s’en tenir à ce constat et à la compassion pour les populations martyrisées relève de l’escroquerie. Ces monstres ont été enfantés par le prix Nobel de la paix Obama, Hollande et la plupart des dirigeants occidentaux.

D’ou vient l’argent ? D’où viennent les armes ? 

L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables…

Lire la suite sur l’Huma : http://www.humanite.fr/blogs/irak-ce-sont-des-monstres-mais-ce-sont-vos-monstres-549343