Quand Filoche s’effiloche

Dans un billet précédent à propos des motions PS (Solferino delenda est), nous nous demandions « Mais que dit Filoche ?». Lui habituellement si prompt à réagir comme tout frondeur qui se respecte, voilà qu’il a pris son temps et se fend d’un long billet oiseux et vaseux sur son blog Mediapart du 25 mai. Ce ne peut plus être que par honnêteté intellectuelle qui nous mettons ci-après le lien pour aller lire cette non-reconnaissance d’une débandade pourtant annoncée.

http://blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche/250515/25-000-socialistes-de-gauche-nous-prendrons-nos-decisions-ensemble#comment-6470071

Pour le reste, nous pensons à Sémaphores comme la très grande majorité des internautes qui ont posté des commentaires sur votre blog, M. Filoche. Ce congrès était votre dernière chance et vous l’avez ratée.
De quelle gauche vous revendiquez-vous M. Filoche ? « Où est passé l’héritage du CNR que votre parti détricote avec parfois plus d’efficacité que la droite elle-même ? Parti qui privatise à tout rompre, qui vote l’espionnage des citoyens, qui passe à coups de 49.3, qui place un Valls et un Macron aux commandes après avoir clamé par la voix de celui qui est à l’Élysée qu’il n’avait qu’un ennemi qui se voit aujourd’hui confier les clés de nos finances, qui entourloupe sur les retraites, qui se rend complice après le traité européen de l’ignominie du TAFTA, TIPP et la liste est longue.»

La « vraie » gauche, M. Filoche, vous savez parfaitement où elle se trouve. Et il se trouve qu’elle vous accueillerait à bras ouverts pour peu que vous vous décidiez à ouvrir les yeux. Cette gauche se nomme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Die Linke en Allemagne et, ne vous en déplaise, Front de Gauche en France. Rien ne vous empêche d’y rallier votre propre formation. Mais penser rallier des mouvements citoyens tout en restant au sein d’un parti qui les méprise… ne nous prenez pas pour des truffes. Désormais, ce sera aussi sans nous, M. Filoche.

Solferino delenda est

Nous venons d’apprendre une triste nouvelle : la rose du PS va être remplacée par le muguet…, la seule tige capable de supporter autant de cloches. Un autre internaute a fait remarquer que la rose pourrait aussi bien être remplacée par le radis : moitié rose, moitié blanc, et la plupart du temps creux à l’intérieur !

Bon… après tout, ferons ce qu’ils voudront, à Solférino. Mais dans la maison France, les habitants feraient bien de considérer qu’ils ne sont plus que 45 000 Solfériniens dans un pays de 66 millions d’habitants. La légitimité pour conserver l’appellation « socialiste » ne va plus vraiment de soi. Quant à celle pour conserver le pouvoir… C’est bien sûr à chacun d’en juger. Mais franchement, jusqu’à quand va durer cette triste comédie des frondeurs ? Qu’en dit Filoche, aujourd’hui ? Et Hamon ? Et Filipetti ? Et Christian Paul ? Et tous nos petits barons et marquis régionaux ou locaux ? On attend le corbillard ?
En attendant de notables réaction, le choix du jour est pour un blogueur qu’on ne présente plus :
22 mai 2015 | Par Vingtras
Le 24 juin 1859, les soldats franco-sardes battaient l’armée autrichienne en Lombardie, dans la province de Mantoue à proximité du village de Solférino, implanté au sud du lac de Garde. Le nom de cette victoire française (une effroyable boucherie qui a fait un peu plus de 40 000 morts) a été attribué à une rue de Paris où se trouve le siège du Parti socialiste.
Napoléon III s’était lancé dans cette aventure par gloriole et par intérêt. En effet, promettant au roi d’Italie Victor-Emmanuel II son aide militaire pour chasser l’occupant autrichien, il espérait en retour faire acquisition de la Savoie et de Nice.

Il n’y a certes aucun parallèle historique à imaginer entre « Badinguet » et « Pépère », mais lorsqu’on sait que l’affrontement meurtrier de Solférino a déterminé la création de la Croix rouge, on pourrait sans doute estimer qu’un parti de gouvernement dont seulement 45 000 militants ont voté en sa faveur, est bien mal en point et nécessiterait une admission aux urgences.

Car en fait, il s’agit bien de cela, n’en déplaise à l’autosatisfaction de Cambadélis…
La majorité absolue obtenue par la motion A est un arbre qui cache la forêt : elle n’est que l’expression d’un petit noyau de Français, probablement désabusés mais qui souhaitent que le quinquennat ne se termine pas trop mal, au bénéfice du doute.
Ils font partie des cadres et des professions libérales que le discours social-libéral de l’équipe Hollande/Valls a enfumés avec ce phénomène bien connu de la persistance rétinienne de ce concept de « gauche » qui n’a plus en réalité aujourd’hui, de signification politique.
Solférino 2015 est une victoire à la Pyrrhus.

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Réponse du PG à Cambadélis

Le lundi 30 mars, le PS a envoyé une invitation au PG pour une rencontre. Voici la réponse d’Eric Coquerel, coordinateur politique du PG. Une réponse que Sémaphores approuve 5 sur 5. (note : l’illustration qui précède est un choix sémaphorien et n’engage bien évidemment personne d’autre)


M. Jean-Christophe Cambadélis
Premier secrétaire du Parti Socialiste
10 Rue de Solférino
75007 Paris

Paris le 31 mars

Monsieur le premier secrétaire,
Votre directeur adjoint de cabinet a bien voulu nous proposer par un mail de trois lignes ce lundi soir une rencontre dans le cadre des « consultations » avec les formations de gauche, que vous pensez nécessaire après votre terrible défaite. Nous avions entendu parler de cette initiative dans la presse la semaine dernière et, bien que cette invitation soit lancée en dernière minute et avec une désinvolture qui signale votre désarroi, nous sommes sensibles au fait que vous ayez distrait le temps précieux de votre directeur adjoint pour nous adresser ce message.

Nous allons cependant la décliner. Le résultat des élections départementales est sans appel : une abstention qui reste massive, une victoire écrasante de la droite, l’enracinement du FN, une déroute de votre parti et de ses alliés que ne parvient malheureusement pas à contrebalancer la bonne tenue des candidatures citoyennes qu’avec nos amis du FDG, et souvent ceux d’EELV, nous avons proposées dans le pays.

Durant cette élection vous n’avez, personnellement, pas cessé d’appeler à une unité factice de la gauche derrière la politique du gouvernement, pour faire obstacle à la montée de la droite et de l’extrême-droite. Cette tactique du « vote utile » a échoué. Le tripartisme est une fiction médiatique : avec une gauche d’opposition à environ 11 % en moyenne nationale et une abstention à 50 %, elle est même un déni démocratique. Bien sûr, vous pouvez continuer à mépriser ce fait. Cela vous a déjà beaucoup réussi.

Aujourd’hui, vous nous proposez d’entretenir cette illusion. Vous nous proposez en réalité de préparer 2017 en nous ralliant derrière la politique de votre gouvernement. Or, non seulement Manuel Valls a annoncé la poursuite de cette politique mais nous savons qu’elle va même s’aggraver. Sur ordre de Bruxelles et de Berlin, s’annonce une loi Macron 2. Elle est pire encore, en termes de dérégulations et d’attaque des acquis du monde du travail que l’actuelle loi Macron dont nous continuons à combattre l’adoption définitive. Malgré le passage en force du 49.3 à l’Assemblée nationale, nous ne perdons pas espoir de vous faire reculer. Nous soutenons notamment les organisations syndicales lors de la grande journée d’actions du 9 avril contre votre politique. Pour passer sous les 3% de déficit en 2017 vous avez accepté 30 milliards d’économies supplémentaires imposées par la Commission européenne, en plus des 50 déjà votées. Vous savez comme nous que François Hollande a déjà accepté une réduction des dépenses publiques de 4 milliards rapidement. Par ailleurs, la fuite en avant du gouvernement dans les mesures les plus anti-écologiques (agriculture, transports, grands projets inutiles imposés…) est à contre-courant de l’intérêt général humain, alors que 2015 devait au contraire être une année de grande mobilisation contre le changement climatique , d’autant que nous accueillerons en décembre la COP21.

Quant à votre politique d’immigration, difficile d’y voir des différences avec celle menée par le gouvernement précédent, sans oublier l’abandon une fois de plus de l’engagement du droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers.

Vous comprendrez bien, dès lors, qu’il est inutile de faire semblant. Nous respectons la volonté de tous nos concitoyennes et concitoyens qui refusent cette politique des apparences et demandent avant tout de la clarté. Il est inutile de venir à votre siège pour vous dire notre refus d’assumer pareille politique.

Toutefois, si le Parti socialiste venait, à l’avenir, à proposer une alternative au pays contestant l’actuelle politique gouvernementale faite d’austérité, de politique de l’offre, de productivisme, de soumission à Mme Merkel et à M. Juncker et de maintien de la 5e République, nous serions évidemment prêts à vous rencontrer. Ce serait une très bonne nouvelle pour notre pays qui souffre a cause de vous.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le premier secrétaire, à nos sentiments militants.

Eric Coquerel
Secrétaire national à la coordination politique

Demain sera pire

Hollande a prévenu. « Je ne changerai ni de Premier ministre ni de politique », a-t-il dit dans Challenges le 12 mars. Quelle violence ! Avec Hollande c’est « vote toujours, tu m’intéresses ». Les électeurs socialistes sont prévenus. Le gouvernement n’a pas besoin de leur soutien pour continuer.

Mais nous, ne nous laissons pas leurrer. Hollande va changer de politique. C’est-à-dire qu’il va durcir sa pratique et son programme de réformes structurelles. La Commission européenne le lui a ordonné. Demain sera donc pire qu’aujourd’hui ! Il ne peut en être autrement.

Le gouvernement prépare un plan caché pour après les départementales. Pour le dire crûment, « ça va saigner ». En effet, la Commission européenne exige de la France de nouveaux « efforts ». Les 28 ministres des Finances de l’Union européenne ont validé le 10 mars la proposition de la Commission concernant la France. Quelle est cette proposition ? Accorder un délai supplémentaire de deux ans pour ramener le déficit public sous la barre des 3% de la richesse du pays en 2017 au lieu de 2015. Comme toujours avec l’Union européenne, il ne faut pas croire aux bonnes nouvelles. Cette décision s’accompagne d’un chantage toujours plus odieux. D’autant que les maîtres allemands ont beaucoup froncé les sourcils. Et ça, ça ne pardonne pas dans l’Europe actuelle.

La Commission exige un nouveau plan d’austérité pour la France. Elle exige 30 milliards d’euros de coupes budgétaires de plus que les 50 milliards d’euros déjà prévus par le gouvernement Valls d’ici 2017. Et pour commencer, la Commission exige 4 milliards d’euros de coupes supplémentaires dès cette année 2015. Dans son interview au Parisien, mercredi 4 mars, François Hollande a déjà accepté le nouveau diktat de la Commission. Il a déclaré que « si Bruxelles demande 4 milliards de plus pour respecter nos engagements en matière de réduction des déficits publics, ils seront trouvés par des économies nouvelles ».

Ce n’est pas tout. Lire la suite

Des nouvelles Frêche de Valls ?

par Pascal Campel

« L’homme de gauche doit dépasser le pallier de la social démocratie pour devenir social-libéral (…) Il faut que la gauche comprenne que nous avons tous besoin d’entreprises prospères pour pouvoir pratiquer ensuite une redistribution sociale durable »

Manuel Valls dixit ? « J’écarte les mots piégeux qui enferment » répond-il dans l’Obs nouvelle cuvée. Qui donc, alors ?

Georges Frêche, en 2004 ! Et d’ajouter « Vous voudriez que je m’embarrasse encore des préjugés marxistes sur le patronat ». C’est beau comme du Valls.

Il n’est pas sans intérêt de relire ce livre d’entretien au titre provocateur « Il faut saborder le PS ». Avec un peu d’attention, on y retrouve la plupart des idées qui structurent l’action de M. Valls — et du Président de la République, nous sommes sous la V°, diantre !– la réforme territoriale, la diminution de la dépense publique, entre autres.
Mais c’est dans l’aire du politique que G. Frêche allait plus loin encore. Le titre de son livre en faisait foi : « Il faut saborder le PS » dans lequel, horresco referens, il appelait à une alliance avec le Modem de François Bayrou ! Et M. Valls dix ans plus tard comme en écho « En 2012 nous avons commis l’erreur de ne pas tendre la main à François Bayrou ».

Le PS enfin ! A l’affirmation de Georges Frêche « un parti de gauche aujourd’hui ce n’est plus un parti du XX°siècle, c’est à dire un parti de tradition marxiste fondé sur la défense de la classe ouvrière qui constituait le corpus central de l’idéologie de gauche » répond aujourd’hui presque mot pour mot Manuel Valls « On ne milite plus au XXI° siècle comme au XIX° siècle ».

Il y a dix ans, les propos de Georges Frêche avaient fait dresser quelques sourcils rue de Solferino. Avec le recul, il est singulier de constater que ce n’est pourtant pas pour son social-libéralisme totalement revendiqué qu’il avait été exclu. Est ce à penser que cette doxa plus libérale que sociale avait déjà droit de cité à la tête d’un Parti Socialiste dirigé alors par un certain Hollande François ?

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Bonus ndlr :

Le député PS Henri Emmanuelli a estimé jeudi que la ligne défendue par les sociaux-libéraux, Manuel Valls en tête, n’était « pas majoritaire à gauche » ni au PS et leur demande de se taire et de « faire leur travail » et non de la « philosophie de bazar ».

« En 1992, Michel Rocard m’a déjà expliqué que j’étais passéiste parce que, m’a-t-il dit à l’époque, dans une tribune – déjà – dans le Nouvel Observateur, je n’avais pas compris qu’il fallait laisser les Asiatiques fabriquer des toiles de parasol pendant que l’Europe fabriquerait des ordinateurs. Je n’aurais pas la cruauté aujourd’hui de leur demander, à tous ces messieurs modernistes : quelle est la marque des ordinateurs européens? », a lancé M. Emmanuelli.

source : http://www.lepoint.fr/politique/emmanuelli-la-ligne-des-sociaux-liberaux-n-est-pas-majoritaire-au-ps-qu-ils-se-taisent-23-10-2014-1874988_20.php

info de dernière minute : Le président socialiste du Conseil Général du Jura, Christophe Perny, va encore plus loin et demande, dans un communiqué, au Premier ministre de « partir« . Tout simplement : Manuel Valls doit partir pour la gauche, pour la France.

Autre argument qui revient avec régularité chez les anti-Valls du PS : son faible score à la primaire PS de 2011 qui reflète son tout aussi faible poids dans le parti, selon eux. « Le scandale est que cet homme ultra minoritaire au PS et à gauche porte la ligne politique gouvernementale« , continue le président du Jura. Qui ajoute :

À ce rythme, le PS portera bientôt, non seulement les idées, mais aussi le score de Manuel Valls.

Barouf au siège du PS

Publicité (ndlr : la vraie publicité est celle qui porte à la connaissance de tous ce qui relève de l’intérêt public)

La police saisit près de huit tonnes de socialisme contrefait au siège du PS

Paris – Saisie exceptionnelle pour la police parisienne qui, ce matin, a mis la main sur près de huit tonnes de socialisme contrefait au siège même du Parti socialiste. En outre, plusieurs personnalités socialistes sont toujours entendues dans le cadre de cette enquête. Reportage.

Le socialisme, qui était importé par des filières libérales socialistes, était conditionné en Allemagne avant d’être acheminé discrètement. C’est une longue enquête qui a mené les policiers jusque dans les travées du Parlement européen et qui permet de démanteler un réseau international de trafic de socialisme. « Le socialisme était caché dans des mallettes d’attachés parlementaires qui passaient de main en main » a expliqué une des sources policières. Toujours selon cette source, plusieurs cadres importants du Parti socialiste sont actuellement interrogés.

Mais de nombreuses questions se posent désormais. Depuis combien de temps le PS écoulait-il ce socialisme contrefait ? Des mois selon les enquêteurs, qui affirment n’en être qu’au début de leur enquête. « D’autres filières libérales socialistes vont tomber » ont-ils ajouté. « Le socialisme qui était distribué en France sous l’étiquette PS était un socialisme grandement dilué. C’est presque un placebo, il n’aurait eu strictement aucun effet sur la politique sociale du pays». Un socialisme contrefait qu’on aurait aussi retrouvé en grande quantité dans des promesses électorales du candidat François Hollande.

Celui-ci était-il au courant des manipulations et savait-il que le socialisme dont il faisait usage n’en avait au fond que le nom ? L’Élysée et le PS refusent de commenter officiellement l’enquête de police. Mais certains s’étonnent de cette saisie moins d’une semaine après le remaniement ministériel. « Certains savaient au sujet de ce socialisme de contrebande, ils nous ont balancés ». Du côté de Manuel Valls, on se veut rassurant. « Le socialisme utilisé par M. Valls est un socialisme pur à près de 87% et dont la traçabilité montre bien qu’il est totalement de gauche ».

Dans le même ordre d’idée : http://www.legorafi.fr/2014/04/14/linstitut-pasteur-a-egare-des-tubes-contenant-des-fragments-du-socialisme/

Vous ne connaissiez pas cet article ? Alors c’est que vous n’allez pas assez souvent sur le site du GORAFI.

http://www.legorafi.fr/category/ledito/

Le retour du poignard du grand blond

Cette semaine, pour sa chronique, Didier Porte enjoint le PS de faire au moins « le minimum syndical » pour contrer l’ascension du FN.

Bien d’accord avec toi, Didier. Mais ne rêvons pas trop, l’ascension du FN n’est pas pour déplaire aux socialauds, z’en ont trop besoin pour avoir une petite chance à l’échéance présidentielle de 2017.


Didier Porte : FN : « Ça commence à sentir très… par Mediapart

Et pour qui aurait zappé et voudrait en savoir plus sur Mohamed Moulay et l’histoire du poignard de JM Le Pen, Sémaphores en avait parlé en mars et en mai 2012, billets à retrouver ci-après.

http://semaphores.info/2012/03/le-grand-blond-au-poignard/

http://semaphores.info/2012/05/un-temoin-du-poignard-de-le-pen-nous-a-quitte/

Note : la vidéo qui était contenue dans ce dernier billet a été retirée. Nous en profitons pour la remplacer par cette autre, au nom du devoir de mémoire.


Jean-Marie Le Pen et La Torture [3/3] Excellent ! par CatusJack

Légalisation du Cambadélis

Jean-Christophe Cambadelis a été élu Premier secrétaire du PS avec 147 voix (67,12%). L’inconnu Sylvain Mathieu a récolté 72 voix (32,88%) et il y a eu 11 abstentions. Le conseil national du PS compte 306 membres. Le reste des conseillers nationaux étaient absents, et il n’y avait droit qu’à une procuration par personne.

L’association Anticor avait lancé un avertissement qui n’a visiblement pas servi à grand-chose, les oreilles de l’éléphant rose n’entendent plus rien.

Communiqué.

Le Parti Socialiste envisage de nommer à sa tête Jean-Christophe Cambadélis.

Pour rappel :

–        Monsieur Cambadélis a été condamné en janvier 2000 à cinq mois de prison avec sursis et environ 15 000 euros d’amende, pour avoir bénéficié d’un emploi fictif

–        Monsieur Cambadélis a également été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, après avoir été reconnu coupable de recel d’abus de confiance.

Anticor considère que cette nomination serait un nouvel affront à notre démocratie. Alors qu’une large majorité de Français doute de l’honnêteté de ses élus et de ses dirigeants, notre démocratie représentative connaît une crise sans précédent, et il est de plus en plus difficile de combattre l’idée si dangereuse et fausse du « Tous pourris ».

Pour éviter ces dérives, les responsables politiques, tout comme les élus, doivent être exemplaires. Ne pas respecter cette exigence, c’est faire monter l’abstention et le dégoût de la vie politique. C’est également favoriser le vote extrême.

Il serait inadmissible et humiliant qu’un important parti politique français soit dirigé par une personne qui a été condamnée deux fois pour ne pas avoir respecté les règles élémentaires de la probité.

Anticor. »

Les socialistes n’ont pas moins voté pour ce nouveau déshonneur. À l’attention de qui voudrait lire le discours de J-C Cambadélis, nous le reproduisons in extenso après la balise Lire la suite. Mais c’est vraiment pour ceux qui ont du temps à perdre, un discours entre novlangue et langue de bois, un degré zéro de la réflexion politique, et surtout la confirmation que le PS se refuse à tirer les leçons de sa débâcle aux municipales. En avant pour la grosse gifle aux européennes.

Discours devant le Conseil national du Parti socialiste – Mardi 15 avril 2014 Lire la suite

le fil sémaphorien_avril2014_n°1

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Le gouvernement turc a décidé jeudi 3 avril de lever le blocage du réseau Twitter. La Cour constitutionnelle turque avait jugé mercredi que la mesure constituait une violation de la liberté d’expression et ordonné sa levée immédiate. L’accès au réseau Twitter avait été bloqué sur instruction du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, menacé par la diffusion quotidienne de bandes audio dans lesquelles le premier ministre turc demande à son fils de dissimuler plusieurs millions de dollars, alors que la police procède à un vaste coup de filet anticorruption.

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La présidente du Front national, Marine Le Pen, a été condamnée, jeudi 3 avril, à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour avoir diffusé de « faux tract » visant Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen était citée à comparaître pour « manœuvre frauduleuse » et publication d’un montage sans le consentement de l’intéressé, délits passibles d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, ainsi que d’une peine complémentaire de privation des droits civiques, autrement dit d’inéligibilité.

« C’est une condamnation sans faille (…) qui démontre que Marine Le Pen a eu des agissements délinquants, répréhensibles, contraires aux valeurs fondamentales de la République, et c’est un grand jour pour la démocratie », a réagi Me Raquel Garrido, avocate de Jean-Luc Mélenchon. Mme Le Pen n’est pas condamnée à l’inéligibilité.

Source Le Monde

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le dessin du jour (2 avril)

Ségo_le retour_3

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Quand Edwy Plenel se trompe : « Il n’y aura pas de Manuel Valls Premier ministre, c’est impossible. La ligne Manuel Valls a été sanctionnée dimanche ».


plenel-bfmtv par asi
C’était un pronostic de l’entre deux tours. Edwy a dû reconnaître son erreur de jugement dans un tweet.

Et là, on serait prêt à parier qu’il voit juste : Plus dure sera la chute.

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Élections : des lendemains qui déchantent. Petite revue de presse…

« Liliane, fais tes valises ! » doit répéter Georges Marchais du fond de sa tombe…

Le PC perd 19 villes de plus de 10 000 habitants sur 81, et 7 villes de plus de 30 000 habitants sur 28, provoquant un recul communiste inédit depuis les élections de 1983 et 1989.

Lire en détail sur : http://www.regards.fr/web/municipales-pc-l-autre-berezina,7615

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Autre débâcle : celle des socialistes qui ont perdu plus de 150 villes de plus de 10 000 habitants, dont certains bastions historiques.

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Plusieurs journaux et sites ont mis en ligne une carte interactive où l’on peut trouver le résultat de sa commune, de sa région. Cliquer sur la carte pour accéder à mise en ligne par Sud-Ouest.

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Ayrault_l’étrange silence

ce ne sont que 8 secondes, mais elles semblent une éternité.

Il paraît qu’il a failli dire : « Les citoyens ont légitimement le sentiment que ce gouvernement a renoncé à transformer la société. Qu’une oligarchie politique et économique dirige le pays et que le gouvernement n’y a pas mis fin ». Mais non, on déconne. Le 1er avril tout est permis en info. En réalité c’est l’eurodéputé EELV Yannick Jadot qui a dit ça. Même qu’il a ajouté : « Dire que les Français n’ont pas compris est insupportable. Ils ont compris que jusqu’à maintenant, le gouvernement s’était plus inquiété de convaincre le Medef de sa crédibilité que de combattre le chômage hors du logiciel libéral européen. Et le symbole Valls, ce n’est pas celui de plus de social et de plus d’écologie. » « Si c’est Valls, Hollande nous fait Guy Mollet »

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Allocution du président François Hollande

« Ce sont les entreprises qui créent les emplois.» Vous avez entendu ? La politique de l’offre est maintenue et il ne faut donc espérer aucun changement.

Car non, monsieur Hollande, ce ne sont que très accessoirement les entreprises qui créent l’emploi. Ce qui crée l’emploi, c’est d’abord un chiffre d’affaire, et pour cela il faut des acheteurs, donc des citoyens disposant d’un pouvoir d’achat. C’est ce qui alimente une boucle d’activité économique où chacun est le fournisseur et le client de quelqu’un. C’est ce que nous appelons un cercle vertueux. Hors d’une hausse spectaculaire des bas salaires et des minima sociaux, aucune relance n’est possible pour vaincre l’austérité. Et on vous met au défi de trouver un seul économiste qui aurait le courage de venir expliquer le contraire à la face de tous les Français. Vous continuez donc dans le mensonge.

Ensuite, pourquoi faudrait-il accepter la logique de l’Union Européenne, de l’Organisation Mondiale du Commerce, des milieux financiers, des grandes multinationales… ? Absolument aucun de leurs dirigeants n’ont été élus ! Allons-nous rester encore longtemps dans le déni de la démocratie et la perte des souverainetés ?

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Mélenchon appelle à manifester le 12 avril par FranceInfo

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Et pour finir sur Valls, on peut se souvenir que sous la plume d’Alain Gresh, Le monde Diplo avait déjà prévenu en mai 2012 : Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls. à lire ou relire:  http://blog.mondediplo.net/2012-05-16-Vous-avez-aime-Claude-Gueant-Vous-adorerez-Manuel

La figure de proue du FN, invitée des cousins

Il n’y a pas que Sémaphores qui s’interroge sur certaines rencontres estivales…

 

La section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi a reçu ces derniers jours, comme d’autres, une série de photos prises en ce mois d’août. Elles nous montrent bras dessus, bras dessous, en tenue estivale et dans la bonne humeur, des personnages qui, visiblement ont beaucoup de choses à échanger.
En toute discrétion, mais visiblement, c’est raté ! Bien sûr, on nous dira qu’Etienne Mourrut, Maire UMP du Grau du Roi, Léopold Rosso, son 1er adjoint UMP, Conseiller Général, Président de la Communauté de Commune et prétendant à la Mairie, ainsi que Gilbert Collard, député FN de la 2ème Circonscription du Gard ont débattu de sujets éminemment importants, relevant de l’intérêt général et de la relation normale entre élus, sujets dépassant les clivages politiques… mais tout de même !

La figure de proue, le dauphin et l’entremetteur

A longueur d’interventions dans les médias, le parti de Le Pen et de Collard se targue de dénoncer « le système UMPS » ! De leur coté, les dirigeants de l’UMP clament haut et fort leur refus de toute alliance avec l’extrême-droite ! Mais au Grau du Roi, on se promène, à pied, en bateau, on déjeune ensemble, dans la discrétion et en toute complicité…
Surprenant… la veille, le site de la liste locale du FN supprimait toute référence au Rassemblement Bleu Marine et à l’avocat frontiste… Pas de doute, ça grenouille ferme entre la droite et l’extrême-droite locale… Dans quel but ? L’avenir nous le dira…
En tous cas pas dans l’intérêt des graulens dont beaucoup, républicains sincères de droite ou de gauche sont scandalisés par de telles accointances.

Le maire s’emploie au rapprochement de son dynamique dauphin avec le FN

Le Parti Socialiste, qui se met en ordre de bataille pour les prochaines élections municipales prendra position pour un véritable projet pour le Grau du Roi, pour une véritable équipe soudée autour de ce projet et autour de valeurs républicaines dont on voit bien combien l’équipe sortante semble se débarrasser pour tenter de « sauver ses meubles ».

SECTION SOCIALISTE « JEAN BASTIDE » DU GRAU DU ROI

retour sur « La deuxième droite »

Dans la série « Entretiens mutins contre la pensée tiède« , cette vidéo est proposée par la coopérative de production Les Mutins de Pangée. Elle est mise à disposition pour une libre circulation, dont acte.

Le lien pour le site des Mutins est en bas d’article et aussi dans nos liens favoris, n’hésitez pas à leur rendre visite.

« La deuxième droite » avec J-P Garnier

Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partie des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent « La deuxième droite » pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient « deuxième gauche », une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

« La deuxième droite » (avec Jean-Pierre Garnier) from mutins on Vimeo.

 

Plus de détails et soutiens sur lesmutins.org

Sommets, Congrès, Paroles, paroles…

Ce ne sont que quelques glanes pour notre florilège de ces belles paroles lâchées tout au long de l’année par nos dirigeants. Ne riez pas, ils sont grassement payés pour dire ça, même s’ils ne le sont pas tous à la hauteur de Sarko pour donner des conférences à l’étranger.

Les sommets, dont nos hommes politiques sont si friands, sont souvent l’occasion d’atteindre d’autres sommets. Celui de la novlangue des eurocrâtes est régulièrement atteint par l’inénarrable Barroso, l’homme qui parle huit langues pour ne rien dire. Sic :

« Le sommet a été un moment charnière pour accepter de discuter des difficultés que nous voulons surmonter ».

Waouh ! C’est sûr qu’avec des analyses aussi fines on sent qu’on va progresser. Mais il est aussi sûr que si nous n’en sommes qu’aux tentatives d’accepter de discuter, ça risque de prendre un peu de temps. Or le temps, chacun sait que c’est de l’argent, même les partisans de la formule qui voudrait qu’on laisse du temps au temps. Encore faut-il en avoir, du temps !

Par exemple, le 15 octobre dernier, Monsieur Moscovici s’adressait aux membres de l’Union Européenne en ces termes (il s’agissait de traiter de la taxe sur les transactions financières) :

« La conférence des présidents a décidé d’organiser ce débat en trois phases. Dans un instant, je donnerai la parole à nos invités qui auront chacun dix minutes. Les présidents de commission et le rapporteur général de la commission des finances pourront ensuite poser des questions pendant cinq minutes chacun. Les premiers orateurs des groupes pourront alors interroger nos invités ; la durée des questions comme des réponses ne devra pas excéder deux minutes. Nous passerons enfin à une phase de questions spontanées. »

Ben dis donc, on a intérêt d’avoir la science infuse ou sérieusement potassé le dossier ! Viendra peut-être le temps où il faudra donner des réponses avant que les questions ne soient posées.

Mais il arrive aussi que des paroles soient tronquées, allez savoir pourquoi. Par exemple lors du dernier congrès du PS à Toulouse. En hommage à cet autre partisan de laisser du temps au temps, François Mitterrand pour ne pas le nommer, le parti socialiste a choisi d’exhumer un extrait du discours prononcé à Épinay en 1971. S’appuyer sur l’Histoire c’est bien, mais attention à la censure, elle est si vite proche du révisionnisme. La suite en images, nous la devons au veilleur Michel Soudais, journaliste politique à Politis, qui a retrouvé la version originale. (Source : http://www.politis.fr/Quand-le-PS-censure-Mitterrand,19856.html.)

Et puisque nous en sommes à exhumer des archives, c’est l’occasion de se souvenir d’un autre congrès du PS  (c’était le 18 juin 1977), ne serait-ce que pour mesurer combien nous en sommes loin ! Ce congrès se tenait à Nantes, on avait demandé à Mikis Théodorakis de composer un nouvel hymne pour le parti, dont acte, et il l’interprétait sur la scène avec Herbert Pagani.

Enfin, manière de ne pas terminer ce billet sur une mauvaise humeur, partageons quelques paroles plus récentes qui ont le mérite de repositionner les choses.

Face au vote du Front de Gauche concernant la loi énergie, le député socialiste Guillaume Bachelay (et n°2 du PS) a cru bon de faire part de sa déception en ces termes :

« Je le dis en amitié et en responsabilité : quand on est à gauche, on vote avec la gauche, pas avec l’UMP. »

Ce à quoi, profitant de ce que l’anaphore soit redevenue à la mode, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a répondu :

« Quand on est de gauche, on ne s’attaque pas à la péréquation tarifaire de l’énergie qui garantit un traitement égalitaire entre les Français.

Quand on est de gauche, on ne propose pas une loi élaborée sans aucune concertation avec les différents acteurs que sont les usagers et leurs associations, les élus, les organisations syndicales.

Quand on est de gauche, on s’attaque aux hausses incessantes du prix du gaz qui provoquent un niveau de précarité énergétique jamais atteint.

Quand on est de gauche, on ne court pas après le patronat en abandonnant l’engagement de campagne du candidat Hollande concernant une grande réforme fiscale.

Quand on est de gauche, on propose en urgence un projet de loi pour protéger les salariés licenciés ou menacés de l’être.

Quand on est de gauche, après 10 années de droite, on commence par s’occuper des salaires, du pouvoir d’achat, des services publics.

Enfin, à l’argument qui vise à sous-entendre que les sénateurs Front de gauche ont voté main dans la main avec la droite, je ne résiste pas à répondre que ce sont bien les parlementaires socialistes qui ont voté avec l’UMP le traité budgétaire européen qui promet l’austérité au peuple. »

 

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De la part de Patrick Warin, ancien élève de l’ENA, Promotion Voltaire, ancien Directeur à la Caisse des Dépôts et Consignations, Professeur associé aux Universités, membre de Démocratie 2012.

Monsieur le Président, mon cher camarade, cher François,

J’ai décidé de vous adresser cette lettre, écrite ce matin du 30 octobre, alors qu’une nouvelle opération de police de grande envergure se déroule à quelques dizaines de kilomètres d’Angers, mon lieu de résidence, ville et région qui vous sont également familières.

Sur le territoire prévu pour accueillir le futur aéroport de Nantes/Grand Ouest des hommes et des femmes qui, pour l’écrasante majorité d’entre eux ont voté pour vous, doivent se confronter une nouvelle fois à un déploiement de forces de police dépêchées par un gouvernement de gauche, dirigé par l’ancien maire de Nantes. Alors que depuis des années ces femmes et ces hommes, tous non violents, tous soutenus par une solidarité locale, régionale et nationale demandent simplement à être entendus au-delà des procédures légales et formelles dont ils estiment à juste titre qu’elles ont été menées de manière tronquées, et trompeuses, la seule réponse que votre gouvernement leur apporte est celle de l’emploi de la force. Cette attitude, Monsieur le Président, cher camarade est inacceptable.

Le PS est en train de s’isoler

Parmi bien d’autres, je me suis engagé pour assurer votre élection, puis vous garantir une majorité solide. Dans notre circonscription du Maine et Loire tenue par la droite depuis plusieurs dizaines d’années nous avons failli à 86 voix près envoyer l’ancien ministre Marc Laffineur à une retraite bienvenue. Nous sommes fiers d’avoir mené ce combat et de nous retrouver dans cet Ouest déjà largement conquis par la gauche en terre de futures conquêtes en compagnie de nos alliés écologistes.

Cher François, la manière dont le pouvoir que vous incarnez gère le projet Notre Dame des Landes va totalement bouleverser ces positions politiques chèrement acquises car vous n’imaginez pas l’immense potentiel de sympathie, de soutien militant, de soutiens politiques à la base dont bénéficient ces personnes en lutte, alors que la technostructure du Parti socialiste et des grands élus régionaux est en train de s’isoler.

Vous êtes face à un nouveau Larzac !

Monsieur le Président je vous l’affirme avec la conviction d’un sympathisant socialiste de longue date, de tradition enracinée auprès de mes proches, mon père Jacques Warin, qui collabora avec Pierre Mauroy au moment de l’alternance en 1981, vous êtes face à un nouveau Larzac !

Déjà au moment de votre élection je vous avais alerté discrètement, par l’intermédiaire de nos amis communs de Démocratie 2012, dont Pierre René Lemas, pour éviter qu’en pleine campagne la situation ne provoque des conséquences électorales néfastes. Il me semblait avoir, avec bien d’autres qui avaient intercédé, été entendu.

Aujourd’hui il est temps que vous ne vous contentiez plus de répondre aux lettres qui vous sont adressées à ce sujet par des formules standards qui renvoient à votre ministre Monsieur Cuvillier le soin de traiter le dossier. Outre que cette attitude peu respectueuse de l’écoute citoyenne ne vous ressemble pas, vous êtes face à une situation qui exige une attitude d’homme d’État.

Provocations dont vous porterez seul la responsabilité

La révision du Schéma national des infrastructures de transport, l’emploi parcimonieux de la dépense publique, le souci de la transition écologique, l’application loyale de la Loi sur l’Eau, dans sa dimension universelle et a fortiori européenne, sont autant de motifs pour rouvrir le dialogue et éviter que votre quinquennat ne soit entaché par un abcès de fixation politiquement désastreux. Cela vous fait courir, compte tenu de la manière utilisée aujourd’hui, des risques sérieux de dérapages, de provocations dont vous porterez seul la responsabilité face à des personnes dont la conviction s’exprime de manière pacifique, non violente, respectueuse de la loi républicaine dès lors que celle-ci s’exerce elle aussi dans le respect du dialogue citoyen.

Monsieur le Président, cher camarade, j’ai eu le privilège de vivre un parcours professionnel dont tous ceux qui furent mes supérieurs, collaborateurs, collègues, partenaires s’accordent à dire qu’il fut toujours ouvert à l’innovation, à l’adaptation au monde changeant, à la recherche de nouveaux paradigmes et à la réalité de la concurrence globalisée. Je continue en tant qu’enseignant universitaire à stimuler la créativité de mes étudiants, dans le monde entier, tout en leur transmettant mon expérience de dirigeant du service public puis d’homme d’entreprise. Je ne suis pas un nostalgique, ni un tenant de la décroissance, ni un « illuminé anti progrès ». Ces traits de caractère sont partagés par les personnes que je côtoie lors des réunions d’information sur le projet Notre Dame des Landes. En vérité, c’est nous qui incarnons la modernité et l’ouverture au 21éme siècle.

Mégalomanie ridicule

En effet, qui peut croire que les opérateurs aériens vont implanter dans le Grand Ouest des infrastructures aéroportuaires renforcées et surdimensionnées, au moment où nous atteignons le pic de l’énergie fossile, et alors que leur modèle économique est de ramener les passagers vers quelques hubs majeurs soit par des avions qui rallient Nantes à Orly, ou Charles De Gaulle, ou Francfort ou Londres, ou Amsterdam ou Madrid ? A partir de ces plateformes le modèle est alors de procéder au remplissage maximum de très gros porteurs économes en carburant. Sauf à souffrir d’une mégalomanie ridicule, qui peut croire qu’un Grand Ouest aujourd’hui déjà bien relié par TGV aux plates formes parisiennes en cours de modernisation a besoin d’un équipement nouveau, coûteux, détruisant plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles, déracinant au propre et au figuré paysages et hommes attachés à leur territoire ?

Nantes a déjà 2 aéroports qui figurent dans les codes internationaux de l’IATA, Nantes Atlantique qui croît sans que cela permette de justifier le transfert coûteux et… la gare SNCF de Nantes qui est utilisée dans la tarification aérienne pour acheminer les passagers vers les plateformes parisiennes et retour. Nantes Atlantique va devoir de toute façon être conservé pour les besoins logistiques de la fabrication d’Airbus sur l’usine nantaise, et la gare de Nantes me parait être une bonne solution pour les voyageurs de notre région pour leur transfert vers les hubs parisiens. Posons donc la question à Air France sur sa vision du transport aérien au 21ème siècle et remettons-nous autour d’une table pour réexaminer les prévisions de trafic utilisées pour justifier le transfert !

Je vous conjure d’écouter ce qui se vit

Monsieur le Président, cher camarade, vous qui êtes aujourd’hui soucieux que vos hautes fonctions et votre agenda ne vous coupent pas de la réalité que vivent nos concitoyens, vous qui vous entourez des avis et opinions issus de la société civile, comme en témoigne la mission confiée à votre proche Bernard Poignant (qu’en dit-on à Quimper ?), je vous conjure d’écouter ce qui se vit dans notre région auprès de personnes qui vous soutiennent, qui partagent vos valeurs, qui se mobiliseront autant qu’il le faudra et aussi longtemps qu’il le faudra pour que leurs argument soient écoutés une fois que les gaz lacrymogènes de ce matin se seront dissipés.

Cher François, le Larzac a rencontré son homme d’État, le magnifique film qui a retracé cette lutte rend hommage à des Français ordinaires, femmes et hommes de conviction mais aussi à l’homme d’État qui les a entendus.

Ceux de Notre Dame des Landes et ceux du Larzac sont de la même trempe de Français, nous serons des millions à les soutenir pour qu’on les écoute.

Monsieur le Président, cher François Hollande, nous attendons de vous que vous soyez à notre rendez-vous citoyen comme l’a été François Mitterrand.

Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments respectueux et de mon cordial souvenir,

Patrick Warin, ENA Promotion Voltaire

Copie : Monsieur Jean Marc Ayrault, Monsieur Pierre René Lemas, Monsieur Michel Sapin, Monsieur Jean Pierre Jouyet, Monsieur Bernard Poignant, Monsieur le Préfet de la Région Pays de la Loire.

Copies adressées par courrier électronique : élus de la région Pays de la Loire, divers collectifs au sein d’ACIPA

la motion de Stéphane HESSEL

Stéphane HESSEL a déposé sa motion, et nombreux s’accordent déjà à en saluer le mordant. Il faut accélérer, dit-il en substance au gouvernement Hollande. L’histoire est là pour démontrer que toutes les réformes qui ne sont pas appliquées dans les trois premiers mois d’une prise de pouvoir ont peu de chance de l’être ensuite.

Du côté de la vraie gauche, même si on peut se réjouir de retrouver dans cette motion de nombreuses propositions portées depuis longtemps par le Front de Gauche et EELV, on peut noter à l’instar de Roger Cavaillès que :  » on y retrouve certes « la plupart » des propositions du FDG sauf les dispositions de base sans lesquelles rien n’est possible durablement, à savoir l’analyse de la dette et son traitement en conséquence, la rupture du circuit mortifère banque vers État, la dénonciation claire des produits dérivés illégaux qui empêchent l’investissement utile. On n’empêche pas une inondation en resserrant un peu les robinets, il est indispensable de les fermer. »

Cette motion d’Hessel constitue néanmoins un grand pas par rapport à la ligne actuelle et mérite d’être saluée. Un rapport d’une cinquantaine de pages, riche en données qu’il est toujours bon de voir synthétisées. A lire absolument. Après le « Indignons-nous ! » voici venu le temps du « Secouons-nous ! »

lien pour télécharger au cas où le doc s’ouvrirait mal dans nos pages : http://www.scribd.com/doc/105643016/La-motion-de-Stephane-Hessel

La motion de Stéphane Hessel

Retour sur un racisme « ordinaire »

Ouf ! Ils ont fini par en parler. Il aura quand même fallu dix jours pour que nous puissions commencer cette revue de presse tant les vacances sont démobilisatrices pour les élus de tous crins, dans un pays où 42 % des citoyens n’ont pas les moyens de s’en offrir et où, parmi ceux qui le peuvent, bon nombre avoue ne pouvoir le faire que tous les deux ou trois ans. Puisse ce petit préambule nous inciter, et les politiques en particulier, à organiser pour l’avenir des tours de vigie.

Car la bêtise et la pensée crasse, elles, ne désarment jamais ni ne s’offrent de vacances. Mais elles savent s’entendre pour pourrir la tranquillité de ceux qui n’aspirent qu’à un « mieux vivre ensemble », pour reprendre ces mots de Damien Alary, vice président de notre région Languedoc-Roussillon, édition Midi Libre du 15 août.

Le 15 août, c’est précisément dix jours après les tristes événements qui ont fini par alerter la presse nationale et s’avèrent être le reflet de ce qui divise la population bien au-delà d’Aigues Mortes et du Cailar : un racisme de plus en plus banalisé, au point que cette banalité fait titre pour le journal Le Monde.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/08/16/le-racisme-anti-arabes-se-banalise-dans-le-gard_1746745_3224.html

Nous n’allons pas reprendre ici le détail des faits, l’article sus-cité les livre à sa manière, ainsi que celui paru dans Libération :

http://www.liberation.fr/societe/2012/08/16/c-est-pas-les-arabes-qui-vont-nous_840188.

Rendons grâce cependant à ceux qui furent les premiers à s’insurger, Jean-Paul Boré, conseiller régional PCF, et Danielle Floutier, candidate FDG aux législative pour notre 2ème circonscription. Pour JP Boré, il est temps que le monde politique prenne conscience de la situation.

« L’imbécillité ou l’enivrement de quelques individus est une explication bien courte. Tout simplement parce l’imbécillité ou l’enivrement expriment toujours ce qui sommeille et se libère dès qu’il y a un sentiment d’impunité. Nous ne pouvons laisser souiller l’image de notre département par une petite minorité provocatrice quelles qu’en soient les motivations. Le rôle des élus n’est pas d’utiliser les oppositions entre communautés et encore moins de faire le dos rond devant de tels événements mais de tout faire pour que la cohésion sociale respectueuse des intérêts de chacun soit recherchée. »

Tout autant « effarée et inquiète » des incidents qui se sont produits à Aigues Mortes et au Cailar, Danielle Floutier va plus loin en pointant qu’ « il est difficile de ne pas faire le lien entre ces deux événements et les propos xénophobes et racistes développés durant la campagne des élections législatives ». Elle poursuit : « Banaliser ces incidents, c’est laisser se développer dans nos villages un climat délétère de tension lié à l’intolérance, au rejet de l’autre. »

Midi Libre ayant choisi de réduire ce communiqué de presse à ces seules deux phrases, nous invitons le lecteur à lire l’intégralité du communiqué de Danielle Floutier, en fin d’article après la balise lire plus.

Bien sûr, il ne fallait pas attendre de Midi Libre la moindre phrase qui fasse le lien avec les dernières élections et le rôle de Gilbert Collard dans tout cela. C’est néanmoins un lien qu’établit aussi l’élu écologiste Didier Caire et conseiller municipal d’Aigues Mortes, ne serait-ce que dans un simple souci d’établir une chronologie des faits qui se produisent depuis un certain temps dans notre région, et qu’on ne saurait tenir pour isolés les uns des autres.

Après avoir noté que le FN se maintient depuis 25 ans à un niveau très élevé en Camargue gardoise et qu’il est devenu une force dominante en 2012, Didier Caire analyse que « cette position légitime soudain tous les discours déjà présents mais intériorisés comme minoritaires ou opprimés. Depuis l’élection de G. Collard la «République», pour une part, est aussi devenue «anti-arabe». La position de rejet, déjà peut-être majoritaire dans les têtes, le devient dans le droit sanctionné par la légitimité du suffrage démocratique : l’inhibition n’est plus de mise, le passage à l’acte est permis. D’autres forces politiques se sont désormais compromises et le cordon sanitaire – déjà bien fragile – qui entourait le FN a été rompu. En hésitant à se retirer entre les deux tours des législatives Etienne Mourrut (UMP) a clairement affiché sa préférence pour G. Collard. Et le silence assourdissant depuis 15 jours de C. Bonato (PS), maire d’Aigues-Mortes, ne peut se comprendre que comme une concession à la puissance électorale du FN et donc à l’idéologie extrémiste. »

A la liste des faits (et méfaits) proposée par l’élu EELV (lien ci-après vers son blog), nous pourrions ajouter également l’agression dont a été victime la suppléante d’Etienne Mourrut (ex-député mais toujours maire du Grau du Roi) en pleine campagne électorale. Et puis cet autre silence assourdissant du député Collard que nous invitons à mesurer sa propre responsabilité vis-à-vis de ce fascisme décomplexé.

http://camargue.europe-ecologie.net/2012/08/20/comprendre-et-reagir-aux-evenements-du-sud-gardois/

Additif Sémaphores : Pour notre part, désolé, nous ne reportons pas les propos lénifiants (ou tout simplement langue de bois) de notre ministre Valls, récemment en visite privée à la fête de Vauvert. Certes nous défendrons comme lui les « valeurs de la République », mais sans oublier que nous n’aspirons qu’à en changer le caractère institutionnel bonapartiste (et par trop libéral) qu’on ne peut plus croire innocent pour ce qui est de l’effondrement des valeurs.

Car reporter cette dégradation sur les dix années de sarkosysme en matière de sécurité n’expliquera pas le comportement du PS au long des deux campagnes présidentielle et législatives envers le Front de Gauche et EELV qui, à travers Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly, se sont retrouvés bien seuls pour affronter les thèses racialistes du FN. Et qu’en est-il encore à ce jour ? Si, comme le dit M. Valls « le racisme est une forme de délinquance » alors qu’attend-on pour le sanctionner au même titre que les autres formes de déviances ?

Qu’au moins à gauche il soit temps d’en finir avec ces nauséabondes stratégies électorales qui ont amené le FN à la place qu’il occupe aujourd’hui. Et, oui, la responsabilité des socialistes y est très grande, de la même manière qu’elle le restera tant que ne sera pas acquise cette vérité populaire qui veut que même les chevaux se battent lorsqu’il n’y a plus de picotin. L’argent ne résout pas tout mais il ne faut pas s’étonner que son absence génère des mouvements imprévisibles. Et de l’argent, tout le monde sait maintenant qu’il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui, des sommes fabuleuses qui attendent d’être réparties autrement que par une toute aussi fabuleuse augmentation du SMIC de 0,46 % ! Pour que le peuple ne se trompe pas de colère, encore faudrait-il que ses élus ne se trompent pas de combat. Ce monde est ce que nous en avons fait ou avons laissé faire. Mais il serait vain d’attendre de la dignité de la part de peuples dont les conditions de vie ne leur permettent plus de vivre dignement de leur travail, de se nourrir et de se soigner correctement, de pouvoir développer leur conscience et leur esprit critique autrement qu’à travers un gavage d’oie mesuré en temps de cerveau disponible.

La plus haute délinquance n’est pas celle qu’on désigne à la vindicte publique mais celle pratiquée en toute légalité par les véritables assistés, pontes, banksters et autres patrons-voyous. Dire que la finance n’a pas de visage est une tromperie éhontée. Elle a des visages et nous connaissons les noms. Alors c’est quand, le changement ?

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Les belles lettres_3

Lettre ouverte d’un membre du Parti Socialiste au Président de la République Française

J’ai cru en vous, je vous ai parlé (Université d’été 2011), j’ai rencontré un homme abordable, affable, normal (tout le contraire de votre prédécesseur), je vous ai donné mon livre (Nouvelle Civilisation 2012) et je veux encore croire en vous mais, j’ai quelques questions et quelques suggestions.

 

Pensez-vous que les réflexions politiques et les analyses économiques de citoyens qui ne sont pas issues de l’ENA ne sont pas dignes d’intérêt ? Pensez-vous que toutes personnes non issues de l’ENA sont des imbéciles et qu’il n’est pas utile de les lire ?

 Comme nous savons vous et moi ainsi que nombre de nos concitoyens, le problème des dettes souveraines a pour origine la loi n°73-7 du 3 janvier 1973, remplacé par les articles 104 (Maastricht) puis123 (Lisbonne). Alors, quand pensez-vous aborder un débat ouvert, serein et sincère sur le fait que les États européens se sont interdit à eux-mêmes de se prêter de l’argent sans intérêt ? Et au delà, une réflexion générale sur notre système monétaire à réserves fractionnaires qui débouche sur un empilage de dettes sans fin et qui nous emprisonne dans une croissance obligatoire afin de payer, jusqu’à la fin des temps, une rente à l’oligarchie financière de la planète ? En clair, pensez-vous que la privatisation de la planche à billet soit une idée supportable pour un socialiste ?

 La crise de confiance dans le système bancaire associée au manque de courage des politiques est à la base d’un mélange détonnant, capable de transformer la crise financière en catastrophe politique et sociale irréversible.

 Les récentes révélations concernant l’implication de banques, parmi les plus importantes de la planète, dans des manipulations frauduleuses de taux de référence de marché (LIBOR, EURIBOR, TIBOR servant à la fixation des conditions financières de contrats portant sur des trillions de dollars) sont capables de porter un coup fatal à la réputation déjà sulfureuse des banquiers et c’est tant mieux ! Au même moment, d’autres institutions confessent des violations caractérisées de la réglementation sur le blanchiment d’argent, des transgressions d’embargos officiels ou encore d’assistance à la fraude fiscale. Lire la suite

Communiqué de la section socialiste du Grau du Roi

COMMUNIQUE DE PRESSE  

Section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi

Au regard du succès des transports en commun en direction du Grau du Roi et des difficultés engendrées par l’afflux de voyageurs, la section locale du Parti Socialiste réaffirme sa position.

Le développement des transports collectifs constitue l’un des piliers des politiques d’aménagement du territoire. Il apporte la justice dans la nécessité de déplacement de nos concitoyens ; il génère de substantielles économies pour de nombreuses familles (moins de véhicules personnels à entretenir) et participe à une diminution des rejets de CO2.

Le Parti Socialiste graulen soutient les actuelles politiques de transport de la région (TER) et du Département (Edgard).

Nous reprochons au Maire du Grau du Roi d’avoir volontairement « pourri la situation ». Il s’est refusé à accueillir le train à un euro et à apporter les réponses organisationnelles qui en découlent (sécurité, voirie, aménagement, …). Nous retiendrons simplement que cette attitude dessert ses administrés et la commune.

Nous déplorons notamment l’insuffisance d’effectif de la police municipale (14 agents municipaux alors que la Grande Motte en compte 64).

Sans attendre une enquête d’opinion objective (plus de 180.000 habitants sur l’ensemble des communes touchées par la ligne à un euro, dont 78% pour Nîmes et 4% pour le Grau du Roi), nous pensons que le train à un euro ne s’arrêtera pas et qu’il s’imposera à tous.

A l’époque de la création de nombreuses lignes de transports en commun, de type tramway, pour dynamiser le développement local, il serait regrettable de ne pas exploiter au mieux une infrastructure ferroviaire existante. Nous en appelons donc à la responsabilité de tous les élus (Communes, Département, Région, État) pour trouver une issue constructive et rassurante pour nos concitoyens. Nous alertons l’ensemble des élus socialistes concernés par ce dossier et prenons de nouveaux contacts pour activer des solutions.

Nous sommes d’une gauche pragmatique. Nous mesurons l’étendue des difficultés de notre société et savons ces difficultés exacerbées par la difficile situation économique et sociale actuelle.

Nous nous battons contre toutes les ségrégations (âge, origine, situation…) et considérons que l’insécurité ou que le sentiment d’insécurité est une injustice qui touche avant tout les citoyens les plus fragiles. Aussi, nous en appelons à la nécessité d’investir tous les moyens et d’apporter toutes les réponses de fermeté à ce fléau sociétal.

La section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi

télécharger ce communiqué de presse : ComPresse_2012_07-1