Les caravanes de Saint Laurent

Dans le dernier épisode de notre feuilleton estival « La caravane s’arrête à St Laurent », nous nous étions arrêtés en plein suspense : le maire allait-il enfin répondre favorablement au projet des époux Duplissy ?… Faute de respecter le délai, le village de Saint Laurent risquait de voir arriver 200 caravanes de roms, manière de mettre un peu plus d’ambiance pendant la fête votive.
Mais voilà, la fête a commencé pour le plaisir de tous et les désagréments envisagés n’auront pas lieu car les Duplissy ont décidé de rester des citoyens responsables. Pas de caravanes en vue, mais un simple tract distribué dans les boites à lettres des Saint-Laurentais, une lettre d’explications destinée à rassurer la population locale, ce qui était le meilleur signe d’intelligence dans la situation actuelle, et nous le saluons sincèrement.
Au-delà de ça notre feuilleton s’arrête donc. Il ne nous appartient pas de prendre position tant que les élus liés à cette affaire ne donnent pas la leur publiquement. Toutefois nous rappelons leur attention sur le fait que, si le petit coup médiatique autour des caravanes évangélistes a fonctionné une fois de plus, cela met en exergue la persistante absence d’emplacements réservés aux gens du voyage. Et là, les élus ne pourront pas toujours garder le silence.

Caravaning à St Laurent_suite mais pas fin

 Dans le précédent épisode de notre feuilleton estival « La caravane passe s’arrête à Saint Laurent d’Aigouze », nous avons quitté la famille Duplessy en attente d’une lettre du maire Pelissier, en réponse à leur demande de recours gracieux. Mais, tenace, le maire du charmant village va-t-il enfin délivrer son agrément au permis de construire tant attendu ? Va-t-il seulement répondre avant la fête votive qui se profile ? C’est ce que nous découvrons dans ce demi épisode 3 « La Réponse ! ».

Comme on peut s’en douter, la famille Duplessy est moyennement satisfaite, voire pas du tout. Eux aussi ont une réponse. Mais c’est l’autre moitié de cet épisode et elle se trouve sur http://collectifstlaurentais.eklablog.com/affaire-duplissy-suite-a48214731

À suivre…

Caravaning à St Laurent_suite

         Grâce au Collectif Saint-Laurentais nous avons eu de plus amples explications sur l’arrivée subite de caravanes de gitans évangélistes aux abords de la commune, mais plus exactement sur le terrain du « Relais Camarguais », précision d’importance qui permet de situer le problème.

L’installation de caravanes est voulue comme « un coup médiatique » pour attirer l’attention, c’est ce qu’expliquent les propriétaires, Cathy et Philippe Duplissy, aux gendarmes d’Aigues Mortes venue constater la situation, ainsi que dans une lettre d’explications dans laquelle on peut lire : « Nous souhaitons sincèrement que cette situation ne s’envenime pas pour le bien de tous les habitants de St Laurent d’Aigouze auprès desquels nous nous excusons par avance des soucis causés ».

Outre qu’il s’agit donc d’un terrain privé, on apprend que les 60 caravanes s’y sont installées sur l’invitation des propriétaires du Relais Camarguais et qu’il pourrait même en arriver d’autres. L’affaire, car affaire il y a, tourne bien autour d’un permis de construire refusé par M. Pelissier, maire de Saint Laurent d’Aigouze, alors que le dossier de projet commercial déposé (23 locaux commerciaux avec logements de fonction) aurait pourtant reçu tous les agréments. Un projet donc susceptible d’apporter de l’emploi, du logement et des taxes pour la commune.

Mme et M Duplissy disent avoir rencontré tous les élus locaux susceptibles de les aider dans l’aboutissement de leur projet, à savoir MM. Rosso, Cubillier, Mourrut, Rosier, Bonato, sans qu’aucun, dans le cadre de ses compétences, ne puisse infléchir la position du maire de St Laurent.

De plus, il semblerait que le refus du permis de construire ait été antidaté pour rattraper le dépassement du délai légal de trois mois entre la demande et réponse. (la lettre de refus est datée du 30 juin mais le cachet de la poste est du 19 juillet).

Cela dit, une nouvelle lettre de demande en recours gracieux a été envoyée à M. le maire. Espérons qu’elle trouve réponse avant les calendes grecques, les prochaines coïncidant avec la fête votive de St Laurent au mois d’août. Sinon il se pourrait bien que 120 caravanes de roms viennent se joindre à la fiesta. Beaucoup de remue-ménage qui pourrait être évité, et devrait l’être depuis longtemps si n’étaient des petits chefs qui se prennent pour des grands manitous.

Lire en intégralité la lettre d’explications et celle envoyé à M. le maire : http://collectifstlaurentais.eklablog.com/

 

 

La caravane passe à Saint Laurent d’Aigouze

On dit que les chiens aboient quand la caravane passe. En tout cas, on n’entend guère les chiens de garde médiatiques sur le sujet qui préoccupe nos voisins Saint-Laurentais avec le retour annuel des caravanes des gens du voyage.  Nous mentirions un peu à ne pas mentionner que Midi Libre (édition du 25 juillet, page 6) s’est généreusement fendu d’un article de deux lignes.

« Une trentaine de caravanes se sont installées avec l’accord d’un propriétaire sur un terrain privé à Saint-Laurent-d’Aigouze tout en débordant sur le parking de la station essence du supermarché voisin. Ces véhicules-là ont fait l’objet d’un procès verbal pour stationnement illicite. »

Ça c’est du journalisme ! ont immédiatement pointé ceux qui ne trouvent plus leur compte avec la nouvelle couverture médiatique du journal (voir article précédent). La question est d’ailleurs posée dans les commentaires du site du Collectif Saint Laurentais d’Information (CSLI) : « Mais où est notre nouvelle correspondante ML ? », à quoi un autre internaute répond : « Je crois que la correspondante fait la fiesta dans les caravanes, elle qui est si attachée à la musique gitane, y a qu’a la voir les jours de feria à l’imperator ! » ou bien : « En matière de médiation, l’important c’est la pose. Toujours rien dans la presse. Comme pour les ouvriers des salins. À croire que les gens du voyage sont considérés comme des demi-sel. »

En l’absence de couverture et d’enquête il est difficile de se faire une idée de ce qui serait un problème ou n’en serait pas, des nuisances et incivilités ou pas. Ainsi se dit-il que le magasin HU aurait préférer tirer ses rideaux il y a quelques jours par peur des rapines. D’autres notent que ces gens-là ne sont pas venus en train…Mais il se dit surtout que la situation serait due à un conflit de personnes entre un privé et un élu saint-laurentais, une histoire de permis de construire…

Quoi qu’il en soit, une question reste posée : Qu’attendent les responsables des communes ou des communautés de communes pour se mettre en conformité avec la loi au sujet des emplacements réservés aux gens du voyage ?

Le problème des gitans, tziganes et autres romanichels est peut-être récurrent aux yeux de certains, n’empêche que la faiblesse ou la mauvaise volonté de certains élus l’est aussi.

Affaire à suivre.

Lire les autres commentaires sur le site du Collectif :http://collectifstlaurentais.eklablog.com/

 Pour notre part nous concluons avec celui-ci, qui aurait pu trouver sa place dans notre rubrique Poésie, ou pour le moins dans celle de l’humour.

aujourd’hui 26 juillet : Ste Anne

Mais, ne vois-tu rien venir ? 

 » Je ne vois que le train qui charroie,

des gitans qui festoient,

un quartier qui bougeoie, 

des crottes de barzoïs

une bande d’élus très sournois,

un conseil qui merdoie,

des commerçants qui s’apitoient,

une gouvernance aux abois,

une administration qui fonctionne de guingois,

un nain rabat-joie, 

une absence totale des vingt-trois,

un chef qui louvoie, 

à la forte estime de soi.

une correspondante lamproie « 

Vous êtes viré(e) !

Méthode peu orthodoxe du Midi Libre ou manip de la mairie de Saint Laurent d’Aigouze ?

Le Collectif Saint Laurentais d’Information (CSLI) a attiré notre attention sur le récent changement de correspondant Midi Libre pour la commune de Saint Laurent. Ce sont, certes, des choses qui arrivent, mais ce serait mieux si les correspondants en place n’apprenaient pas au bistrot leur remplacement avec 15 jours de retard, et mieux également si Midi Libre profitait de ses propres pages pour passer un communiqué d’offre lorsqu’il est en panne de contributeurs. Mais en l’occurrence était-il vraiment en panne de correspondant(e) ?

Ce n’est pas l’avis de celle dont le dernier article paru aura été « Les Écuries de Muria » (édition du 03 juillet 2012), sans que soit précisé qu’elle ne faisait plus partie de l’écurie Midi Libre.

Extrait des explications :

« Je tenais à préciser que je n’avais jamais donné ma démission de mon poste de correspondante, bien au contraire.

Au mois de juin, dans la soirée, je reçois un appel téléphonique de Monsieur M m’avisant qu’il avait l’intention de se passer de mes services : en effet, je ne correspondais plus à ce qu’il attendait d’un représentant de la commune pour assurer les évènements du village. Il voulait que St Laurent avec ses 3 000 habitants ait la même chronique qu’Aigues-Mortes ou le Grau du Roi, qui eux n’ont pas le même nombre de population, d’où peut-être des articles moins nombreux et moins intéressants. Il m’a dit à ce moment-là qu’il allait passer un article dans le journal pour rechercher une personne qui me remplacerait.

Avez-vous lu un tel communiqué ? Moi pas et pourtant une personne a bien été nommée à ma place et ce depuis 15 jours sans que j’en sois avertie. Je ne l’ai su que mardi dernier au détour d’une conversation alors que la nouvelle se disait sur les terrasses des cafés depuis le vendredi d’avant. Le nom de cette personne n’est toujours pas connu de la population à part les initiés de cette promotion nominale.

Malheureusement, moi je sais qui est cette personne et je vous le donne en mille : une personne qui a été nominativement sur la liste de soutien de la mandature actuelle. »

Lire en intégralité : http://collectifstlaurentais.eklablog.com/l-explication-a47192889

Saison des épinglages pour Étienne Mourrut

Il n’y a pas que la Cour des comptes qui prend note des retards de l’équipe Mourrut quant à la mise en conformité de la commune ou de la communauté de communes selon les lois en vigueur. Dans une longue lettre adressée au député-maire, l’élu Didier Caire (conseiller municipal à Aigues Mortes) pointe avec pertinence et forte argumentation quelques traits de laxisme de la part de la CCTC (communauté de communes Terre de Camargue) en matière de gestion de l’eau, qu’il s’agisse de l’eau potable, des eaux pluviales ou des eaux usées.

Concernant la première, il est regrettable de constater la lenteur de mise en place des normes pourtant en vigueur en matière de santé. « Des pesticides, écrit l’élu, – notamment l’atrazine – sont présents dans la nappe de la Vistrenque : la prise en compte de cette pollution a été très tardive par la CCTC malgré l’alerte constante des analyses. Ce n’est qu’après des dépassements répétés des normes admises que des décisions sont intervenues. Il a fallu solliciter une période dérogatoire de trois ans pour mettre en place en 2008 les premiers dispositifs de filtration à charbons actifs que nous venons de renouveler en 2011 pour un montant de 300 000 € sans solution pérenne. Le coût de ces traitements impacte le prix de l’eau. »

Est abordée également la question de la suppression des branchements en plomb : « Depuis des années cette action figure dans les rapports annuels SDEI / Lyonnaise des eaux comme projet, sans cesse remis, pour l’année suivante. Pourquoi ce retard à agir de la CCTC, pourquoi toujours attendre la contrainte ultime des échéances légales ? »

Concernant la gestion des eaux usées, Didier Caire rappelle que « le lagunage de St Laurent d’Aigouze était dimensionné pour 1500 équivalent/habitant, c’est-à-dire qu’il est saturé depuis plus de 15 ans. L’ignorance là-dessus était telle que l’ancien maire lui-même de la commune pensait que ses eaux usées étaient acheminées au Grau-du-Roi ! Encore une fois la CCTC agit le dos au mur avec un retard inquiétant. » Et d’ajouter : « Les problèmes de refoulement d’eaux usées dans l’étang de la Marette dont vous me dites qu’ils sont « faciles à résoudre » « dans les meilleurs délais » sont récurrents depuis le premier jour du raccordement des eaux d’Aigues-Mortes à la STEP il y a 11 ans. »

Le Vistre, comme le Vidourle, sont des cours d’eau parmi les plus pollué du sud de la France, à tel point que monsieur Mourrut a lui-même, ainsi que les maires de toutes les communes depuis Sommières, signé en 2011 un arrêté d’interdiction de toute pêche ou baignade sur ce cours d’eau suite à une pollution encore inexpliquée qui a causé la mort de plusieurs tonnes de poissons. Il en découle, mentionne l’élu Aigues-Mortais, que « la qualité des étangs littoraux, ressource halieutique, écologique et touristique, se dégrade également : les phénomènes de dysfonctionnement et d’eutrophisation se généralisent (Marette, Médard, Ponant, Rhône de St Roman). »

Enfin, concernant les eaux usées et la capacité épuratoire de la STEP du Grau-du-Roi, Didier Caire propose à juste titre de « passer au crible de l’esprit de précaution et d’anticipation » les rapports des techniciens qui soutiennent qu’une station prévue pour 100 000 équivalent/habitant peut en réalité traiter les effluents de 150 000 habitants. « Les élus ont-ils en main les éléments leur permettant de décider en connaissance de cause ? »

C’est effectivement une question qu’on peut se poser lorsque, venant sur la gestion de la Lyonnaise des Eaux (Véolia), l’élu se dit très inquiet lorsqu’au cours des débats « censés accompagner le vote sur le Rapport annuel sur le prix et la qualité du service il apparaît évident que la très grande majorité des élus n’ont pas lu le rapport. »

Outre le pointage de ces dysfonctionnements, cette lettre à monsieur Mourrut contient des propositions et des pistes de réflexion que la CCTC ferait bien de porter rapidement au débat. Nous ne pouvons que vous inciter vivement à la lire dans son intégralité : http://camargue.europe-ecologie.net/2012/02/24/reponse-a-e-mourrut-sur-la-communaute-de-communes/

 

Le problème des eaux usées de St Laurent d’Aigouze

La gestion de l’eau et de l’assainissement est une compétence de la Communauté de communes Terre de Camargue (CCTC). Le conseil communautaire a voté – à l’unanimité – un projet de 3 M d’euros pour acheminer les eaux usées de St Laurent à la station d’épuration (STEP) du Grau-du-Roi. Cette décision contestable va rapidement poser des problèmes techniques et écologiques majeurs.
Dans une lettre adressée au Préfet, l’élu Didier Caire (Aigues Mortes) argumente sur ces problèmes majeurs qui ne manqueront pas de se produire si tous les éléments ne sont pas mieux pris en compte: « Ce projet de transfert aurait eu l’aval de vos services. Je crains qu’ils aient négligé certains aspects du problème et notamment celui-ci : la STEP du Grau-du-Roi est conçue pour recevoir et traiter les effluents de 100 000 équivalent-habitants. Or ce niveau de population est d’ores et déjà dépassé en été. Des documents émanant de l’Office de Tourisme du Grau-du-Roi annonce «pour la période estivale une population touristique moyenne de 122 124 habitants» qui s’ajoute à la population permanente de 8 000 habitants (Dossier de presse Les Graulinades 2011). Avec la population permanente et estivale d’Aigues-Mortes la STEP du Grau-du-Roi pourrait recevoir les effluents de plus de 150 000 personnes en été. »

Lire l’article entier et la lettre à M.le Préfet : http://camargue.europe-ecologie.net/2012/01/09/les-eaux-usees-effluents-de-st-laurent-daigouze/