Un autogouvernement de démocratie radicale

Déjà signalé le 05 janvier dans Mediapart sous le titre « Ce que les zapatistes ont créé », il nous semble important de revenir sur cette info, de la même manière que nous parlions récemment de Marinaleda (ici et ), comme de toutes ces expériences qui témoignent que les alternatives sont bel et bien des choix politiques.

On n’entend plus trop parler du sous-commandant Marcos qui fit pourtant bien des unes. De même n’a-t-on pas trop parlé de la mobilisation massive du 21 décembre 2012, égarés que nous étions dans le flot médiatique de ce qui devait être “le jour de la fin du monde” selon quelques illuminés. Mais figurez vous qu’au même instant dans le Chiapas, cinq villes étaient soudainement occupées « dans un silence impressionnant et de manière aussi ordonnée que pacifique » par plus de 40 000 zapatistes, apportant un « démenti cinglant à toutes les rumeurs d’essoufflement ».

Jérôme Baschet, historien médiéviste et observateur de la rébellion zapatiste, revient sur les dernières initiatives zapatistes dans un entretien publié sur le site de l’ONG CETRI (Centre tricontinental) auquel nous invitons les lecteurs intéressés à aller faire un tour.

On y apprend notamment que « Prenant appui sur les traditions indiennes tout en les renouvelant profondément, un système d’autogouvernement a été mis en place, au niveau des villages, des communes et des régions. Cinq “conseils de bon gouvernement” fonctionnent, rendent la justice, organisent la prise de décision collective sur la base d’un mécanisme complexe de consultation des assemblées locales, communales et régionales.

Un système de santé autonome a été mis en place ; des centaines d’écoles autonomes ont été créées et plus d’un millier d’enseignants ont été formés. Et cela sur la base d’un refus absolu de toute aide gouvernementale. Ce que les zapatistes ont créé peut être considéré comme un autogouvernement de démocratie radicale. »

A lire sur le site du Cetri.