à la soupe !

Lisbonne2015NÃO SE ILUDAM !
Esta fila não é em Atenas, ontem, para conseguirem levantar 60 euros, no Multibanco.
Esta fila, é no PORTO, ontem, para conseguirem uma tigela de sopa e um prato de comida quente.

Ce qui, traduit en français, veut dire que cette file d’attente n’a pas été photographiée à Athènes pour montrer les Grecs qui se pressent aux distributeurs dans l’espoir de retirer 60 euros.

Ici nous sommes à Porto, au Portugal, le 8 juillet 2015, et ces gens font la queue pour
avoir un bol de soupe et une assiette de nourriture chaude…
Ce qui prouve bien que, à part la Grèce, tout va très bien pour l’Europe, n’est-ce pas monsieur Juncker ?

 

Premières annonces de l’An Pire

Paraît que ça y est ! L’An II de l’austérité est lancé. Au vu de la situation, du nombre de chômeurs et de futurs socio-licenciés, il y a toutes les chances que ce soit l’An pire si le changement est copie conforme de la continuité. Mais nous sommes en mai, ce joli mois qui a si souvent tenu la promesse de ses fleurs. Et les bourgeons de 2013 sont sur le point d’éclater. Voici quelques rendez-vous à ne pas manquer, il y en aura pour tout le monde et un peu partout. On aime…

Le 25 mai : manifestation contre MONSANTO


communiqué de « Combat Monsanto » relatif à la manifestation du 25 mai 2013

Attention modification lieu.  Merci de prendre note que le lieu définitif pour le sit-in mondial contre Monsanto se fera à Esplanade du TROCADERO à Paris ce 25 mai à 14 h !

Le 25 mai 2013 sera une journée marquée d’une pierre blanche dans la mobilisation citoyenne mondiale. A l’initiative du mouvement Occupy américain, dans une démarche citoyenne autonome, le mot d’ordre a été lancé à travers les réseaux sociaux d’organiser la première manifestation internationale simultanée contre Monsanto. Plusieurs dizaines de manifestations sont organisée aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Inde.

Sans étiquette politique, ce rassemblement citoyen est spontané et ouvert à tous ceux qui se reconnaissent dans le rejet des multinationales de l’agroalimentaire pour réclamer une nourriture dépourvue de poison chimique et la reconnaissance d’un droit à un environnement sain pour tous !

Nous rappelons à tous qu’il s’agit d’un mouvement CITOYEN, FAMILIAL et PACIFIQUE, et que les SEULS MESSAGES BIENVENUS seront ceux en rapport avec le sujet Monsanto, pesticides et OGM ; nous serons très vigilants et ce que cela soit respecté.

Nous avons besoin de vous pour la relayer dans vos réseaux et s’assurer que nous serons tous regrouper au bon endroit ! Ci-dessous le communiqué des revendications de la marche et un bandeau à publier dans vos réseaux sociaux ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

Cette initiative est soutenue par le Mouvement Colibris ! (article Sémaphores ici)

Des manifestations sont également organisées à Marseille et Strasbourg face au Parlement européen le même jour ! Retrouvez toutes les infos et le communiqué complet sur le site Combat-Monsanto.org

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 Quoi à part ça ?

Euh… paraît aussi que la manif du 26 mai contre le mariage pour tous est maintenue. Personne n’a dû les prévenir que la loi était passée. Ou alors ils n’ont pas la même morale républicaine, c’est possible. On dit qu’il y aura beaucoup de frigides et de barjots. Nous, on verra pas si c’est vrai, on n’y va pas.

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La suite de la marche du 05 mai à la Bastille annonce ses répliques, et là aussi il y en aura un peu partout où les citoyens responsables pourront se rassembler.

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Voici Le site qui récapitule les informations sûres. Si ce lien ne fonctionnait pas essayez : http://www.marchepourla6eme.fr/

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Toujours le 1er juin, à Marseille, est organisée une MARCHE CONTRE LES VIOLENCES. 
C’est la fusillade des Bleuets le 10 mars 2013, qui a été le déclic de cette mobilisation. Pour ne pas s’en tenir à l’émotion des marches blanches à répétition, plusieurs habitants et travailleurs sociaux marseillais appellent à une marche contre «toutes les formes de violence», qui partira de la gare Saint-Charles le samedi 1er juin 2013. En savoir plus : http://blogs.mediapart.fr/blog/louise-fessard/210513/marseille-marche-contre-les-violences-le-1er-juin

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En attendant Sémaphores vous propose un retour sur cette énorme manifestation en mars dernier au Portugal que les médias français ont si peu relaté, voire pas du tout pour la plus grande majorité d’entre eux. Près de 500 000 personnes ont manifesté à Lisbonne et dans une trentaine de villes du Portugal – un pays six fois moins peuplé que la France – pour protester contre les mesures d’austérité.

On nous a signalé cette page, elle ne pouvait pas mieux tomber pour clore la nôtre. C’est le témoignage de Chris, un jeune participant à la grande manifestation de Lisbonne, en mars dernier, membre du mouvement « Que se fixe a troïka« ,

« Que la troïka aille se faire foutre« .

« On a bien fait d’y aller. Et on n’était pas les seuls. On avait l’impression d’être un million. La télé a dit plutôt 500 000. Ce qui n’est déjà pas si mal. C’est le quart de la population totale de Lisbonne. (…)  Oh, j’ai déjà vu autant de monde dans les rues d’une ville, mais c’était au Brésil, au Carnaval à Rio et à Salvador.

Et j’ai vu aussi le regard des gens. Ce regard qui déborde de fierté, et de la conscience que le peuple est puissant s’il le décide. La conscience de participer à quelque chose de plus grand que soi, quelque chose d’extraordinaire et d’historique. (…)

Nous étions bien plus nombreux dans la rue que ceux qui ont voté pour ce gouvernement.

 

C’était magnifique.(…)  Du drapeau portugais aux inscriptions les plus surréalistes, en passant par les insultes aux ministres et les appels à la révolution. Nombreux étaient ceux qui arboraient un œillet rouge, en référence à la révolution des œillets d’avril 1974. Il y avait même des effigies des capitaines d’avril, des gars déguisés en capitaine, avec une mitraillette en carton, etc.

Le lapin à toutes les sauces, car le premier ministre s’appelle Coelho (lapin en portugais) et quelques autres animaux, comme un cheval avec des oreilles de lapin. Oui, en France on le met dans le bœuf, eux, c’est dans le lapin. Il y avait, devant un distribanque, un gars en costard et masque de cochon (très réaliste) et tenant un cigare gros comme un barreau de chaise. Tout le monde le prenait en photo. C’est comme ce gars, qui est venu un peu avec nous, sous la banderole du MSE (Movimento Sem Emprego : Mouvement des Sans Emploi). Celui-là avait un masque à gaz, avec le filtre au bout du tube cannelé, on se croyait dans les tranchées de la guerre de 14, ou à Malville en 77.

D’innombrables pancartes individuelles, de toutes les couleurs, pour la plupart dénonçant le gouvernement ou se plaignant individuellement. Mais aussi, nombre de phrases positives du style « Chega de desepero, agora é a luta ! » (Fini le désespoir, l’heure est à la lutte).

Les banderoles se partageaient entre l’humanisme et le politique. « Eu tive um sonho : ser feliz no Portugal » (J’ai fait un rêve, d’être heureux au Portugal), en référence certainement à Martin Luther King Junior. (…)

Et puis certaines lueurs de conscience fulgurante comme :
« A minha dor é uma arma ! » (Ma douleur est une arme).(…)

Un truc vraiment très bien, et en plus lancé par un gosse à côté de nous avec son mini mégaphone : « A prisão parà canalha, o poder para quem trabalha ! »

La prison pour la canaille, le pouvoir pour qui travaille !

Ce gamin, qui devait avoir entre 12 et 14 ans, n’a pas arrêté de toute la manif. En tout cas, nous l’avons vu et entendu pendant plus de trois heures.

Mais ce qui a été présent tout le long, et même sonorisé sur le palco (la scène, le podium), c’est cette chanson de Zeca Afonso, Grândola, Vila Morena, qui a été émise à la radio le matin du 25 avril 74 pour signaler le départ de l’insurrection et qui, depuis, symbolise pour tous les habitants de ce pays, la Révolution des œillets. »

 

Il ne faut surtout pas hésiter à lire ce témoignage en intégralité, c’est frais et ça fait plaisir, et on trouve ça sur le site du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, que nous saluons.     http://cadtm.org/Grandiose-manifestation-du

Et pour qui ne connaîtrait pas « Grândola Vila Morena », cette chanson qui commémore la Révolution des Œillets et que tout le peuple Portugais chante à l’unisson, voici un court extrait du film « Capitanes de Abril », une scène particulièrement poignante et parlante.

Comment ça va, l’Europe ?

 Espagne

 Malgré de fortes réticences, bon nombre de médias ont dû se résoudre à parler de la manif du 25 septembre en Espagne. C’est que l’analyse de l’événement oblige à réaliser qu’il ne s’agit plus de simples manifestations mais que les mouvements des peuples européens prennent l’allure d’une insurrection. Sur les banderoles dressées à Madrid les revendications témoignent de l’exaspération et de la colère. « Ras-le-bol », « Assez », « Gouvernement, démission ! », « Non au 4e Reich !».

Certains observateurs considèrent que ce 25-S marque une radicalisation du mouvement, même si pour l’instant c’est plutôt la répression policière qui vient de franchir une nouvelle étape, voir la vidéo ci-après. Qui plus est, on apprend que les débordements ont été provoqués par des policiers infiltrés, habillés en simples civils manifestants et faisant mine d’arborer des drapeaux rouges, les vidéos accablantes circulent sur le net (liens plus bas). On peut parier que s’il n’y avait pas eu tant de blessés, nos télés nationales n’auraient pas concédé la moindre image, comme ce fut le cas pour la manifestation au Portugal où plus d’un million de personnes sont descendues dans la rue le 15 septembre, bel exemple pour un pays qui compte 10 millions d’habitants, soit 10 % de la population.

Une très belle photo qui prouve qu’il y a force et force ! Avis aux robocops !

Un site où retrouver la journée du 25 en détails : http://actualutte.com/25s-le-direct/

Et pour les hispanisants : http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article41808

Grèce

Alexis Tsipras, leader du parti grec anti-austérité Syriza, a plaidé jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, pour la tenue d’une « conférence européenne sur la dette (…) en vue de déprécier une grande partie de la dette, comme cela a été fait pour l’Allemagne en 1953 ».

En amont d’une rencontre avec le président du Parlement, l’Allemand Martin Schulz, Tsipras a insisté : « Nous avons un problème commun, nous devons trouver des solutions communes ».

Interrogé sur les manifestations en Grèce il a remis les pendules à l’heure : « Les télévisions ont retenu ces incidents isolés. (…) La population grecque est restée contenue dans son comportement, en dépit des attaques qu’elle subit. Les images que vous avez vues, on les a vues aussi en Espagne aux portes du Parlement, on les verra peut-être à Paris dimanche (lors de manifestation contre le nouveau traité européen – ndlr), ou dans d’autres pays. »

source Mediapart

Allemagne

Blockupy 2012, Ce n’était qu’un début, nous revoilà !

« Les journées d’action de Blockupy de Mai 2012 ont représenté un tournant en Allemagne. Lors de ces manifestations qui dénonçaient la gestion de la crise en Europe, Blockupy a lancé des actions massives et internationales de désobéissance au cœur même du monde de la finance, à Francfort sur le Main.

Un des mots d’ordre : « Résistance contre l’austérité de la Troïka et du gouvernement – pour une solidarité internationale et une démocratisation de tout domaine de la vie ».

 Le défi que représente ce mouvement pour les responsables du gouvernement du land de la Hesse – et pour la police – fut tel qu’ils ont interdit pratiquement toute manifestation et ont instauré un état d’urgence préventif à Francfort afin d’imposer ces interdictions absurdes. Or voilà qu’aujourd’hui la ville de Frankfort bloque à nouveau Blockupy. Le service du maintien de l’ordre de Francfort interdit l’érection d’une tente d’information dans le centre ville.

Nouvel avis d’action est lancé : le 20 octobre 2012 à partir de 12 heures, prenons la ville !

En savoir plus :  http://blockupy-frankfurt.org

France

Le grand rendez-vous de solidarité avec les autres peuples européens aura lieu le 30 septembre, essentiellement à Paris mais aussi partout ailleurs où ce sera possible. Nous avons déjà fait mention des appels en provenance des partis composant le Front de Gauche, en voici d’autres qui témoignent de l’ampleur de la mobilisation.

D’abord quelques mots du président d’ATTAC-France à l’attention de ceux qui se demanderaient encore pourquoi manifester.


Pourquoi manifester le 30 septembre, 2012 par BTrenaissance

Communiqué des organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les États dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics… pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité. Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire

Des militants écologistes proches du Front de gauche et d’EELV s’associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d’une politique d’écologie sociale.

Pour nous, militant(es) écologistes, la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l’austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB. Il y a urgence !

Comment mener la transition écologique et parvenir à 60% de réduction des gaz à effet de serre en 2040 en se contentant de « réguler » le marché européen des quotas carbone, en poursuivant les grands projets inutiles et imposés, ou en laissant les choix d’intérêt général aux mains des multinationales de l’agro-business, de l’eau et de l’énergie ?

Une véritable politique d’écologie sociale a, au contraire, besoin d’une intervention publique déterminée et d’investissements forts, de services publics de l’eau, du rail et de l’énergie renforcés ! Or ces propositions deviendraient impossibles à mettre en œuvre dans le cadre du TSCG qui impose la limitation des dépenses publiques.

Or, ces dépenses, dès lors qu’elles sont réalisées au nom de l’intérêt général, devraient être considérées comme des investissements : parce que nous n’avons pas de planète de rechange, la « solidarité » avec les générations futures réside en réalité dans des investissements publics forts au service de la bifurcation écologique de la société.

La relocalisation de l’activité, la reconversion industrielle, le maintien des emplois et la création de nouveaux, le plus grand gisement de « redressement productif » enfin, passe aujourd’hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société. Elle est incompatible avec l’austérité qu’implique le TSCG.

Pour toutes ces raisons, nous, militant(es) écologistes, 
Appelons toutes celles et ceux qui comprennent l’extrême urgence de la transition écologique et sociale, à rejoindre la grande manifestation nationale du 30 septembre contre le TSCG à Paris
 et appelons l’ensemble des parlementaires français à voter contre cette ratification.

Voir la liste des signataires après la balise Lire la suite