Le plan de bataille des financi€rs

Nous avions déjà passé ce document relatif au TSCG mais il nous semble utile de le reproduire au vu de la rentrée parlementaire qui approche et du flou encore entretenu par le gouvernement. Sans contrainte majeure, il ne faut pas attendre des financiers qu’ils changent leur plan de bataille. Il n’y a que deux issues si l’on veut échapper à la catastrophe austéritaire que nous promet le TSCG : ou le président Hollande honore vraiment son engagement électoral et obtient une renégociation substantielle – ce qui est peu probable -, ou bien un mouvement de protestation d’ampleur contraint le président au référendum. Dans les deux cas les citoyens n’ont que le choix d’une mobilisation massive. Dans tous les cas le TSCG ne pourra être adopté que lorsque 12 membres au moins sur 25 l’auront ratifié. 6 pays l’ont déjà adopté. Ça laisse encore le temps d’organiser une mobilisation et des manifestations au niveau européen. Mais en France les citoyens doivent se mobiliser dès maintenant pour avoir une chance d’empêcher la ratification en l’état par le parlement. Autrement dit, les partis de gauche, aile gauche du PS comprise, syndicats, associations, indignés etc vont devoir se mobiliser sous toutes les formes possibles pour faire entendre leurs voix.

Les belles lettres_3

Lettre ouverte d’un membre du Parti Socialiste au Président de la République Française

J’ai cru en vous, je vous ai parlé (Université d’été 2011), j’ai rencontré un homme abordable, affable, normal (tout le contraire de votre prédécesseur), je vous ai donné mon livre (Nouvelle Civilisation 2012) et je veux encore croire en vous mais, j’ai quelques questions et quelques suggestions.

 

Pensez-vous que les réflexions politiques et les analyses économiques de citoyens qui ne sont pas issues de l’ENA ne sont pas dignes d’intérêt ? Pensez-vous que toutes personnes non issues de l’ENA sont des imbéciles et qu’il n’est pas utile de les lire ?

 Comme nous savons vous et moi ainsi que nombre de nos concitoyens, le problème des dettes souveraines a pour origine la loi n°73-7 du 3 janvier 1973, remplacé par les articles 104 (Maastricht) puis123 (Lisbonne). Alors, quand pensez-vous aborder un débat ouvert, serein et sincère sur le fait que les États européens se sont interdit à eux-mêmes de se prêter de l’argent sans intérêt ? Et au delà, une réflexion générale sur notre système monétaire à réserves fractionnaires qui débouche sur un empilage de dettes sans fin et qui nous emprisonne dans une croissance obligatoire afin de payer, jusqu’à la fin des temps, une rente à l’oligarchie financière de la planète ? En clair, pensez-vous que la privatisation de la planche à billet soit une idée supportable pour un socialiste ?

 La crise de confiance dans le système bancaire associée au manque de courage des politiques est à la base d’un mélange détonnant, capable de transformer la crise financière en catastrophe politique et sociale irréversible.

 Les récentes révélations concernant l’implication de banques, parmi les plus importantes de la planète, dans des manipulations frauduleuses de taux de référence de marché (LIBOR, EURIBOR, TIBOR servant à la fixation des conditions financières de contrats portant sur des trillions de dollars) sont capables de porter un coup fatal à la réputation déjà sulfureuse des banquiers et c’est tant mieux ! Au même moment, d’autres institutions confessent des violations caractérisées de la réglementation sur le blanchiment d’argent, des transgressions d’embargos officiels ou encore d’assistance à la fraude fiscale. Lire la suite

LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS HOLLANDE

NON AU « PACTE BUDGÉTAIRE », PAS D’EUROPE SANS CITOYENS !

Monsieur le président de la République,

Lors de la campagne électorale, vous avez annoncé votre volonté de renégocier le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, dit Pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier.

Ce traité durcit et rendrait irréversibles les politiques d’austérité en Europe en interdisant définitivement tout déficit « structurel » supérieur à 0,5%. Le déficit « structurel », notion incompréhensible des citoyens et fort controversée parmi les économistes, sera évalué de façon arbitraire par les experts de la Commission. Le Pacte budgétaire prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants, coupant court à tout débat. L’aide aux pays en difficulté, prévue par le Mécanisme européen de stabilité, sera conditionnée par l’application de plans d’austérité, de privatisation et de libéralisation. Les marchés financiers et les banques, activement soutenus par la BCE, continueraient à imposer leur loi aux gouvernements. L’Europe s’enfoncerait encore plus dans la dépression et le déni de démocratie, et signifierait la misère pour le plus grand nombre. L’extrême droite continuerait à se renforcer jusqu’à imposer ses thèses autoritaires et xénophobes sur les débris de l’Union européenne.

Pour éviter cela vous souhaitez « ajouter un volet sur la croissance » au Pacte budgétaire. La croissance ? Nous ne voulons plus de cette croissance prédatrice et inégalitaire portée par le néolibéralisme. Lire la suite

Non au pacte Merkozy

Le 1er janvier 2013, les États européens devront appliquer un nouveau traité. Très peu
d’informations sont disponibles sur ce traité : que contient-il ? Que va-t-il changer pour les
États ? Cette vidéo explique le contenu de ce traité et montre en quoi il va imposer l’austérité partout et sans demander l’avis des peuples.


Non au pacte Merkozy par Jean-Luc-Melenchon

Non au MES (Mécanisme Européen de Stabilité)

Ce mécanisme engage les finances des États au bénéfice d’autres États mais toute « assistance financière » est subordonnée à de « strictes conditionnalités ». Entendez par là des plans de rigueur dont on a pu observer les conséquences désastreuses sur la Grèce, le Portugal et l’Irlande. Ce mécanisme organise la casse sociale et la récession en fait de « solidarité ». Sachons que si certains États sont réticents à demander une telle « assistance financière », ils peuvent désormais être mis sous pression pour demander une telle assistance « par précaution ».

Ses rédacteurs souhaitent voir ce mécanisme entrer en vigueur dès Juillet 2012. En France où les travaux parlementaires seront clos début Mars, l’Assemblée nationale votera sur cette ratification le 21 Février. C’est pourquoi il est urgent d’agir pour enrayer cette monstruosité. Pour s’en convaincre nous vous invitons à regarder la vidéo ci-dessous. Elle est en allemand mais sous-titrée en français, occasion de dire que ce fumeux traité n’est traduit en français que depuis quelques jours par des militants, seule une version « dans la langue de l’envahisseur » a été remise à tous les peuples de la zone euro. Voici deux exemples édifiants concernant l’immunité et le secret professionnel pour tous les membres et employés de MES.

Immunité

Tout le personnel est à l’abri de poursuites à l’égard d’actes accomplis en qualité officielle, sauf si simplement le directeur général en décide autrement pour les simples agents du MES (pour le président du conseil des gouverneurs, un gouverneur, un gouverneur suppléant, un administrateur, un administrateur suppléant ou le directeur général c’est le Conseil des gouverneurs qui statue)

Les archives et les documents du MES ainsi que ses locaux sont inviolables.

La propriété, le financement et les actifs du MES, où qu’ils se trouvent, sont exempts de perquisition, réquisition, confiscation, saisie, par une action de l’exécutif, judiciaire, administrative ou législative

Secret professionnel

Tous les membres et employés du MES sont contraints au secret professionnel avant et après la cessation de leurs fonctions



Dans la suite de ce dossier nous vous proposons :

  • ·       Une lettre type à envoyer à votre député pour lui demander de se positionner clairement. (à envoyer avant le 21 février en cours)
  • ·       Un résumé des principaux points du traité pour ceux qui souhaitent en comprendre les grandes lignes.
  • ·       L’intégralité du traité (en français) pour ceux qui veulent vraiment aller plus loin.

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