Les 10 abominations de Monsanto

Pour réfléchir en ce moment très taftaïen…
Cet article a été publié le 4 Juillet 2015 par Bruno dans Le kiosque aux canards

biobouffe
Dix créations issues de cerveaux malades ou génocidaires, sans qu’il n’y ait eut de véritable condamnation pour empêcher à cette société de nuire ! Monsanto reste donc dans la liste des ennemis publics numéro1 qui devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité, sauf qu’on ne touche pas aux sociétés qui font tourner l’économie de l’Oncle Sam. Le problème est aussi l’apparition d’une nouvelle caste de scientifique intéressé par le pouvoir et le statut ainsi que les retours financiers plutôt qu’une recherche tournée vers le bien de l’humanité.

Politiques et transnationales agro-alimentaires et chimiques font bon ménage.
Une des conséquences de la « révolution verte » des années 60, que le gouvernement des États-Unis imposa à son aire d’influence comme moyen de vendre plus de produits agro-chimiques et plus de marchandises agricoles, subjugua la paysannerie de nombreux pays.
Résultat : 65% de toute la biodiversité et des ressources en eau douce mondiale ont été polluées par les agro-toxiques. Des études montrent que 40% de l’effet de serre qui affecte le climat planétaire est causé par l’usage excessif et non nécessaire de fertilisants agricoles chimiques. Dans de nombreuses régions d’Europe, à la suite de la mortalité et de la disparition des abeilles, la productivité agricole a déjà chuté de 30%. Merci Monsanto.

carott
Dernière connerie en date, le « Monsanto Act », signé par le président Obama en mars 2013. C’est un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l’agriculture aux États-Unis, mais il provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l’environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s’opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal. Une disposition perçue comme un cadeau aux géants de l’agrochimie, Monsanto en tête. Sans oublier le moratoire sur les OGM remis en cause régulièrement en France.

fraiseMonsanto nous empoisonne depuis plus d’un siècle

Mais c’est surtout au cours des 30 dernières années, que les cancers, les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) ou auto-immunes, le diabète et les dysfonctionnements de la reproduction n’ont cessé de progresser : une inquiétante « épidémie » qui frappe particulièrement les pays dits « développés ». La cause principale est d’origine environnementale : elle est due aux quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires), le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, comme les pesticides, l’aspartame et le Bisphénol A (BPA), est totalement défaillant et inadapté sous les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques.

pubteleLes 10 aberrations de Monsanto

1. En 1901, John Francis Queeny a fondé la société Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, pour produire des substituts de sucre pour le Coca Cola. Au début des années 70, des études, dont une étude de l’Institut national du cancer Etats-Unis, a révélé que la saccharine provoque le cancer chez les rats et les autres mammifères.

2. Les BPC (biphényles polychlorés) : Dans les années 20 du siècle dernier, Monsanto a commencé à produire des biphényles polychlorés, un refroidissement des éléments pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Un demi-siècle plus tard, « l’Environmental Protection Agency US Environmental » a présenté des preuves que les PCB provoquent le cancer chez les animaux et chez les humains. En 1979, le Congrès américain interdit sa production. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants interdit les PCB dans le monde entier en 2001. En 2003, Monsanto a payé plus de 600 millions d’habitants de Anniston (Alabama) où se trouvait la production de ces produits chimiques, qui ont souffert de graves problèmes de santé comme le cancer, les maladies du foie et des maladies neurologiques. Selon la recherche menée aux États-Unis en 2011, ce produit chimique continue à apparaître dans le sang des femmes enceintes, alors que d’autres études démontreraient un lien entre les PCB et l’autisme.

3. Le Polystyrène : 1941 Monsanto s’intéresse aux emballages en plastique et en synthétique pour la nourriture. Dans les années 80, l’Environmental Protection Agency américaine l’a placé comme le cinquième produit chimique dont la production génère des déchets les plus dangereux.

4. Les armes nucléaires et la bombe nucléaire : En 1936, Monsanto a acquis Thomas & Hochwalt laboratoires dans l’Ohio et est devenu son département central de recherche. Entre 1943 et 1945, le Ministère a coordonné ses efforts avec le Comité de recherche de l’US National Defense et l’a dédié à la purification et la production de plutonium, mais également pour affiner les produits chimiques qui sont utilisés comme déclencheurs pour les armes nucléaires.

5. Le DDT (dichloro diphényl trichloroéthane): 1944, Monsanto a été l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques qui propagent le paludisme. Le produit a été utilisé comme insecticide dans l’agriculture. Malgré des décennies de publicité par Monsanto pour convaincre que le DDT était sûr, les effets cancérogènes ont été confirmés en 1972. Le DDT a été interdit partout aux États-Unis. Aujourd’hui, il est connu pour causer l’infertilité et les échecs dans le développement des embryons.

6. La dioxine : 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture et la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T, l’un des précurseurs de l’agent orange contenant des dioxines. Les dioxines s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans le tissu adipeux des animaux. Ils sont hautement toxiques et peuvent provoquer des problèmes de reproduction et de développement, affecter le système immunitaire, interférer avec les hormones et ainsi causer le cancer.

7. L’Agent Orange : Dans les années 60, Monsanto était l’un des fabricants de l’Agent Orange, utilisé comme arme chimique dans la guerre du Vietnam . À la suite de l’utilisation de l’agent Orange, environ 400.000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500.000 enfants sont nés avec des malformations congénitales et 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, y compris les troupes américaines qui ont également été exposées à la substance au cours d’attaques qu’elles ont mené. Des rapports internes de Monsanto montrent que l’entreprise était au courant des effets toxiques de l’agent orange quand il l’a vendu au gouvernement américain.

8. « Engrais » de pétrole : 1955, Monsanto s’est lancé dans cette pratique après l’achat d’une raffinerie de pétrole. Le problème étant que les engrais de pétrole ont stérilisé la terre, et qu’ils tuent également les micro-organismes bénéfiques du sol.

9. Aspartame : L’aspartame est un édulcorant non-calorique qui est 150 à 200 fois plus sucré que le sucre. Il a été découvert en 1965 par la multinationale pharmaceutique GD Searl. En 1985, Monsanto a acheté GD Searl et a commencé à commercialiser l’édulcorant sous la marque NutraSweet. En 2000 ils ont vendu la marque. NutraSweet est connue comme l’élément qui est présent dans 5.000 types de produits et est consommé par 250 millions de personnes à travers le monde. Il est déclaré sans danger pour la consommation humaine de plus de 90 pays.
En Février 1994, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié la liste des 94 effets possibles que la substance peut avoir sur la santé humaine. En 2012, selon les données de l’Institut Ramazzini (Italie) qui a réussi à tester les effets cancérogènes de NutraSweet chez les rats, la Commission européenne a lancé un nouveau processus de réévaluation de ce composé.

10. Hormone de croissance bovine : La somatotropine bovine recombinante (BGH), également hormone de croissance bovine est une hormone génétiquement modifiée par Monsanto qui est injectée dans les vaches laitières pour augmenter la production de lait. Selon plusieurs enquêtes, notamment en Europe, il y a un lien entre le lait rBGH et le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de la prostate chez l’homme. Il est à noter que le produit provoque des effets les plus graves chez les enfants pour deux raisons simples : ils boivent plus de lait que les adultes et ont moins de masse corporelle pour traiter des contaminants du lait. L’hormone est interdite au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, en Israël, dans l’UE et en Argentine.
Sans oublier la panoplie des OGM de maïs, soja, riz et pomme de terre…

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Tafta, RoundUp, même combat

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale appelle à cesser les négociations sur le traité transatlantique. « Les nouvelles révélations d’espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l’image de l’économie libérale qu’ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes ».
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La semaine dernière, Madame Royal, ministre de l’écologie a décidé d’interdire à la vente en libre-service l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto ainsi que tous les « génériques » du glyphosate. Cette interdiction ne sera pas possible demain si le traité transatlantique aboutit sous peine de voir la France assignée en justice.

Dès lors, l’ambition affichée de s’attaquer à la multinationale très controversée Monsanto, notamment pour ses cultures OGM, apparaît totalement incohérente lorsque l’on sait que le gouvernement est favorable au traité transatlantique. En effet, nul n’ignore que Monsanto est très présente dans le lobbying et pèse donc dans les négociations du TAFTA, dans l’espoir d’inonder le marché européen avec ses produits OGM qui mèneront nos petits exploitants à leur perte.

La suite ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/260615/tafta-roundup-meme-combat

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Aux graines, citoyens !

Marche mondiale contre Monsanto dans 25 villes françaises et 50 pays.

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Le 23 mai 2015, des citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays et une vingtaine de villes françaises, marcheront contre Monsanto, et contre les « multinationales des OGM et des pesticides ». Ils se mobiliseront également pour une agriculture respectueuse de l’environnement, de la santé des travailleurs et des consommateurs, des générations futures. Leur demande : stopper l’offensive des OGM en Europe et arrêter l’empoisonnement par les pesticides. Avec un slogan : « Aux graines citoyens ! ». Voici l’appel lancé par le Collectif citoyen les Engraineurs et Combat Monsanto.

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Lancé en 2013 par la mouvance Occupy, la Marche mondiale contre Monsanto se réclame d’une dynamique citoyenne, autogérée par les groupes qui s’en emparent localement, dans un esprit de convergence de tous ceux qui veulent agir, au travers d’événements ouverts sans étiquettes de partis ou d’organisations.
L’appel français pour la marche du 23 mai, qui réunira plus de 25 villes en France métropolitaine et dans les DOM, a été lancé par le collectif citoyen les Engraineurs et l’association Combat Monsanto. Ces rassemblements sont aussi l’occasion de mettre en lumière les alternatives dans les domaines de l‘agriculture et de l’alimentation, et d’affirmer l’opposition grandissante au projet de Grand marché transatlantique (TAFTA).
À lire sur Bastamag : http://www.bastamag.net/Aux-graines-citoyens-Des-marches-contre-Monsanto-dans-25-villes-francaises-et

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Monsanto et l’Ukraine

Les députés allemands dénoncent Monsanto en Ukraine: « Le conflit est utilisé pour la vente de terrains » 

par Claire Bréguet La Nouvelle Gazette | 6 février 2015

Le conflit ukrainien est utilisé pour la vente de terres agricoles au profit de grandes entreprises étrangères comme Monsanto. Des entreprises étrangères financées par la Banque mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et le groupe bancaire allemand KfW Bankengruppe participent à la vente de terres agricoles, a déclaré à RIA Novosti le chef du bureau des membres du Bundestag madame Birgit Bock-Luna. Les informations collectées par les membres du Parlement allemand suggèrent que «les précédentes autorités de l’Ukraine ont résisté à une plus grande libéralisation des lois sur l’utilisation des terres mais finalement ces changements ont été faits après le changement de régime par la Banque mondiale et la BERD « . Movassat et d’autres députés allemands de gauche ont demandé à Berlin une explication de la politique allemande en Ukraine. Cette demande correspondant au soupçon que la terre en Ukraine soit utilisé pour semer des végétaux génétiquement modifiés, interdits dans l’Union européenne. Des entreprises agricoles étrangères contrôlent déjà plus de la moitié des terres ukrainiennes: 17 millions des 32 millions d’hectares.

Les députés allemands croient que l’accord sur l’association de l’Ukraine avec l’Union européenne aura un grand impact sur le secteur agricole du pays: l’article 404 du document laisse la «voie libre» pour la libéralisation de la pratique actuelle de la certification des produits et technologies dans l’agriculture et la production de semences génétiquement modifiées. En conséquence, l’Ukraine est sur la liste des marchés émergents les plus prometteurs pour des fabricants comme Monsanto et Dupont. « Il est à craindre que Monsanto exerce une pression sur les autorités ukrainiennes afin de réaliser leurs exigences pour le développement de la biotechnologie et des organismes génétiquement modifiés (OGM). L’ année dernière, Monsanto a dépensé 140 millions de dollars pour augmenter la capacité de production future en Ukraine », dit le document préparé par les députés allemands. La demande mentionne la ligne de crédit de 17,000 millions de dollars octroyé à l’Ukraine en 2014 par les institutions financières internationales menées par le FMI. L’argent a été utilisé par Kiev pour la répartition des cultures. Par exemple, la société allemande Alfred C. Toepfer a reçu une subvention de 60 millions de dollars, grâce à laquelle elle a pu doubler la superficie de ses terres arables en Ukraine, de 50 000 hectares à 100 000 hectares.

Source : http://farmlandgrab.org/post/view/24497-les-deputes-allemands-denoncent-monsanto-en-ukraine-le-conflit-est-utilise-pour-la-vente-de-terrains

La Guerre des Graines

L’histoire révélée dans ce documentaire est celle d’une guerre silencieuse, méconnue et dont l’enjeu est pourtant crucial : notre indépendance alimentaire.

« La Guerre des Graines » est un film de Stenka Quillet et Clément Montfort. Un document de 52 mn à voir absolument et surtout jusqu’au bout.

« Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? Dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de replanter leurs propres graines. En Europe, une loi émerge pour contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui possèdent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation. »


[DOC] LA GUERRE DES GRAINES (officiel) par latelelibre

 

Bientôt dans vos assiettes !

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

Copieux et très intéressant article ce 29 août 2014 |  Par Paul Moreira (http://www.mediapart.fr/), que nous complétons à la suite par un lien et une vidéo pour qui souhaite aller plus loin sur le sujet.

« Bientôt dans vos assiettes ! (de gré ou de force…) », un documentaire de Paul Moreira
Diffusion lundi 1er septembre à 20 h 50, Canal plus.

Les OGM permettent d’utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c’est l’argumentaire de l’industrie transgénique. Problème: il est faux et l’Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d’en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. Enquête et extraits.

Manuel Valls est un chaud partisan des OGM. Dans son programme pour la primaire socialiste en 2011, intitulé « l’abécédaire de l’optimisme », il en vantait les bienfaits. Pour l’environnement notamment. Les OGM, expliquait-il, permettaient d’utiliser chaque fois moins de pesticides et de produits chimiques dangereux (voir sa vidéo en cliquant ici). C’est exactement le message que répand partout l’industrie transgénique. Toujours plus d’OGM, c’est toujours moins de pesticides…


O comme « OGM » par manuelvalls

Avec cette promesse, elle a conquis presque toute la planète. Une poignée de pays européens traîne encore les pieds. Mais pour combien de temps ? Depuis le début de la conquête transgénique, le gouvernement américain s’est littéralement mis au service de la firme Monsanto. Et lors des prochaines négociations du traité transatlantique de libre-échange (ou TAFTA), les OGM risquent d’être imposés partout en Europe.

(…)

 

Bientôt dans vos assiettes… – Le 01/09 à 20H55

L’Argentine a entamé sa course au transgénique depuis 1996. Elle a multiplié sa surface cultivée par trois en quinze ans. Un triomphe du point de vue financier. Le soja OGM massivement exporté vers l’Europe a permis à l’Argentine de retomber sur ses pieds économiquement. Aujourd’hui, c’est quasiment 100 % du soja produit en Argentine qui est OGM, et qui résiste au glyphosate. (…)

Les sols argentins sont imbibés de combinaisons d’agrotoxiques. De l’aveu même du gouvernement, personne n’a étudié l’impact sanitaire de ces combinaisons chimiques, leur synergie, leurs effets combinés. Sur un tracteur d’épandage, j’ai découvert des fûts de Round up mélangés à de l’Atrazine, un agrotoxique interdit en Europe (il change le sexe des grenouilles…) et du 2,4 D, un des composants actifs de l’agent Orange, le célèbre défoliant militaire qui a provoqué des vagues d’enfants déformés au Vietnam.

Aujourd’hui au Danemark, demain en France ? Lire la suite

#DATAGUEULE

#DATAGUEULE édite régulièrement de courtes vidéos très informatives ou : Comment se faire une idée sur tel ou tel sujet en moins de trois minutes. Sémaphores vous en propose trois sur les thèmes du piratage en ligne, de la puissance des lobbies au Conseil européen et sur les ravages occasionnés par Monsanto.

Attention danger : on risque de se coucher moins con que la veille. En ces temps de crise, c’est toujours ça de pris. Et si ça vous plaît au point d’en vouloir d’autres… #DATAGUEULE, toutes les vidéos sont sur Youtube. Et elles sont, bien sûr, à faire circuler largement.

Pirate, mon amour

Comprendre Monsanto en 3mn.

Lobby or not lobby

Pesticides: pour un contre-lobbying citoyen

Des pesticides jusqu’à 1000 fois plus toxiques que prévu !

Le mot d’Augustin de Livois


Chère amie, cher ami,

Tout d’abord, je voulais vous adresser de la part d’Emmanuel Giboulot ses remerciements les plus sincères, les plus forts. Il a été extrêmement ému par la vague impressionnante de soutien que vous lui avez apportée. Il y a encore un instant, il me rappelait que l’important, ce n’était pas son cas personnel mais la prise de conscience que la pétition a permise. Il espère maintenant que la mobilisation va continuer et faire naître une réflexion plus large qui touche l’agriculture dans son ensemble sans pour autant stigmatiser telle ou telle pratique. L’important, c’est d’avancer ensemble et que chacun puisse faire son chemin.

Vous pouvez encore signer et transférer la pétition en suivant ce lien.

Et il est vrai qu’il y a urgence à réformer notre système agricole à bout de souffle. Une étude récente du Professeur Gilles-Eric Séralini publiée le 14 février 2014 [1], démontre que le système d’homologation des produits toxiques utilisés dans l’agriculture (pesticides, herbicides, fongicides) est obsolète, voire frauduleux, et qu’en réalité ces produits sont jusqu’à mille fois plus toxiques que ce que nous pouvions raisonnablement penser jusqu’à présent.

Comment les chercheurs en sont-ils arrivés à cette conclusion alarmante ?

Lors d’une interview accordée à l’émission « Terre à terre » de France Culture, Gille-Séralini l’explique dans le détail [2]. Il précise d’abord que les pesticides sont composés d’un principe actif et d’adjuvants. Le principe actif est la molécule principale du pesticide (ou d’un médicament). Les adjuvants sont les molécules ajoutées pour en accentuer l’effet. Il s’agit souvent de résidus de pétrole, de gaz, de produits détergents ou de graisses animales oxydées. Si l’on prend l’exemple du célèbre « Round up », le principe actif est le glyphosate, produit réputé peu toxique seul. En revanche, les adjuvants et la formulation finale sont eux très toxiques. Lire la suite

Les tambours de Gaïa se sont réveillés

par Dominique Guillet_ président de l’association Kokopelli

Une nuit de pleine lune embrasée de feux de forêts d’eucalyptus australiens naufragés dans la vallée de l’Urubamba, près de Cuzco dans les Andes,  Xochipelli le Rêveur rencontra Kokopelli le Porteur de Semences. Il lui asséna une question fatidique : il y a 14 000 années de cela, l’agriculture n’aurait-elle pas été le début du chaos social ? Et il déclina coléreusement les dommages collatéraux de cette invention « tombée du ciel » après des millions d’années de chasse et de cueillette : surpopulation, monocultures, esclavage des animaux domestiques, établissement des villes avec leurs polices, leurs armées et leurs tribunaux afférents… et surtout, la destruction intégrale de la biosphère. Il lui asséna une seconde question fatidique : Monsanto, Syngenta, Bayer – et tous les criminels de l’agrochimie – ne constitueraient-ils pas l’aboutissement inéluctable de cette invention de l’agriculture? (…)

Dominique Guillet

Au fil de ces deux derniers milliers d’années, les tambours qui rythmaient la vie quotidienne des Peuples Premiers, des Peuples Indigènes, se sont tus, à jamais, de la Sibérie au Congo, de la Chine au Pérou … et sur toute la planète. Ces peuples qui n’avaient pas inventé le concept d’écologie – puisqu’il ne leur était pas venu à l’imagination de détruire les écrins de vie qui les nourrissaient – furent annihilés inexorablement par un syndrome connu sous le nom de détergent blanc plus blanc que blanc.

Nous sommes au cœur du génocide. (…)

L’opposition contrôlée gangrène une grande partie des mouvements de la société civile.

En Amérique latine, par exemple, les fondations Ashoka et Avina qui financent la lutte contre les chimères génétiques sont elles-mêmes financées par Monsanto ou par les fondations de Bill Gates et de Rockefeller…

En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d’aliments « biologiques » ont été rachetés par les grands cartels de l’agro-alimentaire : Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc.

En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, derrière lequel se cache l’argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d’Evernat, d’Allos, de Tartex, d’Alter Eco… c’est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l’un des grands groupes Européens de l’agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une « chance » sur deux d’acheter un melon bio « Monsanto/Bayer/Syngenta » puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l’association Kokopelli est « certifiée » bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Veritas, l’un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Lire la suite

OGM et Monsanto_suivi

Le Conseil d’État a annulé jeudi 1er août l’interdiction sur le territoire français de cultiver du maïs transgénique Monsanto (maïs 810). La décision s’appuie sur la jurisprudence européenne dont « il ressort qu’une telle mesure ne peut être prise par un État membre qu’en cas d’urgence et en présence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement. Ce risque doit être constaté sur la base d’éléments nouveaux reposant sur des données scientifiques fiables».

Le maïs MON 810 offre une meilleure résistance aux insectes que les espèces naturelles. Mis sur le marché en 1998, il a été interdit par un premier arrêté en 2007. Le Conseil d’État avait déjà pris une décision similaire en 2011, retoquant pour les mêmes motifs la décision d’interdiction du ministère de l’agriculture. Un an plus tard le ministère publie un nouvel arrêté, aujourd’hui rejeté. Huit pays de l’Union européenne ont adopté des clauses de sauvegarde pour interdire la culture des OGM autorisés au niveau européen.

EELV n’a pas tardé à réagir dans un communiqué. Le parti se dit « consterné et scandalisé par cette décision, qui se fait au mépris de la santé humaine, de la santé animale et de l’environnement ». Et il rappelle que Monsanto avait annoncé le 17 juillet renoncer à toutes ses demandes d’homologations en cours dans l’Union européenne, faute de perspectives commerciales.

Par ailleurs, nous avons lue cette info à prendre avec des pincettes : Monsanto achète Academi (ex-Blackwater), la plus grande armée de mercenaires du monde.

C’est du moins ce que révèle un article de Jeremy Scahill pour le journal « The Nation » dans lequel il informe que la plus grande armée mercenaire de la planète, le « service » criminel d’intelligence Blackwater (connue sous le nom de Xe services et plus récemment sous celui d’Academi), a été vendu à la société transnationale Monsanto.

Pour les non anglicistes, le blogueur Ivan Villa a posté sur son blog à Mediapart une traduction d’un autre article en provenance d’Argentine.

http://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/310713/monsanto-achete-academi-ex-blackwater-la-plus-grande-armee-de-mercenaires-du-monde

La source en espagnol est ici, un site qui assure un suivi sur l’acoquinement (on est gentil) entre Monsanto et Bill Gates : http://www.matrizur.org/index.php?option=com_content&view=article&id=27500:monsanto-compra-blackwater-el-mayor-ejercito-mercenario-del-mundo&catid=52:contra-las-transnacionales-por-la-soberania-&Itemid=73

Il en est également question sur le site des moutons enragés : http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/30/monsanto-proprietaire-de-la-plus-grande-armee-privee-du-monde/

et celui d’Uranopole : http://uranopole.over-blog.com/article-le-capitalisme-tueur-119336778.html

Kokopelli et la guerre des graines

Quand le dernier arbre aura été abattu

Quand la dernière rivière aura été empoisonnée

Quand le dernier poisson aura été pêché …

Alors on saura que l’argent ne se mange pas !

                                                              Géronimo (1885)

 En complément à l’article précédent sur la manifestation contre Monsanto, nous revenons à cette « guerre des graines » menée par les lobbies semenciers. La présentation de l’Association Kokopelli qui suit était parue il y a un peu plus d’un an sous la plume de Jean-Marcel Bouguereau dans Le Nouvel Observateur. Les vidéos sont ajoutées par Sémaphores, ainsi que les dernières nouvelles du procès qui oppose depuis 2005 Kokopelli au semencier Graines Baumaux. (Kokopelli est implantée à Alès, dans le Gard)

Depuis 20 ans Kokopelli distribue gratuitement des semences potagères anciennes ou rares pour faire vivre la biodiversité agricole. Tout cela grâce à un réseau militant de producteurs, d’adhérents, de parrains et marraines qui permettent de maintenir une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés. En 2007, elle distribuait 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges et 50 d’aubergines ! Chaque année Kokopelli distribue gratuitement près de 200 colis de semences aux communautés rurales, associations ou ONG.

“Produire, offrir, échanger des semences, c’est un acte de résistance qui permet de favoriser la biodiversité cultivée, de préserver notre patrimoine génétique. C’est retrouver notre autonomie alimentaire en récoltant nos propres graines et en cessant d’acheter des graines chaque année. C’est entrer dans une dynamique d’échanges et de solidarité.“

Le bras de fer de la concurrence

En 2005 Kokopelli avait été attaquée par la société Graines Baumaux pour concurrence déloyale. Le verdict est tombé. Énorme événement largement passé inaperçu : le 12 Juillet, la Cour de Justice Européenne, désavouant Kokopelli, a estimé que l’Europe avait raison d’imposer l’obligation de ne commercialiser que des semences de légumes recensées dans des catalogues officiels. La Cour a estimé que l’objectif premier des lois européennes en vigueur « consiste à améliorer la productivité des cultures de légumes « . Comme si la Justice avait à se préoccuper des rendements !

Pourtant l’avocat général, Juliane Kokott, n’avait pas manqué d’affirmer que les règles relatives à l’admission des semences au Catalogue Officiel, qui en recense toutes les catégories qui veulent être commercialisées, n’ont “aucun rapport avec la santé des plantes“ et qu’il “appartient aux agriculteurs de décider des variétés qu’ils cultivent“. Mais surtout il estimait : « le fait que les agriculteurs soient cantonnés à des variétés admises réduit enfin la diversité génétique dans les champs Européens ».

Car c’est l’enjeu ! Non seulement la biodiversité est en cause mais la privatisation des semences de plus en plus aux mains des grands groupes industriels du type Monsanto. Un enjeu mondial : Marie-Christine Robin, auteur de l’excellent “Le monde selon Monsanto“ (éditions La Découverte), décrit le calvaire des paysans indiens qui se suicident en masse depuis l’introduction des semences OGM, ruinés d’être tenus obligés de racheter les semences à Monsanto après chaque récolte. Les variétés traditionnelles ont été interdites pour laisser la place aux seules compagnies semencières.

Parmi tant d’autres (mais pas encore assez nombreux) Alain Baraton, Jardinier en Chef des Jardins de Versailles, soutient l’association Kokopelli.

La vie en dictature

Vandana Shiva, féministe et adepte de Gandhi, parfois décrite comme le “José Bové en Sari“ dénonce sans relâche ce système qui en commençant par “breveter le vivant“ aboutit à privatiser tout un secteur et, dans le cas de l’Inde, à affamer des populations entières. A l’instar des brevets industriels, les entreprises réussissent à breveter un gène, c’est-à-dire une séquence de l’ADN d’une plante, qu’elles ont isolé ! Savez-vous qu’aux USA, dans les années 90, on a breveté des gènes humains ! Pour les végétaux, en Inde, cela a commencé par le Seed act qui, en 2004, risquait d’aboutir, selon Vandana Shiva, à une véritable dictature semencière.

En France depuis plusieurs décennies, la pratique des semences de ferme permettant aux agriculteurs de replanter leurs graines n’allait déjà plus de soi : ces semences étaient protégées par un Certificat d’obtention végétale (COV) – à savoir le droit de propriété des « obtenteurs » de l’espèce. Ressemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France.

Puis vint une proposition de loi UMP qui légalise les semences de ferme …à condition de verser une “rémunération“ aux titulaires des COV c’est à dire des entreprises de semenciers. Et enfin cette dernière décision de la cour de Justice européenne qui est un nouveau pas dans la marchandisation : après l’école, le corps et le trafic d’ovocytes et la vente d’organes, c’est la marchandisation de la nature qui est en jeu.

On comprend que Kokopelli se sente menacé et appelle à ce qu’on les soutienne, “car il n’est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité“.

Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu’elle transforme ses promesses en actes.

 

 

Nouvelles du procès KOKOPELLI c/ GRAINES BAUMAUX

De nombreuses fausses rumeurs circulent sur Internet concernant le procès qui nous oppose à la société GRAINES BAUMAUX. Nous souhaitons ici rétablir la vérité, par un bref rappel de l’historique de la procédure et la présentation de quelques éléments du débat judiciaire ainsi que des échéances à venir.

Historique du procès

C’est en décembre 2005 que la société GRAINES BAUMAUX a fait assigner l’association KOKOPELLI devant le Tribunal de Grande Instance de Nancy.

Par un jugement en date du 14 janvier 2008, celui-ci a condamné KOKOPELLI au paiement de 10.000 €uros de dommages-intérêts à la société GRAINES BAUMAUX, sur le fondement de la concurrence déloyale, caractérisée selon le tribunal par une « désorganisation du marché des graines de semences potagères anciennes et/ou de collection ».

L’association KOKOPELLI a fait appel de ce jugement.

Devant la Cour d’Appel de NANCY, KOKOPELLI a demandé à ce que la Cour de Justice de l’Union Européenne soit saisie d’une « question préjudicielle » relative à la validité de la législation européenne sur le commerce des semences. Par une Ordonnance du 4 février 2011, la Cour a fait droit à cette demande.

Le 19 janvier 2012, l’Avocat Général de la Cour de Justice de l’Union Européenne nous a donné entièrement raison et a conseillé à la Cour d’invalider certaines dispositions clé de la législation européenne sur le commerce des semences, celles visant en particulier à rendre obligatoire l’inscription de toutes les semences au Catalogue Officiel.

Malgré cela, le 12 juillet 2012, la Cour de Justice de l’Union Européenne a jugé que la législation européenne sur le commerce des semences ne présentait aucun élément de nature à affecter sa validité.

Depuis cette date, la procédure opposant l’association KOKOPELLI à la société GRAINES BAUMAUX a repris devant la Cour d’Appel de NANCY. Nous avons échangé de nouvelles conclusions écrites et en échangerons encore, dans le cadre du calendrier de procédure fixé par la Cour. L’audience de plaidoirie se tiendra le 21 octobre 2013.

Éléments du débat judiciaire

Sans considération des accusations de toutes sortes, extrêmement diffuses, qui sont portées par la société GRAINES BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI, notre adversaire nous reproche deux choses essentiellement :

– des agissements de concurrence déloyale, tirés, d’une part, de l’irrégularité alléguée des actes de vente réalisés par l’association au regard de ses statuts, et, d’autre part, de l’absence d’inscription des variétés commercialisées par l’association au Catalogue Officiel ;

– des actes de dénigrement et “ d’appel au boycott ”, en raison des lettres d’indignation reçues par M. BAUMAUX de la part de certains sympathisants de l’association KOKOPELLI.

La société GRAINES BAUMAUX réclame ainsi, sur ces deux fondements, la condamnation de l’association à lui payer une somme globale de 100.000 €uros à titre de dommages-intérêts, la cessation des activités de l’association, ainsi que divers frais de justice.

L’association KOKOPELLI, pour se défendre, présente divers arguments.

En premier lieu, nous justifions de la régularité de nos activités au regard de nos statuts et des règles générales régissant le fonctionnement des associations. Nous sommes, à ce titre, parfaitement en règle.

Deuxièmement, nous faisons un important rappel du champs d’application de la législation sur le commerce des semences, qui ne s’applique pas, à notre sens, à la vente de semences à des jardiniers amateurs, car ceux-ci ne font pas une “ exploitation commerciale ” de ces semences, ainsi que cela est prévu par les textes.

Enfin, nous demandons à la Cour de tenir compte des pratiques commerciales réelles des opérateurs sur le marché des semences. En effet, après un examen détaillé des catalogues commerciaux professionnels de la plupart des semenciers français (DUCRETTET, VOLTZ, AGROSEMENS, CLAUSE, VILMORIN), nous nous sommes aperçus que ceux-ci commercialisaient un grand nombre de variétés non inscrites ou bien interdites d’accès aux agriculteurs professionnels. Quant à la société GRAINES BAUMAUX elle-même, si en début de procédure son catalogue commercial comptait à peine plus d’une dizaine de variétés non inscrites, notre décompte actuel n’en dénombre pas moins de 58 ! Lire la suite

Silence sur Monsanto

Comme on pouvait s’en douter, la presse française (dans sa totalité) n’a pas relayé l’info concernant la manifestation du 25 mai contre Monsanto. Forcément, c’était plus payant médiatiquement de tendre les micros à la Barjot, à Civitas et aux identitaires Copé, Hortefeux et autres Collard.

Voici donc sur Sémaphores les seuls éléments récoltés. Nous les devons à un blogueur du journal Le Monde, qui répercutait à son tour l’info venant de RTL-Belgique. S’il s’est trouvé un voisin Belge pour parler du problème que Monsanto pose à toute la planète, ce n’était pas tant pour signaler le millier de manifestants réunis sur le parvis du Trocadéro malgré la pluie, mais surtout parce que cette manif (en réalité un sitting pacifique et festif) avait lieu en simultané dans plus de 40 pays. On peut tout de même savoir qu’en Belgique il y eu  80 arrestations, la manifestation n’était manifestement pas autorisée.

Certes, même militant, nul ne peut être de tous les combats. Mais de là à ne pas accorder quelques minutes à un danger qui s’avance à grand pas et nous menace tous, c’est aussi prendre le risque que certaines de nos autres luttes restent vaines tant elles sont liées entre elles. On connait généralement le nom de Monsanto comme celui d’un géant mondial des pesticides, des OGM et des semences. On sait moins que l’objectif affiché de la firme est une main mise planétaire sur le contenu futur de nos assiettes, un futur qui a déjà commencé, notamment au Parlement Européen. Le lobbying forcené qu’y exercent les firmes est à deux doigts de gagner la bataille qui rendra tous les agriculteurs dépendants de ces grandes sociétés de produits phytosanitaires et de semences.

Les agriculteurs seulement ?

Pas si sûr. Cultiver son jardin pourrait devenir un acte criminel, également au sein de L’Union Européenne ! Oui, avoir un potager pourrait bientôt devenir un acte répréhensible.

Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité (l’Agence européenne des variétés végétales). En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Source :http://www.rtl.be/info/vous/temoignage/1004911/cultiver-son-jardin-pourrait-devenir-un-acte-criminel

Deux films à voir sur Internet pour aller plus loin : Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau (1h50), et Le monde selon Monsanto (1h50 aussi_ diffusé deux fois sur Arte)

Et une excellente interview d’Éric Séralini sur le site de La Provence. Pour rappel, Séralini est le chercheur qui a mis en évidence le danger des OGM pour la santé. Ses recherches se poursuivent malgré les bâtons dans les roues. Ici il n’hésite pas à parler du réseau mafieux des OGM et doit prochainement intervenir au parlement européen.

http://www.laprovence.com/article/actualites/2372541/gilles-eric-seralini-le-reseau-mafieux-des-ogm.html