Le virage de Hollande. Quel virage ?

Vu que des tonnes d’articles pleuvent encore sur le prétendu virage libéral de Hollande et son gouvernement, il nous a semblé que quelques piqûres de rappel étaient nécessaires, ne serait-ce que pour se souvenir que, non, hélas, il n’est rien de nouveau sous le soleil noir de l’austérité.

Quand la gauche a basculé à droite, par Fakir

Il y a trente-et-un ans, en 1983, la gauche basculait à droite. En dix jours, au mois de mars, se déroule un thriller politique : le 13 mars encore, François Mitterrand souhaite une « autre politique ». Le 23 mars, c’est plié : ce sera le « tournant de la rigueur » et l’Europe de l’austérité. S’ouvre alors la « parenthèse libérale ».

Cet abandon, François Hollande ne le subit pas : il en tire une fierté. D’une oraison à Pierre Mauroy à un hommage à Pierre Bérégovoy, en passant par une génuflexion à Jacques Delors, l’actuel président glorifie les héros de ce virage gestionnaire. Se veut leur continuateur dans le reniement des espérances. Et il y parvient.
Impossible de comprendre la gouvernance d’aujourd’hui, le Parti socialiste, les choix économiques présent sans en revenir à cette période clé, déterminant pour l’avenir.
Fakir TV revient sur ce débat crucial en images, et en archives.

 

Et pour qui veut une autre piqûre de rappel, cette autre vidéo – très décapante – qui s’offre une seconde vie en ce moment sur le Net et que nous avions déjà proposée en mai 2013 : « La deuxième droite » avec J-P Garnier

Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partie des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent « La deuxième droite » pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient « deuxième gauche », une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

La vidéo est ici

 

de quelques citations

Juste pour nourrir la réflexion et le débat sur le grand marché transatlantique, ces petites phrases qui traversent le temps sans perdre de leur actualité…

Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »

Thomas Jefferson 1802

De Gaulle sur l’intégration européenne

Il est à noter que cette conférence coûta cher à De Gaulle, puisque le jour même, cinq ministres de son gouvernement démissionnèrent en signe de désaccord :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Georges_Pompidou_%281%29 (Remaniement ministériel du 15 mai 1962).

retour sur « La deuxième droite »

Dans la série « Entretiens mutins contre la pensée tiède« , cette vidéo est proposée par la coopérative de production Les Mutins de Pangée. Elle est mise à disposition pour une libre circulation, dont acte.

Le lien pour le site des Mutins est en bas d’article et aussi dans nos liens favoris, n’hésitez pas à leur rendre visite.

« La deuxième droite » avec J-P Garnier

Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partie des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent « La deuxième droite » pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient « deuxième gauche », une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

« La deuxième droite » (avec Jean-Pierre Garnier) from mutins on Vimeo.

 

Plus de détails et soutiens sur lesmutins.org