Tu le veux à quoi, ton cancer ?

C’est un très long article, très documenté comme tout ce que fait Olivier Berruyer que nous ne présentons plus dans ces pages… Le Canard Enchaîné en a parlé aussi, mais on ne peut pas dire que l’info ait fait grand bruit.

Des échanges de mails révèlent comment l’industrie chimique a torpillé l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Un récit perturbant…

Ce n’est plus du lobbying, c’est de l’art… A Bruxelles, l’industrie chimique a réussi à saboter l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l’on retrouve partout, dans les plastiques, les tapis, les dentifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d’être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

perturbateurs-endocriniens-salle-de-bainsAvec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l’échéance d’au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en anglais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuilleton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, co-auteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets…

Tous les détails sont ici : http://www.les-crises.fr/lhistoire-secrete-dune-victoire-des-lobbies-a-bruxelles-contre-la-sante-publique/

et https://www.facebook.com/les.crises/

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Oh my gode !

De l’art ou du cochon ?

Il aura été impossible d’y échapper et la langue française s’est enrichie d’une assertion supplémentaire au mot “plug”, que la plupart des français informatisés ne connaissaient guère que par l’expression “plug and play”. Mais certains n’ont plus eu envie de jouer, il est des érections qui ne font pas bander tout le monde, l’artiste Paul McCarthy vient de le vérifier à ses dépends.

Faut dire que ses défenseurs n’ont guère été à la hauteur en voulant nous présenter ce qui était à l’évidence un plug anal en simple sapin qui devrait même faire plaisir aux enfants de la place Vendôme à l’approche de Noël. C’est vrai qu’il aurait pourtant pu nous évoquer un Sapin…

Ou nous rappeler avec plus d’humour à ceci :

Mais, mise à part la couleur, il s’approchait par trop de ceci pour prendre les gens pour des imbéciles :

Alors, bien sûr, les cultureux défenseurs de l’œuvre ont tenté de nier l’intentionnalité de l’artiste. L’art doit déranger, l’artiste doit être un provocateur… Que n’a-t-on pas entendu, comme à chaque fois qu’une œuvre vient nous bousculer ?

En 2008, l’exposition de l’art aux influences pop, kitsch et avant-gardistes de Jeff Koons a hérissé le poil de plusieurs amoureux de Versailles. « Le château de Versailles est unique. Nous ne voulons pas que Jeff Koons utilise l’environnement et la beauté de l’art classique du château de Versailles pour vendre son non-art », avaient indiqué à l’époque les membres du Collectif de défense du patrimoine de Versailles. Sans succès, puisque l’exposition, qui contenait notamment un homard géant en aluminium suspendu au plafond d’un des salons Louis XIV a été prolongée.

Le JDD y a consacré une page de rappel : http://www.lejdd.fr/Culture/Avant-Tree-de-Paul-McCarthy-six-oeuvres-d-art-contemporain-qui-ont-defraye-la-chronique-694986

Reste que ce sont bien les limites de l’art et la valeur artistique d’une œuvre qui posent le problème. Ne voir dans le plug anal de Mc Carthy qu’une obscénité juste propre à faire hérisser le poil des adhérents de « la manif pour tous » revient toujours à occulter le vrai problème de l’art, celui de ses accointances avec l’idéologie capitaliste. Dans nos sociétés où il est de bon ton de subventionner (pour combien de temps encore ?) la culture sous prétexte qu’elle ne serait pas rentable, qui fait vraiment le compte de ce qu’elle génère comme masse d’argent ? Sans parler des œuvres « classiques » qui atteignent parfois des sommes astronomiques, comment expliquer, par exemple, que l’œuvre ci-après du même Mc Carthy ait pu atteindre 4 562 500 $ en 2011 !?

Dans l’émission de Daniel Mermet Là-bas si j’y suis, enregistrée lors de la FIAC 2013, Frank Lepage en rajoute une couche : « Qu’est-ce qu’il faut pour avoir un marché de l’art? Trois choses : des millionnaires, des œuvres à profusion, et puis une institution. Il faut de l’argent public, une institution qui garantisse la valeur de ces œuvres, qui se porte garant. Ce qui fait que François Pinault, il ne va pas mettre 80 000 euros sur deux bouts de moquette s’il n’est pas certain que l’État est là derrière pour garantir ses bouts de moquette, il n’est pas idiot« .


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Article à signaler : http://laplumedaliocha.wordpress.com/2014/10/20/a-lere-du-rien/

Ainsi que celui d’Olivier Berruyer à qui nous empruntons quelques photos des œuvres de Mc Carthy. Que ceux qui veulent en voir d’autres se rendent ici : http://www.les-crises.fr/godemiche-vendome/

Euh… c’est pas un peu obsessionnel, tout ça ? Mais non, puisqu’on vous dit que c’est de l’art, bande de cochons !

Quand les flics américains se déchaînent

Les émeutes se poursuivent à Ferguson depuis le meurtre du jeune Michael Brown par la police. Quatre balles dans le bras et deux dans la tête… Beau carton, messieurs ! Peut-on préciser que le jeune n’était pas armé ?

Et vous trouvez que ça ressemble à de simples officiers de police ?

Nous devons à Olivier Berruyer d’avoir repéré le billet de Paul Craig Roberts, économiste et journaliste américain qui fut sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, et également rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Une vision assez décapante de la situation des Afro-Américains en général…

Les agents de police, gardiens de sécurité ou milices autoproclamées de vigilance ont entraîné au moins 313 exécutions extrajudiciaires d’Afro-Américains en 2012, selon  une étude récente. Cela signifie qu’une personne noire a été tuée par un agent de sécurité toutes les 28 heures. Le rapport note qu’il est possible que le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé.

L’édifiante étude est ici (fichier PDF en anglais)

Notre source en français est ici : http://www.les-crises.fr/les-flics-se-dechainent/

Hommage des étudiants de l’université Howard à Michael Brown, une université réservée exclusivement aux Noirs. C’est aussi l’Amérique d’Obama.

Cette photo n’est pas extraite du dernier film de Spielberg. C’est la tenue officielle de la police anti émeute. Robocop n’est plus très loin.


spéciale Ukraine

Ndlr : L’entretien puis le document qui suivent n’ont pas pour vocation de désigner quiconque à la vindicte. Poutine n’est pas Staline, et il nous plait de considérer la Russie comme un pays partenaire, bien davantage que ne le seraient les forces de l’Empire et celles qui s’alignent derrière l’OTAN. Sémaphores a déjà présenté Olivier Berruyer pour sa vision claire et son analyse des crises (politiques, économiques, écologiques…). Les quelques rappels historiques qu’il apporte ici à la compréhension du problème ukrainien nous ont semblé bienvenus dans le flot d’info/intox sur le sujet. Quant à la deuxième vidéo (désolé pour sa mauvaise qualité d’image), elle revient sur une période parmi les plus sombres de l’histoire ukrainienne, l’Holodomor, peu traitée et documentée auprès du grand public, mais de quoi comprendre la farouche détermination des ukrainiens descendants des survivants de cette période à ne plus vivre sous la domination russe.

Une heure avec Olivier Berruyer pour parler autrement de l’Ukraine…

Holodomor

Le mot Holodomor (« extermination par la famine ») est employé pour la grande famine d’Ukraine des années 1930, qui reste une des plus sombres heures du stalinisme, avec un bilan qui se compte en millions de morts.

Fin 2006, l’Ukraine a officiellement qualifié l’Holodomor de génocide. Le caractère génocidaire de cette famine est cependant contesté par la Russie, qui argue notamment que l’Ukraine n’a pas été la seule république touchée. Le parlement européen a reconnu en 2008 l’Holodomor comme un crime contre l’humanité, jugeant qu’il s’agissait d’une famine provoquée et d’un « crime contre le peuple ukrainien et contre l’humanité ».