Remue-méninges en cours…

mis à jour mercredi 27 août

C’est l’heure des universités d’été et autres remue-méninges des partis. L’occasion de donner des nouvelles de ceux qui se bougent pour autre chose que des strapontins et des portefeuilles. (Discours de JL Mélenchon pour le Parti de Gauche, suivi d’une interview d’Eva Joly pour EE-LV, suivi de Pierre Larrouturou pour Nouvelle Donne)

Discours de clôture du Remue-Méninges 2014


« 2017 sera une insurrection ! » – J-L Mélenchon… par lepartidegauche

extrait de l’interview publiée dans le Dauphiné Libéré le jeudi 21 août 2014

Le Dauphiné – Le Front de gauche est-il mort ?

« Le Front de gauche a été un acteur majeur de la dernière présidentielle, donc un tel acquis ne doit pas être dilapidé. Mais le Front de gauche souffre actuellement de n’être qu’un cartel, sans participation populaire. Vous savez, le système actuel n’a pas peur de la gauche, mais il a peur du peuple. Le Front de gauche doit cesser ses palabres entre dirigeants et se tourner vraiment vers le peuple, et le fédérer. Il y arrivera sur des perspectives fortes de rupture avec le système. Il faut trouver les moyens d’en finir avec la monarchie républicaine. Il faut mettre en route la VIe République et la Constituante, cette assemblée dont le travail sera de réorganiser tous les pouvoirs, avec le peuple. »

Le Dauphiné – Un exemple d’action de cette Constituante ?

« Donner aux électeurs la possibilité d’un référendum révocatoire qui leur permettrait de décider si tel ou tel élu peut rester en place. Cela existe au Venezuela ou aux États-Unis. En France, ce serait une vraie bombe contre le système actuel. Et la politique en serait changée du tout au tout.

Le Dauphiné – Il y a quelque temps, vous tendiez la main aux écologistes en citant l’exemple des municipales à Grenoble.

« Ce qui s’est passé à Grenoble est une anticipation qui me fait rêver. L’anticipation d’une gauche sortie des clous de la traditionnelle alliance avec le PS, d’une gauche inventive, d’une gauche fière d’innover et de proposer autre chose. On ne doit pas voir ce qui s’est passé à Grenoble comme une simple péripétie locale. C’est un sentiment qui monte au sein des militants écologistes, je crois. »

La primaire de l’espoir, l’autre primaire de la gauche

Eva JOLY députée européenne Europe Écologie et Julien BAYOU conseiller régional Île-de-France EE-LV 22 août 2014 à 07:42

Et si au lieu d’être obsédés par le socialisme gouvernemental, nous tentions d’ouvrir un autre chemin pour 2017 ? Selon Eva Joly, ancienne candidate à l’élection présidentielle et Julien Bayou, conseiller régional Île-de-France, une alliance politique est nécessaire pour trouver les voies de la confiance populaire.

Mettons les pieds dans le plat. Le progrès écologique et social est en panne. Si la politique conduite par le gouvernement est à ce point éloignée des aspirations de millions d’électeurs écologistes et de gauche, ce n’est pas par hasard. Cette situation est le fruit de la faiblesse et de la division des forces qui réclament une autre politique. Certes, la détermination de François Hollande et de Manuel Valls est grande. Mais elle n’explique pas tout. Le plus déterminant à nos yeux, c’est la responsabilité de celles et ceux qui, réclamant une autre politique, sont incapables de peser politiquement sur le cours des choses. Revenons sur la période écoulée. Deux stratégies étaient possibles : la participation pour faire bouger les choses de l’intérieur (celle que EE-LV a menée en vain), la critique de l’extérieur (celle notamment du Front de gauche). L’une et l’autre ont montré leur limite, échouant à peser réellement sur le quinquennat. Pourtant celles et ceux qui veulent une autre politique ne sont pas condamnés à être minoritaires

En 2017, une candidature pour l’emporter

La vérité, c’est que les forces qui réclament une autre politique sont sidérées par le Parti socialiste. Soient elles s’y rallient, soient elles le fustigent, mais toujours elles en font le centre de leur stratégie politique. Et si au lieu d’être obsédés par le socialisme gouvernemental, nous tentions d’ouvrir un autre chemin pour 2017 ? Lire la suite

Jean Jaurès_la compil sémaphorienne

Jean Jaurès est mort assassiné par l’ultra-nationaliste Villain le 31 août 1914 au Café du Croissant à Paris. Ce mort que chanta Jacques Brel fut le premier de la boucherie de la Première guerre mondiale dont on célèbre le centenaire.

Si d’une certaine manière ce centenaire est aussi le sien, n’en déplaise aux nombreux politiques qui se l’approprient un peu hâtivement, sa trajectoire est tout à fait rétive à l’embaumement, eût-il été canonisé au Panthéon. Car cet homme, pragmatique et intellectuel, aimait ardemment la vie et avait la passion du présent chevillée au corps, c’est-à-dire celle de l’histoire en train de se faire, avec la justice et l’égalité sociale comme credo.

Article intéressant du journal César ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/journal-cesar/290714/jean-jaures-penseur-de-lemancipation

 

Henri Guillemin, auteur de “L’arrière-pensée de Jaurès” (1966), évoque le penseur socialiste pour la télévision suisse romande en 1972.
Montage d’Antoine Perraud pour Mediapart.


Henri Guillemin : l’idéalisme jaurésien par Mediapart

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Lorsqu’il y a 110 ans Jean Jaurès fonde l’Humanité, il a pour ambition de « donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde »(1). Pour cela, il fait de l’indépendance de son journal une nécessité. « Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’autre groupe d’affaires, est un problème difficile mais non pas insoluble »(2). En effet, à l’époque comme aujourd’hui, l’ingérence politique et financière dans la presse est considérable. A de nombreuses reprises, à travers discours et articles, Jaurès va s’efforcer de la dénoncer et de promouvoir une information libre de toute pression.

Extrait de l’article de Mathieu Lépine publié le13 Juillet 2014, à retrouver ici : (http://www.lepartidegauche.fr/)

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France. 2009 Vidéo clip du groupe ZEBDA. Produit par la Conseil Régional de Midi Pyrénées. 9 mn 50.


ZEBDA. POURQUOI ONT-ILS TUE JAURES ? 9mn. par sergelesbre

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La bataille du rail n’est pas terminée

COMPRENDRE LA GRÉVE DES CHEMINOTS

À part en Ile de France, la plupart des trains ont repris un fonctionnement normal, ce qui ne signifie pas que le conflit à la SNCF soit résolu. Mais il apparaît encore à ce jour que bon nombre de citoyens n’ont pas compris quel en est l’enjeu, fortement désinformés, il faut le dire, par le gouvernement et les médias aux ordres. C’est pourquoi nous revenons sur ce dossier avec des explications on ne peut plus claires. D’abord avec cette vidéo d’Arrêt sur Image avec un cheminot qui sait pourquoi il fait grève. Auteur d’un blog sur sa profession, Sylvain Bouard explique pourquoi il conteste la réforme du gouvernement. Ensuite avec les explications que Jean-Luc Mélenchon a déroulées sur son blog.


Emission-greves-intermittents-cheminots-Acte-4 par asi

 

UN COMBAT D’INTERET GENERAL

Les cheminots en grève depuis le 11 juin protestent contre le projet de réforme ferroviaire du gouvernement Hollande-Valls. Le gouvernement prétend que sa réforme va « réunifier la famille ferroviaire » aujourd’hui divisée en deux entreprises distinctes. En effet, en 1997, la SNCF a été coupée en deux. Depuis, la SNCF est chargé de « l’exploitation » du réseau, c’est-à-dire de faire circuler les trains. Et une autre entreprise, Réseau Ferré de France (RFF), assure l’entretien des voies ferrées et la construction de nouvelles lignes. Ce système est absurde. C’est d’abord une absurdité technique : séparer les rails et les quais des trains donne le spectacle lamentable des quais trop larges qui doivent être rabotés. C’est aussi une absurdité financière. Dans le ferroviaire, il faut des infrastructures très lourdes pour pouvoir faire circuler des trains. La logique de l’entreprise unifiée est de regrouper toutes les activités. Le système actuel sépare l’activité qui coûte le plus, à savoir entretenir et construire des voies ferrées, de l’activité qui rapporte, à savoir faire circuler des trains. Comble de l’aberration, lors de la création de RFF, c’est cette entreprise qui a hérité de toute la dette issue des investissements de la SNCF pour construire le réseau ferroviaire français. Bilan : RFF est asphyxié par cette dette et son remboursement. Et RFF est donc incapable de financer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement du réseau. Pour compenser, RFF augmente les droits de péages que la SNCF doit lui payer pour pouvoir faire passer ses trains. Ce qui aboutit à augmenter les tarifs pour les usagers et à supprimer les trains les moins «rentables », donc a aggraver la désertification humaine et industrielle des zones concernées. Lire la suite

La douleur, qu’en faire ?

La douleur, qu’en faire ?

La chronique de Daniel Schneidermann ce 31 mai 2014

Aussitôt chassé des Unes par le « séisme » à l’UMP, le « séisme » du score FN aux Européennes subira sans doute le sort de ses devanciers : il sera oublié, jusqu’à la prochaine. Dans le flot des réactions, il en est une qui, pourtant, ne passe pas : la douleur de Mélenchon (séquence sur laquelle nous ouvrons l’émission de cette semaine). L’autre matin, j’assurais ne pas la partager. Il faut bien admettre, après quelques jours, que c’est plus compliqué.

Si je l’ai évacuée d’un revers de main, cette douleur, si je me suis empressé de parler d’autre chose, c’est, pour une part, parce que je m’en suis protégé. Oui, protégé. Parce que Mélenchon, dans cette douleur de voir la France lui échapper, exprimait trop bien une part de moi, et que je me sentais piteux d’être si bien démasqué en mes ultimes retranchements.

Non pas que je croie ce pays prêt à basculer dans le fascisme. Ce ne sont « que » les Européennes, et il ne faut pas oublier l’abstention, qui ramène le score FN à 10% du corps électoral. Il y a aujourd’hui un emballement europhobe, contrecoup brutal et inévitable de décennies d’eurolâtrie aveugle des élites. Mais enfin, on voit de moins en moins ce qui pourrait ramener les abstentionnistes au vote. Les quelques baisses d’impôts annoncées par Valls y suffiront peut-être, et peut-être pas. Pour l’avenir, rien n’est inéluctable, mais tout est possible.

On a toujours tort de se protéger contre des émotions parce qu’elles sont trop fortes, trop puissantes, parce qu’on ne sait pas où elles vont nous entrainer, parce qu’elles ne sont pas mobilisatrices, pas politiques, inutiles, parce que c’est de l’énergie perdue, camarade, que veux-tu qu’on en fasse, de ta douleur, ce n’est pas avec de la douleur qu’on va attirer l’électeur, ou l’abonné. La colère, oui. La colère qui fait les belles manifs, les beaux discours, les beaux éditos. Mais ta douleur, tu crois qu’elle va faire le buzz ? Tu penses qu’elle va cartonner sur Twitter ? Alors garde la pour toi, c’est privé, ça ne nous regarde pas (Mélenchon n’a d’ailleurs pas été le seul. Le Canard de cette semaine nous apprenait que chez EELV, Pascal Durand, en larmes après les résultats, n’a pas été en état de réagir devant les caméras).

Et pourtant, évanouis les cris, le foudroiement, l’accablement, les postures, les échanges d’injures entre résignés (le-peuple-a-parlé-c’est-sacré) et combattants (pas de pitié pour les fachos), les éternelles et toujours vaines recherches de stratégies de rebond, une fois épuisés les trésors de vocabulaire qui s’évertuent à nommer l’événement (séisme, coup de tonnerre, raz de marée, claque, branlée, etc) que reste-t-il d’autre, dans l’immédiat, que la douleur ? La douleur simple et nue, la douleur qui n’a pas de mot, rien d’autre que le sanglot étouffé.

« A droite des voyous, à gauche des médiocres », dit Régis Debray, Douleur de se sentir en accord avec cette phrase désespérée. Douleur de se sentir prêt à la qualifier de désespérée quand on l’aurait, hier, jugée ignoble. Douleur de sentir la brutalité du basculement du monde, de son propre regard. Douleur de sentir le mépris pour les voyous et les médiocres engloutir, si près de nous, les réflexes les plus élémentaires, nourrir toutes les résignations.

« Va la France. Va ma belle patrie. Allez les travailleurs, ressaisissez-vous… » : si elle est si poignante, cette apostrophe de Mélenchon, c’est de cette contradiction, de cette incohérence même, entre l’immense amertume et l’appel au ressaisissement. L’homme est foudroyé de voir sa « belle patrie » tant aimée larguer ses amarres, partir pour les mers lointaines. Il voudrait la retenir, mais ceux qui partent, ce sont les jeunes, les ouvriers, tous ceux qu’il croyait siens, qu’il a cherché en vain à retenir. Ses bras, son corps, ses mots, ses larmes lui échappent.

La douleur ne peut pas être la fin de l’histoire. Elle ne peut être qu’un tremplin vers d’autres histoires. En attendant, il a le mérite de nommer l’innommable.

Les lecteurs informent

Sorties, débats, manifs…

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à l’attention de ceux auront manqué cette conférence mais souhaitent connaître son contenu, Sémaphores propose d’écouter celle qui s’est tenue le 1er avril avec les étudiants de Sciences Po Toulouse, organisée par l’association Gaïa.

Qu’est-ce que l’écosocialisme ?
Quelle analyse fait-il de notre société ?
Quelle solution d’avenir propose-t-il ?

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« MamZelle Flamenca » (conte dansé…) de LA TORITO passera par Le Grau du Roi samedi 12 avril à 15h (salle Christophe Colomb, rue de l’Egalité)…C’est gratuit, réservations au 04 66 53 04 63… Ce spectacle a été programmé avec succès pour les enfants au festival de flamenco de Nîmes en janvier dernier…

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Deux cent personnalités, responsables syndicaux, associatifs, politiques, personnalités signent 

un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris.

MAINTENANT ÇA SUFFIT !

Marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Liste des Personnalités signataires : Lire la suite

le fil sémaphorien_avril2014_n°1

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Le gouvernement turc a décidé jeudi 3 avril de lever le blocage du réseau Twitter. La Cour constitutionnelle turque avait jugé mercredi que la mesure constituait une violation de la liberté d’expression et ordonné sa levée immédiate. L’accès au réseau Twitter avait été bloqué sur instruction du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, menacé par la diffusion quotidienne de bandes audio dans lesquelles le premier ministre turc demande à son fils de dissimuler plusieurs millions de dollars, alors que la police procède à un vaste coup de filet anticorruption.

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, a été condamnée, jeudi 3 avril, à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour avoir diffusé de « faux tract » visant Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen était citée à comparaître pour « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, délits passibles d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, ainsi que d’une peine complémentaire de privation des droits civiques, autrement dit d’inéligibilité.

« C’est une condamnation sans faille (…) qui démontre que Marine Le Pen a eu des agissements délinquants, répréhensibles, contraires aux valeurs fondamentales de la République, et c’est un grand jour pour la démocratie », a réagi Me Raquel Garrido, avocate de Jean-Luc Mélenchon. Mme Le Pen n’est pas condamnée à l’inéligibilité.

Source Le Monde

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le dessin du jour (2 avril)

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Quand Edwy Plenel se trompe : « Il n’y aura pas de Manuel Valls Premier ministre, c’est impossible. La ligne Manuel Valls a été sanctionnée dimanche ».


plenel-bfmtv par asi
C’était un pronostic de l’entre deux tours. Edwy a dû reconnaître son erreur de jugement dans un tweet.

Et là, on serait prêt à parier qu’il voit juste : Plus dure sera la chute.

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Élections : des lendemains qui déchantent. Petite revue de presse…

« Liliane, fais tes valises ! » doit répéter Georges Marchais du fond de sa tombe…

Le PC perd 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81, et 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28, provoquant un recul communiste inédit depuis les élections de 1983 et 1989.

Lire en détail sur : http://www.regards.fr/web/municipales-pc-l-autre-berezina,7615

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Autre débâcle : celle des socialistes qui ont perdu plus de 150 villes de plus de 10 000 habitants, dont certains bastions historiques.

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Plusieurs journaux et sites ont mis en ligne une carte interactive où l’on peut trouver le résultat de sa commune, de sa région. Cliquer sur la carte pour accéder à mise en ligne par Sud-Ouest.

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Ayrault_l’étrange silence

ce ne sont que 8 secondes, mais elles semblent une éternité.

Il paraît qu’il a failli dire : « Les citoyens ont légitimement le sentiment que ce gouvernement a renoncé à transformer la société. Qu’une oligarchie politique et économique dirige le pays et que le gouvernement n’y a pas mis fin ». Mais non, on déconne. Le 1er avril tout est permis en info. En réalité c’est l’eurodéputé EELV Yannick Jadot qui a dit ça. Même qu’il a ajouté : « Dire que les Français n’ont pas compris est insupportable. Ils ont compris que jusqu’à maintenant, le gouvernement s’était plus inquiété de convaincre le Medef de sa crédibilité que de combattre le chômage hors du logiciel libéral européen. Et le symbole Valls, ce n’est pas celui de plus de social et de plus d’écologie. » « Si c’est Valls, Hollande nous fait Guy Mollet »

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Allocution du président François Hollande

« Ce sont les entreprises qui créent les emplois.» Vous avez entendu ? La politique de l’offre est maintenue et il ne faut donc espérer aucun changement.

Car non, monsieur Hollande, ce ne sont que très accessoirement les entreprises qui créent l’emploi. Ce qui crée l’emploi, c’est d’abord un chiffre d’affaire, et pour cela il faut des acheteurs, donc des citoyens disposant d’un pouvoir d’achat. C’est ce qui alimente une boucle d’activité économique où chacun est le fournisseur et le client de quelqu’un. C’est ce que nous appelons un cercle vertueux. Hors d’une hausse spectaculaire des bas salaires et des minima sociaux, aucune relance n’est possible pour vaincre l’austérité. Et on vous met au défi de trouver un seul économiste qui aurait le courage de venir expliquer le contraire à la face de tous les Français. Vous continuez donc dans le mensonge.

Ensuite, pourquoi faudrait-il accepter la logique de l’Union Européenne, de l’Organisation Mondiale du Commerce, des milieux financiers, des grandes multinationales… ? Absolument aucun de leurs dirigeants n’ont été élus ! Allons-nous rester encore longtemps dans le déni de la démocratie et la perte des souverainetés ?

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Mélenchon appelle à manifester le 12 avril par FranceInfo

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Et pour finir sur Valls, on peut se souvenir que sous la plume d’Alain Gresh, Le monde Diplo avait déjà prévenu en mai 2012 : Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls. à lire ou relire:  http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

L’hidalgo Valls passe aux manettes

Selon Jean-Luc Mélenchon : « à un désastre électoral, le chef de l’État répond par un suicide politique. ». Pour Mediapart, « Valls à Matignon : un triple contre sens ». L’Humanité titre : La double peine.

En nommant Manuel Valls premier ministre, François Hollande fait un choix contraire aux leçons des municipales. Là où une demande de gauche et de justice sociale s’est exprimée, le président brandit le discours d’ordre, de sécurité et de libéralisme : celui-là même qui a organisé la descente aux enfers de la gauche.


« La politique de F. Hollande a rencontré son… par lepartidegauche

Bonus sémaphorien :

Léo Ferré disait déjà de la gauche qu’elle était la salle d’attente pour le fascisme. Parole d’anar ? Peut-être. Mais ça vaut le coup d’y réfléchir pour mieux cerner le désastre électoral de la gauche de 2014.

les lecteurs informent

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Contre l’enfumage, rien ne vaut une image

Et pour ceux qui penseraient à une intox du Front de Gauche, voici un des rares articles, sur le site d’Europe 1 :

http://www.europe1.fr/Municipales/Il-y-a-la-gauche-qui-pleure-et-celle-qui-rit-1926009/

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Texte collectif. Syndicalistes en grand nombre, animateurs de mouvements associatifs, acteurs très divers du monde de la culture, universitaires, responsable et élus de formations politiques de gauche, ce sont 200 personnalités qui, ensemble, ont signé cet appel et organisent une marche nationale le 12 avril prochain à Paris, de République à Nation. Une marche qui portera la colère contre l’austérité et exigera l’abandon du pacte de responsabilité, et qui portera aussi l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignation, colère et désespoir. Elles nous révoltent.

Suite de l’article et liste des signataires : http://www.humanite.fr/node/562120?IdTis=XTC-FT08-FBY9TK-DD-DMCLQ-CJH

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BANGLADESH : LES MARQUES DOIVENT INDEMNISER LES VICTIMES DU RANA PLAZA 

Bientôt un an d’attente pour les victimes du drame du Rana Plaza. L’effondrement de cet immeuble au Bangladesh a causé la mort de 1 138 personnes et a fait plus de 2000 blessé-e-s, essentiellement des ouvrières fabriquant des vêtements pour des grandes marques européennes et américaines. Les victimes et leur famille n’ont à ce jour aucune garantie qu’elles toucheront une indemnisation complète, juste et transparente, qui leur permette de reprendre une vie digne. 

Plus d’excuses : les marques doivent payer ! 

Après plusieurs mois de négociation, un fonds d’indemnisation des victimes du Rana Plaza a été mis en place. A ce jour, seules 10 des 28 marques identifiées au moment des faits ont confirmé publiquement leur participation au fonds d’indemnisation.

A l’approche de ce sinistre anniversaire, Peuples Solidaires et le Collectif Ethique sur l’étiquette appellent BENETTON, CARREFOUR et AUCHAN à contribuer de manière significative et dans les plus brefs délais à l’indemnisation des victimes et de leur famille !

Écrivez à Benetton, Carrefour et Auchan pour qu’elles participent au fonds d’indemnisation

 

Signez cet Appel Urgent et diffusez-le à vos contacts !

 

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Élections municipales. La gauche Nîmoise. Analyse et point de vue, celui de Claude Mazauric.

                                     La colère du mardi

Je le dirai sans phrases supplémentaires : pour le second tour des élections municipales à Nîmes, le 30 mars, je me soumettrai sans état d’âme à la décision qui sera prise par les animateurs de la liste conduite par Sylvette Fayet « Vivons Nîmes ensemble » : ils ont montré que nous devons et pouvons leur faire confiance. Dans le court délai qui nous sépare de la décision à prendre, je m’en remets à elles et eux du choix politique qui s’imposera.

Mais tout ne se résumera pas à cela.

D’abord, il faut bien mesurer le succès réel qu’a représenté pour notre liste le fait d’atteindre 12% au premier tour et d’ainsi talonner la liste conduite par la candidate hollandiste du premier tour, car ce n’est pas un résultat anodin.  Dumas et ses acolytes hollandisés subissent une vraie déroute au regard de leurs ambitions et du (faux) sondage qu’ils avaient commandé pour tenter de nous décourager : moins de la moitié du résultat attendu ! Atteindre 12 % des exprimés pour notre liste de rassemblement, alors que trois notables successifs et félons (Cavard, Boré, Bernié-Boissard), qui devaient tout de leur notoriété publique au fait d’avoir porté naguère la livrée de l’élu dit « communiste », connaissent la disqualification, c’est plus qu’une leçon de morale : une éloquente démonstration de la justesse du choix politique et stratégique que nous avons réussi à mettre en œuvre depuis 2009. Le fait que, dans ce contexte, la droite ne fasse pas mieux qu’en 2008, inspire une joie modeste.  Que l’abstention massive, ou encore le (re)gonflement du vote protestataire dont profite le parti mariniste, soient des données certes absolument préoccupantes pour l’avenir, n’invalident en rien la portée des constats précédents dont les résultats nationaux corroborent d’ailleurs la validité et montrent la pertinence. Lire la suite

Les lecteurs informent

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Le ministre de l’intérieur sera l’invité de Mediapart le mercredi 12 mars à partir de 20h30, diffusé en direct depuis la rédaction. Accès libre.

Celui qui a terminé avant dernier de la primaire socialiste en 2011 (avec 5,63% des voix) apparaît désormais comme un pivot du gouvernement. Est-ce dû à son ministère ? A son positionnement politique ? Le ministre répondra à ces questions face à nos journalistes. Immigration, sécurité, affaires au niveau national comme en Essonne, positionnement politique… tous ces sujets seront abordés lors de cette confrontation entre le ministre de l’intérieur et notre rédaction, qui a de nombreuses fois manifesté ses désaccords ces derniers mois.

Le programme de la soirée :

18h00. Le grand entretien, présenté par Joseph Confavreux. Comprendre les enjeux de la crise ukrainienne.

19h00. Retour sur nos enquêtes, présenté par Joseph Confavreux. Le Front national à nu, avec Marine Turchi, Haydée Sabéran, auteur de Bienvenue à Hénin-Beaumont, Edouard Mills-Affif, auteur du docu Bassin miné en cours de réalisation

20h30. Manuel Valls face à la rédaction, présenté par Edwy Plenel et Frédéric Bonnaud.

1. Le ministre de l’intérieur (police, sécurité, immigration, racisme, xénophobie, etc.). Avec notamment Carine Fouteau, qui suit les questions d’immigration, et Louise Fessard, qui suit les questions de police.

2. Les affaires de l’Essonne et d’ailleurs (de Dassault à Cahuzac en passant par les affaires de corruption et les questions de vertu en politique). Avec Fabrice Arfi et Karl Laske

3. Le vallsisme est-il un socialisme ? (le positionnement politique, l’itinéraire, la doctrine, les ambitions, l’impopularité du pouvoir, etc.). Avec Stéphane Alliès et Lénaïg Bredoux.

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Info par le Collectif Roosevelt

  • Le 12 mars : Ciné-Débat avec le Réseau Revenu de Base

Réduction du temps de travail, revenu de base, les objectifs sont proches : il s’agit de valider le cours historique de la diminution du temps de travail nécessaire pour satisfaire nos besoins, et de permettre de libérer du temps pour des activités plus autonomes et plus épanouissantes. Une soirée thématique pour présenter et discuter du revenu de base, le mercredi 12 mars à 18h45 à la Maison des Sciences Économiques. Pour en savoir plus et rejoindre l’événement.

L’occasion de relire les dossiers Sémaphores consacrés au revenu de base

http://semaphores.info/2014/01/dossier-revenu-de-base-inconditionnel/

http://semaphores.info/2013/08/revenu-de-base-inconditionnel-et-monnaies-complementaires/

http://semaphores.info/2013/06/reseau-salariat-yes-we-can/

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MEETING à Nîmes le 14 mars aux Costières

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L’expo « Jean-Charles Lallement (1914-1970) : rétrospective » aura lieu tout le mois de mars 2014 à la chapelle des capucins, place St Louis à Aigues-Mortes.

Conférence : mercredi 19 mars 18h30 par F.Griot (Archives départementales du Gard) chargée du classement du fonds Lallement.

Association Bacchus le sculpteur

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autres annonces Mars 2014 Lire la suite

Le Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

Déjà entre 1995 et 1997, l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) avait été négocié en secret entre les vingt-neuf pays de l’OCDE : cet accord cherchait entre autres à permettre aux multinationales de traîner en justice les États dont la politique n’irait pas dans le sens de leurs profits… Mais révélées au grand jour, ces négociations secrètes avaient échoué, comme meurt Dracula quand il est exposé à la lumière.

Mais Dracula n’est pas mort ! C’est donc toujours dans l’ombre que ce projet vampirique refait surface, sous la forme d’un « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». Destruction des normes sociales et environnementales, justice arbitrale pour contraindre les politiques publiques, le menu de ces négociations fait craindre le triomphe de la phrase de David Rockefeller :

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ».

Cette entrée en matière était celle de Daniel Mermet lors d’un des derniers « Là-bas s’y j’y suis ». Hormis cet entretien, on ne peut pas dire que le reste de la presse nous inonde d’information autour de ce traité que Le Monde Diplomatique a pourtant qualifié de « véritable typhon pour les Européens ». Le pire culot est celui du président François Hollande qui s’est engagé auprès du président Obama à « accélérer le processus » alors qu’il n’en a pas encore touché un mot aux Français. C’est dire si nous sommes encore loin du référendum qu’il serait urgent d’organiser avant d’aller plus loin dans quelque négociation que ce soit avec les États-Unis. Un référendum ? Mais vous n’y pensez pas ! Dans la situation actuelle d’austérité garantie 100% durable, les Français n’apprécieraient guère qu’on leur fasse un petit dans le dos ou qu’on leur joue la partition « Traité de Lisbonne 2.0 » !

Il ne faudrait pourtant pas croire que les autres gouvernements européens soient plus bavards avec leurs concitoyens. Le contenu de cet accord de libre échange entre les États-Unis et l’Europe est tenu secret, au point que les députés qui ont pu le lire n’ont pu le faire que grâce à des fuites. La campagne d’opposition à ce dangereux traité ne fait que commencer.

Daniel Mermet a fait une émission très didactique sur ce GMT le 24 février avec Raoul-Marc Jennar (Comité scientifique ATTAC) dans laquelle ce dernier reconnaît que : « Tout le monde devrait avoir connaissance de ce qu’on nous prépare en grand secret mais seul Jean-Luc Mélenchon en parle (quand on lui en laisse la possibilité) et « Là-bas s’y j’y suis ». »

3 minutes pour récapituler et cadrer le sujet, proposé par la Gauche Unitaire Européenne :


Europe : le Grand Marché Transatlantique par lepartidegauche

Si vous disposez d’une vingtaine de minutes, le lien suivant mène vers un extrait clair et concis d’une conférence tenue par le même Raoul-Marc Jennar. (Autres conférences entières sur Youtube)

http://www.librinfo74.fr/2014/02/magistrale-conference-de-raoul-marc-jennar-sur-le-grand-marche-transatlantique-un-accord-de-libre-echange-cauchemardesque-pour-les-citoyens-europeens/

Sinon n’hésitez pas à écouter l’émission de Mermet, elle dure un peu moins d’une heure : http://media.la-bas.org/mp3/140225/140225.mp3

Attention DANGER !

À lire :
Oui à l’union des peuples d’Europe ! Non à l’Union européenne !, un article de Raoul Marc JENNAR paru sur blogs.mediapart.fr

Dracula contre les peuples, un livre de Patrick Le Hyaric (2013, éditions de l’Humanité)

Le grand marché transatlantique : les multinationales contre la démocratie, un livre de Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet, préfacé par Jean-Luc Mélenchon (2011, éditions Bruno Leprince)

L’Appel pour des élections honnêtes

Ce jeudi 6 février 2014 a lieu le procès fait à Marine Le Pen pour l’usage de faux tracts. En effet, en mai 2012, pour sa campagne législative à Hénin-Beaumont, ses militants du Front national avaient distribué un faux tract appelant, en arabe, à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Si le FN a d’abord nié être à l’origine de ce faux tract, Marine Le Pen l’a ensuite assumé publiquement à la télévision. Elle a reconnu être à l’origine de la manœuvre et avoir fait diffuser ce faux tract.

Ce travail de faussaire est un défi lancé contre la démocratie. Si chaque candidat peut, en toute impunité, se faire passer pour un autre candidat, comment les citoyens pourront-ils s’y retrouver ? Comment savoir qui dit quoi réellement et qui manipule ? Comment le peuple peut-il exercer sa souveraineté ?

Si Marine Le Pen obtient du tribunal la relaxe qu’elle demande, chacun aura le droit à l’avenir d’éditer des tracts au nom de ses adversaires politiques. A quelques semaines des élections municipales et européennes, les faux tracts se compteraient alors sûrement par milliers dans le pays.

Si Marine Le Pen n’est pas condamnée, il n’y aura plus d’élections honnêtes possibles.

En signant cet appel, nous, citoyens français,

– dénonçons ces manœuvres frauduleuses

– demandons que Marine Le Pen soit condamnée de manière exemplaire, le code pénal prévoyant la possibilité de la rendre inéligible.

– réclamons le droit d’exercer notre souveraineté par le biais de campagnes électorales honnêtes et loyales. Sans faux tracts.

Ont déjà signé :

  • Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des Droits de l’Homme ;
  • Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV ;
  • Annick Coupé, porte-parole nationale de l’Union syndicale Solidaires ;
  • Eva Joly, députée européenne et candidate à l’élection présidentielle en 2012 ;
  • Julien Bayou, porte-parole d’EELV ;
  • Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF ;
  • Clémentine Autain, porte-parole de la FASE.

• Signez l’appel pour des élections honnêtes sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

 

Sémaphores rappelle que le NPA a émis un communiqué pour témoigner de sa solidarité. « Contre de telles pratiques, le NPA est solidaire de la démarche engagée par le Parti de gauche. D’autant plus que, dans le contexte actuel, avec la « manif pour tous », le « jour de colère » et la « journée du retrait », le mouvement social doit être uni contre l’extrême droite ».

Ne reste plus qu’à attendre l’annonce de la position du PS, mais aussi de tous les partis se reconnaissant dans le respect des lois démocratiques et républicaines.

À lire aussi sur l’Huma : http://www.humanite.fr/politique/affaire-des-faux-tracts-raquel-garrido-attend-une-558491?IdTis=XTC-FT08-F1UWV9-DD-DMCLQ-PCI

Et pour rappel :


Faux-tracts à Hénin-Beaumont – Les aveux de… par lepartidegauche

 

Faux tracts : Le Pen contre la démocratie ! par lepartidegauche

le fil sémaphorien_février2014_n°1

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photo Reuters

Le 22 janvier dernier, nous apprenions que la Commission des financements politiques venait de déclarer « non conformes » les comptes de Cotelec, le micro parti de Jean-Marie Le Pen. Ainsi se voyait-il perdre le droit de financer toute campagne électorale, ce qui impliquait que ses prochains donateurs seraient privés de déduction fiscale.

Fin de Cotelec ? Bienvenue à Promelec ! On ne perd pas de temps chez les Le Pen. Au Journal officiel du 25 janvier, ce nouveau micro-parti fait son apparition, avec des statuts qui ne laissent pas de doute sur son objet : « promouvoir l’image de marque et l’action de Jean-Marie Le Pen et de Marine Le Pen ».

Après ça, Marine peut toujours courir pour nous faire croire que sa ligne bleue se distingue du F-Haine. En tout cas pas côté finances. Par ailleurs, on peut aussi savoir que le micro-parti « Jeanne », plus spécifiquement consacré aux dépenses de la Marine, se trouve également sous la lorgnette de la commission des finances. Le nombre de millions d’euros qui transitent par là est sans commune mesure avec le nombre de ses adhérents. À suivre.

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Les utilisateurs de Google auront pu découvrir le « doodle » du jour, une bien particulière manière de célébrer les Jeux olympiques de Sotchi. C’est en effet les couleurs du drapeau arc-en-ciel des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels (LGBT), accompagnées d’un article issu de la Charte olympique qu’il est bon de rappeler à Poutine et aux homophobes.

Indépendamment de ça et n’en déplaise aux sémaphoriens sportifs, il est clair que nous ne ferons aucun écho à ces Jeux car nous les boycottons totalement, comme nous boycottons par avance ceux du Qatar. S’il nous fallait en développer les raisons, nous ne saurions le faire mieux que par l’article suivant, certes long mais ô combien édifiant –et surtout très documenté–, que nous recommandons à nos lecteurs :

Médaille d’or du grand projet inutile et imposé

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Il n’y aura pas de sanction pour Philippe Courroye, pour avoir enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes en tentant d’identifier les auteurs de fuites dans l’affaire Bettencourt. La ministre de la Justice Christiane Taubira a annoncé ce mardi qu’elle n’irait pas à l’encontre de l’avis du Conseil supérieur de la magistrature. « Depuis que nous sommes aux responsabilités, nous respectons les avis du CSM (…), je n’irai pas à l’encontre de cet avis » a-t-elle dit, soulignant toutefois « un hiatus entre l’analyse que fait le CSM de la faute et la décision de ne pas sanctionner, de ne pas prononcer de mesure disciplinaire« . En effet, le CSM a considéré qu’il n’y avait « pas lieu à sanctions disciplinaires » tout en se montrant très critique envers le magistrat Courroye, estimant qu’il « ne disposait pas des qualités requises pour diriger un parquet« .

Des poids et des mesures. Et dire qu’on commençait à croire en Christiane Taubira !

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Laisse aller, ce n’est qu’un Valls

ajout jeudi 5 décembre

Erreur Canal+ : Mélenchon interpelle le CSA

Une « erreur d’indexation des images au service documentation » pour les uns, « un manquement grave à la déontologie » pour les autres. La polémique continue à la suite de la diffusion de fausses images de la manifestation du Front de gauche par Itélé et Canal+. Au Grand journal, ces images avaient été présentées à Jean-Luc Mélenchon comme la preuve que les rangs des manifestants de la manifestation contre les hausses de TVA étaient très clairsemés. Raté : il s’agissait des images de la manifestation de la veille, contre le racisme.

le bidonnage d’Itélé et de Canal+__ ces images ne sont pas celles de la marche du 1er décembre.

mercredi 4 décembre

Qu’une poignée de fachos folkloriques huent le Président de la République dans sa fonction sacrée de devoir de mémoire, et voilà des pages et des reportages pendant des jours. Mais que des dizaines de milliers de citoyens manifestent pour faire entendre leur voix sur une politique fiscale qui soit redistributrice et porteuse de prospérité ailleurs que dans les paradis fiscaux… c’est aussitôt une vaste entreprise de minimisation. Et les médias aux ordres de continuer à voir un extrémiste de droite jusqu’à 8 000 fois plus gros qu’un citoyen de gauche. Bataille de chiffres dont on pourrait se dire qu’elle est habituelle, si ce n’est qu’il ne s’agit plus de stigmatiser quelques milliers de Roms mais des dizaines de milliers de citoyens dont le grand tort serait d’être de gauche sans être solfériniens.

Après avoir annoncé qu’elle ne procèderait plus au comptage des manifestants, la Préfecture a néanmoins dû se fendre d’un chiffre sous l’injonction de Manuel Valls : il n’y avait pas plus de 7 000 personnes à la manif du premier décembre qui regroupait les huit courants du Front de gauche, auxquels s’étaient joints le NPA et Lutte Ouvrière, et plus d’une dizaine de syndicats et associations militantes. Vaine discussion, les photos ci-contre parlent seules et voilà bien ce qui fait peur à l’hidalgo qui nous sert de sinistre de l’Intérieur et ses amis de l’Élysée, de Matignon ou de Bercy. On ne peut pas passer sous silence un regroupement cinq fois plus important que celui de bonnets rouges manipulés par des patrons voyous. Lire la suite

Section Dassault_2

Et maintenant des menaces ?

Pascal Boistel, bras droit de Dassault depuis 1995 s’est fendu d’une mise en garde à l’attention de Mediapart : « Sachez que nous avons déposé plusieurs plaintes contre les gens que vous citez. (…) Il n’est pas du tout impossible qu’on découvre par la suite que tout cela soit une manière de racketter Serge Dassault. Je vous le redis, “faites très attention”. »

La justice ayant déjà ordonné à Mediapart de retirer tous ses articles concernant l’affaire Bettencourt, va-t-il falloir aussi se taire sur cette affaire Dassault à la veille d’élections municipales ? De quel droit ? Parce que le vieux gâteux serait plus puissant, entend-on, que la justice des tribunaux, plus puissant que n’importe quel ministre ou chef d’état ? Intouchable ?

Sémaphores ne peut reproduire l’article intégral de Médiapart (nous respectons que l’information ait un prix) mais relaie volontiers ce large extrait pour les non abonnés devant le silence qui risque de recouvrir cette affaire. Il ne s’agit pas de s’acharner sur un bonhomme, pas plus que jeter l’opprobre à travers lui sur un des fleurons de l’industrie française. Mais tel père n’implique pas toujours tel fils, et si nous saluons la mémoire de Marcel Dassault, nous n’avons pas à le faire aveuglément avec l’un de ses héritiers qui ne mesure pas le degré d’indignité auquel il est parvenu en regard des valeurs républicaines. Peut-être y a-t-il manière de sortir la tête haute de ces errements politiques, mais ce ne sera sans doute pas par la menace.

Voici le début de l’enquête de Mediapart.

C’est un habitant du quartier « sensible » des Tarterêts qui lance à un socialiste en campagne, en 1999 : « Tu me donnes quoi si je vote pour toi ? » C’est un adjoint de Dassault approché pour rejoindre une liste MoDem en 1998 qui répond : « Combien tu me donnes pour que je vienne ? ». Ce sont des jeunes qui viennent réclamer à l’adjoint jeunesse UMP « ce que le “Vieux” (leur) doit », en 2002.

À Corbeil-Essonnes, « tout se monnaye aujourd’hui », résume Joël Roret, l’ancien adjoint jeunesse de Serge Dassault. Le résultat de deux décennies de système Dassault. Depuis 1995, l’industriel – et sa doublure Jean-Pierre Bechter, son successeur à la mairie et l’administrateur de la Socpresse et du Figaro, contrôlés par Dassault –, règne en seigneur sur cette ville arrachée aux communistes après trois tentatives infructueuses. Corbeil, son jouet, sa « danseuse », dit-il.

Lors des législatives de 2002, M. Valls croise S. Dassault et lui lance : « Ben alors, vous avez refusé le débat ? »© Ina

Lors de sa première campagne, en 1977, « son équipe distribuait déjà des pièces de dix francs dans les quartiers populaires », se souvient Jacques Picard, conseiller régional écolo qui a jeté l’éponge en 2009, après avoir bataillé treize ans au conseil municipal. « C’est un système enraciné depuis plusieurs générations, cela produit une gangrène. Les gens attendent de toucher à leur tour », se désole Nathalie Boulay-Laurent, l’ancienne première adjointe (MoDem) de Dassault, qui a démissionné après l’invalidation des municipales de 2008.

« Dassault a perverti le rapport à la démocratie et à la politique à Corbeil-Essonnes. Il a véhiculé cette idée que tout s’achète. Il va falloir changer les esprits », explique Carlos Da Silva, opposant PS et député suppléant de Manuel Valls. Le communiste Bruno Piriou, principal adversaire de l’avionneur, décrit « l’ambiance délétère » qui règne « dans le microcosme de Corbeil » : « Il y a deux camps : ceux qui tirent et ceux qui se font tirer dessus. Cela dépasse la réalité. »

Serge Dassault au défilé du 14-Juillet 2013.© Reuters


Ce système inédit n’a pu perdurer que parce que le milliardaire est intouchable. Connexions au plus haut sommet de l’État, force de frappe médiatique impressionnante, puissance financière : en Essonne, Dassault a tissé sa toile et imposé un certain respect, à droite comme à gauche.


À l’origine de la conquête de Corbeil, une revanche de Serge Dassault, 88 ans aujourd’hui, sur son père Marcel, fondateur de l’empire familial, député des Alpes-Maritimes puis sénateur de l’Oise (lire notre article sur la dynastie). « Il y a un but psychologique : égaler son père », raconte Pascal Boistel, plus proche collaborateur de Dassault depuis 1995. « Il voulait montrer qu’il pouvait être élu sans lui. Corbeil a été son tremplin pour accéder à la reconnaissance. Nous, nous n’étions là que pour être ses yeux et ses oreilles », rapporte son ex-adjoint Joël Roret, parti en 2006 et aujourd’hui soutien de Bruno Piriou.

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À propos du GMT, attention danger !

Jean-Luc Mélenchon dénonce les dangers du grand marché transatlantique imposé par les États-Unis et les multinationales. C’était à la Fête de L’Humanité, le 14 septembre 2013.

L’extrait dure 15 mn. Oubliez Jean-Luc Mélenchon si ce n’est pas votre tasse de thé, oubliez un instant vos préjugés et vos opinions, personne ne va vous les voler et vous les retrouverez bien assez vite. Mais comme ce qui se trame à travers le grand marché transatlantique n’a pas l’heur d’être répercuté comme il se devrait par les médias, il nous semble important d’alerter sur le danger évident que les multinationales font peser sur la souveraineté des états, France incluse et Europe en général, ne parlons même pas des petits pays qui n’auront pas les moyens de se défendre.

Il faut d’urgence dénoncer ce piège monstrueux qu’est le projet secret et sournois du grand marché transatlantique, stratégie de domination impériale des États-Unis et des multinationales sur le monde.

Télé-manip, censure et… résistances

La censure, « cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs » selon Hugo, n’en finit pas de sévir ces derniers temps, et génère une presse de plus en plus délirante.  Dans notre fil d’actu du 27 mai au 03 juin, nous avions signalé que la chaîne D8 avait censuré dans son replay l’intervention  d’une intermittente sur le plateau de l’émission d’abrutissement « Touche pas à mon poste ». La chaîne n’avait pas apprécié l’intervention de la jeune femme, dont on apprend qu’elle a voulu profiter de la présence de Mélenchon sur le plateau pour prendre son courage à deux mains. (dixit elle-même)

Ceux qui n’avaient pas suivi l’émission et pensaient la découvrir en replay, ne peuvent donc pas se rendre compte qu’en fait ce sont deux séquences qui ont été supprimées. La première est celle de l’intermittente, et la seconde la réponse de JL Mélenchon à qui les animateurs demandaient de commenter ce que signifiait pour lui cette intervention. Mais vu que la séquence a été supprimée, ça permet à des journalistes comme Bruno-Roger Petit, chroniqueur (groupe Nouvel Obs), de reprocher à Mélenchon son silence :  « Le politique, dit-il, confrontée à un drame social et humain, en direct, sur un plateau de télévision, ne peut rien contre la télévision de l’émotion et du divertissement, qu’il en subit les us et coutumes, règles et lois, fût-il Jean-Luc Mélenchon, dénonciateur des travers du système dont il est pour un soir l’acteur objectivement complice. »

L’article inutile de B-R Petit est ici : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/879528-une-intermittente-interrompt-hanouna-sur-d8-pourquoi-melenchon-reste-t-il-silencieux.html

sinon voici de quoi était fait le prétendu silence de Méluche.

melenchon_TPMP par asi

Pour info, l’intermittente (qui se nomme Tissier) a aussi déclaré qu’elle avait appris mi-avril qu’elle ne toucherait plus la même somme qu’auparavant. La faute à un changement de convention collective. « J’ai subi une baisse de salaire à partir de mai de 22 %. Je l’ai appris seulement quinze jours avant de façon informelle. Quand j’ai demandé à mon directeur technique de pouvoir négocier avec la DRH, il m’a ri au nez et m’a dit : “ici on ne négocie pas. C’est à prendre ou à laisser« .

Et dire qu’on croit toujours que la dictature ne s’exerce que chez les autres… En Chine, par exemple. Ce qui n’est pas toujours faux. Nous avons tous en tête l’image de cet homme arrêtant seul une colonne de chars lors de la répression à Tiananmen le 4 juin 1989.

Pour le 24ème anniversaire de cette répression que les chinois ne sont pas près d’oublier, les autorités ont rigoureusement interdit de republier cette image quel qu’en soit le support, donc Internet compris. Il leur reste à comprendre qu’il n’est pas si facile de contrôler les internautes, à preuve le contournement de cette censure si l’on en juge le fleurissement d’idées des citoyens qui se défendent. Photo interdite ? Ok ! Mais c’est plus délicat d’interdire les dessins animés, les Légo et les canards de baignoire…

 

Qui a peur du grand méchanlon ?

Crédits photos : couverture du magazine du Monde daté du 4 mai 2013.

MÉCHANT / coup de gueule / rage politique / attaques virulentes / radicalise / rebelle colérique / Mélenchon est tétanisé / mal à l’aise / grande gueule / orateur virulent qui défouraille à tout-va / ne fait pas le malin lorsqu’il croise plus énervé que lui /  bravache / tribun provocateur flirtant avec le populisme / homme en colère / rien ne semble l’avoir apaisé / quelqu’un qui est en colère / verve tonitruante / mauvais caractère / rage qu’il laisse déborder / hargne / il fustige / hargne / hargne / asséné / détestation ancrée de longue date / ce qui ne l’empêche pas de se plaindre / attaque régulièrement / il s’attaque / il peut refuser d’adresser la parole / il houspille sans ménagement / rien ne semble lui convenir / ses colères sont de plus en plus fréquentes / il s’en prend à / cinglant / l’insulte / la diffamation / il s’en prend à / injures / intimidations / dérives fascisantes dont il est lui-même devenu coutumier / colères / soupe au lait / pousser des gueulantes est dans sa nature / montées de colère / violence / il gueule un bon coup / susceptible / il supporte peu la critique / en rage / sa détestation / éructer / bouderies / radicalisation / en colère / trop sectaire / colère qu’il ne cesse de déverser / excès paranoïaque / crie sur tous les toits.

Si vous avez lu tous ces mots, dans cet ordre, et sur un article de trois pages seulement, c’est que vous étiez sur celui de Raphaëlle Besse Dessmoulière et Vanessa Schneider et que vous lisez le magazine Le Monde. Ce repérage lexical anti-Méluche a été pointé par Antoine Léaument sur son blog. Sémaphores vous invite à lire un extrait en fin de cet article, et davantage sur son blog, sur le nombrilisme journalistique et les errements du magazine du Monde.

Ainsi va donc Le Monde. Mais comme il est loin d’être le seul journal à vouloir à tout prix et à tout bout de champ casser du Mélenchon, on se demande ce qui fait si peur dans le bonhomme pour terroriser à ce point la presque totalité de la presse aux ordres. À moins qu’il ne s’agisse que de cacher la flagrante malhonnêteté des journaleux qui consiste à ne jamais poser les bonnes questions, à savoir celles du fond plutôt que celle de la forme. Mais c’est sans doute trop demander à ceux qui se plaignent, après, d’être traités de petites cervelles.

Le fond, c’est simple, il n’en est jamais question. Tandis que la forme… voici une petite compil de presse et d’images pour se faire une idée, en commençant par un exemple parmi tant d’autres, ici en l’occurrence BFM TV

Le 29 avril, BFM TV a diffusé un reportage de la journaliste Pauline de Saint-Remy : « L’impopularité de Hollande engendre la montée des extrêmes ». Ce reportage met sur le même plan l’extrême droite raciste, nationaliste, antisémite, anti-arabes, anti-homosexuels, et la gauche antiraciste, universaliste, républicaine. A priori, il s’agit d’un banal reportage « anti-extrêmes », renvoyant, sans parti pris, « les extrêmes » dos à dos. Or, Pauline de Saint-Remy a choisi de conclure son reportage en donnant le dernier mot à Le Pen. D’abord, Pauline de Saint-Remy rappelle que, entre Mélenchon et Le Pen, « c’est la présidente du Front national qui engrange le plus de points, et elle croit bien savoir pourquoi ». Puis elle choisit de laisser conclure Le Pen, qui répond :

« Mais parce que Mélenchon n’a aucune solution. C’est un agité, mais ce n’est pas un efficace. »

 

De Hitler à Mélenchon. Petite généalogie de la diabolisation visuelle

Ici une analyse iconographique d’André Gunthert, historien, enseignant-chercheur en culture visuelle et maître de conférences à l’EHESS : http://culturevisuelle.org/icones/2734

Ici un foisonnement d’images sur le forum du site Sans Entraves. (note : vous allez sans doute arriver en haut de la page de commentaires, faites défiler jusqu’aux premières images et puis à votre guise…) : http://sansentraves.heberg-forum.net/ftopic2429-0-asc-2680.html

Par ailleurs, peut-être ne le savez-vous pas, il existe un Observatoire de la propagande et des inepties anti-Mélenchon … et aussi de l’inculture, de la bassesse et de la paresse intellectuelle dans le journalisme et dans la gauche. Tout un programme !

http://opiam2012.wordpress.com/2013/05/12/diabolisation-visuelle-de-melenchon-dans-les-medias/

 

 « Il est grand temps que les journalistes comprennent qu’ils ont un rôle puissant dans la construction du réel et que, comme les analystes financiers, ils donnent parfois largement dans la prophétie auto-réalisatrice. S’ils souhaitent réellement que Jean-Luc Mélenchon arrête de les « houspiller », qu’ils cessent de lui demander s’il ne regrette pas ses propos et si, quand même, il n’est pas un peu populiste sur les bords ; qu’ils prennent exemple sur le format proposé par le « Médiapart live » où de nombreuses propositions de fond ont pu être abordées. De même, s’ils souhaitent que le coprésident du Parti de Gauche arrête de se mettre « en rage » lorsqu’il est « comparé à Marine Le Pen », qu’ils arrêtent ces comparaisons absurdes qui relèvent d’un fantasme journalistique et qu’ils mettent en évidence les différences profondes qui existent entre le programme du Front de Gauche et celui du Front national. Enfin, plutôt que de relayer les critiques des solfériniens qui nous jugent responsables de la montée du FN parce que nous diviserions la gauche (ce qui est absurde : personne n’a jamais pensé que la guéguerre Copé-Fillon, qui a divisé la droite, allait faire monter le Front de Gauche), qu’ils cessent de brasser du vent sur la « dédiabolisation » du Front national supposément opérée par Marine Le Pen et qu’ils s’attaquent aux détails du programme de cette dernière qui prône par exemple la fin du droit du sol et la suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins. 

En somme, plutôt que de déplorer la montée du Front national, il est temps que les journalistes prennent conscience de leur part de responsabilité dans l’accentuation de ce mouvement résistible et qu’ils fassent enfin leur travail : informer et instruire. »

Lire l’article entier : http://antoineleaument.fr/diabolisation-de-melenchon-et-nombrilisme-journalistique-les-errements-du-magazine-du-monde/

 

Une faute politique

Un appel de Jean-Luc Mélenchon. La vidéo était enregistrée au soir de la ratification du Traité, avant d’être entérinée par le Sénat, avec le résultat que l’on sait. Dommage que dans son aveuglement la majorité en place ait fait le plus mauvais choix possible, celui de baisser les bras devant la finance. Tel n’est pas et ne sera pas celui de la vraie gauche, celle qui ne lâche rien, celle de la vigilance, de la démocratie, celle qui croit à l’intelligence et à la souveraineté des peuples.


Après l’adoption du TSCG – 9 octobre 2012 par Jean-Luc-Melenchon

 

Vous trouverez ci-dessous l’intervention intégrale de Pierre Laurent, sénateur de Paris dans le débat suivant la Déclaration du Gouvernement sur les nouvelles perspectives européennes. Seul le prononcé fait foi

« Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mes chers Collègues,

Dans l’Europe entière, la ligne de rupture est atteinte. La visite d’Angela Merkel qui s’est déroulée hier à Athènes, dans une ville en état de siège, est le dernier stigmate de cette rupture sociale et démocratique.

La France compte 5 millions de personnes touchées par le chômage. L’UE en compte 25,4 millions. Partout, le chômage, la précarité, la dévastation industrielle et la casse des services publics sont en pleine expansion.

Nous traversons depuis 2008 une crise majeure du capitalisme financier mondialisé. Si l’UE est tant dans la tourmente, c’est parce qu’elle est taillée sur mesure pour satisfaire les marchés et les multinationales.

Vingt sommets européens ont promis depuis 2008, le « sauvetage de l’Europe ». Ils n’ont fait que précipiter sa fuite en avant, s’acharnant à faire payer l’addition de la crise des marchés financiers aux peuples européens.

Nous sommes arrivés au moment où l’histoire s’accélère. Ou nos potentiels émancipateurs seront mobilisés pour sortir de la crise, nous libérer des logiques destructrices de la finance, ou des risques de graves reculs de civilisation l’emporteront.

C’est dans cette situation, qu’avec le Président de la République, vous nous demandez de ratifier le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire », signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Ne comptez pas sur nous. Cette ratification, Monsieur le Premier Ministre, est à nos yeux une faute politique.

Oui une faute. Vous avez été élu pour conduire le changement et rompre avec le Sarkozysme, non pour emprunter ses pas. Depuis hier, vous prétendez qu’une majorité de gauche existe pour adopter ce traité. C’est faux.

Faut-il rappeler que sans les 4 millions d’électeurs et d’électrices du Front de gauche, hostiles à ce traité, il n’y avait pas, au printemps dernier, de majorité pour battre la droite ? Faut-il rappeler que des millions d’électeurs ont cru à votre engagement de renégocier le traité ? Les artifices de présentation de l’arithmétique parlementaire ne masqueront pas la réalité.

A l’Assemblée nationale, 63 députés de toutes les familles de la gauche n’ont pas ratifié ce traité. Alors que le groupe socialiste dispose de la majorité des 289 sièges, seuls 263 députés PS l’ont approuvé. Et je veux saluer le courage de toutes celles et ceux qui à nos côtés, à gauche, écologistes ou socialistes, ont refusé de céder aux pressions, et sont restés fidèles à leurs convictions. Ici, au Sénat, le traité n’aura pas de majorité à gauche.

Les enquêtes d’opinion l’ont montré, les Français voulaient être consultés par référendum. Vous avez contourné cette volonté populaire. La ratification du traité restera à jamais entachée par ce refus.

Oui, il n’y a pas de majorité populaire, pas de majorité de gauche favorable à ce traité. Car le pays a compris que l’heure est à la refondation de l’Europe et que ce traité d’austérité tourne le dos à cette exigence. Ou bien l’Europe poursuit sa fuite en avant avec toujours plus d’austérité et de confiscation des pouvoirs, et elle laissera toujours plus de terrain aux apprentis sorciers qui prônent la dissolution de la zone euro et le retour au choc des égoïsmes nationalistes. Où bien elle choisit la voie de la solidarité et de la démocratie et c’est alors un projet de refondation de l’UE qui doit être d’urgence mis en chantier.

Voila 30 ans que l’objectif n°1 de l’Union est d’être attractive pour les capitaux qui n’ont ni patrie, ni sens de l’intérêt général. Voila 30 ans que tous les pouvoirs, à commencer par le pouvoir monétaire, ont été mis au service de la finance, qui dispose du droit de vie ou de mort sur les outils productifs. Privatisations, déréglementations, reculs des droits sociaux, mise en concurrence, sont allés de pair avec les missions d’une Banque centrale européenne indépendante des peuples et de leurs besoins, dont le seul rôle est de protéger les marchés.

Jamais, depuis que l’Union monétaire existe, les gouvernements successifs ne l’ont dotée d’un outil qui finance l’emploi, la coopération, oriente l’économie vers le progrès social et la transition écologique. Et quand la crise a éclaté, qu’a décidé le Conseil européen ? Soutenir la finance, encore et toujours. Tous les dispositifs mis en place l’ont été sans contre-partie pour les banques. Seuls les peuples ont été forcés de payer l’addition.

Recapitalisations, FESF, MES, 6 PACK, Pacte euro + , que de sigles barbares dont le revers est à chaque fois des plans d’austérité qui ne le sont pas moins, et dont la « troïka » est devenue la sinistre ambassadrice. Résultat, on parle de « crise humanitaire » en Grèce. La situation sociale est explosive en Espagne, au Portugal, où le chômage de masse est devenu la règle pour les jeunes et les femmes. La récession menace l’ensemble de la zone euro. En France, l’INSEE prévoit un nouveau trimestre de croissance nulle, un taux de chômage à 10% et une baisse du pouvoir d’achat de 1,1 point.

Si des ruptures ne sont pas opérées, c’est l’idée même d’Union qui est menacée. Aujourd’hui, donner des perspectives européennes, c’est agir pour une refondation de l’Union européenne, au service des Européens et dans la coopération solidaire avec les autres peuples du monde. Et jusqu’à ce jour, ce n’est pas le chemin qui est pris. Pas plus au sommet de juin dernier qu’à ceux qui l’ont précédés. Ce n’est pas non plus à l’ordre du jour du sommet des 18 et 19 octobre.

***

Nous proposons trois chemins pour refonder l’Union européenne.

Face aux impasses actuelles, les idées et les forces disponibles grandissent pour ré-inventer l’avenir de l’Europe. Vous devriez écouter les forces critiques qui rejettent le traité et travaillent comme nous à des propositions pour sortir de la crise. Lire la suite

Gauche, droite, question de cadre selon Lordon

Le 14 mars 2012 François Hollande répond à une question d’un journaliste du New York Times. (on apprend ça en page 231 du livre de Laurent Binet « Cela ne se passe pas comme prévu« )

question du NYT: Il y a beaucoup de points communs entre les positions de Hollande et Sarkozy sur bon nombre de réformes. S’agit il de choisir un caractère ?

réponse de FH: Oui mais il y a deux façons de faire: brutalement ou harmonieusement.

Ben dis-donc ! Si c’est tout ce que notre président peut faire comme différence entre un gouvernement de droite et un prétendu de gauche, on comprend que Frédéric Lordon soit amené à tenter de redéfinir qui est de droite et qui est de gauche.

Détruire un homme !

Un bon nombre de journalistes-racailles a tenté ces derniers temps d’abaisser Jean-Luc Mélenchon au prétexte qu’il aurait des amis antisémites. L’infâme antisémite en question ne serait autre que le compositeur Mikis Theodorakis, dont Méluche avait osé reprendre un appel sur son propre blog.

Comme il se trouve que nous avions nous aussi répercuté cet appel dans nos pages sémaphoriennes (voir article du 31/10/2011 ici), les détracteurs souffriront donc que nous publions aujourd’hui la réponse de Theodorakis à leurs propos malveillants. (inutile de préciser, bien sûr, que Mélenchon et Theodorakis ne se connaissent pas.)

Réponse de Mikis Théodorakis à ses détracteurs

Je suis Grec et fier de l’être, car nous sommes le seul peuple en Europe qui, pendant l’occupation allemande (1941-1944), non seulement n’a pas exercé de poursuites contre les Juifs mais, au contraire, les a aidés à vivre et à survivre avec tous les moyens dont nous disposions.

À l’époque, J’étais moi-même partisan de l’Armée populaire de Libération et je me souviens que nous avions pris sous notre protection de nombreuses familles de Juifs Grecs, que nous nous sommes souvent battus contre les SS pour les sauver et beaucoup d’entre nous l’ont payé de leur vie.

Plus tard, j’ai composé le cycle “Mauthausen” que, notamment en Israël, l’on considère quasiment comme un hymne national. J’ai ressenti une des plus grandes émotions de ma vie quand, dans les années 80, il m’a été accordé de diriger cette œuvre sur le site du camp de concentration de Mauthausen, tout d’abord chantée en grec par sa première interprète, Maria Farantouri, puis en allemand par Gisela May et en hébreu par la chanteuse israélienne, Elinoar Moav. Je l’ai dirigée une fois encore sur ces lieux et, depuis lors, l’œuvre enregistrée est diffusée sans interruption sur le site du camp.

En 1972, j’ai bravé le boycottage européen et j’ai donné des dizaines de concerts en Israël, des moments que je qualifierais d’historiques en raison des liens d’amour mutuel qui nous unissaient.

À cette même époque, Yigal Allon, alors Vice-Premier ministre du gouvernement israélien et Ministre de l’Éducation et de la Culture, m’a confié une première mission, celle de transmettre un message de paix à Arafat au nom de son gouvernement. C’est dans cette intention que je l’ai rencontré à Beyrouth et, à cette occasion, j’ai donné une conférence de presse dans une salle. Un groupe de fanatiques Palestiniens avait décidé de m’abattre, car il me considérait comme un complice des Juifs. C’est Arafat lui-même qui me l’a dit le lendemain avec, à ses côtés… le groupe de mes assassins en puissance. Qu’est-ce qui m’a sauvé ? Mon amour authentique pour les deux peuples martyrs : les Juifs et les Palestiniens. Lire la suite