Plan B

« Pour un Sommet du Plan B en Europe » – Fête de l’Huma

le débat sera retransmis en direct !

Le samedi 12 septembre 2015 à 16h30  Au stand du Parti de Gauche

https://www.facebook.com/events/859860817467435/

PlanBle texte paru dans Mediapart:

Le 13 juillet, le gouvernement grec démocratiquement élu d’Alexis Tsipras a été mis à genoux par l’Union européenne. « L’accord » du 13 juillet est en réalité un coup d’État. Il a été obtenu par la fermeture des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) et la menace de ne pas les autoriser à rouvrir tant que le gouvernement grec n’accepterait pas une nouvelle version d’un programme qui a échoué. Pourquoi ? Parce que l’Europe officielle ne pouvait pas supporter l’idée qu’un peuple souffrant de son programme d’austérité autodestructrice ait osé élire un gouvernement déterminé à dire « Non ! ». Lire la suite

Et si on parlait du plan B ?

POUR UN SOMMET INTERNATIONALISTE DU PLAN B

DR Crédit Stéphane Burlot

DR Crédit Stéphane Burlot

L’heure de la résignation n’a pas sonné pour l’autre gauche grecque. On suivra donc attentivement son congrès en septembre. Et il serait étonnant que la magnifique résistance du peuple grec contre la Troïka tout au long de ces six mois se soit évaporée. Difficile d’en dire plus aujourd’hui mais incontestablement la question grecque n’est pas derrière mais devant nous. L’irresponsabilité économique du 3ème mémorandum laisse de toutes façons le problème entier.(…)

C’est pourquoi nous mettons aujourd’hui sur la table un sommet du plan B.

L’heure est venue pourtant de tourner la page. Depuis plusieurs années le PG travaille sur un scénario « plan A/plan B » (à savoir l’action d’un gouvernement mixant désobéissance/négociation avec les traités pour transformer radicalement l’UE, le plan A, avec celui de sortie de l’Euro en cas d’intransigeance en face, le plan B). Depuis les conclusions de notre forum de juin 2010 animé par Jacques Généreux (« gouverner face aux banques) qui en traçaient déjà les perspectives sans le nommer jusqu’à la plateforme de notre congrès d’août dernier précisant encore davantage ce que pourrait être ce scénario en passant par les différentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon et les travaux de notre commission économie animée par Guillaume Etiévant, le PG a largement contribué à le populariser. Aujourd’hui des responsables politiques européens l’évoquent clairement (tels Yanis Varoufakis ou Oskar Lafontaine). Il faut donc travailler à le crédibiliser toujours plus. Mais on ne peut le faire chacun dans notre coin. Notre vision du plan B est internationaliste. Il ne s’agit pas de s’en tirer au mieux dans chacun de nos pays en comptant sur les marges de manœuvre plus ou moins fortes que sa puissance économique, son poids démographique lui donnent. Bien sûr, il est plus aisé de concevoir un plan B en France en sachant que le chantage qui a été exercé sur la Grèce serait moins efficace vis-à-vis de la 2ème puissance économique de l’UE. Mais à l’inverse, il sera beaucoup moins facile aux partisans de ce scénario que nous sommes d’accéder au pouvoir pour le réaliser si un à un nos partenaires de l’autre gauche en capacité de gouverner finissent par accepter les diktats de Bruxelles et Berlin. Voilà pourquoi, dès maintenant, en prévision de ce qui peut se passer en Espagne, en Irlande et pourquoi pas de nouveau en Grèce selon l’évolution de la situation politique, il faut travailler concrètement tous ensemble à un plan B tenant compte des caractéristiques de chaque pays.

C’est là notre proposition : un sommet internationaliste du plan B dès le dernier trimestre 2015. Il réunirait toutes les forces de l’autre gauche de l’UE acceptant de travailler et de réfléchir concrètement à ce scénario, des personnalités, des économistes, des syndicalistes, des militant associatifs, altermondialistes… Il pourrait évidemment voir associer des forces de pays non membres de l’UE mais voisins, y compris de l’autre côté de la Méditerranée, intéressés par cette internationalisme concret. Il faut aller vite. Nous allons donc soumettre cette idée dans les jours à venir à des personnalités politiques de premier plan de nos différents pays afin qu’ils la fassent leur et appellent à ce sommet. Ce qui vient de se passer en Grèce ne sera pas vain, et même utile, si nous sommes ainsi capable de réagir. Il est plus que temps de franchir un cap.

Article intégral ici : http://www.eric-coquerel.fr/node/299