le fil du 31 mars

Nous sommes 344.840 Insoumis

le 30/03/2017 à 16 h 15

Sondages. Mélenchon gagne en popularité

L’image du candidat, donné quatrième, est en nette progression.

Actuellement estimé à 14 % d’intention de vote par la plupart des instituts de sondage, et donné systématiquement devant Benoît Hamon au premier tour, Jean-Luc Mélenchon bénéficie d’une image de plus en plus appréciée, selon une étude Odoxa. Depuis un débat où il a marqué les esprits, le candidat de la France insoumise soutenu par le PCF a vu sa cote de confiance monter à 40 %, ce qui le place pour la première fois à la deuxième place du classement, derrière Emmanuel Macron. 38 % des sondés s’estiment surpris « en bien » par Mélenchon, qui, non content d’être le candidat de gauche le mieux placé, gagne aussi 12 points chez les sympathisants de droite, 9 points chez ceux du FN et 8 points chez les « sans proximité partisane ». Placé devant Fillon en termes de confiance et de sympathie, Mélenchon ne l’a toutefois pas encore doublé au niveau des intentions de vote. Il est également donné par Odoxa comme étant celui qui réussit la plus belle campagne, juste derrière Emmanuel Macron, toujours favori.

La cote de Mélenchon bondit de 19 points à 47%, selon le baromètre Kantar Sofres

30 mars 2017 Par Agence Reuters (https://www.mediapart.fr/)

Jean-Luc Mélenchon, avec un bond de 19 points, se hisse en tête du classement des personnalités que les Français aimeraient voir jouer un rôle important à l’avenir, selon le baromètre Kantar Sofres-OnePoint à paraître vendredi dans Le Figaro Magazine.

Selon cette enquête mensuelle, le candidat de La France insoumise est plébiscité par 47% des sondés, contre 41% pour le fondateur d’En Marche!, Emmanuel Macron, en hausse d’un point, et le candidat socialiste, Benoît Hamon, à 36% (+ 6 points).

Fragilisé par ses démêlés judiciaires, le candidat de la droite, François Fillon, perd huit points à 18% et se classe à la 16e place. La candidate du Front national Marine Le Pen recule d’un point, à 24%, en sixième position.

Le sondage a été réalisé du 23 au 27 mars auprès d’un échantillon de 977 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile par des enquêteurs.

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Amusant et pas con du tout

Jeudi dernier, le site Merci Alfred lançait la contre-élection : une expérience qui proposait une simulation d’élection présidentielle avec un autre mode de scrutin – le vote alternatif.

Très rapidement, il s’est passé un truc génial : la plateforme a été énormément relayée par les médias (Le Point, France 24, Glamour, Maddyness, Numérama, Mashable, Les Echos Start…), et sur les réseaux sociaux… Au final, il y a eu plus de 45 000 participants – et on peut vous dire qu’on n’en espérait pas tant.

Pour autant, cette contre-élection ne doit pas être considérée comme un vrai sondage : même si 45 000 votants, c’est énorme, les personnes mobilisées sur la plateforme étaient surtout des jeunes, urbains, actifs sur les réseaux… c’est à dire un échantillon pas forcément représentatif de la population française. L’idée était surtout de mettre en avant une autre manière de réfléchir à l’élection, et aussi une autre façon, pour chacun des participants, de réfléchir à son propre vote.

Ceci étant dit, voici donc le résultat que vous attendez tous :

Il a été élu au 10ème décompte avec 29.983 votes

soit 65,63 % des voix enregistrées sur le site lacontrelection.com
entre le jeudi 23 mars et le mercredi 29 mars 2017 à 20h.

Comment est-on arrivé à ces résultats ?
Pour rappel, la contre-élection utilise le principe du “vote alternatif”. Le principe, c’est que les électeurs ne votent qu’une fois, en classant tous les candidats par ordre de préférence. Au moment du dépouillement, on élimine le candidat ayant obtenu le moins de voix… puis on reporte ses voix vers le 2e choix des électeurs qui avaient voté pour lui. Et on recommence le processus jusqu’à ce qu’un candidat obtienne la majorité absolue. (Si besoin, on avait tout expliqué ici).

Mais pour mieux comprendre, voir le détail des votes commenté round par round :

http://www.mercialfred.com/lifestyle/contre-election-resultats

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Jacques Généreux – Boursorama

Ou comment un économiste humaniste parvient à développer ses idées sous la condescendance et le mépris d’un pseudo-journaliste pro-Macron hostile à tout changement de paradigme

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Une nouvelle donne en 2017, c’est possible avec Jean-Luc Mélenchon !

«Nous, cofondateurs, militants ou responsables de Nouvelle Donne, passés ou présents, choisissons de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle». Leur soutien n’est pas pour autant «un blanc seing à Jean-Luc Mélenchon mais une volonté de s’inscrire au sein d’une dynamique collective pour y contribuer».

  • A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, tergiverser n’est plus possible. Nous, cofondateurs, militants ou responsables de Nouvelle Donne, passés ou présents, choisissons de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle pour amplifier la dynamique impulsée par la France Insoumise pour qu’en 2017 renaisse l’espoir. Dans cette France Insoumise, qui depuis son lancement associe au plus près les citoyens, nous retrouvons l’énergie et la conviction présentes aux débuts de Nouvelle Donne.

Chaque jour, partout, à la télé, dans les journaux, Emmanuel Macron nous est présenté comme le vainqueur inéluctable, l’horizon indépassable, le seul choix raisonnable possible face au pire (reprenant ainsi la place encore chaude occupée il y a peu par Alain Juppé). En somme, il nous faudrait choisir un mal pour éviter le pire. Mais comment croire que celui qui s’inscrit dans la droite ligne de décennies de dérégulation, de nivellement par le bas des politiques sociales, économiques et écologiques, puisse, avec des recettes qui partout ont échoué, redresser la barre face à la tempête qui s’annonce ?

Du côté du PS, Benoit Hamon, dont les qualités sont réelles, se retrouve aujourd’hui victime de l’une des plus anciennes traditions de son parti : la trahison. Trahison de la parole donnée, trahison des engagements. C’était habituellement après les élections que le PS trahissait. Aujourd’hui le PS innove, c’est avant le scrutin qu’il trahit ouvertement son candidat.

Cela fait 15 ans que le chiffon rouge du vote utile est agité à chaque élection et que malgré cela le Front national progresse partout. Tous ceux qui en décembre 2015 en ont fait l’expérience aux Régionales, s’en souviennent amèrement. Il faut toutefois reconnaître que dans la situation actuelle, seul un rassemblement large peut permettre une présence de la gauche au deuxième tour de l’élection présidentielle. C’est ce rassemblement au côté de Jean-Luc Mélenchon que nous appelons de nos vœux qui nous motive aujourd’hui à lui apporter notre concours. Mais pas seulement. Côté programmatique qu’il s’agisse de la réduction du temps de travail pour lutter contre le chômage de masse, d’un plan audacieux de grands travaux pour engager la conversion écologique de notre économie ou de la refondation nécessaire de nos institutions pour s’assurer d’un fonctionnement vraiment démocratique de notre République, Jean-Luc Mélenchon rend, avec le talent qui le caractérise, accessibles et pleines de sens nombre de propositions que nous étions bien peu à porter il y a encore 3 ans.

Notre soutien n’est pas un blanc seing à Jean-Luc Mélenchon mais une volonté de s’inscrire au sein d’une dynamique collective pour y contribuer. A quatre semaines du premier tour, tout est encore possible. Nous savons bien que tout se joue dans les derniers jours, alors encore plus aujourd’hui, chacun de nous peut être acteur pour que 2017 soit le premier jour d’un avenir en commun désirable !

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Le capitalisme expliqué par Albert Einstein

Extrait de Pourquoi le socialisme ?, article d’Albert Einstein paru en 1949 dans la Monthly Review.
Texte original : http://monthlyreview.org/2009/05/01/w…

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***QUELQUES LIENS UTILES***
– Banques en exil : un quart des bénéfices des banques européennes dans les paradis fiscaux : https://www.oxfam.org/fr/salle-de-pre…
– «Rendez l’argent !», le rapport d’ATTAC : https://france.attac.org/nos-publicat…
– Le Brexit officiellement enclenché : http://www.lepoint.fr/monde/brexit-d-…
– Note de blog de Jean-Luc Mélenchon sur le débat de France 2 : http://melenchon.fr/2017/03/28/contre…
– Le communiqué du CSA sur le débat de France 2 : http://www.csa.fr/Espace-Presse/Commu…
– Le site du camion et des caravanes « au tour du peuple » : https://autourdupeuple.jlm2017.fr
– Le site pour faire votre procuration : https://procurations.jlm2017.fr
– Le « Mélenphone » : https://melenphone.fr
– Le Discord insoumis : http://discord.insoumis.online

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Non Monsieur Macron !

Monsieur Macron, votre société idéale n’est pas la nôtre !

Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités et l’environnement dégradé.

Avec sa loi, le ministre de l’économie veut ramener la France au XIXe siècle. Si nous aimons lire Zola et Dickens, nous voulons aujourd’hui vivre pleinement dans une France du XXIe siècle, où chacun trouve sa place, où personne n’est oublié.

Vous avez peut-être vu passer des sondages qui prétendent que les Français soutiennent le projet de loi Macron. Que leur a-t-on dit de ce projet ? Il y a bien sûr quelques mesures d’intérêt général. Mais quelle est la forêt qui se cache derrière ces petits arbustes ? Quel est le projet de société dessiné par la Loi Macron ? Une société où les enfants doivent rêver d’être milliardaire quand les travailleurs sont exploités, l’environnement dégradé et dans laquelle le labeur de chacun ne bénéficie qu’aux grands trusts.

Bien sûr, ce projet n’est pas affiché. Il faut creuser sérieusement, et additionner toutes les mesurettes de ce catalogue, pour voir toute la noirceur de l’avenir que nous façonne M. Macron.

Les articles 27 à 29 rabotent les normes environnementales. Les conséquences sont connues : à chaque désastre écologique, l’État, donc chacun de nous, paiera de sa poche les dégâts. Le gouvernement en profite aussi, via un amendement, pour décider du projet de trente milliards d’euros d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure !

L’article 49 prévoit de récidiver, en matière de vente au privé, avec les aéroports de Nice et de Lyon et ainsi de brader un peu plus les infrastructures publiques que nous avons tous financées. S’il y a des acheteurs, c’est que c’est rentable. Si c’est rentable, pourquoi vendre ?

Les articles 71 à 82 créent le travail en soirée pour moins payer les salariés, et permettent aux commerces d’ouvrir le dimanche. Le dimanche, les Français n’auront pas plus d’argent à dépenser que les autres jours. Les seuls effets prévisibles sont la mort des petits commerces et un rythme de vie intenable pour les salariés qui travailleront. Qui gardera les enfants de ceux contraints d’accepter de travailler le dimanche ? Comment vivront les associations et les clubs sportifs quand leurs membres seront dans les magasins pour travailler ? La loi prévoit que seuls les volontaires seront concernés. Les salariés, et notamment les femmes, ne sont pas en position de dire non à leur employeur, quand la menace du licenciement est aussi forte qu’aujourd’hui.

Le Président François Hollande est à nouveau en flagrant délit de mensonge. Il déclarait durant sa campagne : «Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai !»

Les articles 98 à 106 visent à faciliter les licenciements collectifs en affaiblissant la protection des salariés. Ils s’attaquent à l’Inspection du travail et aux prud’hommes et vident de leur sens les «Plans de sauvegarde de l’emploi».

Depuis la suppression de l’autorisation administrative des licenciements en 1986, aucun emploi n’a été créé par la facilitation des licenciements. Les progrès technologiques permettent de produire avec moins de travail humain. Nous devrions nous en réjouir et permettre à chacun de travailler moins, au lieu de pousser chaque jour des chômeurs à chercher des postes qui n’existent pas.

Toutes les prétendues solutions du ministre de l’économie ont déjà fait la preuve de leur échec. Nous nous opposons au projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Nous espérons que les Français ouvriront les yeux devant ses vrais enjeux.

La seule croissance que M. Macron nous promet, c’est celle du nombre de chômeurs.

La seule activité que M. Macron nous promet, c’est de nous épuiser la nuit et le week-end.

La seule égalité des chances économiques que M. Macron nous promet, c’est celle d’être soumis au monde de la finance.

Non vraiment Monsieur Macron, la société que vous préparez n’est pas la nôtre.

17 Février 2015  Isabelle ATTARD Députée Nouvelle Donne

Signataires : Clémentine Autain (porte-parole d’Ensemble ! pour une alternative écologique et solidaire à gauche), Marie-George Buffet (députée, Parti communiste français), Jacqueline Fraysse (députée, groupe Gauche démocrate et républicaine), Caroline de Haas (Egaé, d’égal à égale), Anne Le Strat (co-porte-parole du mouvement Utopia), Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises de l’écosocialisme, Parti de gauche), Michèle Rivasi (députée européenne, EELV)

 

 

Le pouvoir nous prend pour des couillons

Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) : «Le pouvoir nous prend pour des couillons»

Nouvelle Donne revendique douze mille adhérents. Son créateur, Pierre Larrouturou, aujourd’hui co-président du mouvement, était l’invité d’Objections sur Mediapart.

Il écarte toute alliance avec le PS mais lance une invitation au Front de gauche et à Europe Écologie : «Prenons six mois pour construire un projet.»

 « Avec Stéphane Hessel, explique-t-il d’emblée, on est allés à Europe Écologie, après avoir quitté le PS, parce qu’on pensait qu’Europe Écologie allait avoir un autre rapport à la politique, permettre au citoyen de s’exprimer, et on a été déçus. Si on a créé Nouvelle Donne, c’est qu’on a l’impression qu’il y a besoin de quelque chose de vraiment nouveau. »


Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) : « Le… par Mediapart

« Pour nous, la vie politique ne se réduit pas aux élections. Dans les six mois, on va lancer une grande campagne, une bataille culturelle expliquant comment on peut sortir du chômage et de la précarité. On pense que si les libéraux sont arrivés au pouvoir c’est d’abord qu’ils avaient gagné une bataille culturelle. Et donc nous, puisque l’UMP et le PS ont tout fait pour faire croire que le progrès social est impossible, on va publier cent mille exemplaires d’un petit bouquin que tout le monde pourra lire en un week-end. On va former nos douze mille adhérents. L’essentiel pour nous, c’est de montrer que “pour de vrai” on peut sortir du chômage, de la précarité, que “pour de vrai” on peut changer l’Europe. Mais en même temps, on ne va pas faire une croix sur les départementales, et je crois qu’il y a cinquante endroits où il y a des candidats de Nouvelle Donne, parfois tout seuls, parfois avec des alliances, comme à Grenoble. »

« Avec qui ? demande Mediapart. Vous pourriez envisager d’avoir des alliances locales avec le PS ? »

La réponse est un réquisitoire : « Non, je pense que non. On a des amis au PS, mais la démocratie a besoin de clarté . Aujourd’hui s’allier avec le PS n’a pas de sens (…) Le PS n’apporte plus rien, et il aggrave les problèmes. Tout ce qui est fait depuis deux ans, ou presque tout, est dramatique. Je suis allé quinze fois à l’Élysée, et quinze fois à Matignon, et c’est juste honteux… Ils le savent que ça ne peut pas marcher ! On nous prend pour des couillons ! On a l’impression que ce gouvernement s’écrase devant les lobbies. »

« Dès lors avec qui s’allier ? » interroge Mediapart.

« On n’est pas dans un système d’alliance, objecte Pierre Larrouturou. Il faut d’abord faire connaître nos idées. Jean Jaurès disait que la politique, c’est des idées simples qu’on répète simplement jusqu’à ce que tout le monde comprenne que ça peut marcher. Il faut user le doute comme on fatigue la salade. Si on continue à compter sur le PS et sur l’UMP pour sortir de la crise, on va à la catastrophe. »

 

Remue-méninges en cours…

mis à jour mercredi 27 août

C’est l’heure des universités d’été et autres remue-méninges des partis. L’occasion de donner des nouvelles de ceux qui se bougent pour autre chose que des strapontins et des portefeuilles. (Discours de JL Mélenchon pour le Parti de Gauche, suivi d’une interview d’Eva Joly pour EE-LV, suivi de Pierre Larrouturou pour Nouvelle Donne)

Discours de clôture du Remue-Méninges 2014


« 2017 sera une insurrection ! » – J-L Mélenchon… par lepartidegauche

extrait de l’interview publiée dans le Dauphiné Libéré le jeudi 21 août 2014

Le Dauphiné – Le Front de gauche est-il mort ?

« Le Front de gauche a été un acteur majeur de la dernière présidentielle, donc un tel acquis ne doit pas être dilapidé. Mais le Front de gauche souffre actuellement de n’être qu’un cartel, sans participation populaire. Vous savez, le système actuel n’a pas peur de la gauche, mais il a peur du peuple. Le Front de gauche doit cesser ses palabres entre dirigeants et se tourner vraiment vers le peuple, et le fédérer. Il y arrivera sur des perspectives fortes de rupture avec le système. Il faut trouver les moyens d’en finir avec la monarchie républicaine. Il faut mettre en route la VIe République et la Constituante, cette assemblée dont le travail sera de réorganiser tous les pouvoirs, avec le peuple. »

Le Dauphiné – Un exemple d’action de cette Constituante ?

« Donner aux électeurs la possibilité d’un référendum révocatoire qui leur permettrait de décider si tel ou tel élu peut rester en place. Cela existe au Venezuela ou aux États-Unis. En France, ce serait une vraie bombe contre le système actuel. Et la politique en serait changée du tout au tout.

Le Dauphiné – Il y a quelque temps, vous tendiez la main aux écologistes en citant l’exemple des municipales à Grenoble.

« Ce qui s’est passé à Grenoble est une anticipation qui me fait rêver. L’anticipation d’une gauche sortie des clous de la traditionnelle alliance avec le PS, d’une gauche inventive, d’une gauche fière d’innover et de proposer autre chose. On ne doit pas voir ce qui s’est passé à Grenoble comme une simple péripétie locale. C’est un sentiment qui monte au sein des militants écologistes, je crois. »

La primaire de l’espoir, l’autre primaire de la gauche

Eva JOLY députée européenne Europe Écologie et Julien BAYOU conseiller régional Île-de-France EE-LV 22 août 2014 à 07:42

Et si au lieu d’être obsédés par le socialisme gouvernemental, nous tentions d’ouvrir un autre chemin pour 2017 ? Selon Eva Joly, ancienne candidate à l’élection présidentielle et Julien Bayou, conseiller régional Île-de-France, une alliance politique est nécessaire pour trouver les voies de la confiance populaire.

Mettons les pieds dans le plat. Le progrès écologique et social est en panne. Si la politique conduite par le gouvernement est à ce point éloignée des aspirations de millions d’électeurs écologistes et de gauche, ce n’est pas par hasard. Cette situation est le fruit de la faiblesse et de la division des forces qui réclament une autre politique. Certes, la détermination de François Hollande et de Manuel Valls est grande. Mais elle n’explique pas tout. Le plus déterminant à nos yeux, c’est la responsabilité de celles et ceux qui, réclamant une autre politique, sont incapables de peser politiquement sur le cours des choses. Revenons sur la période écoulée. Deux stratégies étaient possibles : la participation pour faire bouger les choses de l’intérieur (celle que EE-LV a menée en vain), la critique de l’extérieur (celle notamment du Front de gauche). L’une et l’autre ont montré leur limite, échouant à peser réellement sur le quinquennat. Pourtant celles et ceux qui veulent une autre politique ne sont pas condamnés à être minoritaires

En 2017, une candidature pour l’emporter

La vérité, c’est que les forces qui réclament une autre politique sont sidérées par le Parti socialiste. Soient elles s’y rallient, soient elles le fustigent, mais toujours elles en font le centre de leur stratégie politique. Et si au lieu d’être obsédés par le socialisme gouvernemental, nous tentions d’ouvrir un autre chemin pour 2017 ? Lire la suite