Le partage actuel du travail est un non-sens

Nous avons déjà parlé du Collectif Roosevelt 2012 (article ici) et aurons l’occasion d’en reparler pour voir dans le détail les différentes propositions d’actions développées par le Collectif.

Aujourd’hui c’est sur Pierre Larrouturou que nous souhaitons revenir pour ceux qui ne le connaissent pas ou auraient manquée cette interview de 7 minutes, c’était avec Luc Evrard sur Europe 1.
Pierre Larrouturou est économiste, membre d’Europe Ecologie_Les Verts, mais aussi l’un des piliers et membres fondateurs du collectif Roosevelt 2012. Il présentait ici l’idée-force de son dernier livre sur le partage actuel du travail, un non-sens selon lui, selon nous aussi.

Le Collectif Roosevelt 2012

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin.

En 1989, ce sont des femmes et des hommes « sans la moindre importance » qui ont changé le cours de l’Histoire. Vingt ans plus tard, le système néolibéral s’effondre à son tour. C’est à nous, les citoyens, de dire dans quelle société nous voulons vivre. Société d’injustice et de chaos ou société d’équilibre et de convivialité ? A nous de choisir. A nous d’agir.

Dans un article du Nouvel Observateur, Pierre Larrouturou reprend l’appel sous le titre « Crise : l’appel pour un new deal à la française ». Extrait ci-dessous, article entier ici.

Fatalité ou opportunité ? La gauche gagne les pleins pouvoirs alors que notre pays replonge dans la crise et que l’Unedic annonce que « le nombre de chômeurs va augmenter de 400.000 d’ici la fin 2013 » si la croissance tient bon… Or le plus probable est que la croissance ne tiendra pas : aux États-Unis, la dette totale dépasse 360% du PIB et, en Chine, la bulle immobilière explose : les ventes de logement ont baissé de 25% au premier trimestre. « La prochaine crise risque d’être plus grave que celle de 1930 », affirme le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

Sans un changement radical de nos politiques, le chômage et la précarité vont exploser. En 2014, une droite dure gagnera les municipales et prétendra incarner l’alternative. Comment éviter ce sinistre scénario ? Comment vaincre la crise ? En s’inspirant de ce qu’a fait Franklin Roosevelt en 1933.

Quand Roosevelt est élu, les États-Unis sont sinistrés mais il change la donne avec une rapidité étonnante. L’activité législative est prodigieuse : en trois mois, Roosevelt fait adopter plus de réformes que Herbert Hoover en quatre ans. Son objectif n’est absolument pas de « rassurer les marchés financiers » mais de les dompter. Et il y parvient.

Pour pousser nos dirigeants à l’audace, nous avons créé le collectif Roosevelt 2012 : avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Susan George, Michel Rocard, Dominique Méda, Lilian Thuram, Bruno Gaccio, Roland Gori, la Fondation Abbé Pierre, Gaël Giraud, la Fondation Danielle Mitterrand, Génération précaire et bien d’autres. Notre objectif est simple : dire la gravité de la crise et avancer 15 solutions que le nouveau président doit mettre en œuvre sans tarder comme Roosevelt en 1933. Si vous partagez notre envie de provoquer un sursaut, rejoignez-nous vous aussi en signant les 15 propositions de réformes sur roosevelt2012.fr.

Pierre Larrouturou 

Télécharger ici le Manifeste Roosevelt 2012 pour en savoir plus : NousAvonsDecideDAgir_collectif-Roosevelt2012

Aller sur le site pour en découvrir beaucoup plus : http://www.roosevelt2012.fr/

 Autour du groupe Roosevelt 2012, ils et elles s’engagent :

Curtis Roosevelt (petit-fils de Franlin D.Roosevelt), Stéphane Hessel, Edgar Morin, Pierre Larrouturou, Claude Alphandery, Bruno Gaccio, Michel Rocard, Lilian Thuram, Cyril Dion, Olivier Berruyer, Caroline Fourest, Robert Castel, Aurélie Trouvé, Arnaud Montebourg (a signé étant député), Jean Launay, Jean-Marc Ayrault (a signé étant député), Etc.

Déjà 74 504 citoyens engagés. Des groupes Roosevelt 2012 se créent à Bruxelles, en Italie et en Espagne.