Faux tract et faux culs

Marine Le Pen a été relaxée mardi par la cour d’appel de Douai (Nord) dans l’affaire du « faux tract » de la législative de 2012 qui l’a opposé à Jean-Luc Mélenchon dans le Pas-de-Calais.
Pour la cour d’appel de Douai (Nord), aucun élément ne permet de démontrer que la présidente du Front national est à l’origine de la création ou de la distribution de faux tracts visant Jean-Luc Mélenchon, lors de la campagne des législatives de 2012 les opposant dans le Pas-de-Calais. Mardi 19 mai, Marine Le Pen a en effet été relaxée dans l’affaire du « faux tract ».

Le tract diffusé par le Front national en mai 2012.

Le tract diffusé par le Front national en mai 2012.

Dans de telles conditions, dorénavant, chacun peut éditer de faux tracts sous le sigle de l’UMP du PS et du FN sans craindre d’ennui en utilisant le cas échéant pour sa défense la jurisprudence Le Pen Hénin-Beaumont.

A lire Raquel Garrido, son avocate : « Il faut savoir que dans cette affaire Jean-Luc Mélenchon a dû – seul – établir la preuve de la culpabilité de Marine Le Pen et des autres cadres du FN. En effet, il existe une grande zone d’ombre sur ce qui a été diligenté ou non par les services de police. Pire encore, lorsque le Procureur de la République a pris ses réquisitions à l’audience de première instance, il a affirmé avoir contacté le Ministère de l’Intérieur afin de récupérer le dossier d’enquête, et que celui-ci lui a répondu avoir PERDU le dossier ! »

« Au final, Marine Le Pen est relaxée. Visiblement personne n’avait envie que justice soit faite parce que cela revenait à aider Jean-Luc Mélenchon. Visiblement le système préfère Marine Le Pen et ses méthodes politiques pourries à Jean-Luc Mélenchon. »


Faux-tracts à Hénin-Beaumont – Les aveux de… par lepartidegauche

Pour Politis : La principale jurisprudence instituée par le jugement de la cour d’appel de Douai consiste à ne pas reconnaître pour preuve des aveux télévisés. Dès lors, quel crédit accorder aux propos que pourraient y tenir la présidente du Front national ? Il faudrait suggérer d’urgence aux chaînes de télé d’avertir les téléspectateurs, au moyen d’un bandeau défilant à chacun des passages de Marine Le Pen, que ses propos ne l’engagent pas et ne prouvent rien, bref qu’elle est au sens propre irresponsable.

Exemple de tract à venir …

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Le fascisme à visage humain

On ne partage pas toujours les analyses de Quatremer (correspondant de Libé en Belgique), mais celle-ci mérite d’autant plus attention que Libération n’a pas été le dernier à consacrer des unes et de pleines pages au FN ces deux dernières années, à l’instar de nombreux autres titres. Ci-après nous reprenons de larges extraits de l’article de Jean Quatremer. Le lien vers l’article intégral est en bas de page.

photo Reuters

photo Reuters

(…) On oublie un peu vite que les partis fascistes d’avant-guerre ne sont pas arrivés au pouvoir en Italie et en Allemagne (l’Espagne est un cas à part, puisque Franco est le produit d’une sanglante guerre civile) en promettant la suppression des libertés civiles, la déportation de leurs opposants ou des «races inférieures», le génocide et une guerre mondiale ! Ils se sont imposés sur des thèmes souvent empruntés à la gauche à la fois sociaux, étatistes et souverainistes (ce qui englobe le sujet identitaire). Le fascisme italien se voulait avant tout social et populaire, tout comme le nazisme qui signifie, ne l’oublions pas, «national-socialisme». À l’époque, les contemporains des fascismes allemand et italien se sont totalement trompés sur la véritable nature de ces partis. Neville Chamberlain, le Premier ministre britannique, n’affirmait-il pas, au lendemain des accords de Munich qui signaient la capitulation des démocraties occidentales, que «Herr Hitler est un gentleman» et que c’était «un homme à qui on pouvait se fier quand il avait donné sa parole» ?
Le refus de qualifier de fascistes des mouvements qui en présentent pourtant les traits caractéristiques (par exemple le culte du chef, la famille Le Pen en offrant un bon exemple, le pouvoir absolu donné à l’État, la volonté de «purger» la communauté nationale de ses éléments étrangers ou politiquement adverses [ramenés au statut d’ennemis de la nation]) date des années 80. Il trouve son origine dans la diabolisation extrême du nazisme, et par contrecoup du fascisme, qui est l’incarnation du mal absolu, un mal incompréhensible par sa singularité et donc pas susceptible de se répéter. Or, résumer le fascisme à sa dimension impériale, raciste et antisémite, c’est cela qui interdit aujourd’hui de penser la percée de leurs équivalents modernes.

Dans un entretien au Soir, l’historien allemand Thomas Weber, auteur de «La première guerre d’Hitler», estime très justement qu’en «réduisant Hitler à cette incarnation du mal absolu, ultra-antisémite et raciste, nous omettons de voir où est le vrai danger. Si nous prenons «l’autre» Hitler, celui qui est farouchement antilibéral et anticapitaliste, alors c’est peut-être encore plus inquiétant pour l’Europe, car ces idées pullulent de nouveau, sous la forme des mouvements de contestation populistes, comme Pegida en Allemagne, le FN en France, le Vlaams Belang en Belgique, le FPÖ en Autriche ou le Fidesz en Hongrie. Les dirigeants de ces partis affichent un pragmatisme comparable, teinté d’antilibéralisme. Nous devrions reconnaître ces similitudes : lors de son ascension initiale, Hitler ne s’est pas imposé avec un discours raciste et xénophobe, mais antiaméricain, anticapitaliste et antilibéral. Ces nouveaux leaders sont plus dangereux, car ils sont plus modérés et usent d’un langage moins antagonisant, à l’instar de Marine Le Pen en France».

pere et fille
(…) Prenons l’exemple du FN. Sur le plan intérieur, les incidents du 1er mai ont donné une idée précise de ses conceptions en matière de libertés publiques : plusieurs journalistes ont été tabassés par un élu et des militants FN et la milice du parti (le DPS –département protection et sécurité-dont la devise est «honneur et fidélité») a pénétré dans un lieu privé (une chambre d’hôtel) pour arrêter violemment des manifestantes (les Femens) pacifistes : atteinte à la liberté de la presse, viol de domicile, coups et blessures, arrestation arbitraire, tout cela en quelques minutes… Un comportement qui est en phase avec le parti «réel» : il suffit de lire la «fachosphère» pour se rendre compte des haines et de la violence qui travaillent ses militants et électeurs.
Le FN ne cache pas sa volonté de remettre en cause les libertés civiles (droits des femmes avec, par exemple, la remise en cause de l’avortement, droits des homosexuels avec l’abrogation du mariage, etc.) et économiques («protectionnisme intelligent», interventionnisme de l’État). Les libertés politiques sont elles aussi menacées, même si pour le coup, ça n’est pas assumé publiquement. Mais il est clair que toute opposition sera perçue comme une atteinte aux intérêts nationaux : ainsi, comme l’a tweeté après les incidents du 1er mai, dans un bel acte manqué, Florian Phillipot, le numéro 2 du FN : «défendre d’une façon ou d’une autre les Femens, c’est de fait avouer sa haine de la France». En clair, on n’appartient plus à la communauté nationale si on n’est pas avec le FN. La liberté de la presse et plus généralement de pensée sera sans aucun doute remise en cause afin d’assurer au parti le contrôle du pays : pas d’argent public pour ceux qui déplaisent, contrôle de l’audiovisuel public (Nicolas Sarkozy a montré l’exemple), intimidations (la liste des journalistes tabassés par le FN commence à être longue)…
(…) Ceux qui en France estiment qu’il faudrait que le FN puisse gouverner pour le normaliser font exactement la même erreur stratégique tragique que les partis démocratiques allemands au début des années 30.
Procès d’intentions que tout cela ? Que nenni : il suffit d’observer ce qui se passe en Hongrie avec le Fidesz pour avoir un avant-goût de ce qui attend la France «bleu marine». Et ce pays appartient, lui, à l’Union, ce qui freine –un peu- l’autoritarisme de Viktor Orban… Ça ne sera pas le cas d’une France FN qui quittera l’euro et l’Union afin de remettre à l’honneur les frontières nationales (pour mieux contrôler) et avoir les mains libres en matière de libertés publiques et d’économie. L’explosion du projet européen sera sans doute la conséquence géopolitique la plus grave pour le vieux continent : 70 ans de paix seraient rayés d’un trait de plume et on en reviendrait aux bons vieux rapports d’État à État qui ont fait leurs preuves dans un passé récent. Quand on voit que la Grèce en est à réclamer des dommages de guerre à l’Allemagne, cela donne un avant-goût du retour des vieilles haines recuites, toujours présentes, qui nous attend. D’autant que l’Allemagne et plus généralement les pays étrangers fourniront un excellent bouc émissaire aux difficultés que ne manquerait pas de rencontrer le FN. Un ennemi extérieur, c’est l’idéal pour se maintenir au pouvoir…
(…) Collectivement, nous sous-estimons le danger qu’incarnent ces partis dits «populistes». On s’habitue, petit à petit, à l’idée qu’ils accéderont un jour au pouvoir. La douceur des mots qu’on emploie pour les désigner cache leur brutalité. Il est temps de faire tomber les masques et de combattre sans état d’âme ces fascismes à visage humain avant qu’il ne soit trop tard.
N.B.: version remaniée d’une chronique pour le site de la Libre.be (écrite avant les incidents du 1er mai…)
Lire l’article intégral : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2015/05/06/le-fascisme-visage-humain/

La dédiabolisation, c’est pas gagné !

« Putain de salope, tuez-la ! » ; « Sale négresse de merde » ; « Nique ta mère sale pute » ; « Qu’ils les violent avec un bout de bois clouté ».

Ces propos entendus le 1er mai pourraient résumer à eux seuls la pensée de la jean-marie_-_Copiefachosphère qui ne rate pas une intervention du clan Le Pen. Et la fifille du borgne a beau exclure et exclure du parti les adhérents qui dérapent, il en reste encore et toujours. Ce qui nous a aussi permis d’entendre : « Sale journalistes de merde ! Pédés de rouges ! ».
C’est à dire qu’il suffit de seulement sept mots à certains pour critiquer en même temps la presse, l’homosexualité et le communisme ! Voilà le langage châtié et toute l’idéologie de ceux qui parlent par ailleurs des « racines chrétiennes » de la France et prétendent représenter « le plus grand parti de France des travailleurs » !
photo
D’après l’AFP, sept interpellations ont eu lieu, dont trois membres de la sécurité FN.
Deux plaintes ont été annoncées, l’une de la part des Femen pour « violences, violation de domicile et arrestation arbitraire », l’autre de la part de Marine Le Pen pour « violences volontaires » et « atteinte à la liberté de manifester ».
Là, franchement, on ne comprend pas, Marine. Les Femen n’auraient pas droit à la même liberté de manifester que les dégénérés du FN ? Quant aux violences volontaires… Là faut consulter  l’ophtalmo car visiblement la vue baisse jusqu’à l’aveuglement. Qui est violent, déjà ?

Un autre incident a perturbé l’événement frontiste : l’agression de deux équipes de télévision, de Canal Plus et France 5, pendant le discours de Marine Le Pen. Alors que trois journalistes du « Petit Journal » de Canal Plus filmaient aux abords du carré VIP du Front national, l’eurodéputé Bruno Gollnisch a tenté de saisir leur perche et leur a donné des coups avec son parapluie. « Journoputes », « journalopes », ont lancé les militants frontistes. Le langage des partisans de la haine est décidément très créatif.
Les journalopes ont donc été violemment pris à partie, avant d’être évacués par le service d’ordre du parti.
Dans le reste du cortège, on retrouvait bien sûr les slogans « officiels » du FN – « ni droite, ni gauche, Front national », « France Marine, Liberté », « Hollande t’es foutu, la jeunesse est dans la rue » , mais on pouvait aussi voir des militants distribuer le journal d’extrême droite Rivarol, tel autre porter le blouson des néonazis grecs d’Aube dorée et des identitaires défilant sous leurs drapeaux. Le voilà, le Front National enfin révélé dans toute sa splendeur.

On a beaucoup aimé le slogan "Hollande t'es foutu, la jeunesse est dans la rue"...

On a beaucoup aimé le slogan « Hollande t’es foutu, la jeunesse est dans la rue »…

Sur son blog, Alexis Corbière a noté le reste : « Loin d’un prétendu désaccord de fond entre Jean-Marie Le Pen et elle, et devant un public clairsemé, Marine Le Pen a livré aujourd’hui un discours classique d’extrême droite se concentrant contre l’immigration et la « menace islamiste ».
En plus d’une heure, elle n’a jamais évoqué les inégalités sociales qui se creusent dans le pays, les 5,6 millions de chômeurs, les 8 millions de pauvres, les bas salaires, les loyers trop élevés, etc.
Elle n’a pas dit un mot contre la fraude et l’évasion fiscale qui représentent pourtant plus de 80 milliards d’euros. Peut-être craignait-elle que les récentes révélations de la presse sur l’argent caché par son père en Suisse ne lui reviennent au visage ? »
Reste à comprendre comment, dans un pays démocratique, un service d’ordre privé peut se permettre, sous les regards de la police nationale, de pénétrer dans une chambre d’hôtel, y malmener des femmes sous l’œil des caméras, et les séquestrer un certain temps.
De par la loi, même la direction de l’hôtel ne peut s’autoriser ce droit d’entrer une chambre dûment occupée, encore moins l’ouvrir à des intrus. Seule est habilitée une police munie d’une commission rogatoire. Espérons que de valables informations suivront quant à la sanction qu’il convient de donner à ces violences, surtout de la part d’un gouvernement si prompt par ailleurs à s’émouvoir d’un foulard ou d’une jupe un peu longue.
Mais qu’il soit dit que les journaleux, les homos, les cocos, les nègres et les bicots en ont ras-le-pompon et n’espèreront plus très longtemps si justice n’est pas faite. Si le racisme n’est pas une opinion comme une autre mais un délit, qu’attendez-vous messieurs Hollande, Valls et Cazeneuve pour appliquer la loi ?
À suivre donc, car nous ne lâcherons rien !

Heil le Pen

humour… ou pas_les derniers glanes

Parait qu’il y a eu barouf dans le clan des Montretout. On peut vous dire que ça s’est calmé, les protagonistes ont rejoint chacun leur siège.

On a quand même appris que ça ne s’est pas passé sans mal…

Le dénuement est à suivre prochainement sur les écrans

Toute la vérité explosera enfin…

 

Au fil de Charlie_n°1

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Mise à jour jeudi 15 janvier


Mediaporte : « Tous des charlots ! » par Mediapart

mise à jour mercredi 14 janvier

Sémaphores espérait bien afficher la Une du jour de Charlie mais un sombre individu du nom de Nicolas Sarkozy s’introduit partout et pourrit même nos pages. Nous espérons que vous ne nous en tiendrez pas rigueur, le temps de régler le problème.

D’autres sites subissent les mêmes infiltrations, le Sarkofou frappe partout, suivez le lien pour vous faire une idée : http://www.bfmtv.com/diaporama/jesuisnico-les-internautes-collent-nicolas-sarkozy-partout-1778/sur-la-chapelle-sixtine-20/

Pour ceux qui veulent en voir beaucoup plus c’est ici : http://je-suis-nico.tumblr.com/

Et pour ceux qui ont raté le début de la sarkoinfiltration c’est là :

http://blogs.mediapart.fr/blog/avp/130115/un-detour-propos-de-la-liberte-de-la-presse-et-une-video-positive-franco-allemande

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Parce qu’on entend répéter à l’envi sur les ondes qu’il y aura eu un avant et un après Charlie, comme il y avait eu un avant et un après 11 septembre 2011, Sémaphores ouvre ce fil intitulé « Au fil de Charlie », alimenté de nos glanes et ceux signalés par nos lecteurs-trices habituels. Car l’après attentat est forcément commencé. Le sursaut républicain dont le peuple français a témoigné à la face du monde entier ne signifierait plus grand chose si chacun rentrait maintenant chez soi pour reprendre sa petite routine, ses petites habitudes, son petit entre-soi. La question est :

On fait quoi, maintenant ?

Et si on commençait par ces petits détails qui nous empoisonnent la vie ? Le droit au blasphème, par exemple. Pourquoi ne tiendrait-on pas compte que les athées et les agnostiques représentent plus que les bigots de tous poils. Cela éviterait peut-être que certaines bouches empuanties rabâchent à longueur de micros de prétendues « racines chrétiennes de la France ». Oui, la France est multiconfessionnelle. Et c’est bien l’une de ses multiples richesses. Mais la foi est un outil personnel dont chacun peut user pour sa propre édification. La religion est tout autre chose et nous n’en connaissons aucune qui se serait fait sa place au soleil sans passer par les armes ou devoir les subir. Sur ce sujet, l’Histoire est une corne d’abondance et les exemples sont légions.

C’est pourquoi, si nous voulons avancer, un premier pas consiste peut-être à nous saisir de cette question du blasphème qui entrave la liberté d’expression. Ce droit doit s’inscrire dans la Constitution, rejoindre une fois pour toutes les valeurs de la République et la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789. Dans l’immédiat, chapeau à Sophia Aram pour sa chronique du 12 janvier :

 Le blasphème c’est sacré


Le Billet de Sophia Aram : Le blasphème c’est… par franceinter

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Une photo qualifiée d’historique, mais qui doit nous faire réfléchir.

D’un côté les chefs barricadés, de l’autre le peuple républicain sans peur. Les uns sont le problème, les autres la solution.

Dans l’esprit de Charlie…

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L’après Charlie, c’est aussi dans les élections à venir qu’il va falloir le mesurer, les charlots !

Vous toutes et tous qui avez osé vous dresser avec votre ridicule slogan « Je suis Charlie », sachez que vous n’êtes que des « charlots ». Ce n’est bien sur pas Sémaphores qui vous le dit, mais le FN par la voix de son créateur et président d’honneur (?), et nous espérons que les millions de charlots qui n’étaient pas à Beaucaire le 11 janvier sauront s’en souvenir le moment venu.

Pour ceux qui auraient manqué cette étape :

Le président d’honneur du FN a qualifié dimanche de « charlots » les soutiens de « Charlie Hebdo« . Après avoir dit « Je ne suis pas Charlie ». Après avoir appelé à voter pour sa fille pendant les prises d’otages.

Mais où va-t-il s’arrêter ? Après avoir appelé à voter pour sa fille en pleine prises d’otages vendredi. Après avoir avoir lancé fièrement « Je ne suis pas Charlie » samedi. Le président d’honneur du FN Jean-Marie Le Pen a de nouveau créé la polémique dimanche 11 janvier en annonçant, sans vergogne, sa candidature aux élections régionales en Paca en pleine journée d’hommage aux victimes des attentats qui ont frappé la France cette semaine.

Non content de rompre l’unité nationale autour de cet hommage, il a qualifié de « charlots » les personnes qui manifestaient ce dimanche et en particulier les responsables politiques français.

Tous ces gens marchent avec la pancarte ‘Je suis Charlie’ alors qu’en fait ce sont des ‘charlots’ qui sont responsables de la décadence de la France », a-t-il lâché lors d’une conférence de presse à Tarascon dans les Bouches-du-Rhône.

« Depuis longtemps, non seulement l’assimilation et même l’intégration ont été abandonnées par différents gouvernements qui se sont succédé », a par ailleurs lancé l’ancien président du FN.

« Je suis… candidat »

Un peu plus tôt, il avait annoncé à Tarascon qu’il conduirait la liste du Front national aux élections régionales en Paca en décembre, en ce jour d’hommage national.

« J’ai pour ma part accepté selon le voeu unanime de nos élus d’être candidat en tête de liste et d’accepter de prendre cette responsabilité » pour le scrutin prévu fin 2015, a assuré Jean-Marie Le Pen.

Nous sommes ici dans une des régions que les sondages accordent du bout des lèvres au FN avec celles du Nord-Pas- de-Calais et Picardie. »

Évoquant le Nord-Pas-de-Calais et la (…) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur

à suivre

 

le FN fait son « unité nationale » à l’extrême droite

10 janvier 2015 |  Par Marine Turchi

Marine Le Pen a trouvé sa parade médiatique. La présidente du Front national a appelé samedi ses partisans à défiler dimanche en province et non dans le cortège parisien, qu’elle juge « récupéré » par les autres partis politiques. Durant cette semaine tragique, le Front national n’a en réalité pas joué longtemps le refrain de l’unité nationale et du refus des amalgames.

Renvoyé à sa marginalisation, le parti a repris sa dénonciation d’un supposé « système UMPS » et n’a eu de cesse de lier, plus ou moins explicitement, terrorisme et immigration. Sur les réseaux sociaux, une partie du Front national et l’extrême droite la plus radicale ont relayé les mêmes amalgames et arguments. Récit.

Jouer les victimes du « système » qu’elle dénonce, sans se marginaliser totalement au point de mettre en danger sa stratégie de « dédiabolisation ». C’est ce qu’a tenté de faire Marine Le Pen samedi, en annonçant les consignes à ses troupes pour ce week-end de manifestations en hommage aux victimes des attentats terroristes. « Le rejet de la barbarie appartient à tous les Français. Alors nous, élus de la nation, nous prendrons part au défilé là où l’esprit de tolérance est le plus fort, là où le sectarisme se fait moins violent. Nous irons aux côtés du peuple français, avec le peuple français, un et indivisible », a déclaré la présidente du FN dans une vidéo diffusée sur le site du parti, samedi après-midi.

Mercredi, après l’attentat à Charlie Hebdo, Marine Le Pen s’était efforcée de parler d’unité, et de rejeter toute confusion entre « nos compatriotes musulmans attachés à notre nation et à ses valeurs » et « ceux qui croient pouvoir tuer au nom de l’islam », tandis que sur Twitter, Florian Philippot, vice-président du FN, défendait l’idée d’une « unité nationale » et d’une « marche d’union entre tous ». Mais cette ligne n’a pas résisté longtemps. L’autre vice-président du parti, Louis Aliot, a remis en cause sur LCI un concept qui « ne veut rien dire ». Jean-Marie Le Pen, le président d’honneur du FN, a lui clairement refusé dans le Figaro « de soutenir l’action gouvernementale impuissante et incohérente », tout en ironisant sur « les limites de cette union nationale ».

S’estimant exclue de la manifestation de dimanche, Marine Le Pen s’est elle aussi mise à dénoncer « une manœuvre politicienne minable » et a expliqué ne pas vouloir « être intégrée à l’union nationale » qui n’est « pas un chantage où l’on peut venir à condition de la fermer ». Samedi, elle a fustigé un cortège parisien « récupéré par des partis qui représentent ce que les Français détestent : l’esprit partisan, l’électoralisme et la polémique indécente ».

C’est pourtant le Front national lui-même qui a donné cette semaine l’image d’un parti centré sur ses propres affaires et résultats électoraux, alors que les forces de l’ordre traquaient les terroristes en Seine-et-Marne et à Paris. En pleine prise d’otages vendredi matin, la présidente du FN tweete son intervention à iTélé, dans laquelle elle dénonce son « exclusion » de la marche. Vendredi après-midi, alors qu’une deuxième prise d’otages a lieu dans le supermarché Hyper Cacher et que certains médias évoquent déjà des victimes, Jean-Marie Le Pen appelle à voter pour sa fille sur Twitter, en postant une affiche qui détourne le celèbre « Keep Calm and Carry On » du gouvernement britannique en 1939 :

Cet appel est diffusé par des membres du parti, comme Antoine Mellies, président d’un des collectifs frontistes, mais plus largement aussi à l’extrême droite, notamment par Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dissoutes en 2013. Lire la suite

Ras le Pen !

D’abord un rectificatif : ce ne sont pas 9 millions d’euros (voir info précédente) que le FN emprunterait à une ou plusieurs banques russes mais il souhaiterait pouvoir le faire jusqu’à hauteur de 40 millions. (source Mediapart du 27 novembre)

Ensuite…

Impossible aujourd’hui d’ouvrir Libé sans tomber sur un article de 2 pages sur « le FN qui progresse », de glander sur Facebook sans voir un lien vers une vidéo d’Alain Soral, ou d’allumer sa télé sans se farcir la Marine Le Pen.

Mais au delà des raccourcis historiques faciles, l’extrême droite d’aujourd’hui, c’est quoi ? Tout le monde parle du FN, mais quel journaliste a fait l’effort de lire son programme ou de décrypter ses stratégies ?

Certains l’ont fait et vous en parlent ici : http://desinvox.com/

Et un petit bonus comme on les aime à Sémaphores, rien que pour le plaisir ou le rafraîchissement de la mémoire : après celles de l’UMP et du PS (voir notre Mafiascope) voici la

Liste (non exhaustive) des condamnations et mises en examen du FN

C’est juste après la balise Lire la suite

Il n’y a pas de journalistes à Mediapart

Alors que son congrès se tiendra à Lyon les 29 et 30 novembre, le Front national a refusé lundi d’accréditer Mediapart et « le Petit Journal » de Canal Plus. Les raisons ?

Une source au FN a confirmé à l’AFP que Mediapart n’était pas accrédité, en justifiant : « Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. »

« Le vice-président du FN, Florian Philippot, a donné une tout autre explication de ce refus d’accréditer les deux médias, lundi soir, sur i-Télé : « Ce n’est pas nouveau… On accepte au congrès du Front national les militants du Front national et les médias, on n’accepte pas les militants des autres partis. Ce sont des militants, il faut l’assumer. En tout cas, ce sont des militants anti-Front national (… ) Ce ne sont pas des médias, ce ne sont pas des journalistes. »

Ben dis-donc, s’il n’y a pas de journalistes à Mediapart, cher Florian, faudra nous dire où. Chez Minute, peut-être ?

Marine, elle, livre encore une autre explication : sur Twitter, lundi soir, elle se défend de vouloir écarter certains médias, tout en évoquant des « médias hostiles », parmi lesquels elle place l’Agence France-Presse (AFP) : « Nous ne refusons pas l’accès du #CongrèsFN aux médias hostiles : la preuve M. Daudin de l’AFP, entre autres, est accrédité. MLP »

Outre Canal Plus et Mediapart, le Front national refuse aussi ponctuellement l’accès à ses événements à d’autres journalistes, notamment dans ses villes : exemples avec France Info et L’Express à Fréjus ; Le Ravi au Pontet, ou encore un photographe de l’AFP, qui n’avait pas reçu l’aval de la direction du FN pour assister à une conférence de presse, en décembre 2012.

Re-ben-dis-donc, qu’est-ce que ça donnerait comme presse libre si le F-Haine accédait au pouvoir !

Au fait, chère Marine, ton ami Franz Shonhuber, il est accrédité ?

Bonus pour les amis Lyonnais (et ceux qui voudront s’y joindre :

Le retour de l’emprunt russe ?

mise à jour du 24 novembre :

Ce lundi soir dans l’émission Spécial Investigation.

« Violences d’extrême droite : le retour », une enquête de Thierry Vincent, journaliste indépendant et ancien rédacteur en chef adjoint de Spécial Investigation. Diffusion le 24 novembre à 22 h 50 sur Canal Plus, dans Spécial Investigation. Production Antipode, 52 min.


Extrait du documentaire de Canal Plus… par Mediapart

L’emprunt russe de Marine

Pour Marine Le Pen c’était quitte ou roubles. Elle a choisi les seconds. Pas trop le choix, à vrai dire, quand les banques françaises refusent de vous prêter de l’argent. Depuis que Sarko s’est vu refuser le remboursement de ses comptes de campagne, paraît que les banques françaises sont devenues frileuses envers les partis politiques. Mais pas les banques étrangères. Encore qu’il fallait la trouver, cette First Czech Russian Bank (FCRB) toute prête à prêter 9 millions d’euros à un parti politique étranger sans qu’il puisse y avoir la moindre ingérence.

Selon Mediapart, les fonds ont déjà été partiellement débloqués à hauteur de 2 millions d’euros, et c’est le député européen Jean-Luc Schaffhauser, ancien consultant de chez Dassault, qui a servi de « go-between » en Russie pour acter le principe de ce prêt.

« Schaffhauser aurait présenté Marine Le Pen à un puissant député nationaliste, Alexander Mikhailovich Babakov – conseiller du président Poutine en charge de la coopération avec les organisations russes à l’étranger – lors d’un voyage resté confidentiel en Russie, en février. Lors de ce déplacement, la présidente du Front national aurait rencontré Vladimir Poutine, et enclenché la recherche d’un organisme susceptible de faire un prêt au Front national.

Élu à la Douma, Alexander Mikhailovich Babakov, ancien chef du parti nationaliste Rodina, responsable de la commission en charge du développement du complexe militaro-industriel de la Fédération de Russie, a fait son apparition sur la liste des personnes visées par les sanctions de l’Union européenne consécutives à l’intervention russe en Ukraine.

La First Czech Russian Bank (FCRB). © Google Street View

« Légalement, rien n’interdit à un parti politique de contracter un emprunt auprès d’une banque française ou étrangère, à la condition bien sûr que le prêt ne dissimule pas un don de personne morale ou un blanchiment d’argent », remarque Me Jean-Christophe Ménard, avocat spécialisé en droit du financement politique, ancien rapporteur auprès de la commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP). « L’origine des fonds prêtés au parti est évidemment cruciale, poursuit-il. Dans le cas présent, il faudrait s’intéresser aux conditions de l’emprunt ou bien encore à l’éventuelle participation de l’État russe au capital de la banque. »

Meuh non ! Poutine ne va pas aider Marine à virer Hollande juste parce qu’il hésite à livrer de gros bateaux, faut pas paranoïer. Mais on peut quand même se demander pourquoi « le premier parti de France » (dixit le Marine’s club ) doit aller taper chez les voisins. Pas assez de militants et de sympathisants ? Ou bien ont-ils trop d’oursins dans les poches ?  Quand on pense que le Sarkothon a rapporté en un clin d’œil de quoi renflouer l’UMP… Mais il est vrai que tout le monde ne peut pas aller frapper chez mamie Bettencourt, ni emprunter à Kadhafi ou aux gentils Qataris.

Comment ça, il est mort Kadhafi ? Ça alors ! On en apprend tous les jours. Et aujourd’hui, tiens ça tombe bien, les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi sont saisis de soupçons d’irrégularités sur les financements du Front national – à travers « Jeanne », le micro-parti de Marine Le Pen. Paraît que l’enquête a été élargie à des faits de « blanchiment en bande organisée » liés aux contrats de prêts accordés à des candidats frontistes. Peut-être que dans la foulée, Aude et Renaud feront aussi péter un œil sur ce financement accordé au FN par la First Czech Russian Bank.

Quoi qu’il en soit n’oublions pas ce vieil adage coluchien : « Quand il pleut des roubles, les pauvres n’ont pas de sac. »

Il est minuit moins cinq

Les Français ont voté…

Un camembert qui, selon le bon goût français, commence à puer…

Le « vrai » résultat, c’est-à-dire en rapportant le nombre d’exprimés à celui des inscrits.
Abstention : 58%
FN : 10,5%
UMP : 8,7%
PS : 5,9%
UDI-Modem : 4,1%
EELV : 3,8%
FDG : 2,7%
Autres : 6,3%

La chronique de Didier Porte


Didier Porte : « Le FN à 25% : pas de panique ! » par Mediapart

 

Le parti-pris de François Bonnet (Mediapart) sera notre sélection du jour :

Il est minuit moins cinq

C’est donc sous la présidence de François Hollande que le Front national, à l’occasion d’un scrutin à la proportionnelle intégrale, est devenu le premier parti de France. Et c’est sous la présidence de François Hollande que l’ensemble de la gauche se désintègre en réalisant un score historiquement bas : tout juste un tiers des suffrages exprimés. Pire qu’en 1994, pire qu’en 1984, deux élections terribles pour la gauche, mais lors desquelles celle-ci réunissait tout de même 39 % des suffrages. Cette fois, PS, écologistes, Front de gauche et Nouvelle Donne ne totalisent que 33 % des voix. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, la gauche – les gauches – n’ont été dans un tel état de faiblesse, tandis que l’extrême droite caracole.

«Séisme», «choc», ont reconnu hier les principaux responsables socialistes. «Une information suffocante», a lancé Jean-Luc Mélenchon. C’est une défaite historique, dont il faut bien prendre la mesure et comprendre les dynamiques mortifères qu’elle porte. En 1994, Michel Rocard, chef de file du PS, défait avec 14 % des voix, voyait sa carrière brisée net. Il payait cher l’usure du pouvoir socialiste après treize ans de mitterrandisme, mais d’autres forces à gauche (à l’époque la liste Tapie) venaient amortir ce choc. Rien de tel cette fois-ci. La sanction – un PS sous les 14 % –, qui amplifie encore la défaite des municipales, intervient deux ans seulement après l’installation de François Hollande à l’Élysée.

En deux ans, le président a tout à la fois perdu son électorat, détruit son parti et entraîné au fond du gouffre l’ensemble de la gauche.

photo Reuters

Dès lors, deux questions majeures vont se poser dans les jours à venir. La première est de savoir comment Hollande pourra terminer son mandat présidentiel et, si oui, ce qu’il compte faire des trois longues années qui nous séparent de 2017. La seconde va porter sur les nouvelles stratégies à développer pour empêcher ce qui, aujourd’hui, devient un scénario crédible : celui de l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République en 2017. Lire la suite

Le fil sémaphorien_mai2014_n°2

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La photo qui a le plus buzzé cette semaine :

Yusuf Yerkel – directeur de cabinet et proche conseiller du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan – donnant un violent coup de pied à un manifestant

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Une manifestation autour du palais d’Egmont dégénère

Communiqué 15 mai 2014

Trois cents militants pacifiques ont été arrêtés ce matin à Bruxelles lors d’une manifestation de protestation contre le European Business Summit organisée par de nombreux réseaux européens, dont l’alliance belge D19-20. Par eux se trouvent Hélène Cabioc’h (Attac/Aitec), Annick Coupé (Solidaires) et Nicolas Galepides (Sud PTT) et Daniel Rallet (FSU) et sans doute d’autres militants français participant au rassemblement.

Nos organisations dénoncent ces arrestations illégitimes, et appellent à la libération immédiate des 300 activistes enfermés.

Nous en appellerons fermement aux autorités françaises présentes à Bruxelles et aux autorités belges dans les heures qui viennent.

Voir la vidéo sur :

http://www.rtbf.be/video/detail_une-manifestation-autour-du-palais-d-egmont-degenere?id=1926781

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« Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre ! » 

Drôle d’ambiance, ce jeudi 8 mai à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne), à l’occasion des célébrations du 69e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. Comme l’a rapporté Le Pays Briard, l’élu FN Jacques Gérard, membre du conseil municipal, a violemment pris à partie le conseiller municipal à la jeunesse Madani Khaloua. En pleine cérémonie, il s’est approché du conseiller, arguant que ce dernier « n’avait pas le droit de porter l’écharpe tricolore [car] il n’a pas fait la guerre ».

« Au début, j’ai cru qu’il voulait me pousser, a raconté Madani Khaloua au Lab. Il était très agressif. Il montrait à tout le monde sa carte d’ancien combattant. Puis il m’a dit devant témoins : « Des cons comme toi, j’en ai tué plein pendant la guerre ! » » Ce n’est pas le premier incident de ce genre. « Plusieurs fois, il m’a dit « moi, je suis Français ». En 2012, il s’est demandé comment, avec notre passé colonial, on pouvait me laisser tenir un bureau de vote », raconte Khaloua, qui entend porter plainte.

A lire sur Le LabEurope1

Hou ! Hou ! Marine, t’as encore du boulot !

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Affaire Sarkadhafi_le suivi

Pour enrayer le cours d’une justice qui le menace, Nicolas Sarkozy est décidément prêt à tout. Mediapart révèle le contenu de nouvelles écoutes judiciaires qui montrent que Nicolas Sarkozy s’est étonné l’été dernier du peu de coopération de l’actuel patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) dans l’affaire Kadhafi afin de l’informer sur le contenu des investigations en cours, voire d’en empêcher les embarrassants développements. « Mais il nous est fidèle, lui ? », s’est-il ainsi inquiété auprès de son directeur de cabinet, en juin 2013.

Sarko se croit encore le patron, y compris de la DCRI.  Ce faisant, il ne se rend même pas compte que ses magouilles apportent de l’eau au moulin de la justice qui, preuve en est, a bien eu raison de qualifier une « bande organisée ». Et elle est gentille, la justice ; les gens simples préfèrent parler de mafia. Parce qu’un chat est un chat.

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Le sondage qui va faire de la peine à Marine Le Pen

En tête des intentions de vote pour les prochaines élections européennes, Marine Le Pen cultive un paradoxe de taille car elle reste l’une des personnalités politiques les moins appréciées des Français, selon un sondage BVA publié dimanche par Le Parisien.

Marine Le Pen reste en effet très majoritairement impopulaire aux yeux des Français : 68 % disent avoir une mauvaise opinion d’elle. Pis, ils sont 78 % à ne pas lui faire confiance pour gouverner le pays ! Son image personnelle est, de plus, très mauvaise. Les sondés sont une large majorité à la trouver « d’extrême droite » (77%) -un terme qu’elle récuse-, « agressive » (71%), « démagogique » (67%) et « raciste » (60%). Une minorité la trouve « visionnaire » (27%), « sympathique » (31%), « ayant la stature d’une femme d’état » (37%), « compétente » (38%). Ils sont, en revanche, une majorité à la juger « courageuse » (63%) et « convaincante » (52%).

Autre problème pour Marine Le Pen, sa proposition phare, qu’elle défend depuis la présidentielle 2012, ne trouve pas grâce aux yeux des Français. Selon ce sondage, ils sont 79% à ne pas souhaiter que son plan de sortie de l’euro soit appliqué et 81% à juger cette proposition non crédible.

Lire sur LeParisien.fr

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SARAH CONNOR – L’ONU va débattre du problème des « robots tueurs »

Terminator va-t-il devoir se conformer aux règles de l’ONU ? Loin de Hollywood et de ses scénaristes un peu rêveurs, l’organisation internationale va très sérieusement débattre du rôle futur des robots dans les conflits. Le débat aura lieu entre le 13 et le 16 mai et il aura pour thème officiel les « armes létales autonomes ». Un rapport de cette réunion d’experts sera rendu public en novembre.

Les drones, déjà largement utilisés sur les conflits, ne sont pas au programme de cette réunion d’experts.

En savoir plus ici : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/05/12/sarah-connor-lonu-va-debattre-du-probleme-des-robots-tueurs/#xtor=RSS-3208

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Boko Haram a diffusé, lundi 12 mai, une nouvelle vidéo de 17 minutes dans laquelle il exige la libération de prisonniers du groupe islamiste en échange de celle des quelque 200 lycéennes nigérianes enlevées à la mi-avril (voir fil précédent).

Le chef de Boko Haram, Aboubakar Shekau, affirme que ses otages ont été converties à l’islam. On peut voir une centaine d’adolescentes portant un voile couvrant tout leur corps en train de prier. Le 14 avril dernier, le groupe islamiste avait enlevé 276 lycéennes à Chibok, dans l’État de Borno, qui abrite une communauté chrétienne importante. 223 d’entre elles sont toujours portées disparues

Un sommet réunissant plusieurs pays africains est prévu samedi à Paris pour évoquer la sécurité au Nigeria et dans sa région.

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Bouygues Telecom prépare un vaste plan de d’économies qui pourrait entrainer la suppression d’entre 1 500 et 2 000 postes, soit 23 % des effectifs, rapporte lundi 12 mail Le Figaro.

L’opérateur téléphonique est confronté à une forte baisse de ses ventes, notamment en raison de l’arrivée sur le marché des offres « low cost » comme celle de Free. En deux ans, Bouygues Telecom a ainsi perdu 200 000 clients et vu son revenu par abonné chuter de 18 %.

« La question qui se pose est celle du modèle économique et des emplois nécessaires à celui-ci », estime le représentant Force ouvrière Alain Bernard. « Le chiffre d’affaires de Bouygues Telecom a chuté de 26 % en deux ans, avec des coûts qui ont augmenté de 10 %. ». Ce vaste plan de suppression de postes devrait être annoncé « avant l’été », précise le représentant syndical. « Pour le moment, le calendrier est plus politique qu’économique. Rien ne devrait être annoncé avant les élections européennes, le 25 mai. »

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Le retour du poignard du grand blond

Cette semaine, pour sa chronique, Didier Porte enjoint le PS de faire au moins « le minimum syndical » pour contrer l’ascension du FN.

Bien d’accord avec toi, Didier. Mais ne rêvons pas trop, l’ascension du FN n’est pas pour déplaire aux socialauds, z’en ont trop besoin pour avoir une petite chance à l’échéance présidentielle de 2017.


Didier Porte : FN : « Ça commence à sentir très… par Mediapart

Et pour qui aurait zappé et voudrait en savoir plus sur Mohamed Moulay et l’histoire du poignard de JM Le Pen, Sémaphores en avait parlé en mars et en mai 2012, billets à retrouver ci-après.

http://semaphores.info/2012/03/le-grand-blond-au-poignard/

http://semaphores.info/2012/05/un-temoin-du-poignard-de-le-pen-nous-a-quitte/

Note : la vidéo qui était contenue dans ce dernier billet a été retirée. Nous en profitons pour la remplacer par cette autre, au nom du devoir de mémoire.


Jean-Marie Le Pen et La Torture [3/3] Excellent ! par CatusJack

Quoi de neuf du côté des fachos ?

La comédie humaine c’est avant tout l’échec du politique. Ce n’est donc pas un signe de bonne santé démocratique que d’être bien adapté à une société profondément malade. Balzac 

Didier Porte a titré l’une de ses chroniques de la semaine : « Les Le Pen, pujadistes de père en fille ». Le lecteur pressé pourrait conclure à la coquille typographique alors qu’il n’en est rien. Il s’agit bien ici du Pujadas, qu’un certain journaliste appelle d’ailleurs Pajudas, comme pour mieux souligner la traîtrise du plus mielleux présentateur du moment en matière de désinformation sur une chaîne publique. Mais qu’on aime ou pas cet autre Foutriquet de l’info, on pouvait croire jusque-là qu’il restait maître dans le choix des invités à son émission Des Paroles et Des Actes, et non que les ordres de mise en scène pouvaient arriver par la famille Le Pen.


Didier Porte : « Les Le Pen pujadistes de père… par Mediapart

Par ailleurs, et pour rester encore un peu en cette charmante compagnie des Le Pen, il est bon de savoir que pour la 17e chambre correctionnelle du tribunal correctionnel de Paris, le terme « fasciste » est « dépourvu de caractère injurieux lorsqu’il est employé entre adversaires politiques sur un sujet politique ».

Poursuivi par Marine Le Pen pour injure, pour avoir employé le terme « fasciste » à son égard, Jean-Luc Mélenchon a été relaxé par cette 17e chambre. À l’audience du 6 mars, les débats avaient porté sur le fait de savoir si le terme « fasciste » devait être considéré comme une injure ou une caractérisation politique

Cité comme témoin, Michel Soudais avait rappelé que Politis avait inscrit à sa Une, le 23 mai 1990, « Le Pen est un fasciste » et qu’aucune poursuite n’avait alors été intentée contre notre journal. Il avait poursuivi en expliquant que le changement de présidence à la tête du FN n’en avait pas changé la nature profonde, comme il avait eu l’occasion de l’écrire sur ce site.

On se souviendra aussi que dans l’affaire des « faux tracts » jugée par le tribunal correctionnel de Béthune où Marine Le Pen était citée à comparaître, elle a été jugée coupable de « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, Jean-Luc Mélenchon. Et condamnée à une peine de 10 000 euros d’amende. Comme il fallait s’y attendre elle a fait appel de ce jugement, ce qui lui permet de prétendre que cette condamnation n’est pas définitive, ce qui est faux, ainsi que l’a démontré Maître Eolas. Déjà condamnée pour procédure abusive, mi-janvier, Marine Le Pen est en outre sous le coup d’une enquête pour « incitation à la haine raciale » suffisamment sérieuse pour que le Parlement européen accepte de lever son immunité parlementaire.

On est comme ça chez les Le Pen, on adore les procès, ça fait partie du plan médiatique de dédiabolisation. N’empêche qu’à pouvoir, selon la loi, « caractériser » de fascisme ce qui l’est à l’évidence, on ne va donc pas s’en priver ici. On s’en privera d’autant moins qu’il s’agit de dissiper l’enfumage par lequel on voudrait faire croire aux Français que les fachos gagneraient du terrain.

photo Reuters

Dans un récent parti-pris qui était aussi un état des lieux, Pascal Riché cherchait vainement quel progrès le FN avait bien pu faire depuis 1995.

« Nous sommes en 2014. En vingt ans, la crise s’est approfondie, le gouvernement a abandonné tous ses pouvoirs aux forces du marché et aux eurocrates anonymes de Bruxelles : dans ce contexte aussi délétère, le FN aurait dû croître comme d’autres partis nationalistes en Europe. Mais non : comparé aux élections municipale de 1995, le FN fait du surplace :

  • En 1995, la plus grande ville ravie par le FN était Toulon, 170 000 habitants ;
  • en 2014, c’est Fréjus, avec seulement 52 000 habitants.

Ensuite, après avoir noté que les ténors Aliot, Collard et Phillippot ont été désavoués lors de ces municipales, restait à dire un mot sur ce qui nous a été présenté comme « un gros morceau », à savoir le septième secteur de Marseille, c’est-à-dire les XIIIe et XIVe arrondissements, soit 150 000 habitants. Les électeurs y ont promu le FN Stéphane Ravier, mais ils l’ont promu à quoi exactement ? Slate a étudié la question :

« Le maire FN aura la haute main sur les centres aérés et les terrains de boules, et pourra s’opposer pour le principe aux projets de Gaudin… ». En effet, les choses sérieuses, l’impôt et le budget, sont de la compétence du conseil municipal, ce que La Provence résume ainsi : « En tout et pour tout, Ravier n’aura compétence que sur les centres culturels de quartier et les centres aérés, les espaces verts de moins d’un hectare, les terrains de boules et certains stades. Et aussi, tiens, l’animation des comités de quartiers. Pour l’ensemble de ces équipements, la mairie des XIIIe-XIVe dispose d’un budget de… 2 euros par habitant. »

Il vaut donc la peine de regarder de plus près qui sont les 11 nouveaux maires FN qui ne se veulent pas fachos.

Stéphane Ravier, qui a remporté le 7ème secteur de Marseille, vieil admirateur de Jean Marie Le Pen, est pour la peine de mort. lien

Robert Ménard, vainqueur à Béziers, a pris dans son équipe André-Yves Beck, issu d’un groupe d’extrême droite. lien

David Rachline, élu à Fréjus, propose un discours lisse et prudent, évitant le moindre dérapage, choisissant « l’égalité contre la préférence étrangère ». lien

Steeve Briois, manie la contradiction, révélant son homosexualité, mais refusant le mariage gay, son couplet favori étant : « les politiques ne font rien contre l’immigration et l’insécurité », (lien).

Joris Hebrard (Le Pontet) donne dans le consensuel : baisse des impôts et défense de la laïcité face au communautarisme.

Fabien Engelmann, nouveau maire de Hayange, fan absolu de BB, est passé du NPA au FN…(lien).

Julien Sanchez, élu à Beaucaire a fait de la lutte contre les kebabs et le commerce halal son cheval de bataille, (lien).

Marc-Etienne Lansade regrettant que sa ville de Cogolin attire les islamistes, veut revoir l’organisation de la police, (lien).

Franck Briffaut, vainqueur à Villers-Cotterêts s’oppose entre autres dans son programme à la gratuité totale de l’IVG (lien).

Et Philippe de la Grange ferme la marche au Luc, et ce diplômé en marketing est peut-être à l’origine de la stratégie du « pied dans la porte ». lien

Pourtant la présidente du FN avait assuré ne pas vouloir faire d’idéologie dans les villes gagnées. lien. Ni droite ni gauche, qu’elle a dit, la dame. Ben… c’est assez mal barré et on ne nous lèvera pas du nez que ça empeste encore et toujours le moisi d’extrême droite, procès à répétition ou pas.

 

le fil sémaphorien_février2014_n°4

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AffaireS Balkany_le suivi

Le palais des “Mille et une Nuits” des époux Balkany à Marrakech a coûté à l’achat pas moins de 2,75 millions d’euros, d’après des actes notariés obtenus par Mediapart. La justice les soupçonne d’en être les propriétaires cachés par le biais de sociétés logées dans des paradis fiscaux. L’achat de la villa a été réglé par « virements de l’étranger », d’après le notaire.

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Ukraine : des nazis dans l’opposition ?

Jean-Luc Mélenchon affirme qu’il y a des nazis dans l’opposition ukrainienne. Vrai ou faux ? Certains ont vérifié…


Ukraine : des nazis dans l’opposition ? par Europe1fr

Petit rappel : En Ukraine, la kleptocratie était tout autant au pouvoir sous l’équipe libérale « pro-Europe » auparavant. Loulia Timochenko, soi-disant voix de la liberté, était en prison pour des détournements de fonds exactement comme son mari l’était aux États-Unis pour fraude fiscale.

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VENEZUELA

Attention : De nombreuses photos dénoncent la répression des manifestations étudiantes qui agitent le Venezuela depuis quelques semaines. Problème : il s’agit quelquefois de photos sans aucun rapport avec ces événements, prises dans d’autres pays au cours de ces dernières années, Brésil, Syrie, Grèce… Nous en avons déjà repéré quatre qui ont pourtant fait les unes de grands quotidiens.

À signaler, un article de blog intéressant sur le sujet, par Marti, non journaliste mais actuellement sur place :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marti/260214/que-se-passe-t-il-au-venezuela

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AffaireS Dassault_ le suivi

L’enquête judiciaire accumule les preuves contre l’industriel et sénateur UMP Serge Dassault, soupçonné d’achat de voix à Corbeil-Essonnes, pour son propre compte en 2009, puis pour celui de Jean-Pierre Bechter, son homme de paille.

Libération publie mercredi 26 février des extraits d’un document accablant retrouvé par les enquêteurs dans la propriété du sénateur et avionneur à Corbeil. Quatre versions d’un même listing d’électeurs, comportant environ 130 noms, régulièrement remis à jour, faisant le compte de l’argent, déjà « payé » ou encore « non payé », ou des services rendus aux personnes de bonne volonté.

On a failli pleurer en apprenant que M. Dassault s’est plaint, au Sénat, de ses conditions de garde à vue, alors qu’il rentre dormir chez lui et n’a sans doute pas connu la cellule d’isolement. Pauvre chou ! Est-ce que ce sera suffisant pour empêcher les méchants magistrats financiers Serge Tournaire et Guillaume Daïeff de le convoquer en vue d’une très probable mise en examen ? C’est ce que nous saurons dans le prochain épisode ?

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27 février2014. Nous apprenons le décès de Paco de Lucia. Connu par son nom artistique, Paco de Lucia  (Luzia était le prénom de sa mère) est considéré par beaucoup comme le plus grand guitariste contemporain de flamenco.

Article à lire ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/jnspqd/260214/todo-pasa-y-todo-queda-paco-de-lucia-nous-quittes

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Pas très blanc, le bleu Marine…

Olivier Duguet était jusqu’en mars 2012 le trésorier de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen. En juin 2012 il est condamné à six mois de prison avec sursis dans une affaire d’escroquerie au préjudice de Pôle emploi dont le montant s’élève à plus de 100 000 euros.

La justice a estimé qu’il a « été complice du délit d’escroquerie » reproché à une autre personne au nom de cette société (à hauteur de 42 081 euros) « en l’aidant ou en l’assistant sciemment », « en lui fournissant de fausses attestations ASSEDIC », mais aussi d’avoir lui-même « trompé le Pôle emploi » « par l’usage de manœuvres frauduleuses », « pour le déterminer à remettre des fonds » (23 958 euros). Le montant total de l’escroquerie, qui a bénéficié à trois personnes, atteint 100 748 euros net. Il s’élève à près de 277 000 euros en prenant en compte le « préjudice évité » (si la fraude n’avait pas été découverte).

Après ça, la Le Pen peut bien continuer de baver sur quelques tricheurs aux prestations sociales… c’est bien dans ses rangs que le blanchissage est loin d’être terminé.

Mais restons un peu en compagnie de madame Le Pen, dont on nous dit qu’elle a profité de sa virée au salon de l’agriculture pour dénoncer le grand marché transatlantique. Ça alors !

Cinq ans après que Jean-Luc Mélenchon ait lancé l’alerte (eh oui, déjà !), Marine Le Pen se réveille ! A la veille des élections européennes, elle prétend soudain faire la « guerre » au Grand Marché Transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique.

Ce réveil électoraliste ne doit pas faire trop faire illusion. En effet, dans cette « guerre », les amis de Madame Le Pen ont déjà capitulé. En région PACA, vendredi dernier (voir notre fil d’actu précédent), le groupe FN a voté contre la motion du Front de Gauche qui condamnait ce projet de libre-échange généralisé. La motion a été adoptée avec l’appui des Verts et de certains socialistes dont le président Michel Vauzelle. Le Front national a voté pour le projet avec la droite et d’autres socialistes. De son côté Jean-Marie Le Pen a préféré manquer la réunion du Conseil régional pour ne pas avoir à prendre position.

Paroles, paroles…

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Février s’achève et nous avions zappé cette info sur les initiatives citoyennes en faveur de la transition. Pardon et rattrapage, d’autant qu’une autre journée de mobilisation est d’ores et déjà fixée au 27 septembre prochain.

  • Le 1er février : une ébullition citoyenne pour la transition ! 

Samedi 1er février, avait lieu la journée de mobilisation du Collectif pour une Transition Citoyenne. Au total, 85 événements sur 60 départements ont été comptabilisés, réunissant des milliers de personnes aux quatre coins de l’Hexagone, pour interpeller les candidats aux élections municipales. Vous pouvez voir la liste de tous les événements ici.
La prochaine journée de mobilisation est déjà fixée : rendez-vous le 27 septembre ! 

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  • Parution du rapport de la fondation Abbé Pierre 

Le 19e rapport annuel de la Fondation est paru, et comme prévu, les chiffres font état d’une terrible aggravation sur la question du logement :

  • Entre 2001 et 2013 on relève une augmentation de 50% des personnes à la rue
  • Les loyers ont augmenté de 55 % depuis 2000
  • Le logement est devenu le 1er poste de dépense des ménages
  • Le rapport étudie par ailleurs de près le lien entre emploi, précarité et logement.

Pour découvrir l’essentiel du rapport.

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L’Appel pour des élections honnêtes

Ce jeudi 6 février 2014 a lieu le procès fait à Marine Le Pen pour l’usage de faux tracts. En effet, en mai 2012, pour sa campagne législative à Hénin-Beaumont, ses militants du Front national avaient distribué un faux tract appelant, en arabe, à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Si le FN a d’abord nié être à l’origine de ce faux tract, Marine Le Pen l’a ensuite assumé publiquement à la télévision. Elle a reconnu être à l’origine de la manœuvre et avoir fait diffuser ce faux tract.

Ce travail de faussaire est un défi lancé contre la démocratie. Si chaque candidat peut, en toute impunité, se faire passer pour un autre candidat, comment les citoyens pourront-ils s’y retrouver ? Comment savoir qui dit quoi réellement et qui manipule ? Comment le peuple peut-il exercer sa souveraineté ?

Si Marine Le Pen obtient du tribunal la relaxe qu’elle demande, chacun aura le droit à l’avenir d’éditer des tracts au nom de ses adversaires politiques. A quelques semaines des élections municipales et européennes, les faux tracts se compteraient alors sûrement par milliers dans le pays.

Si Marine Le Pen n’est pas condamnée, il n’y aura plus d’élections honnêtes possibles.

En signant cet appel, nous, citoyens français,

– dénonçons ces manœuvres frauduleuses

– demandons que Marine Le Pen soit condamnée de manière exemplaire, le code pénal prévoyant la possibilité de la rendre inéligible.

– réclamons le droit d’exercer notre souveraineté par le biais de campagnes électorales honnêtes et loyales. Sans faux tracts.

Ont déjà signé :

  • Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des Droits de l’Homme ;
  • Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV ;
  • Annick Coupé, porte-parole nationale de l’Union syndicale Solidaires ;
  • Eva Joly, députée européenne et candidate à l’élection présidentielle en 2012 ;
  • Julien Bayou, porte-parole d’EELV ;
  • Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF ;
  • Clémentine Autain, porte-parole de la FASE.

• Signez l’appel pour des élections honnêtes sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

 

Sémaphores rappelle que le NPA a émis un communiqué pour témoigner de sa solidarité. « Contre de telles pratiques, le NPA est solidaire de la démarche engagée par le Parti de gauche. D’autant plus que, dans le contexte actuel, avec la « manif pour tous », le « jour de colère » et la « journée du retrait », le mouvement social doit être uni contre l’extrême droite ».

Ne reste plus qu’à attendre l’annonce de la position du PS, mais aussi de tous les partis se reconnaissant dans le respect des lois démocratiques et républicaines.

À lire aussi sur l’Huma : http://www.humanite.fr/politique/affaire-des-faux-tracts-raquel-garrido-attend-une-558491?IdTis=XTC-FT08-F1UWV9-DD-DMCLQ-PCI

Et pour rappel :


Faux-tracts à Hénin-Beaumont – Les aveux de… par lepartidegauche

 

Faux tracts : Le Pen contre la démocratie ! par lepartidegauche

le fil sémaphorien_février2014_n°1

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photo Reuters

Le 22 janvier dernier, nous apprenions que la Commission des financements politiques venait de déclarer « non conformes » les comptes de Cotelec, le micro parti de Jean-Marie Le Pen. Ainsi se voyait-il perdre le droit de financer toute campagne électorale, ce qui impliquait que ses prochains donateurs seraient privés de déduction fiscale.

Fin de Cotelec ? Bienvenue à Promelec ! On ne perd pas de temps chez les Le Pen. Au Journal officiel du 25 janvier, ce nouveau micro-parti fait son apparition, avec des statuts qui ne laissent pas de doute sur son objet : « promouvoir l’image de marque et l’action de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen ».

Après ça, Marine peut toujours courir pour nous faire croire que sa ligne bleue se distingue du F-Haine. En tout cas pas côté finances. Par ailleurs, on peut aussi savoir que le micro-parti « Jeanne », plus spécifiquement consacré aux dépenses de la Marine, se trouve également sous la lorgnette de la commission des finances. Le nombre de millions d’euros qui transitent par là est sans commune mesure avec le nombre de ses adhérents. À suivre.

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Les utilisateurs de Google auront pu découvrir le « doodle » du jour, une bien particulière manière de célébrer les Jeux olympiques de Sotchi. C’est en effet les couleurs du drapeau arc-en-ciel des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT), accompagnées d’un article issu de la Charte olympique qu’il est bon de rappeler à Poutine et aux homophobes.

Indépendamment de ça et n’en déplaise aux sémaphoriens sportifs, il est clair que nous ne ferons aucun écho à ces Jeux car nous les boycottons totalement, comme nous boycottons par avance ceux du Qatar. S’il nous fallait en développer les raisons, nous ne saurions le faire mieux que par l’article suivant, certes long mais ô combien édifiant –et surtout très documenté–, que nous recommandons à nos lecteurs :

Médaille d’or du grand projet inutile et imposé

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Il n’y aura pas de sanction pour Philippe Courroye, pour avoir enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes en tentant d’identifier les auteurs de fuites dans l’affaire Bettencourt. La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé ce mardi qu’elle n’irait pas à l’encontre de l’avis du Conseil supérieur de la magistrature. « Depuis que nous sommes aux responsabilités, nous respectons les avis du CSM (…), je n’irai pas à l’encontre de cet avis » a-t-elle dit, soulignant toutefois « un hiatus entre l’analyse que fait le CSM de la faute et la décision de ne pas sanctionner, de ne pas prononcer de mesure disciplinaire« . En effet, le CSM a considéré qu’il n’y avait « pas lieu à sanctions disciplinaires » tout en se montrant très critique envers le magistrat Courroye, estimant qu’il « ne disposait pas des qualités requises pour diriger un parquet« .

Des poids et des mesures. Et dire qu’on commençait à croire en Christiane Taubira !

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le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_n°5

¤=¤=¤=¤=¤ le dessin du jour

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En promotion cette semaine : la femme à un euro !

Carton rouge à Midi Libre cette semaine (mercredi 29 janvier), qui accepte de passer ce genre de pub que chacun appréciera en conscience. Quand l’humour ne peut plus faire dans le racisme, il se rabat sur le sexisme…

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Le mois de janvier s’achève, en voici le récapitulatif

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Quel député a subventionné quelle commune ou association, et surtout pour quel montant ? Ces données ont été mises en ligne pour la première fois cette année, comme l’avait annoncé cet été le socialiste et président de l’Assemblée, Claude Bartolone, suite aux différents scandales liés à l’utilisation de cette manne.

Comment les députés de votre région dépensent-ils leur réserve parlementaire ? En quelques clics, vous avez aujourd’hui l’info. Attention, l’outil n’est qu’un outil – il ne remet pas en cause cette pratique qui peut s’apparenter à du clientélisme – mais au moins vous connaissez désormais le montant et la destination des subventions allouées par vos députés ou par le groupe politique de votre choix.

http://www.assemblee-nationale.fr/budget/reserve_parlementaire.asp

Au Grau du Roi, par exemple, même si on ne sait pas tout on peut savoir que la lune de miel entre le député Collard et les « frères de la côte » Mourrut-Rosso a été un peu chiche en cadeaux de mariage.

Mais on peut aussi savoir que Mourrut avait déjà attribué 70 000 € a sa commune sur sa réserve parlementaire en 2011 pour la nouvelle mairie !

et sur cette fameuse réserve, c’est l’occasion de relire notre article précédent : http://semaphores.info/2013/06/ah-ces-elus-embellisseurs/

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Si vous ne l’aviez pas deviné…

Suite aux 15 milliards d’euros d’économies décidées pour 2014, on apprend que le plan d’austérité devrait se décomposer comme suit : 18 milliards d’euros d’économies en 2015, puis de nouveau 18 milliards d’économies en 2016 et enfin 14 milliards en 2017.

Mais d’où vient ce chiffre de 50 milliards que François Hollande a subrepticement sorti de son chapeau ? D’un dossier de Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant ! Le 14 octobre 2010, le Bulletin officiel des annonces de marchés publics lance ainsi un appel d’offres (on peut le consulter ici), dont l’intitulé est le suivant : « Assistance à la mise en œuvre opérationnelle du programme de révision générale des politiques publiques. »

Ah merde, alors ! Et nous qui avions cru que les socialistes s’opposaient à la RGPP de Sarko !

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La veste bleu marine de Collard

Dans notre série « Tenons notre Collard au chaud »…

Cet article était paru en septembre 2012 sous la plume de Jean-Baptiste Malet. Les amis Graulens de Sémaphores ont tenu à le rappeler aux amis Saint-Gillois à qui le Collard s’apprête à faire le coup du « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Il est vrai qu’en matière de retournement régulier de veste, nous pouvons tous en prendre de la graine… ou avoir le tournis.

Gilbert Collard, maquignon politique opportuniste, carriériste et arriviste, bref, mariniste.

Si vous cherchez le sens du vent, il vous l’indiquera. Après trente années de militantisme politique, le 17 juin dernier Gilbert Collard savourait enfin sa victoire : il était élu député de la deuxième circonscription du Gard sous les couleurs du «Rassemblement Bleu Marine» soutenu par le Front national.

L’avocat médiatique, élève dès l’âge de 8 ans chez les pères maristes de l’Institution Sainte-Marie à La Seyne-sur-Mer (Var), se souvient «en être sorti avec un très mauvais souvenir. Mais maintenant, un très bon. Quand on avait un contentieux avec un camarade, on devait le régler sur un ring de boxe, pendant une fête de division. Cela nous apprenait la confrontation, c’était une manière loyale de régler les conflits. Cela codifiait la violence».

Enfant d’une famille bourgeoise, il grandit au château de la Madone à Marseille. Son père, maurassien, était membre des Camelots du Roi et aurait été l’ami de Léon Daudet. «Mon père m’a fait lire Maurras, Marx, j’ai lu Bainville, Jaurès, Proudhon…» étale-t-il volontiers. Après la faculté de droit à Aix-en-Provence, il devient avocat et installe son cabinet à Marseille, un cabinet devenu depuis une puissante machine bien rodée, éminemment lucrative, dont la vitrine est la forte teneur médiatique de «Maître Collard», toujours animateur de l’émission «Les Grandes Gueules» sur RMC, et qui, malgré son mandat de député, ne compte pas abandonner sa profession d’avocat.


Socialiste, trotskiste…
Le parcours politique sinueux de Gilbert Collard commence au Parti socialiste où, dès 1981, il entre au comité de soutien de François Mitterrand. Mais pour la présidentielle de 1988, son appui va plutôt à l’extrême gauche trotskiste, puisqu’il soutient Pierre Boussel, le candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT).

Filmé dans le clip de campagne de Pierre Boussel, Collard condamne à l’époque les centres de rétention pour étrangers. Sur un ton solennel, dans une archive disponible à l’INA (Institut national de l’audio-visuel), il proclame : «Je suis ici en tant que témoin. Je crois qu’à l’heure actuelle, sans que les gens s’en rendent bien compte, les droits de l’homme sont en danger. Comme partout on cherche, sur les mécanismes de la peur et de l’inquiétude, à gagner des voix. On peut se demander si ces hommes, ces femmes, ces enfants entassés dans ces cimetières de béton, que sont les centres de rétention, et qui subissent l’expulsion comme on subit l’humiliation, ce n’est pas plus la raison d’État racoleuse que la justice».

Deux ans plus tard, membre du secrétariat national du MRAP (Mouvement contre le racisme), au moment où il défend un négationniste, il est exclu en même temps qu’il démissionne du mouvement. Lire la suite

Silence on coule

billet d’humeur, par Mario

Oui, on coule dans un silence de plus en plus effrayant sur ce qui devrait éveiller notre indignation face à l’inadmissible. Comme le pointait le chroniqueur Hubert Huertas dans son billet du 29 octobre : « C’est sans doute un signe des temps. Les « inquiétudes » de Christiane Taubira sur la société française ne retiennent pas l’attention. La ministre de la justice a été insultée deux fois en une semaine, par des propos racistes, elle s’est émue hier d’un relâchement public, mais personne ne l’a noté. »

Certes on nous dira que les médias n’ont pas été avares pour diffuser l’image de la ministre comparée à une guenon, ou cette « manifestante » âgée de 12 ans qui voulait lui offrir une banane. Et tout ça ne devrait pas faire plus qu’une brève ? Pas mieux qu’un gag à rajouter dans le flot d’abrutissement proposé par un Petit Journal ou autre insipidité télévisuelle ? Peut-on se contenter de traiter avec humour ce qui n’est que le fruit d’une odieuse pensée, hélas trop bien connue, celle de la bête immonde qui veut croire à sa résurrection ?

Il serait temps de se réveiller en dehors du seul intérêt pour des échéances électorales. Lorsqu’on formate un peuple à être soumis, on en fait un peuple de lâches. Et la lâcheté se répand y compris parmi les personnalités politiques qui prennent un peu trop de temps pour s’indigner de l’inadmissible, et en l’occurrence pour voir qu’avec l’affaire Taubira c’est un véritable retournement qui s’opère sous nos yeux. Voilà qu’on laisse un Front National s’indigner de ce que madame Taubira parle à son égard d’une “pensée mortifère et meurtrière”, et de vouloir saisir la justice contre la garde des sceaux, comme il faudrait la laisser faire contre tous ceux qui disent que le FN est un parti d’extrême droite. Ainsi, le note Huertas, le procès ne sera pas celui du racisme, mais de la personne insultée par le racisme.

« Il y a vingt ans la gauche était en ébullition parce que Chirac parlait de bruits et d’odeurs. Il y a quatre ans les associations antiracistes poursuivaient Brice Hortefeux pour ses propos déplacés à l’égard d’un militant maghrébin. Et là, une ministre noire peut être comparée à un singe deux fois en une semaine, dont une fois par des enfants, un curé, le père Xavier Beauvais, peut défiler contre le mariage homo en criant dans un porte-voix « Y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira », mais ce serait une anecdote. Il faudrait ne pas remarquer.

      Être prudent, comme dans le métro, quand quelqu’un est attaqué par des voyous, et que tout le monde se contente… de regarder ses chaussures. »

Pour écouter le billet en intégralité :

Dans le même ordre d’idée, nous ne doutons pas que d’aucuns n’auront vu que banalité dans cette Lettre à Leonarda née sous la plume visqueuse de Christophe Barbier, dans laquelle on pouvait lire ces mots :

« La France vous doit la vérité : l’expulsion de votre famille n’est pas seulement légale, elle est nécessaire. Parce que notre pays ne peut accueillir plus de réfugiés économiques qu’il ne le fait ; parce que nos comptes publics ne nous permettent pas d’être aussi généreux que l’idéal républicain le souhaite ; parce qu’aucun espoir illusoire ne doit germer dans le cœur des millions de jeunes qui, épars dans la moitié pauvre du monde, vous ressemblent et attendent un destin.

(…)Français aléatoire, scolarité chaotique et famille difficile, vous incarnez cette « misère du monde » dont la France ne peut plus prendre qu’une maigre part, et la fatalité séculaire des pauvres hères. (…) Votre patrie, Leonarda, c’est malgré tout le Kosovo, que la France, avec d’autres, a courageusement libéré du joug serbe en 1999 et qu’il faut rebâtir et protéger. »

Notons que Christophe Barbier se contente pour l’heure de justifier de nécessaires expulsions. Il ne parle pas de « centres spéciaux d’internement ». Pas encore.

Et pour ceux qui pensent que nous exagérons en exhumant des similitudes entre la situation actuelle et celle de la fin des années 30, ce petit bonus qui démonte toute idée qu’un changement aurait eu lieu. C’était une des couvertures du journal Détective, en 1938, une superbe époque où l’on pouvait compter les étrangers à un individu près, où l’on se posait la cruelle question de savoir où les expulser (le Kosovo n’existait pas encore, les arabes n’étaient pas revenus depuis leur branlée à Poitiers…), bref il était question de la sûreté nationale. Heureusement, en 39, le sauveur est arrivé, ce cher Adolf qui ne sera payé que d’ingratitude, pas même une statue sur nos places publiques, ni rue ni boulevard… Oui, vraiment, quelle ingratitude envers ceux qui ont fait le plus pour nous débarrasser des indésirables.