premier fil d’actu sémaphorien de l’année

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« Puisque l’argent public est rare, il doit être bien utilisé, et nous pensons aujourd’hui qu’il peut être mieux utilisé que pour faire un nouvel aéroport alors qu’il en existe déjà un »

Parlant du projet à Notre-Dame-des-Landes qu’il trouve inutilement dispendieux, c’est ce qu’a déclaré Pascal Canfin le 2 janvier sur Europe1. Le ministre délégué au Développement rappelle ainsi le soutien « très clair » d’Europe écologie-Les Verts « à tous ceux qui s’opposent aujourd’hui à la construction de cet aéroport ».

Une grande manifestation d’opposants au projet est également prévue à Nantes le 22 février.

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Offrir une paire de couilles à Hollande pour Noël 

Bon, d’accord, c’était moche, sexiste, vulgaire, irrespectueux et même pas drôle, mais Politis a choisi d’en parler, Rue 89 aussi, et Sémaphores s’en voudrait d’avoir raté cette perle !

La dernière campagne des « Jeunes écolos d’Île-de-France » a été retirée une heure après sa mise en ligne (on imagine la pression). Ah, ces jeunes !…

L’objectif n’était pourtant que d’aider le Président à résister aux pressions de la droite et à tenir ses promesses. Une campagne qui ne pouvait que heurter et mettre mal à l’aise les ministres EELV qui se font mener en bateau par François Hollande depuis un an et demi, tout en restant au gouvernement.
Mais comme le relève Politis : À suivre les critères de ces jeunes écolos insolents, leurs ministres « en auraient-t-ils » plus s’ils décidaient de démissionner ?

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Aïe aïe aïe environnement

La loi du 2 janvier 2014   , article 16 en particulier, offre désormais au gouvernement la possibilité de revoir, par ordonnance, le régime juridique auquel tout projet d’aménagement est normalement soumis en matière d’évaluation environnementale.

Cette disposition crée en effet de nouvelles «zones d’intérêt économique et écologique», que la loi décrit comme des «zones présentant un intérêt majeur pour l’implantation d’activités économiques dans lesquelles les enjeux environnementaux font l’objet d’un traitement anticipé».

En résumé, ce dispositif permet au préfet de région de délimiter ces «zones d’intérêt économique majeur» dans lesquelles les enjeux environnementaux feront l’objet d’un nouveau traitement. Au programme : la création d’un diagnostic environnemental réalisé en amont par l’aménageur, comportant un inventaire détaillé des espèces et des habitats protégés, ou encore la réalisation d’un plan d’aménagement, là encore par l’aménageur, et dont les conditions de l’évaluation environnementale et de l’enquête publique pourront être revues par ordonnance.

En outre, selon le Journal de l’Environnement, cet article 16 n’a curieusement fait l’objet d’aucun débat, ni à l’Assemblée ni au Sénat. Et selon Raphaël Romi, professeur en droit de l’environnement à l’université de Nantes : « Ces dérogations au droit communautaire de protection des espèces et des habitats sont contraires à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, qui prévoit des dérogations, lorsqu’il existe un intérêt public majeur, uniquement par espèce, par projet et par zone et non sur un territoire global.»

Article intégral sur Le Journal de l’Environnement : http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-gouvernement-detricote-a-nouveau-le-droit-de-l-environnement,41257

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