le fil d’actu du 18

mise à jour 17h40

Aujourd’hui c’est la journée des hologrammes, le plus proche de nous sera à l’Arena de Montpellier à 19h, le Jean-Luc Mélenchon en chair et en os sera à Dijon, et nous sommes plus de 420 000 insoumis.

Hier, c’était le Passage de la Péniche Insoumise à Pantin

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Vendredi 21 avril : organisons des apéros insoumis partout en France !
Le vendredi 21 avril, la France Insoumise organise une grande opération nationale le dernier soir de la campagne.

Le principe ? Organiser partout en France, sur les places, dans la rue, en bas des immeubles ou partout où on veut, des apéros insoumis !

Pourquoi des apéros insoumis ?

Pour être visibles dans l’espace public avec un peu de déco =)
Pour inviter les ami-e-s, les voisins ou plus généralement les proches qui hésitent encore
Parce que nous avons mener une magnifique campagne et qu’on mérite bien un peu de convivialité !

Comment faire ?

Chacun ramène quelque-chose à boire et à manger à partager
Si vous pouvez, amener même de quoi jouer ou diffuser de la musique !
L’émission Esprit de campagne en direct sur Youtube parlera de quelques apéro un peu partout en France pour donner à voir notre diversité et l’esprit de bon humeur de notre campagne.

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Aujourd’hui on fait un tour dans les coulisses de la campagne insoumise

Le dimanche 16 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Toulouse. Dans cette vidéo sur les coulisses de l’évènement, Antoine Léaument met l’accent  sur deux éléments : le service d’ordre et l’organisation technique des évènements.

Merci à DanyCaligula pour sa participation à cette vidéo ! Retrouvez sa chaîne : https://www.youtube.com/user/DanyCali…, sa page Facebook : https://www.facebook.com/DanyCaligula/ et son compte Twitter : https://twitter.com/DanyCaligula.

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France 2 a confirmé, dans un communiqué mardi 18 avril, la diffusion d’une émission politique rassemblant les onze candidats à la présidentielle jeudi soir à partir de 20 heures. Selon ce communiqué diffusé à l’issue d’une ultime réunion avec les représentants des candidats, les onze prétendants se succéderont pour quinze minutes d’entretien individuel, à seulement trois jours du premier tour de l’élection.

Pendant chaque entretien, « deux thèmes déterminés par la rédaction seront abordés » par les journalistes David Pujadas et Léa Salamé, précise le communiqué. Les candidats disposeront ensuite d’une « carte blanche » pour aborder le sujet de leur choix, précise la chaîne.

La soirée s’achèvera par une intervention de chaque candidat de deux minutes et trente secondes pour « un éventuel droit de réponse et pour conclure ». 

L’ordre de passage a été tiré au sort pour les entretiens individuels :

  • Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) ;
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) ;
  • Marine Le Pen (Front national) ;
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) ;
  • Benoît Hamon (Parti socialiste) ;
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !) ;
  • Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) ;
  • Emmanuel Macron (En marche !) ;
  • Jacques Cheminade (Solidarité et progrès) ;
  • Jean Lassalle (Résistons !) ;
  • François Fillon (Les Républicains).

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DOSSIER MACRON

Paraît que le candidat incarne la jeunesse et le renouveau. Ben… Faut le dire vite quand on voit ses principaux soutiens…

SI VOUS HÉSITEZ À VOTER MACRON, REGARDEZ ÇA

On a beau ne pas parler Lenglet, il ne dit pas que des conneries.

Smicards, Emmanuel Macron se fout de vous !

Emmanuel Macron a, dans ses discours, une certaine appétence pour les grandes envolées lyriques. Vendredi 14 avril en Isère, à l’occasion d’un discours sur l’Enseignement supérieur et la recherche, le candidat lit un passage du discours – qu’il n’a visiblement pas écrit – au sujet de la gouvernance des universités. «Mon équipe m’a préparé un texte dont la subtilité mériterait que je le lise comme un entomologiste pour ne froisser personne. Comme je n’arrive pas à être convaincant en ânonnant des textes lus, je suis obligé d’être sincère et de vous dire ce que je pense et donc ce que je vais faire si je suis élu», a d’abord prévenu l’ancien patron de Bercy, avant d’exposer sa vision de l’université de demain. Un discours déconcertant qui n’a pas échappé au jeune conseiller national LR Jens Villumsen, soutien de François Fillon, qui en a diffusé des extraits sur les réseaux sociaux.
«Je suis tout à fait favorable à ce qu’on construise de nouveaux modèles de gouvernance. Ces nouveaux modèles pourront être mis en place à l’initiative des acteurs eux-mêmes et assureront une plus grande souplesse», lance-t-il d’abord, sans grande conviction, avant de se livrer à un premier aveu. «Je vous lis ce qu’on a m’a mis», glisse-t-il avant d’essayer de reprendre le fil du propos: «…dans la composition des instances dirigeantes et dans les modalités d’organisation interne». «Initialement je n’ai pas compris cette phrase. Moi, la relation que je veux instaurer avec vous, c’est plutôt une relation de clarté pour qu’on puisse agir efficacement», ironise le candidat sous les rires de la salle.

Y a même des moments où ça vaut le coup d’écouter le Dupont teigneux

Petite couche supplémentaire, ça fait pas de mal quand c’est de l’humour.

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Et puisqu’on dit qu’en France tout finit par des chansons ou des canons, autant éviter ces derniers, à moins de trouver des amis pour chanter en canons…

Ça fait monter Mélenchon

̶C̶a̶ ̶f̶a̶i̶t̶ ̶r̶i̶r̶e̶ ̶l̶e̶s̶ ̶o̶i̶s̶e̶a̶u̶x̶ / Ça fait monter Mélenchon
Parodie de la Compagnie Créole pour la France Insoumise.
Texte : Barbara Goujon; Interprétation : G. THOMAS

le fil du 29 mars

  Nous sommes 341.198 insoumis

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Mercredi 29 mars 2017 à 18 h 30, salle Nicolas Lasserre à Aigues Mortes

Débat public interactif sur les thèmes du programme de la France Insoumise.

6ème République, transition écologique, la sécurité sociale pour tous, pouvoir d’achat, l’école entièrement gratuite et obligatoire de 3 à 18 ans.

Comment en finir avec le chômage ? Durée du travail (hebdomadaire, retraite), République et Laïcité, l’Europe

  1. Jeudi 30 mars – 18h – Café de la Grande Bourse (Nîmes) : conférence de presse de l’ensemble des candidats de la France Insoumise du Gard pour les législatives 2017.
  1. Samedi 1er avril– 11h – Gallargues le montueux – GRAND RASSEMBLEMENT DEVANT LA POSTE pour la défense des services publics – GRANDE opération TOUCHE PAS A MA POSTE – Venez nombreux! (cf. tract en PJ)
  1. Dimanche 2 avril – 10h – Marché du Grau du Roi : distribution de tracts + pique-nique sur la place (si la météo est clément)
  1. Mercredi 5 avril – horaire et lieu à définir – Grau du Roi : conférence – présentation du programme de la France Insoumise
  1. Dimanche 9 avril – MEETING DE JEAN-LUC MÉLENCHON à MARSEILLE. 

Possibilité d’organiser un départ en BUS (lieu et horaire à préciser, en attente d’un appel du national). MERCI DE NOUS SIGNIFIER PAR MAIL SI VOUS ÊTES INTÉRESSÉ AVANT LE 1ER AVRILjonathandevaux@hotmail.com

Le dispositif mis en place pour le meeting de Marseille prévoit de nombreux départs depuis toute la France, notamment, pour ce qui nous concerne, Montpellier, Alès, Nîmes, Arles, avec une étape à Gallargues le montueux.

SITUATION 1 : 1 des 2 cars au départ de Montpellier fera une étape à Gallargues le montueux s’il y a au moins 30 réservations.

SITUATION 2 : les 2 cars au départ de Montpellier feront une étape à Gallargues le montueux s’il y a au moins 50 réservations.

SITUATION 3 : un car partira directement de Gallargues le montueux s’il y a au moins 70 réservations.

Coût estimé : 20/30€ par personne.
Heure de départ à Gallargues : 11h15

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Voici l’affiche officielle…

…afin de ne pas se tromper avec les autres candidats

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Le dernier coup de gueule de Jean Ortiz

Je ne les ai jamais supportés et avec l’âge ils me sortent par tous les pores

Je ne les ai jamais supportés et avec l’âge ils me sortent par tous les pores, les Macron, les Fillon, les Le Pen, ces fils et filles du fric, cossus, repus, pleins aux as, qui bêlent à la ruine, au « déficit », au « trop de dépenses publiques » et de « fonctionnaires »… parce que la France n’en aurait pas les moyens.

Ils ont le culot de nous faire passer pour des irresponsables lorsque nous proposons d’augmenter les salaires, les pensions, de créer des centaines de milliers d’emplois… « Mais où allez-vous trouver l’argent ? »

La belle question ! Votre cynisme est sans limites, à l’image de votre cupidité ! Eh bien, chez vous, Messieurs, là où est l’argent, fruit pourri de l’exploitation du plus grand nombre, là où il coule à flots, détourné du Bien Public. Jaurès parlait d’enfoncer « le mur de l’argent ». Voilà pourquoi il faut une rupture politique radicale avec le système actuel, avec le totalitarisme du marché, de la société de classe des privilèges et des inégalités, avec la main mise de la finance sur tous les secteurs de l’activité humaine. Seuls Mélenchon, la France Insoumise, le Parti communiste et quelques autres, peu nombreux, proposent cette rupture, et la perspective d’une alternative sociale et sociétale non capitaliste. Pendant que l’ONG britannique Oxfam, l’Observatoire Français des Inégalités, l’INSEE publient des constats accablants, obscènes : 10% des Français les plus riches possèdent 27% des revenus et 47% du patrimoine, alors que les 10% plus pauvres survivent avec 2,9% du gâteau, la dame Betancourt double sa fortune en 5 ans, pour un patrimoine de 31,2 milliards d’euros. C’est comme si le dimanche, à la table familiale, le patriarche s’accaparait des 9/10e du gâteau, et laissait les miettes à tous les autres.

Assez de billevesées ! Non, l’argent ne manque pas. Le CAC 40 a distribué 56 milliards de dividendes aux actionnaires en 2016, un record depuis la « crise » de 2008. A l’échelle mondiale, selon la revue Forbes, 62 personnes possèdent autant que la moitié de la planète. 8 d’entre elles détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. 10% les plus riches concentrent 80% de la richesse mondiale. Les 1% les plus fortunés contrôlent 46% du patrimoine mondial. Oui, il faut avoir le courage politique de renverser l’omelette ! La scandaleuse disparité dans la répartition de la richesse, voilà la source de l’explosion des inégalités. Les « crimes quotidiens » de la misère, de la pauvreté sont organisés en fait par le système, comme l’a démontré notre ami Jean Ziegler. Des crimes silencieux. Sans criminels, voudrait-on nous faire croire. La misère fait chaque année autant de victimes que la IIe Guerre mondiale.

Et plus on les gave les vampires, plus on baisse le coût du travail, plus on leur fait de fabuleux cadeaux fiscaux, plus on leur « réduit les charges », et plus ils en veulent, pour se repaître, pas pour créer des emplois. Plus ils sont riches, et moins ils paient d’impôts, plus ils « s’évadent dans les paradis fiscaux », et moins ils participent à la redistribution… Ils s’engraissent, insatiables, de l’argent public, de la sueur et du sang et des sacrifices des humbles. A titre d’exemple, le groupe Sanofi, bourré de profits, a programmé 600 licenciements d’ici à 2018.

C’est cette logique qu’il faut inverser. Non, les profits d’aujourd’hui ne sont pas les emplois de demain. Assez de balivernes ! Et n’ayons pas peur des mots. Il faut casser les reins à la finance. Prendre, contre leur gré s’il le faut, une partie des immenses fortunes des milliardaires (ils seront toujours à l’abri de la Soupe populaire…), et les socialiser, comme eux, les magnats de l’oseille, n’hésitent pas à socialiser leurs pertes, le cas échéant. Jadis, on appelait cela « la question sociale ». Voilà pourquoi j’essaie d’être communiste, et je vote Mélenchon, en tant que communiste, et sans avoir l’impression de trahir mes idéaux.

Source : http://www.humanite.fr/blogs/je-ne-les-ai-jamais-supportes-et-avec-lage-ils-me-sortent-par-tous-les-pores-633885

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Macron dans le texte

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Pour ceux qui auraient raté la dernière intervention de Mélenchon à Dieppe (17 mn).

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le fil du 24 mars

Ma réponse aux attaques ignobles

La lettre de

Maryline Camille Mélenchon·jeudi 23 mars 2017

Je suis contrainte, par cette voie, de réagir à une attaque ignoble dont j’ai été l’objet. Ces mots seront les premiers et les derniers publiés à ce sujet. En effet, l’affaire est devant la Justice. J’ai été autorisée, par une Ordonnance d’un juge au TGI de Paris, à assigner Christian Schoettl en « référé d’heure à heure » pour diffamation. C’est une procédure exceptionnelle, prévue pour les cas où le préjudice est grave et imminent. La démarche a pour objet de faire cesser un trouble manifestement illicite.

Dans une vidéo que M. Schoettl a publiée sur son compte YouTube spécialement créé à cet effet puis dans une interview au site Capital, le Maire de Janvry (Essonne) me traîne dans la boue en m’associant à l’affaire Fillon et en m’accusant de bénéficier de népotisme. C’est clairement fait pour me déshonorer, ainsi que mon père, je ne suis pas dupe. Et c’est d’autant plus insupportable de la part d’un élu qui s’est fait remplacer par son fils dans son siège de conseiller général après avoir été condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil d’Etat.

L’idée que j’aie pu bénéficier de privilèges dus à la personnalité de mon père m’est proprement insupportable. Les préjugés ont la vie dure, mon nom m’a plus souvent fermé des portes qu’il m’en a ouvert, d’autant que je n’ai jamais cherché à tirer profit de ce nom. Je suis fonctionnaire territoriale. J’ai passé le concours d’adjoint administratif (catégorie C) dans les mêmes conditions que les autres candidats et, évidemment, Jean-Luc n’avait aucun pouvoir sur ma réussite ou non au concours.

  1. Schoettl affirme que j’ai déménagé de Lyon à l’Ile-de-France parce que j’avais perdu «lamentablement » une élection. C’est totalement faux. En réalité j’ai été élue aux municipales de 2008 et contrainte de démissionner en 2009. Je voulais revenir chez moi en Essonne car le père de mon enfant de 18 mois s’y trouvait et que notre famille était éclatée par la distance.

J’ai été recrutée au Conseil général par voie de mutation selon les règles normales de la fonction publique territoriale. Dès mon recrutement M. Schoettl avait pourtant indiqué dans une note de blog le numéro du standard du département en demandant à ses lecteurs d’appeler pour se faire expliquer les missions qui étaient les miennes à l’époque. J’étais donc allé voir la standardiste pour m’excuser par avance auprès d’elle des appels supplémentaires à venir qu’elle devrait me transférer afin que je puisse renseigner les curieux sur mes missions. Il n’y en eut pas un, mais passons. M. Schoettl sait très bien, également, qu’au moment de ma mutation, Jean-Luc n’est plus élu au Conseil général depuis plus de 5 ans et qu’il a déjà quitté le PS qui gère cette collectivité.

Je récapitule. En novembre 2009, après avoir envoyé des lettres de candidatures spontanées dans plusieurs communes, et avoir échangé avec plusieurs anciens collègues, je suis reçue pour un entretien d’embauche sur un poste administratif au Conseil départemental de l’Essonne. L’entretien se passe bien et je suis recrutée au 1er décembre 2009 par voie de mutation puisque c’est la règle pour les fonctionnaires titulaires de la fonction publique territoriale. Au 1er décembre donc, je quitte les effectifs de la Région Rhone-Alpes pour intégrer ceux du Département de l’Essonne. Comme c’est la règle, je suis rémunérée conformément à mon grade : 1 300 €.

En 2010 je réussis l’examen professionnel de Rédacteur (catégorie B).

Fin 2012, mon compagnon et moi avons l’envie de prendre l’air et reconstruire autre chose ailleurs. Cette fois c’est le Jura qui nous attire. Pendant l’année 2013, je vais postuler sur 9 postes différents, et participer à au moins 4 entretiens d’embauche avant finalement de décrocher un poste au sein du Conseil départemental du Jura. J’ai donc quitté les effectifs du conseil départemental de l’Essonne et intégré par voie de mutation les effectifs du Conseil départemental du Jura.

J’ai la chance d’avoir appris très jeune à cloisonner mes activités. Aussi, la couleur politique de mon employeur ne m’empêche pas de donner le meilleur de moi-même. Je travaille pour l’intérêt général, au service du public. Je sais d’expérience que quels que soient mes efforts à ne devoir rien à personne je ne peux pas lutter contre la force des préjugés. Je ne suis ni présidente de l’EPHAD, ni sur un emploi fictif à forte rémunération. Je suis rédacteur de la FTP, je gagne 1600€ net par mois, je bénéficie d’un 13e mois, j’ai 23 jours de RTT, 27 jours de congés et une conscience professionnelle développée. Hormis mon compte Facebook, je ne participe pas à la vie publique. Je m’applique dans mes engagements personnels, professionnels et militants.

Et j’aimerais qu’on me laisse en paix.

Je suis absolument désolée qu’un élu essonnien, pour exister sur la scène nationale, se serve de moi pour attaquer le candidat de la France Insoumise en me diffamant. Je m’étonne que des médias aient relayé ces mensonges, sans aucune précaution par rapport au personnage, ni souci de vérifier les faits.

Chaque choix de ma vie est fait avec à l’esprit qu’il engage plus que moi. Ma conduite est respectueuse des règles, et des lois. Je voudrais assurer tous les insoumis du fait qu’ils peuvent continuer à être fiers de leur mouvement, et de leur candidat.

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 Suite au meeting de MELENCHON à la République

Paroles de simples citoyens, mais insoumis et éclairés. Là où d’autres n’usent que d’éléments de langage…

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Le tableau de Transparency International

VERT lorsque le candidat s’engage sur notre recommandation / ORANGE lorsqu’il s’y engage partiellement ou avec des réserves significatives / ROUGE en cas de désaccord ou d’absence de réponse.

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Pour une fois que Libé ne massacre pas trop Méluche… Signalons cet article MELENCHON PREND LA MER

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/22/melenchon-prend-la-mer_1557053

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Un archipel, deux planètes

Vous trouvez que les médias français parlent peu de la sécheresse à Mayotte, département français où l’eau est coupée dans la journée ? Ce n’est rien, comparé au silence total sur la même sécheresse affectant les Comores, archipel dont Mayotte est une des îles. « Un archipel, deux planètes ». Quant au rôle que joue dans cette sécheresse le dérèglement climatique…écoutez et regardez plutôt la première chronique de Fabrice Nicolino sur le site d’Arrêt sur Im@ge.

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HATVP et déclarations de patrimoine des candidats

Ce sont toujours les mêmes qui gratouillent là où ça pique, et Olivier Berruyer (site www.les-crises.fr) ne s’en prive pas, pour notre plus grand plaisir de transparence. De fait, les déclarations de nos candidats à la Haute Autorité ont beau être transparentes, ne subsistent pas moins quelques zones d’ombre.

Voici quelques remarques :

On note que la plupart des élus ont un total de placements financiers (donc de liquidités – comptes courants, Livrets A, LDD…) extrêmement faible. Il y a sans doute un petit effet “Présidentielle”, mais il doit généralement être assez limité. Mais comment font-ils pour épargner aussi peu ?

Heureusement que Poutou a eu in fine ses parrainages, sinon Macron aurait été le plus pauvre… Arthaud a ainsi plus que lui – c’est bien la peine d’avoir gagné 1,5 M€ chez Rothschild. Et encore, on voit que sans ses 275 k€ de créance sur droits d’auteurs, il aurait encore été en patrimoine négatif. cela n’empêche pas l’Obs de le qualifier de “riche”, ok, c’est leur candidat après tout…

source et suite : http://www.les-crises.fr/le-patrimoine-des-candidats-a-la-presidentielle/

Observation : la candidate Arthaud qui est enseignante a un patrimoine modeste mais supérieur de 68.000 €  au candidat Macron – ancien associé-gérant d’une prestigieuse banque d’affaires !  Cherchez l’erreur ?

Alors question : le patrimoine déclaré par Macron vous semble-t-il cohérent et vraisemblable ? Olivier Berruyer se fera un plaisir  – je pense – de le démontrer dans  les prochains jours !

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Enfin, pour étoffer notre dossier

enfumage et langue de bois

La langue de bois abuse de truismes et de généralités qui disent qu’on va faire et non ce qu’on va faire. Le plus doué en la matière est notre nouveau Manu, et il est malheureux que Marine Le Pen ait été la seule à le relever sur le plateau de TF1, en parlant de « vide absolu ». Voici ce que Macron, dans sa marche vers nulle part, a dit, qui ne signifie effectivement rien :

« J’aurai une position extrêmement simple : le mandat que m’aura donné le peuple français, c’est celui de défendre son indépendance et sa sécurité. Je défends [l’indépendance de la France] sur le plan économique […] avec un esprit de responsabilité, parce que j’en défends les intérêts, et les intérêts de celles et ceux qui produisent et qui consomment, et j’en défends les intérêts sur le plan de la sécurité, et à cet égard, j’ai pris des engagements clairs, qui sont partagés par d’autres candidats, pour investir dans notre défense, pour tenir nos objectifs, pour garder notre autonomie, mais j’inscrirai cette politique dans une feuille de route diplomatique. […] Une feuille de route diplomatique, c’est ce qui dit la politique diplomatique de la France. »

A part peut-être Jean-Claude Van Damme, on sait pas qui a tout compris.

Et pour ceusses qui doutent encore de l’enfumage et de la mise en scène lors des meetings macronesques…

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Et pas interdit de se détendre avec cette courte vidéo, montage extrait du grand débat entre les cinq. Mais on vous la laisse découvrir si ce n’est déjà fait, car elle est déjà virale pour les facebookiens

https://www.facebook.com/clicclacco/videos/411330152566002/

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Non Monsieur Macron !

Monsieur Macron, votre société idéale n’est pas la nôtre !

Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités et l’environnement dégradé.

Avec sa loi, le ministre de l’économie veut ramener la France au XIXe siècle. Si nous aimons lire Zola et Dickens, nous voulons aujourd’hui vivre pleinement dans une France du XXIe siècle, où chacun trouve sa place, où personne n’est oublié.

Vous avez peut-être vu passer des sondages qui prétendent que les Français soutiennent le projet de loi Macron. Que leur a-t-on dit de ce projet ? Il y a bien sûr quelques mesures d’intérêt général. Mais quelle est la forêt qui se cache derrière ces petits arbustes ? Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités, l’environnement dégradé et dans laquelle le labeur de chacun ne bénéficie qu’aux grands trusts.

Bien sûr, ce projet n’est pas affiché. Il faut creuser sérieusement, et additionner toutes les mesurettes de ce catalogue, pour voir toute la noirceur de l’avenir que nous façonne M. Macron.

Les articles 27 à 29 rabotent les normes environnementales. Les conséquences sont connues : à chaque désastre écologique, l’État, donc chacun de nous, paiera de sa poche les dégâts. Le gouvernement en profite aussi, via un amendement, pour décider du projet de trente milliards d’euros d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure !

L’article 49 prévoit de récidiver, en matière de vente au privé, avec les aéroports de Nice et de Lyon et ainsi de brader un peu plus les infrastructures publiques que nous avons tous financées. S’il y a des acheteurs, c’est que c’est rentable. Si c’est rentable, pourquoi vendre ?

Les articles 71 à 82 créent le travail en soirée pour moins payer les salariés, et permettent aux commerces d’ouvrir le dimanche. Le dimanche, les Français n’auront pas plus d’argent à dépenser que les autres jours. Les seuls effets prévisibles sont la mort des petits commerces et un rythme de vie intenable pour les salariés qui travailleront. Qui gardera les enfants de ceux contraints d’accepter de travailler le dimanche ? Comment vivront les associations et les clubs sportifs quand leurs membres seront dans les magasins pour travailler ? La loi prévoit que seuls les volontaires seront concernés. Les salariés, et notamment les femmes, ne sont pas en position de dire non à leur employeur, quand la menace du licenciement est aussi forte qu’aujourd’hui.

Le Président François Hollande est à nouveau en flagrant délit de mensonge. Il déclarait durant sa campagne : «Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai !»

Les articles 98 à 106 visent à faciliter les licenciements collectifs en affaiblissant la protection des salariés. Ils s’attaquent à l’Inspection du travail et aux prud’hommes et vident de leur sens les «Plans de sauvegarde de l’emploi».

Depuis la suppression de l’autorisation administrative des licenciements en 1986, aucun emploi n’a été créé par la facilitation des licenciements. Les progrès technologiques permettent de produire avec moins de travail humain. Nous devrions nous en réjouir et permettre à chacun de travailler moins, au lieu de pousser chaque jour des chômeurs à chercher des postes qui n’existent pas.

Toutes les prétendues solutions du ministre de l’économie ont déjà fait la preuve de leur échec. Nous nous opposons au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Nous espérons que les Français ouvriront les yeux devant ses vrais enjeux.

La seule croissance que M. Macron nous promet, c’est celle du nombre de chômeurs.

La seule activité que M. Macron nous promet, c’est de nous épuiser la nuit et le week-end.

La seule égalité des chances économiques que M. Macron nous promet, c’est celle d’être soumis au monde de la finance.

Non vraiment Monsieur Macron, la société que vous préparez n’est pas la nôtre.

17 Février 2015  Isabelle ATTARD Députée Nouvelle Donne

Signataires : Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble ! pour une alternative écologique et solidaire à gauche), Marie-George Buffet (députée, Parti communiste français), Jacqueline Fraysse (députée, groupe Gauche démocrate et républicaine), Caroline de Haas (Egaé, d’égal à égale), Anne Le Strat (co-porte-parole du mouvement Utopia), Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises de l’écosocialisme, Parti de gauche), Michèle Rivasi (députée européenne, EELV)

 

 

Hollande et le 49-3

Confronté à une majorité fragile, François Hollande a autorisé, mardi, le gouvernement à recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi Macron. Un épisode qui en rappelle un autre, il y a une dizaine d’années…


VIDEO – Quand Hollande dénonçait le recours à l… par LCP

«Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai !»

(F. Hollande pendant sa campagne)

Tiens, voilà du Macron !

Loi Macron : une loi de classe

Patrick Le Hyaric  Vendredi, 16 Janvier, 2015  Humanité Dimanche

Quelle profession de foi ! « Les jeunes Français doivent avoir envie de devenir milliardaires. » Elle est du ministre de l’Économie Macron, loin d’ici, à Las Vegas, lors d’un grand salon de l’électronique. Quelle profession de foi de la part de l’ancien banquier qui ne sait pas ce que signifie vivre dans la précarité absolue, travailler la nuit pour payer ses études, dormir dans la rue ou dans sa voiture pour certains, tout en ayant un emploi, ne pas pouvoir finir le mois pour un jeune couple.

Non ! Ayez « envie de devenir milliardaires », lui, le même qui veut rétablir pour les pauvres la troisième classe en car, faire travailler tout le monde le dimanche, allonger la semaine de travail et… abaisser le « coût du travail » ! C’est notre nouveau Guizot avec son « enrichissez-vous ». Lui, le super-millionnaire, explique donc aux jeunes, d’un ton culpabilisateur, que s’ils ne deviennent pas « milliardaires », ils ne sont pas dans le coup.

D’ailleurs, le président de la République a expliqué sans rire, lors de ses vœux, que ce projet de loi censé donner « un coup de jeune à la France » était aussi « une loi pour le siècle à venir ». Il faut se pincer pour ne pas s’écrouler de rire devant de telles grossièretés. C’est au contraire une loi de retour au XIXe siècle. C’est la contre-révolution libérale et anti-écologique.

Le ministre de l’Économie est chargé de tenter de faire changer des législations qui relèvent d’autres ministres, comme ceux du Travail, de la Justice, du Commerce ou de l’Artisanat, des Transports, du Logement. Il tente de modifier des pans importants de notre droit du travail : travail du dimanche élargi à la possibilité de douze dimanches travaillés par an, travail de nuit modifié, facilitation des licenciements, allongement du temps de travail, juridictions prud’homales mises en cause, inspection du travail affaiblie, médecine du travail dénaturée. Lire la suite

En avant pour la macron économie

« Il n’a jamais été élu, n’a jamais dirigé la moindre entreprise, n’a aucune expérience de l’industrie et n’a jamais fait d’étude d’économie. » Pour David Cayla et Dany Lang, membres des Économistes atterrés, Emmanuel Macron est donc le « candidat parfait », expliquent-ils moqueusement, pour mettre en œuvre une aberration : « Une nouvelle baisse de 40 milliards d’euros de cotisations sociales. Une somme qui représente la moitié du déficit public. De quoi financer près de 700 000 créations d’emplois ! »

Ce garçon a aussi des idées à lui. Celles du rapport Attali par exemple dont il a été le rapporteur et qui prévoyait l’assouplissement des licenciements, l’extension du travail du dimanche, la remise en cause de la durée légale du travail, la concurrence généralisée dans l’éducation, la fin des professions réglementées, la libéralisation totale du système de santé…

À lire sur Marianne : http://www.marianne.net/Emmanuel-Macron-le-gendre-ideal-de-l-economie_a240851.html

Quant à savoir si Macron a publié son patrimoine… il suffit de se rendre sur le site officiel  http://www.hatvp.fr/pages_nominatives/macron-emmanuel.html

La république aquatique de Hollande

mis à jour 28 août

 Nul ne pourra dire que François Hollande est un président qui ne se mouille pas. Ainsi avait-il déjà donné le ton dès le début du quinquennat, n’hésitant même pas à s’attirer la foudre pour aller rendre visite à la voisine Angela. C’est dans cette humide continuité que se déroule la suite des aventures du capitaine tout terrain, qui n’hésite pas à passer du pédalo flottant dans la tempête au Titanic sombrant dans les glaces de l’austérité.

Est-ce d’ailleurs ladite austérité qui fait qu’il n’y a même pas un parapluie pour abriter le président sur un haut lieu de commémoration ? La question s’est largement posée dans la presse internationale, d’autant qu’on imagine mal Angela ou Barak discourir sans protection sous une pluie battante. Mais François est un battant, lui. Ce ne sont pas trois gouttes qui le feront renoncer à… à… à quoi, au fait ? Aux engagements pris devant le peuple cocufié de France ?

Hier, Mediapart chapeautait un article en disant : « Arnaud Montebourg remplacé par Emmanuel Macron: c’est le grand symbole du remaniement ». Sont gentils, à Mediapart, de ne voir qu’un remaniement quand il s’agit de la phase finale du reniement.

 » Mon véritable partenaire a un nom, Macron, un visage, un parti, celui de l’argent. Il ne présentera jamais sa candidature et pourtant il gouverne. Ce partenaire, c’est le monde de la finance  » 

Bref. Pour ceux que ça intéresse voici la liste des remaniés. Fin du pédalo et du Titanic, nous passons au radeau de la Méduse. Comme aurait dit Victor Hugo : « Un aveugle en vigie, un manchot à la barre… » Bon vent, les Français !

Les ministres

Laurent Fabius (affaires étrangères)              Ségolène Royal (écologie)

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur

Christiane Taubira (garde des sceaux)      Michel Sapin (finances et comptes publics)

Jean-Yves Le Drian (défense)

Marisol Touraine (santé, affaires sociales, elle récupère les droits des femmes)

François Rebsamen (travail)     Bernard Cazeneuve (intérieur)

Stéphane Le Foll (agriculture et porte-parolat)

Emmanuel Macron (économie, industrie et numérique)

Sylvia Pinel (logement)     Marylise Lebranchu (décentralisation et fonction publique)

Fleur Pellerin (culture)     Patrick Kanner (ville, jeunesse et sports)

George-Pau Langevin (outre-mer)

Les secrétaires d’État

Geneviève Fioraso (enseignement supérieur et recherche)

Harlem Désir (affaires européennes)  Annick Girardin (développement et francophonie)

Thierry Mandon (réforme de l’État et simplification)   Axelle Lemaire (numérique)

Kader Arif (anciens combattants et mémoire)   Alain Vidalies (transports)

Thierry Braillard (sports)

Ségolène Neuville (personnes handicapées et lutte contre l’exclusion)

Laurence Rossignol (famille, personnes âgées et autonomie)

Pascale Boistard (droits des femmes)    Myriam el-Khomri (ville)

Christian Eckert (budget)    Thomas Thévenoud (commerce extérieur)

Carole Delga (commerce et artisanat)    André Vallini (réforme territoriale)

Jean-Marie Le Guen (relations avec le Parlement)

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Les insubmersibles: Emmanuel Macron par lepartidegauche

au fil des blogs :

par POL

Les banquiers, les financiers, les entreprises vont continuer à spéculer pour faire des profits au détriment des hommes et de la nature. La croissance ne reviendra pas… Et il pleut avec insistance. Il pleut et cette pluie nous dit simplement que le dérèglement climatique est bien installé. Il va pleuvoir plus, là où il pleuvait déjà, puis ces pluies deviendront plus violentes encore. Plus d’inondation, de glissement de terrain, de catastrophe. Ailleurs la sécheresse. Bientôt des ouragans, des tornades. Cela vient si lentement que nous sommes comme la fameuse grenouille qui ne sent pas que l’eau se réchauffe autour d’elle et qui mourra ébouillantée. Comme il a tort le Président – il a tort sur à peu près tout – de dire « Ce n’est pas l’intempérie que nous redoutons le plus ». Il devrait trembler, trembler pour son image d’homme trempé et déconfit, trembler pour ce qu’il laissera comme trace dans l’histoire. L’empreinte d’un petit politicien qui ne se préoccupe de rien d’important, dont le logiciel remonte à 1983 quand le néolibéralisme triomphait. Mais la modernité maintenant – si ce mot dégoûtant sert à quelque chose – c’est de se rendre compte que le dérèglement climatique va nous coûter très cher, que la mer monte et va engloutir toutes les côtes, que le pergélisol fond et laisse sortir par de grands effondrements le méthane jusqu’ici piégé dans la glace… Il devrait avoir peur, le Président, du ciel qui lui tombe sur la tête et apprendre, comprendre que la sixième extinction a commencé depuis longtemps… Mais aujourd’hui, elle pointe dans l’image. L’image ne ment pas. La pluie tombe Nous avons un besoin urgent d’une politique écologique, c’est vital. Est-ce qu’Emmanuel Macron ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, a appris ce que c’est que le pergélisol ? En tout cas, ils vont faire une politique qui ne fera pas tomber la pluie normalement. François Hollande, un Président normal, il ne fait pas la politique pour lequel il a été élu, normal diront les gens qui pensent que tous les hommes politiques sont pourris. Moi personnellement je ne crois pas cela, c’est le temps qui est pourri… Il serait temps de changer de politique qui nous mène à la catastrophe… Il pleut. Peut-être qu’ils ne feront pas la photo traditionnelle du nouveau gouvernement sur le perron, il risque de pleuvoir.

http://blogs.mediapart.fr/blog/pol/270814/un-temps-pourri

par Patrick Rodel

Le hasard me met sous les yeux un texte de Guillemin qui vient de La capitulation de Paris. C’est un texte qui date de 1960. Guillemin y parle du gouvernement des Jules, ce fameux gouvernement de défense nationale, gouvernement républicain. « Ces “ hommes de gauche ”, depuis qu’ils sont au pouvoir, passent leur temps à donner des gages à la droite. On les voit affamés d’obtenir la considération des milieux où ils se sentaient, jusqu’ici méprisés. A se renier comme ils le font pour séduire la société élégante, ils ne gagnent rien du reste. On les emploie, mais avec un sourire où la condescendance se mêle au dégoût. »

A quoi j’ajoute un passage de Mauriac, dans un Bloc-notes de 1956 : « Qu’est-ce qu’un ministère socialiste ? Nous le savons aujourd’hui : c’est un ministère qui exécute les besognes que le pays ne souffrirait pas d’un gouvernement de droite. »

Avec quelques retouches de vocabulaire, on croirait que l’un et l’autre parlent de la situation dans laquelle nous sommes. Quelle misère que nous soyons à ce point oublieux de notre histoire que nous retombions, chaque fois, dans les mêmes pièges !