Super Trash

La folie humaine incarnée par une décharge en Côte d’Azur ! Quand un jeune réalisateur passe 2 ans à tourner dans une immense décharge de la Côte d’Azur, il en sort un film sur la folie humaine : SUPER TRASH.

Un Doc de Martin Esposito, sorti au cinéma le 9 octobre 2013. Autant dire qu’il n’a pas fait beaucoup de bruit, et que les circuits de distribution ont dû s’appliquer à ce qu’il n’en fasse pas trop, quelques scènes de ce film n’étant pas à l’honneur des organisateurs de festival tel que celui de Cannes, où le strass, les paillettes et les belles robes se marient mieux avec les tapis rouges qu’avec la merde que tout ça va devenir quand même.  La merde ici en question n’est pas un excès journalistique, nous parlons bien de la vraie, celle qui pue, autant que doivent puer certains cerveaux à l’origine de ces scandales, et ceux qui les couvrent. Car ne nous y trompons pas, cette décharge du film Super Trash ne saurait être la seule dans nos sociétés de consommation tous azimuts.

C’est bien là que le film, par delà quelques accusations flagrantes, doit nous interpeller tous. Ces décharges n’existent qu’en retour des pleins caddies que nous rapportons des super et hypermarchés, des mégamarchés de demain si nous voulons que cela soit pire. Chacun d’entre nous a pu expérimenter qu’au retour des courses nous remplissons déjà un sac poubelle avec des emballages avant d’avoir goûté un premier aliment. Y remédier complètement serait un rêve (mais nous le faisons et appelons sa réalisation de nos vœux) mais se dire qu’on n’y peut rien revient à rejoindre les coupables.

Il ne suffit pas de trier nos poubelles comme le prescrit une certaine citoyenneté. La conscience nous oblige à concevoir les choses bien en amont. Dans l’urgence de la situation présente (le sixième continent des plastiques flottants) c’est bien vers une interdiction de fabriquer ou d’importer qu’il faudrait aller. Là comme ailleurs, le choix sera politique ou ne sera pas, et s’il peut l’être il ne pourra venir que de citoyens responsables car il est vain de compter sur des politiques sans couilles sous la pression de lobbies.

Coluche disait : « Et dire qu’il suffirait que les gens n’achète plus tel produit pour qu’il ne se vende pas ! » Puissions-nous être nombreux à réaliser qu’il ne s’agissait pas d’une simple boutade.

La bande annonce

info : pour PROJECTION DEBAT ! CONTACTER :
http://www.destinydistribution.com/di…
les dates de projections :
https://www.facebook.com/SuperTrashLe…

Parmi les scènes coupées, (sans doute pour ne pas trop s’attirer les foudres de telle ou telle marque) cette séquence sur l’horreur du plastique qui devrait tous nous interpeller.

Pour info complémentaire, il a été parlé du film Super Trash à l’Assemblée Nationale à propos de la décharge en question (il y a également eu une émission de Complément d’Enquête). De possibles dangers corolaires (notamment sanitaires) ont été abordés mais nous n’avons pas d’infos supplémentaires pour l’instant. Il va de soi que le problème de la décharge incriminé n’a pas été résolu, même si plus personne n’en parle. Tout a été recouvert de terre, politique de l’autruche. Une nouvelle colline est née, mais ce n’est pas demain qu’il y poussera un arbre.