Pas d’Ayraultport_le suivi

« Manifestation d’ampleur » mais « violences en fin de cortège »… même Mediapart joue d’ambiguïté en laissant entendre dans son titre que les violences et les dégâts commis en fin de journée seraient dus aux partis, syndicats, associations et simples citoyens qui avaient préparé cette manifestation de longue date.

Le maire de Nantes va porter plainte contre X… Grand bien lui fasse. Mais rappelons à ce monsieur que dire X pour désigner le voyou ou l’agresseur, c’est quand on ne connaît pas son visage, un peu comme quand Hollande parle de son ennemie la finance. Car les casseurs qui ont effectivement profité de cette journée d’action pour venir commettre leurs exactions ne venaient que pour ça et ne faisaient pas partie de la manif. Et si certains veulent connaître leurs visages, qu’ils se renseignent auprès de l’hidalgo Manuel Valls qui aura pourtant fait tout ce qu’il pouvait pour saboter la journée.  Vieux classique connu depuis le temps de Pasqua, en quelque sorte… une tradition de l’Intérieur.

Sinon il y avait plusieurs manières de rendre compte de la journée. Par exemple la manière des journaux télévisés, ici vu par Ouest-France.


Manif nddl par OuestFranceFR

Ou bien mettre l’accent sur la violence, ce qu’a fait entre autres Mediapart avec ce reportage-montage réalisé par « Photographes. nantais.info ». Chapeau les mecs, c’est nickel, on ne peut que saluer votre réactivité pour nous avoir donné aussi vite ce document, même si on le sent un peu… (télé-)commandé. Voir et Lire la suite

le fil d’actu sémaphorien_janvier2014_ n°4

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Notre-Dame-des-Landes_le suivi

Les économistes Geneviève Azam, Jean Gadrey et Susan George, ainsi que Jacques Bankir, ancien dirigeant de compagnies aériennes, Arnaud Gossement, avocat, Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, et Patrick Warin, consultant, demandent « instamment » au gouvernement « de ne pas engager les travaux prévus par les arrêtés préfectoraux » publiés en décembre dernier.

Personne ne peut croire que cela se fera dans le calme sur le terrain. Aussi, avant que l’irréversible ne se produise, nous en appelons à l’opinion publique et à la plus haute autorité́ de l’État, car ce dossier est symptomatique de toute une série de graves dysfonctionnements qui ne peuvent être passés sous silence.

http://blogs.mediapart.fr/edition/notre-dame-des-landes-du-bocage-au-blocage/article/230114/notre-dame-des-landes-il-faut-que-la-raison-l-emporte

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Cinéma Pagnol d’Aigues Mortes_le suivi

C’était sur Radio système le 8 janvier. Un bon rappel pour ceux qui auraient manqué des épisodes.

Le pot de terre contre le pot de fer ! Le cinéma associatif contre le géant du divertissement Culturespaces ! C’est le combat que mènent depuis plusieurs mois des citoyens du collectif  » écran Noir  » – entretien avec Isabelle Secrétan, Frédéric Vallat , Sodol Colombini au micro de Christian « Carrefour des résistances ».

 

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De Bricq et de brocs

Attention : L’UE est en train d’accepter les tribunaux d’arbitrage entre États et firmes à l’occasion des négociations en cours sur le grand marché transatlantique. (voir article dans ces mêmes pages).

Le 29 mai 2013, l’Assemblée nationale avait pourtant demandé « que soit exclu du mandat le recours à un mécanisme spécifique de règlement des différends entre les investisseurs et les États pour préserver le droit souverain des États ».

Cela n’a pas empêché la ministre française Nicole Bricq de saluer l’initiative de la Commission Européenne, attestant ainsi que les votes du Parlement français n’ont aucune valeur pour elle. Ce comportement a un nom, ça s’appelle forfaiture.

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Sepa la joie, Sepa cool et Sepa clair

L’UFC, dans un souci d’informer des moutons déjà bien tondus, a repéré un loup déguisé qui se fait appeler SEPA, du nom du règlement européen qui vise à simplifier les autorisations de prélèvements.

Vous en avez forcément entendu parler ; les journaux, votre banque, votre fournisseur d’accès, tout le monde s’y est mis. L’objectif : créer un marché unique des paiements sur l’ensemble de la zone SEPA qui comprend 31 pays européens. Mais voici le loup à surveiller :

Jusqu’à présent, pour autoriser vos prélèvements automatiques vous deviez signer une autorisation et une copie était envoyée à votre banque. L’Europe a décidé de simplifier tout ça. Dorénavant, vous signez une autorisation au fournisseur et c’est tout. La banque prélève votre abonnement sur votre compte sans savoir de votre bouche si vous nous avez bien autorisés à le faire.

Le risque signalé par l’UFC est évident : « on risque de voir les fraudes augmenter avec la fabrication de faux mandats de prélèvements » explique-t-on. « Les banques auront néanmoins l’obligation de vous rembourser sous dix jours si jamais vous êtes prélevés à tort. » Encore faut-il s’en apercevoir dans un délai de huit semaines, sinon on est marron.

Restons dans la couleur, au moins le temps d’apprendre que votre banque est déjà dans le rouge si elle ne vous a pas parlé des listes blanches et des listes noires, alors qu’elle a l’obligation de le faire.

En effet, pour éviter les fraudes, il est possible d’établir auprès de votre banque une liste blanche qui comprendra les fournisseurs autorisés à prélever sur votre compte, et une liste noire qui regroupera les fournisseurs dont vous ne voulez pas entendre parler.

Le constat de l’UFC est saisissant : « sur les 331 agences visitées par nos enquêteurs sur 40 départements, seulement 2,6% affichaient des informations sur le SEPA, et 8% mettaient des brochures sur ce sujet en libre-service. Sur internet, seuls 25,6% des sites bancaires mentionnent le SEPA pour les particuliers, et 3% évoquent le sujet capital des «listes noires» et «listes blanches» ! Dans les brochures tarifaires, cette absence est tout aussi criante : 2 banques sur 129 mentionnent l’existence de ces listes ! ».

À bon entendeur…

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Pas censuré mais presque

Jeudi 16 janvier à 0h15 (bonjour l’horaire pour ceux qui doivent se coucher tôt) France 5 diffusait le documentaire « Salariés sans frontières » sur les travailleurs frontaliers des régions limitrophes du Luxembourg. Le réalisateur Gilles Balbastre y raconte l’histoire de ces salariés européens français, allemands, belges, qui vont au Luxembourg pour travailler, particulièrement dans des zones de forte désindustrialisation.

Faut croire que le sujet doit en titiller quelques-uns, puisque la chaîne (rappelons qu’elle appartient au service public) n’avait programmé aucun replay du documentaire. Il a fallu que râlent quelques internautes déçus pour que France 5 mette finalement le replay du documentaire en ligne. Il y sera encore visible jusqu’à vendredi matin.

Entretemps, il y a eu un appel de Gilles Balbastre pour inviter à visionner sur Internet ce documentaire qui a failli par ailleurs passer complètement à la trappe. Il y a des sujets qui ne sont pas bienvenus dans la situation actuelle. Si ce docu ne fonctionnait pas correctement dans nos pages, suivez le lien « Salariés sans frontières » sur YouTube où il est entièrement disponible.

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