Pour Ménard, les prénoms disent les confessions

Robert Ménard a suscité l’indignation et l’émoi en confirmant mardi matin qu’il procédait à un fichage des enfants musulmans dans les écoles de sa ville. Une enquête préliminaire a été ouverte, l’établissement de statistiques ethniques étant interdit par l’article 226-19 du Code pénal. Cet acte est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

menard fichage
Extrait de Mediapart
 » Une étoile jaune barrée d’un croissant. C’est le symbole qu’a brandi mardi soir un élu communiste en plein conseil municipal, à Béziers, pour protester contre les déclarations de Robert Ménard. « Dans ma ville, il y a 64,9 % des enfants qui sont musulmans dans les écoles primaires et maternelles », a lancé le maire sur France 2, lors de l’émission « Mots croisés », lundi soir. Devant les élus, Robert Ménard s’est refusé à toute explication. L’opposition UMP a demandé sa démission. Invité chez Bourdin, Jean-Luc Mélenchon a confirmé qu’il demandait aussi au gouvernement de prononcer la démission de Ménard. »
Car il n’est guère d’autre voie : soit l’édile tripatouille illégalement dans les fichiers des écoles de sa ville pour recenser les enfants musulmans, soit il s’agit d’un nouveau coup de communication sur le dos des musulmans.

noté par ailleurs…
Au cours du débat de Mots Croisés consacré à l’affrontement entre les Le Pen, Ménard a voulu illustrer le « problème de l’immigration » en balançant ce chiffre choc : il y a « 64,6% » d’élèves de confession musulmane à Béziers« , a-t-il déclaré. À l’énoncé de ce chiffre, personne n’a bondi sur le plateau. Ce n’est qu’en toute fin d’émission, pendant le débriefing, qu’un tweet de téléspectateur, relayé à l’antenne, s’interroge sur l’origine de ce chiffre. D’où la question incisive d’Anne-Sophie Lapix : « Euh et ces chiffres…? »

Réponse de Ménard : « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de vous dire que le maire a les noms, classe par classe, des enfants. Je sais que je n’ai pas le droit, mais on le fait« . Et d’ajouter : « Les prénoms disent les confessions. Dire l’inverse, c’est nier une évidence« .


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Depuis, des perquisitions ont eu lieu à la mairie de Béziers. Selon le Midi libre, elles n’ont donné aucun résultat, une information qui n’a pas été confirmée par le parquet.
Auparavant, le préfet du Languedoc-Roussillon, Pierre de Bousquet, et la rectrice de l’académie de Montpellier, Armande Le Pellec, avaient saisi la justice en application de l’article 40 du code de procédure pénale.
Si l’on veut approfondir un peu (y en a besoin avec tous les excès et raccourcis qu’on connait du Ménard) ces chiffres montrent malgré tout qu’une forte proportion de jeunes issus de l’immigration se situe dans les zones urbaines ghettoïsée et que, carte scolaire aidant, ils se retrouvent de facto dans des écoles ghetto.
Mais Ménard oublie de dire qu’il existe aussi dans sa ville des écoles publiques qui accueillent une population blanche et bourgeoise en très forte proportion. De même, il ne donne pas la proportion des écoles confessionnelles catholiques de sa ville qui fonctionnent sur fonds publics. Ainsi, à Béziers, il y a 39 écoles publiques, soit moins de 20 écoles primaires publiques en tout ( p.49 du répertoire académique), tandis qu’il y a 6 écoles primaires confessionnelles catholiques sous contrats regroupant maternelles et élémentaires (toujours sur fonds publics) (p.103), soit 1/3 d’écoles à curés pour la seule ville de Béziers où les enfants de l’immigration ne se bousculent sûrement pas.
Concernant les collèges de Béziers, la proportion est de la moitié : 6 collèges publics dont on ne connait pas la proportion de centre-ville ou de banlieue et 3 collèges privés de centre-ville.
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Parmi les réactions citoyennes une pétition a été lancée sur Change.org.
Adressée à
Procureur de la République de Béziers Yvon Calvet

petition_menardPour signer la pétition, cliquer sur l’image ci-dessus.

Pour lire le texte c’est après la balise Lire la suite

ça l’affiche très mal à Béziers

Communiqué de presse de M.Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur du mercredi 11 février 2015


M. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur, regrette la tonalité délibérément provocatrice de la campagne initiée par le maire de Béziers concernant l’armement de la police municipale de sa ville.

Dans la République, les symboles que l’on choisit ont un sens. L’arme est, pour les forces de l’ordre, un moyen dont l’usage est, comme chacun le sait, strictement réglementé. Leur mission est d’assurer la sécurité de tous les Français.

L’outrance de cette campagne ne peut qu’aboutir à de graves contresens.  Réduire l’action des forces de l’ordre à leur arme, c’est en premier lieu méconnaître la conception qu’elles se font de leurs missions. C’est aussi se tromper lourdement sur le sens du message de gratitude et de respect que les Français ont adressé aux policiers lorsqu’ils sont sortis dans la rue le 11 janvier. Ce ne sont pas des armes que les Français ont applaudies, mais des femmes et des hommes résolument attachés aux valeurs de la République et garants de la paix publique. Les meilleurs amis des policiers municipaux et nationaux ne sont pas leurs armes, garantie de leur protection, mais les citoyens respectueux des valeurs républicaines.

M. Bernard CAZENEUVE renouvelle son soutien aux forces de l’ordre et condamne toute forme de manœuvre visant à les instrumentaliser à des fins polémiques. Il réaffirme sa détermination à assurer la protection des forces de police en France par la mise en dotation de moyens défensifs et d’armes collectives, conformément aux engagements pris devant les organisations syndicales de la Police nationale et de la Police municipale au terme d’un dialogue qui doit se poursuivre.

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L’affiche qui pose problème :

Petite histoire de la crèche

Petit article historico-pédagogique dû à l’érudition picturale d’Alain Korkos, manière d’approfondir où se logeraient des racines dites chrétiennes de la France et de savoir où chacun a envie de crécher.

Pas de crèche de Noël sans l’histoire de la Nativité telle qu’elle est racontée dans les Évangiles. Ce fut saint Luc qui le premier (vers l’an 60) nous raconte la naissance de l’Enfant Jésus dans une étable. À cette époque, une crèche désigne une mangeoire. Pour l’instant, à part le trio familial Jésus-Marie-Joseph, ne se trouvent que quelques bergers et leur troupeau, ainsi qu’une poignée d’anges qui volettent par-dessus le tout. Mais tout ça ne sort pas encore de la littérature, et les premières crèches en image attendront le XIIe siècle pour se répandre

Nativité, fresque de Giotto di Bondone à Padoue, 1304

Mais après saint Luc, pour que des Rois mages viennent déposer l’or, la myrrhe et l’encens, il faudra attendre entre vingt et trente ans de plus, puisqu’ils apparaissent seulement vers les années 80-95, date probable de l’Évangile selon saint Matthieu. N’étant pas de cette première randonnée, l’âne et le bœuf ne débarqueront pas avant le VIe ou VIIe siècle ( c’est connu que les bourricots n’avancent pas très vite), ceci dans l’Évangile décrété apocryphe du Pseudo-Matthieu.


En résumé, il aura fallu 500 ans pour que se constitue la légende réunissant Jésus-Marie-Joseph, les bergers guidés par l’étoile, les Rois mages avec l’or, la myrrhe et l’encens, et enfin le bœuf et l’âne. La peinture va dès lors nous gratifier de quelques chef d’œuvre comme ci-après, mais ne râlez pas si on vous en montre juste deux ici car, d’après Alain Korkos qui sait de quoi qu’il cause, on ne compterait pas moins de 827 642 peintures ou illustrations célèbres de ce saint sujet.

Nativité extraite des Très Riches Heures du duc de Berry par les frères de Limbourg, vers 1410-1416

Certes, les pointus et très à cheval sur la vérité historique ne manqueront pas de nous faire remarquer que les artistes n’avaient pas attendu le faux Matthieu pour représenter l’âne et le bœuf, témoin cette gravure du Sarcophage des Saints Innocents de la crypte de la basilique de Saint-Maximin, dans le Var, qui date du IVe siècle.

Bon, maintenant qu’on a réuni tous les principaux personnages, passons à leurs représentations en 3D. La plus ancienne crèche de pierre date de 1288, elle se trouve dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, et c’était une commande que le pape Nicolas IV passa au sculpteur Arnolfo di Cambio.

Mais c’est surtout au XIVe siècle et en particulier à Naples que vont naître des crèches de plus en plus somptueuses, bien sûr dans les églises, mais aussi chez des particuliers pétés de thune. L’une de ces vieilleries (datée XVIIIe) est exposée depuis 1957 et encore aujourd’hui au pied d’un sapin installé dans le Metropolitan Museum de New York.

Il ne faut cependant pas voir que le côté artistique et populaire des crèches, du moins ne pas oublier qu’elles n’étaient pas là que pour faire joli dans un coin de l’église mais utilisées comme arme contre la Réforme protestante. (On l’a déjà dit dans l’article sur le rouge et le bleu, c’était ici, le culte protestant n’a jamais aimé les images ni tout ce qui est un peu trop haut en couleur à son goût).

Toujours à Naples, la crèche du palais royal de Caserte

Ainsi les crèches deviennent de plus en plus élaborées et réalistes, mettent en scène des personnages typiques et bientôt les petits métiers. Bien sûr, les pauvres n’ont pas encore fini de bader, devant se contenter d’aller les admirer dans les appartements des riches qui, généreux du moment qu’ils sont aussi admirés au passage, n’hésitent pas à ouvrir leur porte à l’époque de Noël.

La crèche napolitaine du musée des Beaux-Arts de Rouen

…où l’on peut voir le réalisme grandissant.

En France, fin du XVIIIe, la Révolution interdit la messe de minuit. Oh les sagouins ! Mais ça ne fait que booster la créativité, et les crèches investissent alors plus que jamais les demeures particulières. C’est à cette faste époque que vont naître à Marseille les fameux santons de Provence. « Boudioù ! comme disait le papet : manquave qué lou ravi e lou tambourinaïre ! ». Et la première foire aux santons se tiendra à Marseille en 1803, un an après que fut prononcé le Concordat régissant les rapports entre l’Église et l’État.

Santons fabriqués par celui dont le nom deviendra une référence : Marcel Carbonel

Et dans notre époque moderne, alors ?

Ben… Pas grand-chose de bien nouveau. Les Parigots se souviendront peut-être que de 1980 à 1997 d’immenses crèches mécaniques se dressaient sur le parvis de l’Hôtel de Ville (18m de large et 4m de haut.  Environ 220 personnages dont une cinquantaine étaient animés !)

Pourquoi y a plus ? Eh ben parce qu’en 1998 Jean Tibéri, maire de Paris, l’a faite interdire. Bon, en même temps, comme on peut pas se fâcher avec tout le monde, il en autorisa une autre sur le parvis de Notre-Dame de Paris, celle-là créée à l’initiative de l’archevêché. On va pas reprendre toute l’histoire mais on peut savoir deux choses : que l’archevêché de Paris trouvait les crèches de l’Hôtel de Ville très vulgaires, et que l’entrée payante, à l’époque 30 F devant l’Hôtel passa à 35 F devant notre Notre-Dame. Ah, ces histoires de gros sous…

N’empêche qu’aujourd’hui et ce depuis plus d’un siècle, il existe un article n°28 de la loi du 9 décembre 1905 qui est sans équivoque : « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

Et tant pis s’il y en a qui trouvent que c’est pas suffisant !

Fin de notre dossier pédagogique « Ce soir je me couche moins con », mais que nous ne saurions conclure sans un bonus bien sémaphorien que nous devons à la plume de Jean-Claude Carcenac, qui voudra bien nous pardonner cet emprunt sans avis. Et en ces temps où la « causette » va bon train, nous le dédions bien sûr à tous les Ménardiers.

«  » » A Monsieur Robert Ménard, Maire de Béziers

Monsieur le Maire, vous avez fait un choix qui nous étonne agréablement, en accueillant dans la maison commune, en l’occurrence, la Mairie, des symboles qui parlent d’eux-mêmes.

En ce mois de décembre, en ces temps de froid et de pluie, merci d’avoir accueilli, un jeune couple SDF juif de Palestine dont la femme, enceinte et quasiment à terme, porte le voile traditionnel. Nombre de bons patriotes leur ont fermé la porte et les rejettent parfois violemment.
Merci donc à vous de les avoir installés dans le hall de la Mairie où ils ont pu trouver refuge. Ils ne sont pas seuls. Autour de la future Mère, des voisins, pauvres paysans, des Justes, sont venus partager quelques nourritures et apporter leur solidarité à cette famille dans le besoin.
Trois étrangers sont venus de beaucoup plus loin sans doute d’Arabie, d’Égypte et d’Afrique noire. Curieusement, un âne, dans un coin savoure la scène, mais on ne sait pas d’où il sort.

Monsieur le Maire, merci pour cette hospitalité sans frontière digne de la patrie des droits de l’Homme, merci de refuser racisme et discrimination.

Mais alors comment comprendre, que dans la salle du Conseil voisine, par vos déclarations et décisions vous fassiez exactement le contraire ?
Seriez-vous le Judas qui a trahi ?

JC Carcenac «  » »

La guerre est finie, M. Ménard !

Article publié le 11 décembre 2014 par Alexis Corbière sur son blog Mediapart

La bassesse d’esprit entraine généralement la bassesse des actes. Ce 11 décembre, à Béziers, le Maire Robert Ménard présentera au Conseil municipal une délibération pour effacer le nom de la « rue du19 mars 1962 ». Très courte, située dans un quartier pavillonnaire récent où, hormis les riverains, nul n’a raison de passer, elle est un lieu bien modeste pour rappeler le souvenir du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie. Mais, pour Ménard, quelques mètres de rue, c’est encore trop.

Pourtant, ce conflit fut particulièrement douloureux. Environ 1,7 million d’appelés y participèrent. Plus de 25 000 soldats français y perdirent la vie, dont plusieurs Biterrois tel l’aspirant Michel Pidoux dont, en hommage, une rue de la ville porte le nom. 65 000 furent blessés.

Par respect pour eux, il importe qu’une date commune permette de commémorer ces vies perdues.

C’est donc ici à un symbole que le maire d’extrême droite de Béziers a décidé de s’en prendre. Quel symbole ? Celui qui manifeste que la guerre d’Algérie est bel et bien finie. Mais M. Ménard veut qu’elle continue encore et toujours.

Bien sûr, de nombreux civils furent assassinés après le 19 mars 1962 et des dizaines de milliers de « harkis » engagés dans l’armée française furent massacrés. Il ne faut rien oublier. Bien sûr, la souffrance des « pieds noirs » fut immense, forcés de quitter un pays qu’ils avaient tant aimé et dans le sol duquel sont enterrés leurs ancêtres. Bien sûr, cette date fit débat avant d’être choisie avec la loi du 6 décembre 2012. Mais avec elle, enfin, «La République française institue une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des morts civils et militaires de la guerre d’Algérie (…) fixée au 19 mars».

Il revient aux historiens d’aider à construire une mémoire commune lucide et apaisée. Donnons-leur la parole et écoutons-les plutôt que de chercher, pour de sombres raisons politiciennes, à diviser les Français – les Biterrois en particulier – avec des petits bouts de mémoire et de rancœur chauffés à blanc.

Il est temps d’admettre que la guerre d’Algérie fut une guerre coloniale et aussi une guerre civile entre Français, et qu’elle était perdue d’avance parce que le bon droit républicain et son idéal égalitaire n’était pas aux côtés de l’armée française. Aussi dur et cruel à entendre que ce soit pour certains, notre armée a hélas combattu en Algérie pour maintenir un ordre injuste contre le parti des humiliés et des opprimés, en tuant plus de 200 000 Algériens combattants et civils.

A l’époque, une poignée d’extrémistes, par leur comportement et leurs mots d’ordre, ont creusé un fossé entre les communautés et rendu irréconciliables Arabes et Européens d’Algérie. En 2014, les héritiers de ces ultras, profitent de circonstances passagères pour rejouer la guerre. Ils veulent une dérisoire revanche en effaçant des murs un symbole fragile que cette guerre appartient à l’histoire et qu’il faut aujourd’hui consolider la paix avec les héritiers des combattants d’hier.

Pour l’honneur de Béziers, les élus municipaux doivent rejeter cette délibération.

La guerre est finie, M. Ménard. Et malheur à ceux qui veulent en déclarer de nouvelles !

(Cette tribune a également été publiée dans L’Hérault du Jour, version héraultaise de La Marseillaise)

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Bonus sémaphores

En 2007, Maxime Vivas publiait La Face cachée de Reporters sans frontières. Il y abordait, entre autres, le financement douteux de RSF. Vous n’imaginez pas la volée de bois vert qu’il reçut. Ménard disposait à l’époque de 15 000 relais dans les médias et avait lâché les chiens.

En 2013, Maxime publia L’Irrésistible déchéance de Robert Ménard. Il y écrivait en particulier ceci :

C’est pour l’avoir lu, vu et écouté depuis des années que je peux tracer le vrai portrait de Robert Ménard : déguisé en chevalier blanc, il savate les faibles au coin des rues sombres, en Zorro, il offre son épée aux latifundistes, en Astérix, il fréquente le camp de Babaorum, en Tintin, il accuse les tziganes d’avoir volé les bijoux de la Castafiore, en Don Quichotte, il monte à l’assaut des bidonvilles, en Abbé Pierre, il shoote dans les abris en carton, en Gandhi, il soufflette ses contradicteurs, en Voltaire, il partage ses propres idées et se battra pour pouvoir les exprimer partout, en Robin des Bois, il prend l’argent des riches pour donner des coups aux pauvres. En d’Artagnan, il s’écrierait peut-être : « Le Pen pour tous, tous pour Le Pen ! ».

2ème bonus, pour aller plus loin dans la compréhension de la guerre d’Algérie. (cette vidéo nécessite l’utilisation d’un plug-in Flash à jour)