Le Monde du silence, un film naïvement dégueulasse

Dans Le Consac de Gagne-Petit (commis par votre serviteur et aux éditions Au Diable Vauvert) on peut lire cet extrait en page 65 : « … l’équipe du commandant Cousteau pêchait tranquillement à la dynamite dans les lagons des mers du Sud, massacrait sans raison des requins au harpon, ou pillait des falaises de langoustes troglodytes. L’esprit n’était pas toujours de la partie dans ce monde qu’on disait être celui du silence. Un silence d’hier qui ferait trop de bruit aujourd’hui. »

Ces lignes, nous les avions écrites pour la première fois en 1993 dans Peau Neuve, qui faisait suite à notre édition papier du Sémaphore de l’époque. Le lecteur sémaphorien d’aujourd’hui pardonnera notre petite auto-congratulation de n’avoir pas été les derniers à tirer la sonnette d’alarme quant aux déprédations de la nature par ceux-là mêmes qui s’en prétendaient les défenseurs. Si nous y revenons aujourd’hui c’est parce que Gérard Mordillat s’est ému, lors d’une récente émission de Là-bas si j’y suis, de l’aveuglement qui régnait à l’époque sur la question écologique. Mais la vraie question serait plutôt de savoir sur quoi nous restons encore aveugles, ou pour le moins inertes en sachant tout ce que nous savons à présent.

Il a fallu 60 ans pour que Gérard Mordillat trouve un moment pour voir le chef-d’œuvre du commandant Cousteau. Académicien, couvert d’honneur, communicant avisé, défenseur de la planète, le commandant Cousteau fut longtemps la personnalité préférée des Français. En 1956, son premier film (réalisé avec Louis Malle) obtenait la Palme d’or à Cannes. Des millions de spectateurs ravis allaient découvrir la mer et ses mystères. Certes la conscience écologique s’est développée dans les années soixante, mais en voyant ce film personne n’avait rien vu ?

 

Filoche ne respecte pas les milliardaires

Quand 1% détiennent 48% du patrimoine mondial,
Quand les dividendes versés aux actionnaires augmentent de 30% soit 56 milliards d’euros en 2014,
Quand 12 millions de Français-es sont en dessous du seuil de pauvreté et 17 millions sont les « inaudibles »,
Quand la fraude et l’évasion fiscale entraînent un trou de 80 milliards dans les caisses de l’État…
On finirait par se poser des questions.

 

Compañero Eduardo Galeano, presente !

« Somos lo que hacemos para cambiar lo que somos » / « Nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. »

Galeano nous quitte. Son nom ne parlera peut-être pas à beaucoup d’entre nous, sans doute moins que celui de François Maspero qui vient de nous quitter aussi, et dont le nom ne chantait déjà pas à toutes les oreilles. Problème de générations ? Peut-être pour une part. Mais plus sûrement peut-on y mesurer la dépolitisation du peuple ces dernières décennies, au profit d’un gavage d’oies télévisuelles pour qui prendre un moment de réflexion revient à « se prendre la tête ». Or Galeano n’encombrait pas les écrans. Pour partager ses visions lucides et parfois décapantes, il fallait être lecteur du Monde Diplomatique, ou de ses livres (et là, même les enfants avaient leur chance), ou garder un œil sur cette Amérique Latine qui l’avait vu naître et dont il percevait en visionnaire les secousses qui l’agitaient.

Sur son blog du Club Mediapart, Raymond Macherel a choisi de nous rappeler un livre de Galeano. C’est aussi celui que nous aurions choisi pour les lecteurs de Sémaphores qui ne le connaîtraient pas et voudraient combler cette lacune.

Eduardo Galeano (Montevideo 1940 – Montevideo 2015) © TeleSUR

par Raymond Macherel

Eduardo Galeano, le grand écrivain et essayiste uruguayen, né à Montevideo le 3 septembre 1940, est mort à Montevideo le 13 avril 2015. De toutes les phrases lues et relues, depuis Les Veines ouvertes de l’Amérique Latine (1971) jusqu’à El Futbol a sol y sombra (1995) en passant par ses livres pour les enfants comme Les Boîtes à mots ou Papagayo, il y a celle-ci qui peut guider toute une vie : « Somos lo que hacemos para cambiar lo que somos » / « Nous sommes ce que nous faisons pour changer ce que nous sommes. »

Je garde près de moi un livre magistral L’École du monde à l’envers (1998), fait pour percer les cauchemars d’enfants et hanter les rêves d’adultes, où Galeano dresse le portrait d’un monde renversé où « le vrai est un moment du faux ».

Voici un des textes de ce livre, que j’ai plaisir à partager en ces temps où le monde va tellement à l’envers qu’on se met à espérer qu’il finisse par retomber sur ses pieds :

« Il y a 130 ans, après avoir visité le Pays des Merveilles, Alice traversa le miroir pour y découvrir le monde à l’envers. Si Alice renaissait de nos jours, elle n’aurait nul besoin de traverser le miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre. »

« Le monde à l’envers nous apprend à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter et à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer : ainsi se pratique le crime, et ainsi est-il encouragé. Dans son école, l’école du crime, les cours d’impuissance, d’amnésie et de résignation sont obligatoires. Mais il y a toujours une grâce cachée dans cette disgrâce, et tôt ou tard, chaque voix trouve sa contre-voix et chaque école sa contre-école. »

Pour changer le monde, changer l’école, changer la télécommande, changer les mots, commençons par changer ce que nous sommes… Compañero Eduardo Galeano, presente !

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Info de dernière minute par Là-bas si j’y suis

La joie de lire, c’était la librairie tenue par François Maspero à Saint-Michel. François Maspero, libraire, éditeur, voyageur, écrivain, disparu samedi dernier, quelques jours avant la mort d’Eduardo Galeano, l’auteur du fameux livre Les Veines ouvertes de l’Amérique latine. Il fallait bien une émission spéciale pour revenir sur les luttes et les combats de ces deux figures d’engagement.

Venez assister à l’enregistrement de la prochaine émission mercredi 15 avril à 18h à la Rotonde, place de la Bataille de Stalingrad Paris XIXème (entrée libre dans la limite des places disponibles).

Avec, entre autres, autour de Daniel MERMET : Ignacio RAMONET, Ramón CHAO, Éric HAZAN, Julien HAGE, Didier PORTE, Hervé KEMPF, Gérard MORDILLAT, Nicolas BACCHUS

Comment reconnaître un antisémite ?

Pas mal d’abonnés ont demandé à Daniel Mermet de mettre cette émission en libre accès, dont acte.

Le 17 février, l’invité de France Inter était Dominique Reynié. Un expert permanent dans tous les médias, professeur à Sciences Po, directeur de la fondation Fondapol, et qui était venu sur France Inter pour nous aider à démasquer les antisémites d’aujourd’hui, à savoir, selon les expertises de cet expert : les électeurs de Marine Le Pen, les « Français musulmans », les électeurs du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.

Si certains auditeurs ont peut-être avalé leur café de travers, les journalistes de France Inter n’ont pas trouvé grand chose à redire et même Bernard Guetta a gratifié son public d’une définition définitive du sionisme. Malgré la léthargie ambiante, les propos entendus ont suscité quelques émois. Des poursuites en diffamation sont envisagées. Éric COQUEREL, coordinateur général du Parti de Gauche, a obtenu un droit de réponse dans l’émission du lendemain matin. Nous l’avons invité aujourd’hui avec Nonna MAYER, sociologue et politologue, Dominique VIDAL et Michèle SIBONY, vice-présidente de l’UJFP, l’Union Juive Française pour la Paix.

L’émission intégrale se trouve ici : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/comment-reconnaitre-un-antisemite

 

La Maud Fontenoy Foundation

 

 

Le gaz de schiste ? Un atout écologique.
Le nucléaire ? L’énergie la moins chère et la moins polluante.
Les OGM ? Ça apporte des solutions au niveau médical.
Voilà – entre autres – ce que la ministre de l’éducation nationale veut mettre dans la tête de nos écoliers grâce au projet enthousiasmant de la « Maud Fontenoy Foundation ». Mais si, Maud Fontenoy, la navigatrice, militante UMP, auteure de « Ras le bol les écolos : pour qu’écologie rime avec économie », une virtuose de la com’.

Tout pour plaire à Didier Porte.

 

Les lecteurs informent…

*=*=*=*=*=*=*mise à jour mercredi 28 janvier

Vous avez la parole, aidez le PS à choisir ses candidats à Nîmes

A moins de 8 semaines d’élections très importantes pour notre département, Gard-Gamelles.com facilitateur pour la démocratie locale se penche sur le cas épineux du socialisme à Nîmes.

Alors que nous apprenons par voie de presse qu’aucun socialiste ne souhaite être candidat dans la cité des Antonins et que c’est l’intermittent premier secrétaire gardois venu de Seine et Marne Émeric Bréhier  qui va embrayer à Solférino dans le bureau de Rastapopoulos Cambadélis pour tirer à la courte paille qui devra combattre dans l’arène Nîmoise, nous avons décidé de donner la parole au peuple. Et d’organiser une primaire en ligne pour  vous permettre de choisir les candidats socialistes à Nîmes.

A vous la parole, à vous de voter !

Rendez-vous ici : http://gard-gamelles.com/vous-avez-la-parole-aidez-le-ps-a-choisir-ses-candidats-a-nimes/

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 www.coriandre.info

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Dès le 21 janvier à 19 heures nous lançons un LÀ-BAS HEBDO de deux heures. Chaque jeudi à 19 heures la nouvelle équipe présentera reportages, entretiens, chroniques en direct, sur la-bas.org
Invités de l’émission du 21 janvier (19-21h en direct) :

Frédéric LORDON, Éric TOUSSAINT (du CADTM, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Renaud LAMBERT et Serge HALIMI (du Monde Diplomatique), Didier PORTE, Agnès ROUSSEAUX (de Basta !), Gérard FILOCHE, Raphaël LIOGIER (de l’Observatoire du religieux) et quelques autres…

Quelques-uns des thèmes abordés :

  • CHARLIE ou PAS CHARLIE ? Émotion et récupération. Emballement et dégrisement.
  • SYRIZA et PODEMOS  : en Grèce le succès de SYRIZA peut entraîner des bouleversements dans toute l’Europe, lesquels ? En Espagne, PODEMOS suscite l’espoir. Une nouvelle façon de faire de la politique ?
  • La France islamisée ? Les récents attentats marquent une victoire pour les théoriciens de la guerre des civilisations. L’islamisation n’est-elle qu’un mythe et une obsession collective ?
  • Ce que Gérard Filoche pense de la loi MACRON.
  • La chronique de Didier Porte.
  • Reportages : Anaëlle Verzaux, Gaylord Van Wymeersch.

Rendez-vous mercredi 21 janvier à 19 heures, en direct sur la-bas.org !

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L’équipe de Diogène Consultants vous informe qu’elle est comme tout le monde : elle en a pris plein la gueule depuis une semaine… Mais elle va se relever et, aujourd’hui plus qu’hier, continuer la java des méninges ! La gamberge en liberté ! Celle qui ébouriffe les neurones et décalamine les boyaux de la tête !

Alors voilà le plan : on a très envie de diffuser la philo partout et toujours plus loin. Or, un bon copain a consacré un documentaire diffusé sur France 3 à Alain Guyard, en train de philosopher à cru et sans faux col dans plein de situations inattendues… Ce bon copain documentaliste a aussi une version d’une heure trente, idéale pour les salles de ciné. Mais pour la produire, il faut des pépettes et du brouzouf…

Et justement, on peut souscrire par internet. Chacun peut donner trois sous. Si y en a pas assez, tout le monde est remboursé. Si on y arrive, tous les souscripteurs gagnent des cadeaux, le film est produit, diffusé dans les salles et on se venge ainsi de tous ces gros cons qui sont terrorisés par la pensée en liberté !!!

Comment s’y prendre ? Fastoche ! Allez sur la page d’accueil de Diogène Consultants. A gauche, vous verrez la bande-annonce du futur film. Dessous, c’est l’icône qui explique tout comment faire pour aider financièrement le projet !

Allez hop ! c’est parti ! Et merde aux cons et vive la philo

L’équipe de Diogène Consultants

« Philosopher, c’est sortir de son trou. » Platon

Pour en savoir plus, visitez le site de Diogène consultants : http://www.diogeneconsultants.com/

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OBJECTIF  2015

Le parc photovoltaïque du Moulin à vent :

de l’énergie verte dans le Gard 

Ce parc, sur la commune d’Aubais, est un projet pilote en France !

  • un projet imaginé par des citoyens,
  • une étude menée par des citoyens,
  • un investissement 100 % citoyen
  • pour 1 € investi par citoyen = 1 € investi par La Région

Le but :

  • produire de l’énergie renouvelable, revendue à Enercoop à 100 %
  • bâtir un projet coopératif garantissant une gouvernance démocratique et  une transparence complète de la gestion
  • prévoir le long terme
  • aider au développement de projets similaires sur notre région
  • investir dans un projet dont une partie des bénéfices sera destinée à aider des actions d’intérêt collectif :
  • circuits courts alimentaires
  •  éducation des enfants au développement durable
  •  aide aux associations locales (mutualisation de moyens matériels et d’infrastructures)
    •  information et conseil sur les thématiques des économies d’énergie et de la production d’énergies renouvelables

Chacun(e) peut rejoindre ce projet, pour investir sur 10, 15, 20 ou 30 ans à partir de 100 € par personne.

Votre argent sera rémunéré au même titre que tout livret bancaire mais avec un taux supérieur, entre 2 et 4,5 %.

Devenez acteur de cette coopérative de production d’énergie !

Présentation et ouverture de la souscription

Samedi 31 janvier 2015 à 18h30 au foyer communal d’Aubais

Venez poser vos questions et partager l’apéritif offert.

Faites circuler l’information, ce projet pilote sera un exemple du genre

 

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cliquer sur l’image pour agrandir

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Démarrage de l’année Edmond Charlot

Edmond Charlot, né en 1915 à Alger, occupe dans l’histoire de l’édition française dont il a sauvé l’honneur en des temps troublés, une place singulière : libraire et éditeur exceptionnel. Il vient vivre à Pézenas en 1980 et nous quitte en 2004.

Inscrit aux Commémorations nationales par le Ministère de la Culture, 2015 l’année du Centenaire d’Edmond Charlot démarre au Théâtre de Pézenas le 30 janvier à 20h30.

Un comité d’organisation, porté par l’association Mémoires Vivantes et constitué de nombreux partenaires, dont LR livre et lecture, propose un programme de rencontres à l’occasion de cet anniversaire. En voici les principaux événements :

Janvier
Vendredi 30 – 20h30 : Lancement à Pézenas de l’Année du Centenaire Charlot.
Conférence de Naget Khadda et présentation des ouvrages “Hommages à Edmond Charlot” et « Charlot, l’Homme-Roi », Théâtre de Pézenas.

Février
Samedi 7 – 12h30-13h30 : « Carte blanche / Hommage à Edmond Charlot » dans le cadre du 21e Maghreb des Livres, Hôtel de ville, Paris.
Avec la participation de Guy Basset (auteur), Naget Khadda (auteur), Jean-Charles Domens (éditeur).
Modérateur : Michel Puche, président de Méditerranée Vivante.

Retrouvez tout le programme de l’année Centenaire Edmond Charlot sur le site http://edmondcharlot100.monsite-orange.fr/

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De l’air à France Inter

A Nîmes, le rendez-vous est jeudi 11 décembre à 17h00 devant les locaux de France Bleu Gard Lozère, 10 boulevard des Arènes.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Suite à la disparition de l’émission Là-bas si j’y suis, le journal Fakir a décidé de mener une bataille non pas contre France Inter, mais bien « pour » France Inter. Pour que sa voix demeure, ou redevienne vivante, pour qu’on y entende la France dans sa diversité.

Le constat que dressent les fakiriens est simple : la parole des ouvriers, des employés, des travailleurs, des classes populaires est au mieux écartée du service public, sinon inaudible, effacée. Le journal Fakir a calculé que, pour une journée témoin, entre 5 heures et 23 heures, les classes populaires n’avaient que 18 minutes de temps d’antenne. Alors qu’elles représentent, selon l’INSEE, la majorité de la population, elles sont complètement marginalisées à l’antenne de la radio de service public.

Le 9 octobre dernier, à l’initiative de Fakir, le collectif « De l’air à France Inter »  s’est réuni pour la première fois à Paris avec 17 associations, partis, syndicats et a écrit une lettre à Laurence Bloch, directrice de France Inter, pour réclamer, a minima, la présence d’émissions quotidiennes de reportage et de critique sociale.

Un calendrier d’actions a été décidé. La première : le jeudi 11 décembre, simultanément dans toute la France, une action baptisée « Opération France Bleu » : rencontre avec la direction et les salariés de Radio France, et distribution de tchios-fakir (en fichier joint.)

A Nîmes, le rendez-vous est jeudi 11 décembre à 17h00 devant les locaux de France Bleu Gard Lozère, 10 boulevard des Arènes.

Ce sera pour nous, actionnaires majoritaires de FRANCE INTER, l’occasion de faire le point sur la mission de service public de RADIO FRANCE, d’envisager la création d’un collège d’auditeurs siégeant au conseil d’administration des différentes stations de RADIO FRANCE ou encore d’avoir une réflexion sur l’évolution de la pluralité à FRANCE INTER.

De l’air à France Inter

Collectif Gardois. Un site internet a été créé : http://delairafranceinter.ouvaton.org/ sur lequel seront mis en ligne photos et films de l’action du 11 décembre.

Lire ou télécharger le dossier Fakir : TCHIOInter_docFakir

Lire (après la balise) la Lettre aux salarié-e-s de Radio France–France Bleu Gard Lozère Lire la suite

Le 7-9 NEUF, pour se fâcher tout rouge

Là-bas si j’y suis va embarquer sur le web
Le navire sera prêt le 21 janvier 2015.

Vous allez progressivement y retrouver les reportages, les découvertes et les débats de Là-bas, comme à la radio bien sûr, mais aussi en vidéo, en dessins, en photos en texte avec des journalistes qui croient encore à ce foutu métier dans son rôle de contre pouvoir. Le site sera participatif ouvert aux contributions des abonnés et nous serons fidèles aux principes de l’éducation populaire et de l’autodéfense intellectuelle.

Parallèlement grâce à vous, nous participerons à des réalisations de films documentaires (longs ou courts, urgents ou lents) qui pourront librement accéder à un large public par un complément éventuel de financement participatif.

Et surtout le but est de vous proposer une nouvelle matinale, le SEPT-NEUF NEUF. L’idée n’est pas nouvelle, il suffit d’écouter les radios du matin pour se dire qu’on pourrait proposer autre chose. Il y a des différences bien sûr, chaque chaîne a sa clientèle, mais le fond éditorial est à peu près le même. Mêmes invités, mêmes experts, mêmes sources, même choix de sujet. Bien peu de dissonance, bien peu de dissidence. C’est pourtant un moment crucial dans la fabrique de l’opinion, huit à dix millions d’auditeurs sont à l’écoute.

Le site sera ouvert le 21 janvier 2015, mais abonnez-vous dès maintenant.
C’est avec le produit de vos abonnements que nous allons construire le nouveau Là-bas et constituer l’équipe qui va le faire vivre.

La plateforme d’abonnement est déjà disponible à cette adresse :
http://abonnement.la-bas.org/membres/soutenir

L’équipe de Là-bas si j’y suis

 

S’embarquer sur la toile n’est ni un refuge, ni une revanche, c’est une nouvelle aventure. Nous ne sommes pas non plus en train de monter une boîte, mais de construire le moyen de continuer et de développer Là-bas si j’y suis, à savoir :

  •  un journalisme de contre-pouvoir, à la fois rigoureux, populaire, original et engagé.
  •  un souci permanent d’éducation populaire et d’auto-défense intellectuelle, en diffusant les outils et les moyens politiques (et poétiques) de la résistance et de l’émancipation.

 « Je crois que ce 7-9 NEUF ne serait pas conforme à sa belle ambition s’il ne poursuivait pas méthodiquement le projet de mettre les auditeurs très en colère. J’aime à coire qu’il n’y a pas de hasard chromatique dans l’expression populaire qui dit qu’on est fâché tout rouge. Fâché tout rouge, c’est bien ce que l’époque appelle impérieusement. Le 7-9 NEUF doit être l’un de ces rares endroits d’où l’on puisse enfin entendre ce que nous sommes de plus en plus nombreux à penser, à savoir que ce pouvoir nous dégoûte, et qui, ajoutant au présent qui nous enrage la figure d’un avenir à espérer, nous décide à joindre le geste à la parole »

Frédéric Lordon

Mermet, Lordon, Mélenchon, Mordillat, Balbastre… la vidéo de la soirée aux Métallos

Plus d’infos à partir d’ici : http://www.la-bas.org/spip.php?article2485