Le cercle des poètes retrouvé–n°18

Les oiseaux de passage

Écrits par Jean Richepin (1849-1926), Les oiseaux de passage font partie du recueil La chanson des gueux, ouvrage introuvable aujourd’hui dans son intégralité et qui valut à son auteur un procès pour outrage aux bonnes mœurs, suivi d’un mois de taule.

Voici ce qu’écrivait Léon Bloy en 1877 dans sa Lettre à Jean Richepin : « En réalité, vous vous foutez de tout, excepté de deux choses : jouir le plus possible et faire du bruit dans le monde. Vous êtes naturellement un cabotin, comme d’autres sont naturellement des magnanimes et des héros. Vous avez ça dans le sang. Votre rôle est d’épater le bourgeois. L’applaudissement, l’ignoble claque du public imbécile, voilà le pain quotidien qu’il faut à votre âme fière. »

N’en déplaise à Léon Bloy, le public imbécile s’est largement agrandi depuis que Georges Brassens a mis en musique quelques strophes de ces oiseaux de passage, ces poètes, ces fous, ces fils de la chimère, ces assoiffés d’azur qui vont, tout leur désir le veut, par-dessus monts et bois et mers et vents, et loin des esclavages. Et s’il faut suivre la règle de toujours dédier un poème à quelqu’un ou quelqu’une, alors que cette page soit en double dédicace, d’abord aux infatigables cabotins intermittents de la scène, ensuite au très fatigant Pierre Gattaz qui, de ces mêmes oiseaux, ne saurait recueillir que leur fiente.

Plusieurs artistes ont repris les strophes mises en musique par Brassens, dont l’excellente version, en 1979, de Maxime Le Forestier. Mais le flambeau se transmet toujours, et c’est la version de Les Maux de zOé que nous vous invitons à découvrir aujourd’hui. C’était au Festival des Bienvenus, organisé par le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) Cinémaux.
Les Maux de zOé

La version intégrale du texte de Richepin se trouve ici : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_richepin/les_oiseaux_de_passage.html

Les strophes choisies pour la chanson se trouvent après la balise Lire la suite