Boycott_4ème épisode

La trêve dans le conflit israélo-palestinien n’est pas reconduite. Israël n’a donné aucun gage de vouloir une paix durable, dont le premier signe (et loin d’être le seul) serait la levée du blocus sur Gaza.

Mais s’il est un mouvement qui est à l’inverse bien reconduit, c’est le boycott qui fait tache d’huile à travers toute la planète, et ne concerne plus seulement les produits israéliens produits dans les colonies, comme nous allons le voir.

Pour sa part, comme de nombreux sites, blogs, journaux et des milliers de citoyens (mais toujours pas assez nombreux), Sémaphores prend sa part de responsabilité et continuera de relayer ces infos jusqu’à la levée effective du blocus ET l’arrêt franc et définitif des constructions israéliennes en terre palestinienne. De nombreuses pétitions existent, nous privilégions les deux seules mises en avant par l’Humanité et, bien sûr, BDS (Boycott Désinvestissement Sanction).

Nous en profitons pour signaler que de nouvelles manifs sont prévues ce samedi 9 août à Paris mais aussi en province (voir appel pour Montpellier sous l’onglet Terres de Camargue), avant d’en venir à ces petits gestes du quotidien qui peuvent changer la donne.

Peut-être que, pour parer aux chaleurs de l’été, vous avez déjà succombé à acheter une de ces machines imbéciles pour fabriquer à domicile vos propres sodas. (Au passage, nous regrettons qu’il y ait si peu d’anti-pubs et de médecins pour expliquer pourquoi TOUS les sodas sont néfastes à la santé). Mais sachez qu’il est au moins un modèle qui vous rend complice :

Une autre idée ?

Pour la Palestine : Faites les courses pas la guerre !

Et si par un geste anodin et quasiment quotidien nous pouvions, chacun, faire pression économiquement sur Israël ? Lire la suite

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault

Lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault à la veille de son voyage à Moscou

par Noël Mamère

Monsieur le Premier ministre, entre la révolte des Bretons et la manifestation des lycéens, le 5 novembre prochain, contre les expulsions de leurs camarades sans-papiers, vous serez jeudi à Moscou pour vous entretenir avec Vladimir Poutine. Nul doute que vous évoquerez la situation des trente militants de Greenpeace International enfermés dans des conditions indignes dans les prisons du Grand Nord russe depuis le 19 septembre dernier.

Leur crime ? Avoir protesté contre les projets de forages pétroliers en Arctique, en escaladant une plateforme de Gazprom en mer de Pechora. La garde russe, qui dépend directement de Poutine, a abordé le navire de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, en contravention avec le droit international, alors qu’il se trouvait en dehors des eaux territoriales russes et a arrêté ses membres d’équipage sous la menace d’armes à feu.

(…) Avec 30% des gisements non encore découverts de gaz dans le monde et 13% des gisements de pétrole, l’océan Arctique revêt une importance stratégique particulière pour son principal pays riverain, la Russie… Qui n’est pas seule à convoiter ces richesses. Cinq pays limitrophes cherchent à annexer des territoires qui, jusqu’à présent, n’étaient sous l’autorité d’aucun État. (…)

Ours polaires et marées noires

Monsieur le Premier ministre, je voudrais ici vous alerter sur le cas spécifique de Prirazlomnaya, la station contestée par Greenpeace. La construction de cette plateforme récupérée de la mer du Nord, remonte à 1984, soit près de trente ans !

Un incident sur une telle installation, composée, entre autres, de pièces provenant de vieilles plateformes de la mer du Nord qui ont rouillé pendant trente ans dans les chantiers navals de Mourmansk, pourrait provoquer une catastrophe sans précédent. D’autant qu’elle se trouve à proximité de parcs nationaux et de réserves naturelles, refuges d’espèces protégées et menacées, comme le morse de l’Atlantique et les ours polaires. En cas de marée noire, il serait quasiment impossible d’intervenir. Lire la suite