Au fil du 13 mai

Danielle Floutier – Lancement de la campagne des législatives 2e circo du Gard

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Artistes, syndicalistes et lanceurs d’alerte : qui sont les Insoumis investis aux législatives

Les candidats de la France insoumise aux élections législatives ont été dévoilés mercredi.

Jean-Luc Mélenchon a publié, ce mercredi, les noms de celles et ceux qui porteront les couleurs de son parti pour les élections législatives de juin. Avocats, militants, artistes ou encore des employés du social, ils sont 63% des candidats à être issus de la société civile.

Parmi eux, Lionel Buriello, ancien salarié d’Arcelor Mittal à Florange et syndicaliste CGT, Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac mais aussi la championne du monde de kick-boxing, Sarah Soilihi, issue des quartiers nord de Marseille.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a aussi voulu une alliance politique large. Au moins 17 candidats viennent du PCF, six d’EELV, cinq du PS, 36 du mouvement Ensemble et 73 du Parti de Gauche.

Des avocats et des militants écologistes

Côté lutte, le parti de Jean-Luc Mélenchon a choisi des avocats engagés. Dans la 12e circonscription de la Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, c’est le jeune avocat de WikiLeaks, Juan Branco, 27 ans, qui se présentera sous les couleurs de la France insoumise.

En Haute-Garonne, Claire Dujardin, avocate du collectif contre le barrage de Sivens portera les couleurs de la France Insoumise. Le projet initial de ce barrage a été définitivement abandonné en décembre 2015. Sa construction avait suscité une vive controverse et a été à l’origine de manifestations avec des heurts lors desquels le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué en octobre 2014. Un autre projet est aujourd’hui à l’étude.

Autre combat écologiste sur lequel Jean-Luc Mélenchon se positionne, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. La militante Katell Andromaque sera candidate en Loire-Atlantique pour défendre ses convictions.

Quant à la question du nucléaire, le parti investi Jean-Marie Brom, chercheur en physique nucléaire, et militant ‘Sortir du nucléaire’, en Alsace.

Des syndicalistes et des lanceurs d’alerte

De nombreux syndicalistes de la CGT ont aussi été investis. A l’instar d’Aurélien Motte, ancien métallurgiste, leader de la CGT, à l’usine de Sambre et Meuse, de Karine Monségu et Mehdi Kemoune, syndicalistes CGT à Air France.

D’anciens de Nuit Debout, mouvement citoyen lancé par François Ruffin pendant les manifestations contre la loi Travail ont également été investis. Hélène Bourlard, ancienne syndicaliste de la société Ecce, et membre de l’équipe du film Merci Patron! de François Ruffin également candidat en Picardie sous la bannière Picardie Debout; mais aussi Leila Chaibi, membre du Parti de gauche, ancienne candidate aux municipales à Paris, qui se décrit comme une des initiatrices du mouvement Nuit Debout.

Enfin, au moins deux lanceurs d’alerte porteront les couleurs de la France Insoumise.  Rémi Garnier, lanceur d’alerte dans l’affaire Cahuzac et Céline Boussié. Cette lanceuse d’alerte avait dénoncé des mauvais traitements sur des enfants handicapés dans un établissement du Gers.

Des artistes et des employés du social

Côté culture, l’actrice Sophie de La Rochefoucault sera suppléante de Didier Le Reste, ancien patron de la CGT Cheminots dans le 15e arrondissement de Paris. Aussi annoncé, l’humoriste Gérard Dahan ou le musicien Philippe Virolle.

Enfin des enseignants, des chercheurs mais aussi des employés dans le secteur social ont été présentés. Dans l’Oise, par exemple, Marie-Laure Darrigade, 44 ans, éducatrice spécialisée et Laurent Grenier, 30 ans, employé dans l’aide à la personne seront candidats sous la bannière de la France Insoumise.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il envisage de se présenter dans la seconde ville de France. A Marseille, le leader de la France Insoumise est arrivé premier avec 24,82% des suffrages, devant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Source : http://www.bfmtv.com/politique/artistes-syndicalistes-et-lanceurs-d-alerte-qui-sont-les-insoumis-investis-aux-legislatives-1161061.html

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Dans ce 27e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi les législatives peuvent être l’occasion d’appliquer le programme «L’Avenir en commun» avant de donner les raisons de sa candidature à Marseille. Il apporte son soutien aux salarié.e.s de GM&S, en lutte à La Souterraine dans le département de la Creuse. Jean-Luc Mélenchon revient également sur l’absence de l’écologie dans le débat du second tour de l’élection présidentielle et invite chacun.e à être vigilant.e sur les questions liées au nucléaire ainsi qu’à la propriété des outils de production.

SOMMAIRE:
01:25 : Les législatives et les chances de la France insoumise
04:17 : Pourquoi être candidat aux législatives ?
05:58 : Pourquoi avoir choisi Marseille ?
08:28 : Ce que les législatives peuvent apporter au pays.
10:16 : Industrie et écologie
13:20 : La lutte des salarié.e.s de GM&S à La Souterraine, dans la Creuse
18:49 : Les stratégies américaines de prise de contrôle des entreprises françaises
22:00 : Technip, nouvelle entreprise menacée
23:26 : Appel à la vigilance sur les questions de propriété des moyens de production
25:25 : L’écologie, grande absente du second tour de l’élection présidentielle
26:16 : Les dangers du nucléaire : l’effondrement de la «poubelle nucléaire» américaine.

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Dossier Macron

 

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En Marche… pour le cannabis !

Several hundred people gathered in Lyon (France) for the 15th edition of the global Cannabis March. They called an end cannabis prohibition and it’s regulation. The protesters marched from the Place Carnot to the place Terreraux. France/Lyon/May, 7, 2016.//KONRADK_170702/Credit:KONRAD K./SIPA/1605071711

Les cannabinophiles français sont à nouveau invités à marcher pour la régulation du marché du chanvre/cannabis thérapeutique et récréatif ce samedi 13 mai. Il s’agit d’un événement de portée internationale visant à poursuivre le mouvement entamé sur le continent américain depuis quelques années.

Le nouveau président de la République française et la nouvelle législature à venir, auront très prochainement et inévitablement à se prononcer sur la délicate question du statut de « la plus populaire des drogues illicites ». L’abandon progressif de la politique du « tout répressif » étant à présent acté jusque dans les plus hautes institutions internationales, la France ne pourra longtemps se cantonner à légitimer un dispositif ayant démontré sa totale inefficacité aussi bien à contenir l’explosion des trafics qu’en matière de réduction des risques et de prévention.

La « contraventionnalisation » prônée par la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), reprise par M. Emmanuel Macron, reposant sur une nouvelle forme d’injustice et de stigmatisation des populations déjà précarisées (jeunes des quartiers populaires issus des « minorités visibles »), le CIRC invite le nouveau président ainsi que son/sa futur(e) ministre de la Santé, à réfléchir plus avant à une régulation totale de la filière.

Accompagnée d’une amnistie de toutes les personnes impliquées dans ce type d’infraction (en dehors de celles ayant commis des crimes de sang), cette mesure permettrait à la fois de mécaniquement faire chuter la criminalité et ainsi de retirer des prisons des individus n’ayant rien à y faire, mais aussi de créer plusieurs milliers d’emplois dans une filière dors et déjà dynamique malgré une répression acharnée. Cela permettrait aussi sans doute d’offrir de nouveaux débouchés à une agriculture exclusivement biologique et de terroir en pleine expansion.

Les taxes ainsi obtenues sur la production et la vente pourraient servir aux financements de multiples programmes sociaux, éducatifs et sanitaires. La prescription médicale du chanvre/cannabis et de ses extraits permettrait de soulager de nombreux(euses) patient(e)s dont les traitements classiques ne parviennent pas à répondre à leurs pathologies.

Enfin la sortie de la prohibition, outre l’assèchement des profits réalisés par les réseaux criminels, mettrait en partie un terme aux violences policières que son application arbitraire génère et à la défiance d’une certaine jeunesse à l’égard d’une autorité méprisante.

C’est donc au bon sens du futur gouvernement que le CIRC fait appel, dans le cadre d’une consultation de tous les acteurs concernés par la politique des drogues, des associations d’usagers jusqu’aux institutions sanitaires.

#VotezMariJanne2017
Votez Mari(J)anne en 2017

Fédération des CIRCs

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Réflexions sur la notion de Peuple

  Voici un billet valant le détour, livré par notre toujours aussi bon Charles Gave qui revient sur cette notion de peuple.

Vous allez me dire quel est le rapport avec l’économie ? Directement ? Eh bien en fait on s’en fiche, je trouve même remarquable que celles et ceux qui pensent encore librement l’économie aujourd’hui la pensent aussi avec un prisme politique, social, sociétal, et ne la pensent pas du tout comme une technique ou une « science » froide.

Nous la pensons chacun avec nos sensibilités de façon humaniste.

Si l’économie est humaniste, alors elle est au service des peuples, et non les peuples au service de l’économie.

À un moment, si vous voulez penser l’économie, il faut penser le peuple. Macron, lui, préfère nous faire « penser printemps »… Eh oui, cela ne s’invente pas.

Charles SANNAT

Extrait :

En fait, nous sommes dans un pays où la gauche a trahi le peuple, le reléguant au rôle de plèbe, tandis que la droite a trahi la nation, ce qui laisse une grande partie de ceux qui ont besoin d’être aidés quelque peu désemparés.

Et c’est ce que constate le géographe Christophe Guilly dans tous ses livres.

La France aujourd’hui est géographiquement distribuée en trois zones concentriques :

  • Au centre, ceux qui sont adaptés à l’économie moderne que j’ai appelé l’économie de la connaissance dans mon livre C’est une révolte, non Sire c’est une Révolution.  Ils contrôlent l’économie et les médias. Il est d’usage de les appeler les « bobos » et ils constituent l’électorat de Macron.
  • En périphérie des bobos, on trouve les immigrés qui sont de fait les domestiques des bobos (chauffeurs Uber, taxis, gardes d’enfants, personnel soignant, etc.) et sur lesquels se déversent les subventions étatiques, ce qui permet aux bobos d’avoir des domestiques pas trop chers. Ce deuxième groupe vote Melenchon.
  • Et enfin, à une heure et demi ou deux heures du centre de la grande ville dans laquelle les bobos résident dans des appartements hors de prix, on trouve les perdants de la mondialisation, ceux qui naguère étaient employés dans le secteur industriel. Ils votaient communistes autrefois, ils votent FN aujourd’hui. Et il n’y a plus aucun contact entre les bobos et les habitants de la troisième zone.

Et ce que cela veut dire est assez simple : ce qui fait office d’élites de nos jours n’a que mépris pour ceux qui vivent dans la France de la périphérie. Ce qui implique que « la volonté de vivre ensemble », absolument constitutif d’une nation, n’existe plus. Les élites méprisent la plèbe et plus encore ses représentants encore plus que cela n’était le cas dans la Grèce ou la Rome antique.

Lire l’article intégral : https://www.insolentiae.com/reflexions-sur-la-notion-de-peuple/

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

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le fil du 4 mai

Les insoumis sont à présent 521 165

Soit près de 10 000 de plus par jour depuis le premier tour de la présidentielle !

Qu’attendez-vous pour rejoindre la France Insoumise ?

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Le débat ? Beaucoup de bas, très peu de haut…

Émission entière (58mn) : https://www.youtube.com/watch?v=C-KSIxuXMXs

 

Le billet du 04 mai de Daniel Schneidermann

Dans ma tâche ingrate d’animateur de plateaux, il m’est arrivé plusieurs fois de me trouver face à des invités, venus avec pour seul but de pourrir la discussion, de la noyer sous les clowneries, ayant décrété à l’avance son illégitimité. Dans cette situation, pas d’autre solution, comme mes confrères Nathalie Saint Cricq et Christophe Jakubyszyn, que de se croiser les bras, d’attendre que ça se termine, et de me répéter intérieurement « fallait pas l’inviter ». Eh oui. Fallait pas l’inviter. C’est à dire, fallait pas la qualifier pour le second tour. Fallait pas, chers confrères, la légitimer, la dédiaboliser, à grands coups de couvertures sur le péril islamo, et de reportages bidonnés, type PMU de Sevran (oui oui, Nathalie Saint Cricq, je parle pour votre chaîne. Vous l’avez voulue, vous l’avez eue. Deux heures trente d’humiliation au piquet, c’est une douce punition).

Ils sont drôles, ce matin, à tous regretter Mélenchon. Le populiste Mélenchon. Le Mélenchon de « lézextrêmes ». Le même. Ah Mélenchon, tout de même ! C’aurait été autre chose ! C’est le journal de 7 heures 30 de France Culture, qui s’ouvre sur la réaction d’Eric Coquerel (« affligeant »). Et c’est surtout Dominique Seux, qui soupire : « au moins, avec Mélenchon face à Macron, le débat sur l’Europe aurait été purgé ». Tout arrive : je suis globalement d’accord avec Seux. Sans doute, oui, l’aurait-on « purgé » une fois pour toutes, ce débat sur le Frexit, père de tous les autres. Tandis qu’avec cette candidate empêtrée dans la contradiction entre le souverainisme de Philippot et les sondages Frexitosceptiques, et qui a noyé son incompétence dans les gesticulations de troll (voir le GIF vedette de la soirée) le débat a été évacué. Macron lui-même, du coup, n’a pas été poussé dans ses retranchements sur l’Europe. Avec l’avenir de la planète, ce sont les deux grands absents du spectacle. Excusez du peu. (…)

Sans vouloir me vanter, je n’ai jamais partagé les ricanements initiaux sur Trump. Dès le début, en 2015, la qualification de Trump, et même son élection, me sont toujours apparus comme plausibles -peut-être pour la seule raison, d’ailleurs, de ce ricanement universel des « belles personnes », boussole qui montre souvent le Sud. De même, je n’arrive pas, même après ce débat, à enterrer Le Pen. Oui, la médiacratie est unanime à dénoncer ses insuffisances, sa confusion de dossiers entre Alstom et SFR, son agressivité et à lister ses mensonges (tâche néanmoins toujours nécessaire, voir iciou ). Oui, même la fachosphère est dépitée. Mais excès de méfiance ne nuit pas.

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Autour des résultats de la consultation des Insoumis…

Face au FN, Jean-Luc Mélenchon (aussi) a raison

Publié le 02/05/2017 à 18:55

Thomas Vampouille Rédacteur en chef adjoint du site Marianne.net

La culpabilisation n’aura donc pas fonctionné. Les « fachos » qui fusent depuis huit jours, non plus. Au terme de leur consultation interne, les militants de la France insoumise (la moitié, en réalité) se sont prononcés à 65% pour le vote blanc, nul ou l’abstention au second tour de la présidentielle le 7 mai, à 34% pour un vote Macron. Et le coupable sera tout désigné ce dimanche soir en cas d’abstention forte, de gros score pour le FN, voire de victoire de Marine Le Pen : ce sera la faute à Jean-Luc.

Car c’est l’antienne répétée partout et par tous depuis le soir du 23 avril : le tribun a trébuché. Mélenchon s’est montré grincheux comme un perdant, voire mauvais joueur quand il espérait encore que les résultats officiels le placeraient in fine en troisième position devant François Fillon. Mais surtout, il n’EN a pas parlé. Pas de FN dans son discours, pas de « No Pasaran » brandi face à Marine Le Pen. Quoi, lui dont l’engagement anti-extrême droite n’a jamais fait défaut durant sa longue carrière politique, lui dont les talents lyriques sont loués même par ses adversaires, n’avait-il donc rien à déclamer gravement en ce soir de retour du péril FN ?

Qu’importe si dans le camp des vainqueurs, Emmanuel Macron n’a pas non plus, ce soir-là, affiché de gravité spéciale. Qu’importe aussi qu’il y a quinze ans, alors que l’arrivée du père Le Pen au second tour avait plongé le pays dans la stupéfaction, Lionel Jospin n’ait pas fait mieux (de fait, le Premier ministre de l’époque a fait pire, attendant le vendredi soir pour pondre un communiqué n’appelant pas à voter Chirac). Qu’importe si depuis, Mélenchon a clarifié sa position anti-FN. En n’étant pas plus prompt, ni plus explicite, il a commis le pire des péchés républicains. C’eût pourtant été une vision de court terme…

C’eût été en effet négliger un fait notable du premier tour de cette présidentielle, dont nous aurions dû nous féliciter : pour la première fois depuis le 21 avril 2002, un candidat a repris du terrain sur le FN, sans se perdre comme la droite Buisson dans ses thèses nauséabondes. Ayant redirigé une partie du vote des déclassés et, au-delà, du vote contestataire vers son nom, Mélenchon aurait-il dû aussitôt prendre le risque de le braquer ? S’il l’avait fait, la presse unanime aurait applaudi sa noblesse. Mais il aurait lâché la proie pour l’ombre. Car la seule progression du FN entre un fameux 21 avril et un certain 23 avril (quinze ans !) prouve bien une chose, dont personne ne semble tirer les conséquences depuis 2002 : le drapeau de l’antifascisme ne fait plus reculer le FN. Il ne convainc que les convaincus.

C’est un fait : dans une partie de la France déclassée, les valeurs républicaines ne sont plus l’alpha et l’omega du vote. Face à la perspective de perdre son emploi, les leçons d’histoire pèsent bien peu, qui plus est face à un FN largement dédiabolisé sous « Marine ». Alors, les partis de tradition républicaine ont raison de rappeler d’où vient le Front national, et surtout où il veut aller. De souligner qui compose l’entourage de sa candidate. De rappeler les mécanismes historiques qui peuvent mener à la catastrophe quand les populismes prennent les rênes du pouvoir. Mais pour que 2022 ne soit pas le troisième épisode de la menace Le Pen, Mélenchon a aussi raison de vouloir continuer à s’attaquer aux racines profondes du vote FN, d’essayer de détourner son électorat de cette chimère. De les conserver donc, précieusement, dans son sillon. Il suit d’ailleurs en cela un principe composant le succès d’Emmanuel Macron, qui le revendique sur le plan économique : regarder la France telle qu’elle est, et non telle qu’on voudrait qu’elle soit. C’est aussi valable au plan électoral.

 

L’avis d’un communiste parmi d’autres…

18 minutes (reposantes) avec Yvan Le Bolloc’h : « Grâce à Mélenchon, j’ai l’impression d’être moins con »

« Macron ? Il n’a jamais été élu. C’est un mec qui sort d’une équipe qui vient de descendre en deuxième division. »

 

Un quidam internaute sur Mediapart…

Sur 450 000 Insoumis des 7 millions d’électeurs de Mélenchon, le résultat de la consultation en ligne est : 36,12% = Blanc ou Nul, 34,83%= Macron, 29,05%= Abstention. Le vote Le Pen n’était pas proposé. Hors de question, ce qui est clair.
Face à ces résultats, que ne faut-il entendre une Virginie Le Guay, du service politique de Paris Match, déclarer :
 » Même si Jean-Luc Mélenchon a dit que les électeurs étaient adultes et responsables et sauraient quoi voter, on voit bien aujourd’hui qu’ils sont très partagés et on voit surtout qu’à présenter sur le même plan l’abstention, le vote nul et le vote Macron et bien finalement ils ne font pas la différence. Mécaniquement, l’abstention favorisera Marine Lepen, donc je trouve que la responsabilité de Mélenchon à cet égard est importante. La responsabilité des responsables (sic) politiques est importante pour éclairer leurs électeurs sur la différence entre un vote et un autre, c’est pas la même chose (re-sic). Après, ils font ce qu ils veulent bien sûr.  »
La dame les autorise donc à faire ce qu’ils veulent mais « après « . Après quoi, madame ? Après avoir été « éclairés  » par le chef ? Ils sont donc tellement abrutis dans le noir de leur cerveau ralenti que, sans les directives d’un chef pour les éclairer, ces opaques ne savent plus ce qu’ils vivent ni dans quel monde ils le vivent ?
Dire que c est ce genre de commérage grimé en analyse politique qui, durant toute sa campagne, a traité Mélenchon de « gourou », de « Staline », de « clone de Le Pen » (tiens, aujourd’hui, la différence leur apparaît ?), de « dictateur » narcissique téléguidant un peuple ignare et inculte de pauvres influençables pédalant dans l’obscurité de leur inculture.
Quand le dit « monstre rouge » choisit le refus d’influencer le vote de ses électeurs -recommandant quand même « aucune voix au fn »- voilà que ce Mélenchon passe de coupable car « trop directif » à irresponsable car « pas assez directif » pour la qualité démocratique dont il fait preuve mais à un moment ou ça n arrange pas …Macron ?
Dans tous les cas, à travers les coups bas sur Mélenchon, durant sa campagne et maintenant, c est le peuple et lui seul qui est toujours déconsidéré, insulté, méprisé.
Qui plus est, le résultat de ces intentions de vote est imputable à des responsables politiques, c est vrai : à ceux qui gouvernent depuis 40 ans avec mention particulière aggravante pour ceux qui gouvernent depuis 5 ans et promettent de continuer en empirant.
Je précise que mon intention de voter contre le FN via Macron, déjà exprimée ici et ailleurs, demeure, et que je n’ai eu besoin d’aucun gourou pour « m’éclairer ». Mais je suis parfaitement solidaire de l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la considération qu’il témoigne envers les adultes qui ont voté pour lui.
Encore une insanité dans ce triste style, miss Le Guay et consorts, et le vote nul va considérablement enfler dans vos gencives de manière proportionnelle à votre mépris des électeurs et votre hypocrisie quant aux vrais responsables de ces résultats.
Lor Zevan

 

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Pour info…

Le Nouveau Parti Anticapitaliste

appelle à voter blanc 

pour le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Contre le banquier MACRON.

Contre la fasciste LE PEN.

Car tous deux sont des ennemis des travailleurs !

En effet, Macron est un homme de la finance et du grand patronat.    

Ministre de Hollande, il est l’auteur de   la Loi  « Travail »,  qui ramène les   travailleurs  aux conditions du 19ème Siècle.

Il est l’ami du MEDEF, donc pas le nôtre.

LE PEN est une milliardaire, elle n’a rien à voir avec le camp des travailleurs, qu’elle combat depuis toujours.

Politicienne de métier, elle défend des idées nauséabondes fascistes, racistes, sexistes, qui n’ont pas leur place dans une démocratie.

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Quand Marine Le Pen plagie MOT POUR MOT un discours de Fillon !

Comment RidiculeTV a-t-il repéré le plagiat de Le Pen ? « La citation identique de Clémenceau nous a mis la puce à l’oreille. Ensuite on est allés chercher le script », expliquent les auteurs sur Twitter. Coup de chance : le script intégral du discours, et la vidéo, sont disponibles sur le site de François Fillon.

Mais ce n’était pas une première…

Le jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était  l’invitée de « Des paroles et des actes », émission animée par David Pujadas. Mme LE PEN s’était approprié sans vergogne un dossier de l’UPR qui avait été mis en ligne le 9 octobre 2012.

En revanche, si le même Pujadas a cru bon de signaler au 20 H l’emprunt de Le Pen au discours de Fillon, on s’étonne de ces nouvelles pudeurs de gazelles au sujet des liens étroits entretenus par certains partisans du FN et Daesh.  (On peut aussi s’étonner que Macron n’ait pas mieux utilisé ces éléments dont il était pourtant informé).

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris. Son nom : Jean-Claude Veillard. Il est l’actuel directeur de la sûreté du groupe franco-suisse Lafarge/Holcim.

  C’est aussi un militant d’extrême droite engagé : à l’occasion des élections municipales de mars 2014 à Paris, il fut cinquième sur la liste du candidat du Rassemblement Bleu Marine, Wallerand de Saint-Just, qui est actuellement le trésorier de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. C’est exactement à la même période que Lafarge négociait avec l’État islamique.

Source Médiapart : https://www.mediapart.fr/journal/international/030517/un-candidat-du-fn-supervise-la-collaboration-de-lafarge-avec-daech-en-syrie?page_article=1

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Et sans vouloir désigner personne… (c’est juste pour crever les abcès avant les législatives)

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Un peu de poésie ne saurait nuire…


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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

 

La nouvelle affiche de campagne de Dupont Teigneux

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le fil du 3 mai

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INSOUMIS.ES, NOTRE HEURE EST VENUE !

👉 Rejoignez la dynamique de la France insoumise : www.jlm2017.fr
insoumis et insoumises, imposez-vous à l’assemblée nationale les 11 et 18 juin 2017.

 

PRESIDENTIELLE : TOUS PERDANTS ?

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Ne nous soumettons pas !

Par Henri Pena-Ruiz, Philosophe, écrivain — 30 avril 2017 à 15:22

(http://www.liberation.fr/debats/2017/04/30/ne-nous-soumettons-pas_1566100)

Seule la France Insoumise a su proposer une véritable alternative face à la montée du lepénisme, mais il faut désormais compter sur le troisième tour: les législatives. Pour faire barrage contre l’extrême droite et éviter un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Selon Montesquieu le propre du despotisme est de gouverner à la peur. Or qui veut nous faire peur aujourd’hui? Ceux qui prétendent que le FN est aux portes du pouvoir alors qu’il sera loin d’avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, et par conséquent ne pourra pas gouverner. Les amis de M.Macron, avec sans doute l’appui d’un président qui a trahi ses promesses pour se faire élire, mettent en scène leur rêve, en forme de ruse machiavélique. Orchestrer la peur de voir Mme Le Pen gouverner afin de construire pour leur candidat une «majorité présidentielle» écrasante. Et disposer ainsi d’une majorité nette à l’Assemblée nationale pour continuer la politique d’un quinquennat sinistre.

C’est typiquement la logique de la cinquième République, hélas aggravée naguère lorsque Monsieur Jospin crut devoir inverser le calendrier électoral. La monarchie présidentielle prenait ainsi davantage encore le pas sur l’élection des représentants du peuple, ligotant celui-ci dans des alternatives mystifiantes. Quant à la lutte contre le FN, certains feraient bien de balayer devant leur porte. Qui donc a cyniquement joué sur un score élevé du FN pour substituer la peur à tout inventaire critique d’une politique de trahison fondée sur une tromperie initiale ?

Non au chantage à l’apocalypse

Sauver la démocratie? Allons donc! Monsieur Macron annonce son intention d’aggraver la Loi El Khomri par ordonnancespendant les vacances d’été, afin d’éviter toute contestation. Jolie façon de réaliser la «démocratie participative»! Naguère il proposait aux jeunes d’avoir pour seul idéal de devenir milliardaires. Sans doute en exaltant un système «Qui produit la richesse en créant la misère» (Victor Hugo). Belle profession de foi humaniste!

Ouvrons les yeux. Ras-le-bol de ce chantage à l’apocalypse pour désespérer encore une peu plus les laissés pour compte du néo-libéralisme et de la «concurrence libre et non faussée». Avant de pleurnicher sur la montée du lepénisme, il serait bon de s’interroger sur ses causes et de proposer une véritable alternative, comme le fait La France Insoumise. Qui vient de faire reculer le score de Marine Le Pen, sinon Jean Luc Mélenchon? Le score du FN est passé de 28 % à 21,5 % tandis que celui du candidat de la France Insoumise a atteint 19,6%.

Sa proposition de soumettre toute décision concernant le second tour à une réflexion collective des militants qui l’ont soutenu est toute à son honneur. Elle est en phase avec notre volonté de changer la politique par l’invention d’une sixième République. Elle répond à la complexité d’une situation qui mérite réflexion et délibération, à rebours de toute image d’Epinal. Ceux qui osent traiter Jean Luc Mélenchon de dictateur le calomnient, une fois de plus. Leur rage est d’ailleurs inconséquente. Tantôt ils lui reprochent son autoritarisme vertical, tantôt ils croient devoir s’indigner de sa refondation horizontale de la politique, soucieuse de faire parler le peuple. Il faudrait savoir !

Nous, fossoyeurs de l’Europe? Une Europe construite à rebours de tous les idéaux de justice qu’elle était censée incarner. Victor Hugo inventa l’expression «Etats-Unis d’Europe», sur le mode confédéral d’une union des nations. Des nations libres dans une union libre, tournées vers le progrès social et la culture délivrée des inégalités économiques. Il doit se retourner dans sa tombe au regard de la caricature de son idéal par l’Europe actuelle. Une Europe néolibérale voulue par Jean Monnet, attachée à corseter les peuples dans la négation quasi irréversible des conquêtes sociales qui forcèrent le capitalisme à s’humaniser. Qui refuse la régression de civilisation que représente le credo du moins-disant social imposé par l’Europe actuelle? Qui demande en Europe une harmonisation des droits sociaux par le haut? La France Insoumise, avec das Linke, Podemos et Syrisa. Bref c’est la construction actuelle de l’Europe qui en creuse la tombe.

Monsieur Hollande avait promis de renégocier un traité européen, le TSCG. Il ne l’a pas fait. Et il ose maintenant reprocher à Jean-Luc Mélenchon de vouloir le faire! Qu’a donné la litanie d’un changement intérieur de l’Europe? Rien, car elle a sous-estimé l’emprise d’une finance mondialisée et elle a finalement abdiqué devant elle. Le terrible sort réservé au peuple grec en est la preuve. Relisons la mise en garde prémonitoire de Pierre Mendès-France contre cette orientation mortifère pour l’Europe.

C’est notre acte d’insoumission qui réconciliera les peuples avec elle par une refondation politique, écologique et sociale.

De la souveraineté populaire

Par ailleurs, qui mène la bataille des idées contre le FN en expliquant le rôle des immigrés dans la reconstruction de la France, et en rappelant que les immigrés paient plus de cotisations qu’ils ne touchent de prestations? Qui rejette le nationalisme d’exclusion inspiré par l’opposition du «eux» et du «nous» chère à Carl Schmitt? Qui combat la thèse de Samuel Huntington selon laquelle les civilisations s’opposeraient et se hiérarchiseraient inéluctablement? Qui ouvre la réaffirmation de la souveraineté populaire au niveau national à l’internationalisme, avec la promotion du progrès social pour tous les peuples? La France Insoumise. Pour faire reculer les réflexes racistes ou xénophobes, ne nous contentons pas de condamnations moralisantes. Agissons sur les causes et déconstruisons les préjugés obscurantistes. Nous n’avons pas de leçons à recevoir des principaux responsables de la montée du FN!

«Populisme »! Allons bon, encore un mot magique pour disqualifier sans argumenter! Le propre du populisme de droite est de flatter le peuple et non de le servir. C’est d’ailleurs le sens littéral du mot démagogie, en grec ancien. Mais si défendre réellement les classes populaires c’est être populiste, alors soyons populistes. Par une telle défense, nous défendons également l’intérêt général. D’où la lutte contre la dévastation des droits sociaux et des acquis du programme du CNR, comme la Sécurité sociale et les services publics, et le refus de la déconstruction du code du travail à coup de 49-3 et bientôt d’ordonnances. Trêve de mots pièges et d’amalgames odieux entre les «deux extrêmes». Un amalgame qui soit dit en passant banalise le FN puisqu’il lui donne le même statut qu’à la France Insoumise !

Le barrage à l’extrême droite ? Les législatives

Ensemble, en 2012, nous avions chassé la droite. Et pendant cinq ans nous avons eu la droite déguisée en gauche, avec l’exception honorable du Mariage pour tous courageusement promue par Christiane Taubira, réforme sociétale juste, mais qui n’aurait pas dû dispenser de l’attention à la question sociale. Il faut comprendre la désespérance du monde du travail, sans justifier pour autant n’importe quel vote protestataire. Je comprends qu’en l’état actuel des choses on puisse se sentir écartelé entre un vote blanc, improprement appelé «nul», qui marque le dégoût d’une pratique politique désespérante, et un vote Macron, posé un peu vite comme seule alternative à l’extrême droite. Les deux votes sont respectables, et je dénie à quiconque le droit d’en disqualifier un. Mais c’est désormais un troisième tour, celui des Législatives, qui permettra de dresser un véritable barrage contre l’extrême droite, et non un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Un dernier mot sur l’incroyable faute déontologique et le manque d’esprit laïque du président de la République. Comment Monsieur Hollande a-t-il considéré les devoirs de sa fonction lorsqu’il a violé la réserve qu’il avait annoncé vouloir respecter, n’étant pas candidat ni chef de parti mais Président de tous les Français? Ses accusations insensées, aux limites de la calomnie, sur la prétendue complicité de Jean-Luc Mélenchon avec Assad et Poutine, ou sa propension supposée dictatoriale, ont rompu l’égalité de traitement des candidats alors que la constitution lui faisait un devoir de la respecter. Décidément l’immunité présidentielle, elle aussi, devra être revue par la sixième République dans le cadre de la moralisation de la vie politique!

Dernier ouvrage paru: Dictionnaire amoureux de la laïcité, Editions Plon.

Henri Pena-Ruiz Philosophe, écrivain

 

En 1957 Mendès-France doutait déjà d’une Europe fondée sur un  » absolu économique »

https://blogs.mediapart.fr/didier-levreau/blog/050816/en-1957-mendes-france-doutait-deja-dune-europe-fondee-sur-un-absolu-economique

Appel de Pierre Laurent : être à la hauteur de nos responsabilités

Pour les élections législatives du 11 et 18 juin prochains, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, propose de créer une «bannière commune», « la force du peuple à l’Assemblée nationale », qui pourrait «rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise».

Dans cinq jours aura lieu le second tour de l’élection présidentielle. Tout doit être fait d’ici là pour barrer la route de l’Élysée à Marine Le Pen. Pour stopper sa progression, en voix et en pourcentages, en votant contre elle le 7 mai pour mettre son résultat le plus bas possible.

L’abstention ou le vote blanc ne suffisent pas pour atteindre cet objectif. Au-delà, le combat contre la banalisation des idées et du bulletin de vote Front national doit s’amplifier sans relâche. L’accession de l’extrême droite française aux immenses pouvoirs que confère la Vème République au Président de la République serait un trop grave danger pour nos libertés et la démocratie, pour les droits sociaux de tous et pour l’égalité, pour la paix. Viendront alors, cinq semaines plus tard, les 11 et 18 juin, les élections législatives. Elles seront décisives.

Fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril, nous avons le devoir d’ouvrir de nouvelles perspectives de victoire aux sept millions d’électeurs qui ont voté ainsi, et à toutes celles et ceux qui, à gauche, peuvent se reconnaître dans une telle perspective. Nous ne voulons ni d’une Assemblée nationale aux mains de l’extrême droite et de la droite, ni d’une Assemblée nationale aux ordres d’Emmanuel Macron. Nous voulons une majorité pour changer. Utiliser le bulletin de vote Emmanuel Macron pour battre Marine Le Pen, ce n’est pas soutenir son programme. Bien au contraire, nous savons qu’il faudra faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour ouvrir une perspective de transformation sociale, démocratique, écologique à notre pays. La future majorité de l’Assemblée nationale n’est acquise pour personne. Ce sont les élections législatives qui en décideront.

Les 11 et 18 juin, il faut poursuivre et amplifier dans chaque circonscription législative l’élan qui s’est levé le 23 avril avec le vote Mélenchon, pour porter plus loin nos combats, leur donner plus de force avec une représentation politique nationale et élire une majorité qui ne se soumettra pas  au futur Président de la République. Avec les communistes, je n’ai cessé de dire depuis un an que les élections législatives auraient autant d’importance que l’élection présidentielle. Nous le vérifions aujourd’hui. Je me réjouis que Jean-Luc Mélenchon ait annoncé dimanche qu’il entend s’engager à fond dans cette nouvelle bataille « avec la France insoumise et ses alliés » pour remporter une grande victoire législative.
Pour être à la hauteur de cette ambition, il est crucial que les forces qui ont permis le résultat du 23 avril, la France insoumise, le Parti communiste, Ensemble, les militants du Front de gauche, et toutes celles qui voudront se joindre à elles pour cet objectif, unissent leurs énergies et présentent dans chaque circonscription une candidature capable de porter le plus loin possible le résultat et, dans des centaines d’entre-elles, de se qualifier au second tour et de l’emporter.

Les premières propositions discutées vendredi entre nos forces politiques envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions. Ce n’est pas à la hauteur de la situation. Cela ne dessine aucune ambition véritable. Il faut un accord large et national qui permette de gagner.

Ensemble, nous pouvons nous donner l’objectif de porter « la force du peuple à l’Assemblée nationale ». C’est sous cette bannière commune, qui respecte tout à la fois la place singulière tenue par notre candidat à la présidentielle et chacune de nos forces, que je propose de rassembler tous nos candidats. Elle peut rassembler toutes les forces dont nous avons besoin pour gagner, qu’elles soient ou non dans la France insoumise. C’est le sens des nouvelles propositions unitaires et ambitieuses que nous porterons dès ce soir dans les prochaines discussions avec la France insoumise et Ensemble. Les communistes les porteront auprès de leurs partenaires dans tous les départements de France. Si chacun accepte ce principe respectueux de tous, une dynamique pour gagner est possible. Je le souhaite. Le temps presse.

J’appelle toutes celles et ceux qui souhaitent cette dynamique de rassemblement à relayer cet appel et à le faire vivre partout dans le pays. Ensemble, nous pouvons réussir.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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Mélencheminons vers les législatives…

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Pour la 22e année consécutive, à l’appel de l’Association des Travailleurs Magrébins de France, du MRAP et de la Ligue des droits de l’Homme, un émouvant hommage a été rendu sur le pont du carrousel à Paris, à Brahim Bouarram, un jeune Marocain de 29 ans assassiné le 1er mai 1995 par des militants du Front national. Cette année, ce rassemblement auquel s’étaient invités Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, avait une résonance toute particulière.

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DOSSIER MACRON

En matière de désinformation, donc en termes plus clairs de mensonges, Mr Macron n’a pas besoin d’un stage de formation ; quelques jolis exemples parmi d’autres :

Macron laisse entendre qu’il est issu de Normale Sup. Faux : Macron a échoué deux fois au concours d’entrée de l’École Normale Supérieure. Par contre, il était élève du lycée élitiste Henry-IV. Mais ce n’était pas un étudiant brillant. Un de ses anciens camarades a indiqué à Marianne que Macron “arrivait à utiliser suffisamment de mots savants pour donner le change” à l’oral.

Macron fait croire qu’il est docteur en philosophie. Le problème est que l’on n’a jamais retrouvé sa thèse. Il prétend alors qu’il n’a produit qu’un mémoire. Mais lorsque les journalistes de Challenges interrogent son supposé directeur de mémoire, le professeur de philosophie Etienne Balibar, celui-ci répond “ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode”.

Le 6 avril 2016, Macron lance son mouvement “En Marche” par un clip vidéo mettant en scène la diversité et les talents de la population française. Mais le lendemain, Yann Barthès, présentateur du Petit journal, révèle la supercherie : le clip de Macron n’est qu’un copier-coller de vidéos étrangères, notamment américaines. Par exemple, une supposée Française est en réalité une Américaine figurant dans un clip de campagne des primaires démocrates de Bernie Sanders.

Le 10 avril 2016, au JT de France 2, Macron affirme que son parti En Marche a dépassé les 13000 adhérents. Baliverne ! Le Canard Enchaîné révèlera le 12 avril qu’en réalité il ne s’agissait que de 13000 visites d’internautes sur le site de Macron.

En juin 2016, le ministre Macron ouvre le capital de l’aéroport de Toulouse. Macron affirme qu’il ne s’agit pas d’une privatisation car les investisseurs chinois n’acquerront que 49,9% du capital. L’État garde 10% et les collectivités locales possèdent le reste. Mais Mediapart révèlera l’existence d’un pacte secret d’actionnaires liant l’Etat, non pas aux collectivités publiques, mais aux Chinois et qui leur donne les pleins pouvoirs.

Le 11 août 2016, dans une interview à Paris Match, Macron prétend qu’il dialogue régulièrement avec l’intellectuel tunisien Abdelwahab Meddeb au sujet de la religion et de la place de l’islam en France. Les journalistes de Match (trop occupés à faire la promotion de Macron ?) ne vérifient pas. Heureusement pour la vérité, le rédacteur en chef de TV5, Xavier Marquet, éventera le mensonge : Meddebest décédé depuis deux ans !

Selon le livre Dans l’enfer de Bercy, Macron aurait utilisé 120000 euros d’argent public pour financer sa campagne électorale…

Sans parler des 300000E. prêtés à sa femme pour travaux dans sa maison du Touquet comptés en débit de sa déclaration de patrimoine alors qu’ils n’auraient pas dus l’être, des 1,6M (après impôts) évanouis dans la nature de même que le bonus pour sa gestion du deal à 9milliards Nestlé/Pfizer de 2012 également disparu….

Un modèle d’honnêteté, Mr Macron ; quasiment tous les médias de France et de Navarre vous le disent, donc c’est vrai, à l’évidence.

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« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

Commentaire d’Olivier Berruyer :

« Depuis plusieurs années, j’ai l’habitude de partager régulièrement avec vous ma vision, surtout dans les moments de « flashs totalitaires », comme les appelle Todd, afin d’aider à libérer la parole.

Celui que nous traversons depuis une semaine est vraiment intense, avec une pression sociale de nature quasi-totalitaire visant à influencer très fortement la population. On découvre de sombres commissaires politiques autoproclamés qui viennent donner des leçons à tout le monde, qui s’enquièrent de savoir quel sera le vote d’untel ou untel, et qui distribuent bons points et excommunications symboliques. Tout cela ayant bien entendu un arrière-gout de déjà vu, qui rappelle par exemple l’hystérie des élections américaines d’il y a quelques mois. Autant dire que la capacité d’apprentissage de tout ce beau monde est proche du néant.

« L’homme sage apprend de ses erreurs ; l’homme plus sage apprend des erreurs des autres » [Confucius]

Mais cette fois, de nombreuses voix s’élèvent, ce qui est assez réconfortant, dans un environnement, lui, de plus en plus inquiétant – où on voit qu’après avoir attenté à la Liberté d’expression, on s’attaque désormais à la Liberté d’information et, finalement, à la Liberté d’opinion.

Par conséquent, je ne vous dirai pas ce que je ferai le 7 mai – bien que ce ne soit pas très surprenant si vous êtes un fidèle du blog, tout simplement car il est capital à mon sens de rappeler que le vote est secret, et que ce point fondamental en Démocratie doit être protégé.

Ce « jappelisme » est une manifestation supplémentaire d’une hystérisation de la société qui, en plus d’être anti-républicaine au possible, inutile et consternante, empêche recul apaisé et débat rationnel.

Comme certains d’entre vous m’ont dit qu’ils avaient été obligés de mentir sur leur vote futur pour avoir la paix (sic.), je rappelle cette importante phrase de Roland Barthes :

« Le fascisme, ce n’est pas d’empêcher de dire, c’est d’obliger à dire. » [Roland Barthes]

La fachoshère de gauche

Si notre pays a par le passé cruellement subi les méfaits de la « fachosphère » de droite, nous voyons un autre style de totalitarisme pointer son nez : celui de la « fachosphère de gauche » (FG). Elle a des caractéristiques assez paradoxales, ses actes étant en contradiction régulière avec les impératifs moraux qu’elle revendique.

Ainsi, drapée dans « les valeurs de la République » et « l’héritage de 1789 », la FG foule pourtant régulièrement aux pieds la devise de notre belle République :

La liberté, oh, la FG la vénère ! Mais pour elle, seulement. Il n’y a qu’à voir comment elle considère la liberté élémentaire en Démocratie de s’abstenir si aucun candidat ne convient, allant jusqu’à traiter en substance les abstentionnistes de fascistes qui s’ignorent. Et je ne parle même pas de la liberté de voter Marine Le Pen, bientôt passible chez ces « khmers roses » de quelques années de camps de rééducation idéologique. En témoigne la surabondance de point Godwin et autre insultes raffinées (dont j’ai proposé un petit échantillon sur mes réseaux sociaux). Les membres de la FG sont des personnes inquisitrices, qui sont toujours très très intéressées par ce que vous allez voter, et qui tentent toujours de vous imposer leur vision.

L’égalité, oh, la FG adore la citer dans ces discours ! Mais elle ne croit qu’en l‘égalité des membres de sa caste, une égalité de l’entre soi, voulant qu’ils puissent tous avoir le droit de mettre leurs enfants à Louis le Grand et Henri IV (j’imagine que c’est d’ailleurs pour ça qu’on a gardé le nom de rois pour le Graal de la fabrique des membres de la caste, histoire de les habituer à ne pas être trop républicains). Les « sans-dents » se contenteront de ces bahuts en ZEP à 10 nationalités par classe, où leurs enfants auront autant de chances d’intégrer une grande école que Cheminade d’atteindre l’Élysée. Bien sûr, cette inégalité sera justifiée sous couvert de “méritocratie”, car toute considération sociologique est pour eux un danger…

La fraternité ? Une belle valeur pour le coup, qui permettra qu’aucun membre de la caste ne connaisse trop de problèmes dans sa carrière. Une conception bien restrictive de cette notion qui à nouveau ne s’éloigne pas de l’entre soi qui leur est si cher. Pour les autres citoyens, ils auront droit au mépris dégoulinant ; la FG vomit le referendum, et on la sentirait même tentée de remettre en place le suffrage censitaire vu toute cette populace qui « vote mal » – car oui, la FG a inventé la notion de “mauvais vote” …en Démocratie.

Lire la suite : http://www.les-crises.fr/refuge-les-huiteuristes-du-7-mai-par-olivier-berruyer/

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« On a jusqu’à dimanche pour virer la bête immonde et à partir de lundi, on vire le banquier » Xavier Mathieu

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Photo garantie sans trucage. 1er mai 2017, papy Le Pen rend hommage à Jeanne d’Arc.

Mais d’où vient l’argent du FN …?

Finalement, Marine hésite sur la sortie de l’euro

L’avocate donne sa consigne de vote (Episode 4)

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le fil du 2 mai 2017

Pour une majorité parlementaire insoumise aux législatives

vidéo mise en ligne avec l’accord de la chaîne. Retrouvez le replay officiel sur : www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/20-heures-30-avril-2017.html

Le 30 avril 2017, France 5 (C Polémique, puis C Politique) a diffusé un reportage sur la France Insoumise à Montreuil avec Alexis Corbière et a invité Raquel Garrido sur le plateau.

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Lu dans Marianne.net : Et si le temps de parole avait été le même pour tous les candidats avant le premier tour de la présidentielle ? Marianne a fait les calculs, rapportant les voix engrangées par chaque candidat à leur temps de parole relevé par le CSA entre le 1er février et le 21 avril. Résultat, Marine Le Pen aurait pu être exclue du second tour…

Il apparaît qu’à temps de parole égal, Jean-Luc Mélenchon aurait pu parvenir au second tour, en compagnie d’Emmanuel Macron. C’est en tout cas ce que disent les statistiques.

Fillon champion du temps de parole

Seulement, le député européen et ses soutiens ont eu beaucoup moins la parole que leurs rivaux. Du 1er février au 21 avril, soit les périodes d’équité puis d’égalité telles que définies par le CSA, ils ont parlé pendant 176 heures et 2 minutes à la télévision et à la radio, contre 245 heures et 13 minutes pour Emmanuel Macron et les siens (+56%), 247 heures et 22 minutes pour Marine Le Pen et le FN (+58%), 274 heures et 45 minutes pour Benoît Hamon et ses partisans (+72%) et même 318 heures et 47 minutes pour François Fillon et ses supporters (+90%), champions du temps de parole !

Article intégral ici : https://www.marianne.net/politique/presidentielle-temps-de-parole-egal-le-second-tour-aurait-pu-opposer-melenchon-macron?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook#link_time=1493543885

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Souvenir, souvenir…

Par Pascal VIROT17 avril 1997

Sénateur (PS) de l’Essonne et animateur de la Gauche socialiste, Jean-Luc Mélenchon demande l’interdiction du Front national avant qu’il ne soit «trop tard». Entretien. Le gouvernement envisagerait de dissoudre le service d’ordre du Front national.

Vous demandez, comme Henri Emmanuelli, l’interdiction du FN. Pourquoi ?

L’arbre du service d’ordre ne doit pas cacher la forêt Front national. Pour demander sa dissolution, je m’appuie sur la loi. Celle de 1936 contre les ligues factieuses. Cette loi a été enrichie en 1972 et spécifie qu’en application de la Convention de New York de 1966 contre la discrimination raciale : «seront dissoutes toutes les associations qui, soit provoqueraient la discrimination, la haine ou la violence envers une personne ou un groupe de personnes, en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence». C’est le cas du FN. La loi existe. Il ne s’agit donc pas de faire des lois nouvelles contre Le Pen.

Pourquoi n’est-elle pas appliquée?

C’est la responsabilité du président de la République puisque la décision de dissoudre, relève, selon la loi, de ses prérogatives. La République n’est pas un régime neutre, où toute les opinions se valent, mais au contraire, elle s’appuie sur un corps idéologique ­les droits de l’homme qui n’est pas neutre et sur des préambules constitutionnels qui ne le sont pas moins ! Chaque citoyen est en droit d’exiger que la République soit défendue et la loi appliquée. Ce principe ne doit pas être négociable. Comme l’a écrit Umberto Eco, «pour être tolérant, il faut tracer les limites de l’intolérable». Depuis l’élection de Vitrolles, on sait que le Front National peut avoir la majorité à lui tout seul localement. Accepterions-nous ses lois et ses ordres s’il en allait de même au niveau national ? La réponse est non. Alors cessons d’être hypocrites. (…)

http://www.liberation.fr/france/1997/04/17/jean-luc-melenchon-c-est-le-front-national-qu-il-faut-interdire_202444

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DOSSIER MACRON

Leur dire non. Une réponse au «votez Macron!»

(…)

Une bien vieille « nouveauté » : Macron ou l’ultra-compétition

La responsabilité – énorme, écrasante – est du côté des politiques menées depuis plus de trente années de rigueur, d’austérité, de concurrence acharnée, d’un « marche ou crève » permanent et, plus encore, institutionnalisé. De celles qu’a conduites Macron. Quel triste canular d’ailleurs, cette « nouveauté » qui lui est sans cesse associée. Certain(e)s n’ont pas d’autre mot à la bouche, pas d’autre terme pour le qualifier sinon le grand passe-partout de la « modernité », ce sésame ouvre-toi du grand creux politique, ce circulez-il-n’y-a-rien-à-voir de leur basse besogne – de leur basse politique.

Cette politique fera mal, très mal : aux ouvrières et ouvriers, aux employé(e)s, aux chômeur.euses, aux enseignant(e)s, aux fonctionnaires, aux infirmières, aux personnels hospitaliers… Mais au-delà encore, à tous les salariés, même les cadres supérieurs plutôt bien lotis en termes de revenus, sur qui s’abattra, toujours implacable, toujours impitoyable, la pression inouïe de la compétition. Ce fléau qui passe pour l’évidence : travaillez plus et écrasez le voisin. Les gouvernants ont fait de la lutte contre le terrorisme une cause nationale : une manière de gouverner par la peur, l’état d’urgence, la répression des manifestations et la guerre – qui est une spirale infernale, la pire façon d’alimenter le terrorisme. Mais quand fera-t-on une priorité de la lutte contre les suicides au travail, les burn out, les accidents de travail (500 morts par an) ?

Cette politique nous fera mal. Et elle conduira, inexorablement, à un FN renforcé. Tôt ou tard, il arrivera au pouvoir, peut-être aidé d’une partie de LR, assorti de Dupont-Aignan et consorts. En 2012, une majorité d’élus UMP se disaient prêts aux alliances avec le FN.

(…) Il faut lire la superbe analyse qu’a récemment proposée Christakis Georgiou sur ce que représente Emmanuel Macron, ce présumé novice, celui qu’Aude Lancelin nomme le « chérubin » – l’enfant de la finance et des marchés qui l’ont longuement dorloté pour le modeler comme il fallait : un « putsch du CAC 40 », a-t-elle pu subtilement titrer[2]. Du texte de Chr. Georgiou, il importe de citer un passage un peu long :

« La liste des soutiens de Macron se lit comme un extrait du Who’s who de la classe dirigeante française. Son principal soutien a été Henry Hermand, grand patron avec des intérêts dans la grande distribution, proche de Mendès-France puis de Rocard et du courant chrétien de gauche fondé par Emmanuel Mounier autour de la revue Esprit. Hermand a financé des think tanks proche de la droite du PS (La République des idées, Terranova). Un autre patron proche du PS, le co-propriétaire du Monde, Pierre Bergé, est aussi un soutien déclaré de Macron. Il y a aussi Alain Minc (lui aussi inspecteur des finances), passé chez Macron après avoir soutenu Juppé à la primaire de la droite, Jacques Attali (polytechnicien et membre du corps des Mines), le banquier Serge Weinberg (président de Sanofi par ailleurs), le banquier de gauche Jean Peyrelevade (conseiller économique du premier ministre Pierre Mauroy en 1981-1983 et qui s’est occupé du programme économique de Bayrou en 2007), le financier Henri Moulard, Pascal Lamy et d’autres. Dans l’organigramme de campagne de Macron, le responsable de la collecte des fonds est Christian Dargnat, ancien dirigeant exécutif de la branche gestion d’actifs de la BNP Paribas, et le chargé des relations avec les entreprises et des questions économiques est l’ancien banquier d’affaires (chez Morgan Stanley à Paris) et ex-directeur général d’Altice Media Group (le groupe de Patrick Drahi), Bernard Mourad. Selon un ‘‘habitué des dîners du pouvoir’’ cité dans une enquête du Monde sur Macron, ‘‘il est celui dont le Siècle a toujours rêvé : homme de gauche faisant une politique de droite’’ ».

On comprend à cette aune pourquoi certains médias s’acharnent à nous présenter le fringant jeune Macron comme ça, justement, et rien que ça : un « jeune » fringant, au sourire éclatant ; le petit nouveau ; le petit dernier. L’essentiel est sans doute dans la manière dont il nous est livré en spectacle et, au fond, vendu : dans cette mise en scène de la fraîcheur et de l’originalité, quand son programme est usé comme la corde avec laquelle on n’ira pas se faire pendre.

Article intégral (un peu long. Accès libre) : https://blogs.mediapart.fr/ludivine-bantigny/blog/300417/leur-dire-non-une-reponse-au-votez-macron

Parmi les commentaires sur le même blog :

OK, il faut prendre la parole…

Au Ma©ron ou au brun, oui, je préfère le blanc…

Oui, l’espace de quelques secondes dimanche 23 avril 2017, oui j’y ai cru… Oui j’ai fait un début de haka devant mon poste de TV convaincu que « mon » cheval, revenu du diable Vauvert, allait coiffer les favoris (ou au moins l’un d’entre eux) sur le fil et qu’il serait finaliste au nez  et à la barbe de tous ceux qui préfèrent le familier aux vertiges de l’inconnu…

Oui, j’ai espéré que la France ne rate pas son RV du jour avec son destin… Pour en finir (enfin) avec cette 5ème république « naphtalinée », cette monarchie présidentielle et son système nécrosé tout juste bon à produire du vote FN.

Et bien non… Place au sourire bien blanc du jeune « Mozart de la finance » et à la « double Pen » prête à jouer son rôle d’épouvantail de pacotille, une composition apprise depuis sa tendre et très chère enfance sur les genoux de son gentil papa J… Et à nous rejouer sa petite pièce de théâtre guignolesque.

Ok, certes il y eut ce petit moment de (re)jouissance de voir rapidement le triste sire Fillon se parer (waouhhh) d’un masque de circonstance sans pour autant avoir l’élégance de ses costumes et disparaître à jamais du paysage politique français qu’il a contribué à polluer avec un bel acharnement. Impossible de ne pas penser à ce moment-là avec un sourire sardonique à la tête de son épouse « Pénélope la galloise », seule dans le manoir familial face à son bol de soupe (bio) maugréant « tout ça pour ça » !

Allez, allez… Vous avez bien pourri la campagne ! A défaut, de rendre les bons costumes, rendez l’argent !

Et puis après, une fois les résultats consolidés, il a fallu assister au spectacle du champion qui se fait attendre et revivre le simulacre médiatique de circonstance (ah les motos et les feux rouges grillés plein pot), comme si c’était déjà la victoire Manu alors que tu as à peine 24% des votants et combien de votes utiles pour déjà faire rempart à l’épouvantail de pacotille. Ah mais ou mais c’est bien sûr Brigitte, la nouvelle Marianne et ses multiples couverture de magazine, notre première dame capable à elle seule de redonner le moral à toute la profession de chirurgiens esthétiques, déjà au téléphone pour reconstituer leur stock de botox (putain 5 ans !)…

Observons l’image de ce couple que certains osent comparer au « chicissime » couple Kennedy. Avec sa gueule de jeune communiant qui aurait déjà vendu pas mal de bagnoles, n’entendez-vous pas l’enfant intérieur de Manu crier à maman Brigitte « J’ai peur que tu ne m’aimes plus si je grandis » !

Et puis sur les plateaux TV, sans la moindre pudeur, déjà le bal des prétendants… L’ineffable et matois Bayrou (spécial dédicace au berger pyrénéen Jean Lassalle et sa belle utopie) qui a acheté de l’action Macron au bon moment et entend bien toucher les dividendes. Et Gérard Collomb, ex-premier signataire et animateur de la motion « L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes » au congrès de Reims qu’on ne risque pas de confondre avec Christophe tant son esprit d’aventure se résume à changer de champion au grès du vent des circonstances…

La veille garde est  de sortie… Non, nous ne prendrons pas en marche… ce train-train là… ! Stop au foutage de gueule ! On c’est déjà largement fait… euh… avoir…

Ah oui j’oubliais… Le dîner à La Rotonde… Ah oui, euh… attention symbole ! rive-gauche/rive droite…  clin d’œil appuyé, par cici les caméras…vous saisissez… Tiens amusons nous : comparons le prix de la sole 48 € vs 86 € du Fouquets… Une addition de (seulement) 7 000 €… on avance… c’est cool non ? Les forces progressistes sont en marche… Et le visqueux Jacques Attali, plus bernique que jamais qui cherche son nouveau rocher et se fera répudier ! Oups, loupé ! So sad…

Alors, alors…

Comme il avait fallu un temps être Charlie à tout prix, il faudrait maintenant se précipiter comme un seul homme, au nom du front républicain, pour voter M@cron, cette créature élevée sous la mère Hollande, pôvre benêt malfaisant qui avait désigné la finance comme ennemi et qui n’aurait pas compris ce qu’il enfantait… Il paraîtrait même qu’il n’aurait pas vu la traîtrise arriver. A moins que…

Alors, alors… Il faudrait perpétuer à nouveau l’histoire dominante… euh l’histoire des dominants…

Non, désolé ce sera sans moi… on m’a déjà fait le coup… Chirac qui nous a pris pour des pommes, tout ça… tout ça… vous vous souvenez… 2002 – 2017… Pas tout à fait la même situation non ?… Demandez un peu aux démographes, ils vous expliqueront…

Allez, allez, merci bien, à l’heure intime du choix (en avons-nous un, lequel ?), nous n’avons ni leçon ni consigne à recevoir…

Pour les insoumis, les options sont ouvertes : Macron, blanc, abstention… Une seule est exclue avec force « Pas une voix pour le Pen »… ET JLM a bien raison de ne pas céder à tous ceux qui veulent lui faire jouer le rôle qu’on lui assigne. Avec au premier rang, le « maître des horloges » qui se pense déjà comme le roi soleil. L’ancien banquier qui a déjà fait allégeance à Angela Reine d’Europe et nous prépare un « buiseness plan » d’enfer, comment pourrait-il comprendre que toute notre énergie de citoyen est déjà investie dans la création de nouvelles formes d’actions, hors partis et hors institutions.

Non, je ne voterai pas Ma©ron et son projet de « Start-up nation », cette nouvelle marque employeur dont il sera le manager idéal, capable de parer la servitude de belles et fortes valeurs humanistes.

Oui, j’assume. Mieux, je fais même l’éloge du risque…

Oui, je préfère le blanc…

Le blanc de la page sur laquelle nous pourrons co-écrire une autre histoire, celle où chacun deviendra acteur de sa vie, celle où l’on peut préférer attendre l’improbable plutôt que de se résigner à perpétuer morbidité et exclusion.

« Si tu ne crois pas à l’inespéré, il n’arrivera pas ! » nous dit Edgar Morin

J’ajoute : « L’acceptation de l’impuissance du moment nous ouvrira les portes de la vérité de demain ».

Non, je ne voterai pas Ma©ron

Un insoumis (parmi 7 millions d’autres, faut-il le rappeler)

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On en parle peu, et pourtant…

La nouvelle convention sur l’assurance chômage va s’imposer la semaine prochaine dans l’indifférence générale. Hélène Crouzillat, intermittente du spectacle, et Rose-Marie Pechallat, présidente de l’association de défense des chômeurs Recours radiation, tentent d’alerter sur les dangers de ce texte.

À l’heure où les consignes de vote pour le second tour des présidentielles fleurissent comme des coquelicots, une course de vitesse se joue dans les salons de la République pour l’agrément par la ministre du Travail de la nouvelle convention d’assurance chômage. Vous n’êtes pas au courant ? C’est normal. Personne n’a intérêt à vous informer de ce qui vous attend si, par malchance, le marché du travail ne voulait plus de vous.

Cette nouvelle convention d’assurance chômage fait suite à un protocole d’accord signé le 29 mars dernier, par les « partenaires sociaux » gestionnaires de l’Unédic, l’organisme qui gère et encadre les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il prévoit l’économie de 900 millions par an sur les trois prochaines années pour pallier un déficit estimé à 4 milliards d’euros par an.

Article à lire sur Politis : https://www.politis.fr/articles/2017/04/assurance-chomage-la-grande-liquidation-36817/

On en parle encore moins et pourtant…

Jeudi après-midi, des gros bras du parti nationaliste se sont introduits dans le Parlement macédonien. Une centaine de personnes a été blessée, dont dix députés, avant que les unités spéciales de la police n’évacuent le bâtiment. Après des mois de crise politique, la Macédoine va-t-elle sombrer dans la guerre civile, au risque d’entraîner tous les Balkans ?

Le leader de SDSM Zoran Zaev à la sortie du Parlement à Skopje, le 27 avril 2017. © Reuters

(…) Les rares policiers présents sur place n’ont opposé presque aucune résistance, les systèmes de sécurité qui permettent de verrouiller tous les accès au Parlement n’ayant pas été activés, et les unités spéciales n’ont pu reprendre le contrôle du bâtiment qu’au bout de plusieurs heures, en tirant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale, mais aucun assaillant n’a été arrêté.

Tee-shirts noirs et croix orthodoxes brandies à bout de bras, des groupes de « patriotes » manifestent quasi quotidiennement depuis le début du mois de mars, menaçant de faire basculer la Macédoine dans la guerre civile. Toutes ces organisations, récemment apparues, comme le Front national macédonien, sont liées aux conservateurs du VMRO-DPMNE, au pouvoir depuis 2006, et à leur chef, Nikola Gruevski, qui a renoncé à exercer la fonction de premier ministre en 2016 mais demeure l’homme fort du pays. (…)

Article intégral ici : https://www.mediapart.fr/journal/international/290417/qui-veut-la-guerre-en-macedoine

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Petit rappel…

L’éducation des enfants étrangers

 

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Un peu de poésie ne saurait nuire…

ce poète libertaire anormalement peu connu, meurt en 1961 dans des circonstances mal élucidées,
c’était un poète étrange et fort intéressant homme de génie qui parlait une bonne trentaine de langues, il fut un traducteur d’exception.

Une partie de ses écrits aurait disparu Ses poèmes survivants donneront lieu à diverses éditions

Le programme en quelques siècles
Armand Robin (1912-1961)

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Humour… ou pas (Choisis ton camp camarade)

Didier Porte : « Et merde, votez Macron ! »