Ces villes qui se déclarent hors TAFTA

Bruxelles déclarée « Zone hors TTIP » dans l’indifférence générale

Hier soir le Conseil communal de Bruxelles a voté une motion demandant la suspension des négociations et déclaré la capitale « Zone hors TTIP ». Tout un symbole, dont pourtant la presse belge ne parle pas.

La capitale de l’Europe qui se prononce ouvertement contre le projet de Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement c’est quand même un signal fort. Le siège des institutions européennes déclaré « Zone hors TTIP » symbolise toute l’incohérence de l’UE. A quelques jours du prochain round de négociations sur le partenariat transatlantique, qui aura lieu du 13 au 17 juillet à Bruxelles, comment l’équipe de la Commission européenne pourrait-elle poursuivre les discussions sereinement en sachant qu’elles vont se dérouler dans une ville dont l’opposition à ce projet est désormais ouvertement déclarée ?

Article à lire ici : https://whatsupeu.wordpress.com/2015/06/30/bruxelles-declaree-zone-hors-ttip-dans-lindifference-generale/

siteon0Voici les collectivités locales déclarées hors TAFTA ou qui émettent des réserves sur le contenu et les conditions d’adoption du traité.

https://www.collectifstoptafta.org/collectivites/

Comme à Vauvert, Mèze ou Bédarieux, faites se déclarer votre collectivité « Hors TAFTA et CETA » ! Téléchargez la motion type (odt, doc, pdf).

 

Tafta, RoundUp, même combat

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale appelle à cesser les négociations sur le traité transatlantique. « Les nouvelles révélations d’espionnage à grande échelle des États-Unis sont un élément supplémentaire prouvant que ces négociations sont de fait antidémocratiques, et excluent toute relation de confiance. A l’image de l’économie libérale qu’ils souhaitent nous imposer, les négociateurs font régner la loi du plus fort entre eux-mêmes ».
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La semaine dernière, Madame Royal, ministre de l’écologie a décidé d’interdire à la vente en libre-service l’herbicide Roundup commercialisé par Monsanto ainsi que tous les « génériques » du glyphosate. Cette interdiction ne sera pas possible demain si le traité transatlantique aboutit sous peine de voir la France assignée en justice.

Dès lors, l’ambition affichée de s’attaquer à la multinationale très controversée Monsanto, notamment pour ses cultures OGM, apparaît totalement incohérente lorsque l’on sait que le gouvernement est favorable au traité transatlantique. En effet, nul n’ignore que Monsanto est très présente dans le lobbying et pèse donc dans les négociations du TAFTA, dans l’espoir d’inonder le marché européen avec ses produits OGM qui mèneront nos petits exploitants à leur perte.

La suite ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/260615/tafta-roundup-meme-combat

stop-tafta-europe-oui-non

1 million de signatures à la poubelle

1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle

Non, ce n’est pas Le Gorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

CorpocracySlider-e14179226659172 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.
En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Article intégral ici : https://mrmondialisation.org/1-million-de-signatures-contre-tafta-a-la-poubelle/

petit rappel…

Taftassiette

Le vin entre en résistance

Melenchon_vin


Le vin, le marché transatlantique et la… par lepartidegauche


J-L Mélenchon à la rencontre des viticulteurs par lepartidegauche

L’occasion de signaler aussi cette info…

Un acte illégal revendiqué !

Le Clinton, ce cépage mythique des Cévennes est interdit à la vente depuis 1935.

Il est néanmoins en vente depuis le 12 avril. Cette opération veut dire stop à une interdiction d’un autre temps qui empêche encore les cévenols de cultiver leurs terres, de produire leur vin.
Cette vente est donc illégale et cette action vise à démontrer notre volonté de transgresser une loi obsolète pour pouvoir nous expliquer devant qui de droit.

Pour tous renseignements : Dominique Garrel
> 18 Chemin de la Pompe – Auzon – 30500 Allègre-les-Fumades – 09 71 29 62 61 – 04 66 54 00 82
Pdt de l’Association Fruits Oubliés Réseau
> 4, avenue de la Résistance, – 30270 St Jean du Gard
> 04.66.85.33.37 (permanence téléphonique le mardi de 10h à 17h)

fruitsoublies

Le dimanche 21 juin 2015, à la Maison du Mineur de la Grand’Combe, aura lieu la 2ème rencontre des producteurs cévenols de vins familiaux.

Si vous produisez votre vin familial avec de l’Isabelle, du Clinton, du jacquez… ou tout autre cépages interdits
contactez nous au 04.66.85.33.37 ou beatrice@fruitsoublies.org afin de vous inscrire.
Un jury composé de professionnels goutera votre production et vous aidera à la faire évoluer.

http://www.fruitsoublies.org/ et aussi : https://www.facebook.com/fruitsoublies

J’ai appris qu’un homme a le droit d’en regarder un autre d’en haut seulement lorsqu’il va l’aider à se mettre debout.

affiche_21_juin_2015

Par ailleurs…
15578_vig2_1_460x230Un autre viticulteur, Thibault, a refusé d’appliquer un arrêté préfectoral qui impose l’usage préventif de pesticides contre une maladie des vignes. Les alternatives non-chimiques existent ; mais elles ne pourront se développer que si la démarche des paysans bio est respectée. Avec un tollé citoyen d’ampleur inédite, nous pouvons mettre fin à ces politiques qui sont des coups de massue frappant à l’aveugle des régions toutes entières.
Ne laissons pas Thibault, ni aucun autre agriculteur bio à l’avenir, payer pour avoir refusé d’utiliser du poison !
Une pétition de soutien circule depuis avril : https://secure.avaaz.org/fr/crime_vigneron_vf/?fuoOoab&pv=84

 

TAFTA_CETA_dossier de rappel

Ils ne sont forts que du silence qu’ils nous imposent

Ni la Commission Européenne, ni le gouvernement n’ont à ce jour rendu ce traité public.

Il faut interpeler les élus locaux (4 articles du traité concernent les communes). Et les communes doivent interpeler le gouvernement pour lui demander de se retirer de la négociation. Près de 200 l’ont déjà fait. Malgré ce, on constate au quotidien que la population n’est pas informée, et pour cause… Bernard Lagarrigue revient en détail sur les dangers de ces négociations secrètes.

LE CETA QUI CACHE LE TAFTA QUI CACHE QUOI ?

Canada Europe Trade Agreement ? Quézaco ?

Cet accord de libre échange signé le 18 octobre entre le Canada et l’Union Européenne nous concerne tous, et en premier lieu parce qu’il n’est autre que la copie conforme du projet d’accord de libre échange  entre les États-Unis et l’ Union Européenne, le trop fameux TAFTA, qui alimente la chronique depuis des mois, et dessine une nouvelle carte  des familles de pensée.

Plusieurs remarques s’imposent avant même de plonger dans les profondeurs de l’accord Canada – EU.

Sur la méthode d’une part, marquée par la clandestinité des négociations, ce n’est en effet que l’été dernier, soit quelques mois avant leur conclusion, que les députés européens ont eu connaissance d’une première ébauche du projet. Et c’est bien la même opacité qui caractérise les négociations en cours entre les États-Unis et l’Europe ; le texte du mandat donné aux négociateurs européens, et non pas le contenu ou la moindre ébauche de contenu, n’a été rendu public qu’après décision de la Cour de Justice Européenne !

José Manuel Barroso

Autre remarque, sur la date de la signature, le 18 octobre, et la qualité des signataires, le Premier Ministre canadien et le président de l’Union Européenne dont la légitimité ne peut être mise en cause. Il en est tout autrement en revanche du troisième homme à avoir paraphé cet accord, M. Barroso, président de la Commission Européenne.

 

Jean-Claude Juncker

Quelle était sa légitimité dès lors que son successeur, M. Junker, avait été désigné le 15 juillet, confirmé par le Parlement européen le 22 octobre et prenait ses fonctions le 1°novembre. Aucune, mais cet accord de libre échange était le grand œuvre de sa présidence, il ne pouvait prendre le risque de le voir rejeté. En effet, si la France, socialiste, a donné son absolution sans mot dire, l’Allemagne, libérale, a sans cesse exprimé ses réticences et singulièrement sur la question de l’arbitrage privé en cas de conflits états/entreprises. En connaissance de cause, pour avoir été confronté à ce type de procédure qui selon la CNUCED* est défavorable aux états six fois sur dix. A moins d’un accord amiable dans tous les cas favorables aux entreprises !

Réticences dont a fait fi la commission Barroso !

Reste que cet accord CETA doit encore être approuvé par les 28 chefs d’états de l’UE, puis par le Parlement Européen, et par chacun des parlements nationaux. A suivre…

Qu’attendent le Canada et l’Union Européenne de cet accord qui vise non seulement à réduire puis supprimer les barrières douanières mais aussi à lever les restrictions sur les services et les obstacles réglementaires ? Une hausse des échanges, de l’ordre de 12 Mds par an entre le Canada et l’Union Européenne. A quel prix ? Autant lire dans une boule de cristal.

 Hausse des échanges ? C’est très exactement ce que vise aussi le projet de Grand Marché Transatlantique, autrement appelé TAFTA*, qui anticipe une hausse de la croissance de 0,5 % l’an selon une source américaine, mais seulement 0,2 % selon une étude européenne, avec pour seule feuille de route la libéralisation des échanges, la suppression de toutes les barrières douanières, réglementaires, de tout ce qui peut restreindre la liberté. Celle des entreprises s’entend !

  Mais pour éviter que les citoyens ne s’emparent du débat, et ne provoquent de légitimes interrogations, les négociations, comme celles conduites pendant plus de quatre ans entre le Canada et l’Europe, ont été entourées du secret le plus absolu. Ainsi le mandat définitif donné le 14 juin 2013 par l’UE à ses négociateurs portait très clairement « restreint UE ». Ce n’est qu’après le jugement de la Cour Européenne de Justice du 3 juillet 2014 qu’il a été déclassifié. Une véritable atteinte aux plus élémentaires des pratiques démocratiques.

    Dans ce document de 18 pages et 46 articles, écrit en anglais*, le mandat est explicite, il n’est question que de mettre un terme à tout ce qui peut gêner les échanges commerciaux avec, par exemple un art.3 qui préconise « un haut niveau d’ambition d’aller au-delà des engagements de l’OMC », ou encore l’art10 « le but sera d’ ‘éliminer tous les droits sur le commerce bilatéral… »

Mais ce sont les articles qui concernent les atteintes aux droits démocratiques les plus élémentaires qui sont les plus préoccupants, comme cet art.4

« Les obligations de l’accord seront obligatoires pour tous les niveaux de gouvernement »

Autrement dit l’accord concerne aussi les collectivités infra-gouvernementales. En France, les communes, départements et régions. Un article assassin qui n’est rien d’autre qu’une opportunité offerte aux entreprises multinationales de s’attaquer non pas aux états dont les moyens de défense restent puissants, mais aux collectivités de rang inférieur. Par exemple rien n’interdirait un pétrolier qu’il soit américain, ou même européen par le biais d’une filiale, de traduire en justice pour entrave, et donc infraction à l’accord de libre échange, une commune qui s’opposerait à l’exploitation de gaz de schistes.

Mais, et cela est une autre bombe à retardement, cette justice ne serait ni européenne, ni française dans notre cas, mais internationale.

On peut ainsi citer le Centre International de Règlement des Conflits liés à l’Investissement, lié à la Banque Mondiale, et qui siège à Washington. Ou encore la London Court of International Arbitration, ou pourquoi pas la Chambre de commerce internationale basée à Paris, dont l’un des but est le lobbying « pro business »auprès des organisations internationales. On pourrait rêver mieux en termes de garanties d’impartialité !

Tout dans ce projet d’accord de libre échange contribue à affaiblir l’Union Européenne au nom d’une croissance plus qu’aléatoire, d’autant que, autre facteur aggravant, la négociation est totalement asymétrique entre les États-Unis, pays fédéral qui depuis 1933 protège certains de ses marchés- Buy American Act– et l’Union Européenne, regroupement de nations indépendantes aux objectifs souvent différents voire antagonistes.

Qui l’emportera, qui fera valoir le respect du droit des européens ? La mobilisation des citoyens des 28 états membres, et peut être le poids de l’Allemagne très vigilante sur l’avenir de ses entreprises. Quant à la France son président semble pressé de conclure cet accord…

B. LAGUARRIGUE

* CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le commerce et de développement.

* TAFTA( Trans atlantic free trade area), GMT( grand marché transatlantique),TTIP( Transatlantic trade and investment partnership), trois sigles pour désigner un même objet. Peut être pas un hasard…

* Directives pour la négociation du traité de libre échange UE/USA :

www.attac.org

www.contrelacour.fr

Bonus : Une première vidéo pour ceux qui n’ont que trois minutes pour comprendre le mécanisme, suivi d’un Entretien avec Raoul Marc Jennar_29mn. (Écouter vers la 11ème minute les incidences des tribunaux d’arbitrage sur les communes.)

Si la vidéo suivante ne fonctionnait pas dans nos pages, essayez ici : http://archives.tele-astv.fr/video-4564-le-jt-interview-raoul-marc-jennar-26-septembre-2014.html


À propos du GMT-TAFTA. Interview de Raoul Marc…

TAFTA, l’exemple de Navacelles

C’est juste à l’attention des municipalités qui n’ont pas encore pris la mesure des dangers du traité transatlantique qui avance encore et toujours à grand pas dans un grand silence des médias et l’inertie des politiques en place.

A noter que d’autres mairies vont d’ores et déjà dans le même sens, notamment celle de Bédarieux.

Les lecteurs informent…

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Cinéma Marcel Pagnol _ Aigues Mortes

CALENDRIER

jeudi 16 octobre – 21h – cinéma Marcel Pagnol – CINE-CLUB « Les Enfants de Belle Ville » de Asghar Farhadi

7 – 8 – 9 novembre 2014  Festival ECRAN LIBRE

  jeudi 20 novembre – 21h – cinéma Marcel Pagnol – CINE-CLUB

« A l’ouest Rien de Nouveau » de Lewis Milestone ,dans le cadre des commémorations de la guerre de 14-18, en partenariat avec le Centre Social et Culturel

Suivre le lien : http://www.cinema-aigues-mortes.fr/cine-club.html

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A l’occasion de la journée de la transition citoyenne, le samedi 27 septembre, le comité « Aigoual Cévennes Vidourle » du Parti de Gauche organise une réunion publique au Vigan.

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) qui oriente pour l’essentiel la politique nucléaire de la France travaille depuis un demi-siècle sur deux filières, la fusion nucléaire avec la construction d’Iter à Cadarache (gouffre financier et fiasco programmés), et le projet de construction du réacteur Astrid à Marcoule (Gard). Ce réacteur dit de 4ème génération est la relance de la filière plutonium après les échecs de Phénix et de Superphénix. Le plutonium est la pire matière jamais élaborée par l’industrie humaine, d’une très haute dangerosité (quelques Kg suffisent pour une explosion atomique). On le trouve dans les combustibles usés des réacteurs, une fois produit il reste radioactif pendant deux siècles…. ».  Risques considérablement augmentés puisque Marcoule repose sur une zone de risque sismique encadrée de deux failles actives supportant la poussée de la plaque Afrique, celle de Nîmes et d’Alès-Cévennes. De plus, les doutes exprimés au Sénat et la réfutation par l’Agence de Sécurité Nucléaire de justifier la construction du réacteur de 4ème génération par la transmutation des déchets les plus difficiles à gérer, enlèvent donc au projet Astrid toute légitimité !

Projet de loi relatif à  la transition énergétique pour la croissance verte

  • · Comment, une politique de l’offre fondée sur une consommation toujours plus grande peut-elle être compatible avec la sobriété et l’efficacité énergétique dont nous avons besoin ?
  • · Comment considérer l’électricité nucléaire comme propre alors qu’elle engendre des risques et des pollutions à très long terme que le gouvernement refuse de considérer à sa juste dangerosité ?
  • · Comment considérer qu’elle assure à la France une indépendance énergétique alors qu’elle nécessite l’extraction de minerais hors de notre territoire national ?
  • · Et surtout, comment imaginer une seconde que le financement de la transition écologique puisse être effectif alors que le ministère de l’écologie, sous Hollande comme sous Sarkozy est l’un des principaux touchés par l’austérité ?

Même drapée dans une volonté de développer les Énergies renouvelables et la rénovation thermique, et ornée d’un « chèque énergie » (pis-aller pour les revenus les plus faibles), ce projet de loi condamne la France à une dépendance au nucléaire pour plus d’un siècle.

Ce projet de loi ne respecte aucune des recommandations du rapport parlementaire ni de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire.

La bifurcation écologique à opérer est d’ampleur, elle nécessite une vision politique de long terme, un projet ambitieux d’écosocialisme décliné en une planification écologique d’envergure, reconsidérant nos modes de consommation et de production, nos déplacements et l’étalement urbain, remettant en cause le productivisme et l’extractivisme qu’ils nécessitent, afin de permettre de sortir de la crise sociale et environnementale mondiale dans laquelle le capitalisme vert nous entraîne sournoisement.

=============================== Lire la suite

Bientôt dans vos assiettes !

OGM et pesticides: le désastre argentin, la guerre transatlantique

Copieux et très intéressant article ce 29 août 2014 |  Par Paul Moreira (http://www.mediapart.fr/), que nous complétons à la suite par un lien et une vidéo pour qui souhaite aller plus loin sur le sujet.

« Bientôt dans vos assiettes ! (de gré ou de force…) », un documentaire de Paul Moreira
Diffusion lundi 1er septembre à 20 h 50, Canal plus.

Les OGM permettent d’utiliser moins de pesticides et de produits chimiques: c’est l’argumentaire de l’industrie transgénique. Problème: il est faux et l’Argentine, massivement convertie au soja OGM, est en train d’en payer le prix fort sur le plan sanitaire et agricole. Le journaliste Paul Moreira en revient, avec un documentaire diffusé lundi sur Canal+. Enquête et extraits.

Manuel Valls est un chaud partisan des OGM. Dans son programme pour la primaire socialiste en 2011, intitulé « l’abécédaire de l’optimisme », il en vantait les bienfaits. Pour l’environnement notamment. Les OGM, expliquait-il, permettaient d’utiliser chaque fois moins de pesticides et de produits chimiques dangereux (voir sa vidéo en cliquant ici). C’est exactement le message que répand partout l’industrie transgénique. Toujours plus d’OGM, c’est toujours moins de pesticides…


O comme « OGM » par manuelvalls

Avec cette promesse, elle a conquis presque toute la planète. Une poignée de pays européens traîne encore les pieds. Mais pour combien de temps ? Depuis le début de la conquête transgénique, le gouvernement américain s’est littéralement mis au service de la firme Monsanto. Et lors des prochaines négociations du traité transatlantique de libre-échange (ou TAFTA), les OGM risquent d’être imposés partout en Europe.

(…)

 

Bientôt dans vos assiettes… – Le 01/09 à 20H55

L’Argentine a entamé sa course au transgénique depuis 1996. Elle a multiplié sa surface cultivée par trois en quinze ans. Un triomphe du point de vue financier. Le soja OGM massivement exporté vers l’Europe a permis à l’Argentine de retomber sur ses pieds économiquement. Aujourd’hui, c’est quasiment 100 % du soja produit en Argentine qui est OGM, et qui résiste au glyphosate. (…)

Les sols argentins sont imbibés de combinaisons d’agrotoxiques. De l’aveu même du gouvernement, personne n’a étudié l’impact sanitaire de ces combinaisons chimiques, leur synergie, leurs effets combinés. Sur un tracteur d’épandage, j’ai découvert des fûts de Round up mélangés à de l’Atrazine, un agrotoxique interdit en Europe (il change le sexe des grenouilles…) et du 2,4 D, un des composants actifs de l’agent Orange, le célèbre défoliant militaire qui a provoqué des vagues d’enfants déformés au Vietnam.

Aujourd’hui au Danemark, demain en France ? Lire la suite

Le GMT et le Conseil Général du Gard

Bon à savoir : la déclaration suivante a été faite par le groupe PCF-FdG. Le PS et la droite ont voté contre au Conseil Général.

Séance Conseil général du Gard Mercredi 25 juin 2014  

POUR L’ARRÊT DES NÉGOCIATIONS SUR LE PARTENARIAT TRANSATLANTIQUE DE COMMERCE ET D’INVESTISSEMENT

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a été mandatée par les gouvernements de l’Union européenne pour négocier un accord de libre‐échange avec les Etats‐Unis. Cet accord aura pour objectif de supprimer les obstacles commerciaux entre l’UE et les Etats‐Unis et de créer les conditions d’un marché commun. L’accord sera matérialisé par un traité. Appelé à l’origine TAFTA (Transatlantic Free Trade Area), le traité a été rebaptisé en Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI). Toutefois, malgré le changement de nom, le mandat est resté le même.

Les négociations devraient se poursuivre jusque fin 2014, avant une entrée en vigueur prévue pour 2015. Les négociations du traité visent trois objectifs : Lire la suite

Vous avez aimé TAFTA ? Vous adorerez TISA !

Des négociations internationales secrètes sur les services, dévoilées par Wikileaks

Après TAFTA, les États-Unis et l’Union Européenne vous présentent TiSA. Vous n’en avez jamais entendu parler ? Pas étonnant : les débats sont confidentiels et aucun grand média ne s’était encore penché sur la question, à laquelle L’Humanité consacre sa Une d’aujourd’hui. Un traité international négocié discrètement entre 50 pays, qui vise à libéraliser le marché des services et empêcher toute régulation du secteur financier.

L’opacité des débats sur le traité transatlantique vous a choqué ? Attendez un peu de voir son petit frère. Derrière cet acronyme se cache le Trade in Services Agreement, ou Accord sur le commerce des services (ACS) : un accord commercial actuellement négocié sur la libéralisation du marché des services à l’échelle mondiale.

En bleu, les 50 pays qui négocient TiSA représentent 70% des échanges mondiaux de service (Source : Département du commerce australien)

Des privatisations irréversibles qui interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce

La semaine dernière, Wikileaks a toutefois permis d’en savoir un peu plus, en publiant une annexe de cet accord. Son principal enseignement est que TiSA engloberait les services financiers, empêchant de fait leur régulation. Surtout, le secret de l’accord est entièrement assumé : l’annexe est classée confidentielle pour une durée de cinq ans et doit être « conservée dans un bâtiment, une pièce ou un contenant verrouillé ou sécurisé« .

Bien entendu ce secret ne concerne que le grand public : les lobbys de l’industrie des services ont activement participé au round de négociation d’avril 2014, comme ils l’indiquent dans un communiqué.

Lire l’article d’Agnès ROUSSEAUX sur Bastamag : http://www.bastamag.net/Tisa-ces-negociations-commerciales

pour réfléchir à l’enjeu des européennes

Jeudi 15 mai, nous sommes à 10 jours des élections européennes et on ne peut pas dire que leur enjeu aura fait couler beaucoup d’encre chez les médias aux ordres. Tout juste entend-on répéter qu’il faut s’attendre à une abstention massive, mais sans trop pointer le danger qui résulterait de laisser le Parlement et la Commission européenne aux libéraux et aux fascistes de tous poils qui ne manqueront pas de se mobiliser, et sans trop rappeler qu’il s’agit d’un scrutin à 1 seul tour. Il n’y aura pas de rattrapage pour qui préfèrerait aller à la pêche ou à la plage ce 25 mai !

Mais qu’on ne s’y trompe pas, par-delà ce qui pourrait apparaître comme un simple choix d’idées ou de leurs représentants, il s’agit d’un véritable choix de civilisation. De ce vote résultera la poursuite ou pas des politiques d’austérité, l’abandon ou pas des souverainetés nationales, ou encore l’entrée ou pas du bloc européen dans le giron des États-Unis via un grand marché transatlantique très assassin des libertés, des protections sociales et environnementales.

Petite compil à plusieurs voix…

vidéo proposée par Yannick Jadot

TTIP (ou GMT ou TAFTA) : la Commission européenne ne croit pas à ses propres mensonges !


TTIP: les mensonges de la Commission européenne… par EurodeputesEE

 

Sept raisons pour refuser de négocier l’accord de libre-échange UE-USA

Susan George et Cécile Monnier (Nouvelle Donne) exposent ici pourquoi le mouvement réclame « l’abandon pur et simple des négociations autour du Tafta » : un traité « façonné par des multinationales », et qui entend « privatiser » non seulement la justice mais une part du travail législatif. 

Parce que son nom, Tafta ou TTIP, ne dit pas la vérité sur son contenu. Ce traité concerne peu le commerce, mais davantage l’investissement, et s’intéresse surtout aux règlements et normes qui gouvernent toute mise sur le marché d’un produit ou d’un processus.

Parce que ce traité a été conçu et façonné depuis de longues années par des multinationales des deux côtés de l’Atlantique, dont le souci majeur est de réduire et « d’harmoniser » vers le bas les deux systèmes. Ces entreprises pensent ainsi économiser des milliards d’euros, mais cette économie se fera au prix d’une baisse de la protection du consommateur, de sa santé, de sa protection sociale et de l’environnement. Les États-Unis ne voient aucun inconvénient aux OGM, gaz de schiste, bœuf nourri aux hormones, poulets rincés au chlore, médicaments hors de prix. En revanche, ils voient d’un très mauvais œil – tout comme les grands groupes européens – les produits pharmaceutiques génériques, l’amélioration de la protection sociale, des salaires ou encore des retraites, les services publics qui « devraient » être privatisés, ainsi que toute restriction de la liberté du marché ou de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée ».

Parce qu’il est secret et négocié dans un déni de démocratie total : même les parlementaires européens n’ont pas le droit de le lire ou de consulter les comptes-rendus des cycles de négociation.

Comment peut-on accepter qu’un traité qui mettrait à mal toutes nos normes et réglementations et qui soumettrait nos États et nos collectivités à la volonté des multinationales soit négocié dans le dos des citoyens ? Encore une fois, Nouvelle Donne demande l’abandon pur et simple des négociations autour du TAFTA : sans dramatisation, mais avec conviction, refusons de nous asseoir à cette table-là !   

Susan George, membre du comité de soutien de Nouvelle Donne et présidente d’honneur d’Attac
Cécile Monnier, candidate dans le sud-ouest aux élections européennes pour Nouvelle Donne

(1) Tafta: TransAtlantic Free Trade Agreement (Accord Transatlantique de Libre-Échange). TTIP: Transatlantic Trade and Investment Partnership (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement).

Lire l’article entier : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/130514/sept-raisons-pour-refuser-de-negocier-laccord-de-libre-echange-ue-usa

 

 

Connaître les dangers du Traité Transatlantique

La vidéo suivante a été réalisée à Perpignan le 11 décembre 2013. Raoul Marc Jennar, docteur en science politique et altermondialiste analyse le projet « GMT » qui est en cours de négociation entre l’UE et les États Unis d’Amérique. Pour ne pas effrayer le public ces négociations se déroulent dans le plus grand secret. De nombreux députés ne sont pas tenus au courant.

Note : cette conférence dure près de deux heures. N’hésitez pas à la regarder en plusieurs fois s’il le faut mais regardez-la, surtout si vous n’avez pas eu l’occasion d’assister en live à cette conférence que Raoul Marc Jennar déroule un peu partout en France depuis deux ans. Des éléments clairs et précis, pas de langue de bois, de l’info, pas de l’infaux. L’essentiel de ce qu’on essaie de nous cacher y est dit, et ça permet de prendre connaissance des articles les plus dangereux contenus dans ce Traité.

Autre article par Cécile Monnier (accès libre) concernant la protection des données personnelles : http://blogs.mediapart.fr/blog/cecile-monnier/150514/tafta-et-la-protection-des-donnees-personnelles-ou-les-enjeux-caches-de-l-election-europeenne

S’abstenir aux européennes : une faute grave

par Raoul Marc Jennar

Il en est qui font campagne pour l’abstention lors du scrutin européen du 25 mai. Examinons leurs raisons.

Certains disent : « pourquoi voter pour un Parlement européen (P.E.) qui n’a aucun pouvoir ?» Ce n’est pas exact ; ils devraient s’informer et lire les traités actuellement en vigueur. Ils devraient lire cet excellent petit livre « Le Parlement européen, pour faire quoi ? » dont les auteurs qui ne peuvent être qualifiés d’européistes (B. Cassen, H.Michel, L. Weber). On n’argumente pas en travestissant la réalité. Reprenons leurs principales critiques :

– le P.E. n’a pas le pouvoir de proposer. C’est vrai. Mais qu’en est-il de ce pouvoir dans les parlements nationaux ? Quelle est la part réelle de l’initiative parlementaire dans le travail législatif national ? Dérisoire. Depuis le début de l’actuelle législature (depuis le 20 juin 2012), 125 des 157 lois adoptés étaient d’origine gouvernementale, soit près de 80% des textes votés.

– le P.E. n’est que co-législateur puisque tous les textes législatifs qu’il adopte doivent avoir l’agrément du Conseil des Ministres et de la Commission. C’est vrai. Mais encore une fois qu’en est-il au Parlement français ? Les textes adoptés ne doivent-ils pas, dans les faits, avoir l’accord du gouvernement ?

Par contre, ce qu’on passe trop souvent sous silence, c’est que le Parlement européen dispose du pouvoir de rejeter les textes proposés. Mais la majorité droite-pseudo gauche de ce Parlement préfère les approuver. Il est extrêmement rare qu’un texte législatif soit rejeté : au cours des trois dernières législatures (en quinze ans donc), seule la directive sur la libéralisation des services portuaires a été rejetée suite à l’intense mobilisation des dockers. Dans tous les autres cas, la majorité droite-PS a accepté les textes proposés. Lire la suite

Traité Transatlantique_danger

À deux semaines des élections européennes, de nombreux citoyens et citoyennes n’ont toujours pas entendu parler du traité de libre échange qui se profile entre les États-Unis et l’Europe. Malgré ce silence éhonté du gouvernement sur des négociations tenues secrètes alors qu’elles nécessiteraient un référendum national dans chaque pays de l’Union, des voix s’élèvent et des pétitions circulent pour demander l’interruption immédiate de ces négociations en cours. Les élections qui approchent doivent aller en ce sens.

Cécile Monnier a trouvé des mots simples pour exprimer quelques-uns des dangers que nous feraient courir ce traité.

Le traité transatlantique TAFTA, ou les enjeux cachés de l’élection européenne…  

Qu’on l’appelle TAFTA, TTIP ou encore GMT, le traité transatlantique est l’un des enjeux majeurs des élections européennes du 25 mai prochain. Ce sont en effet les députés qui vont être élus et qui siégeront au prochain Parlement européen qui auront la charge de ratifier ou non l’accord négocié par la Commission Européenne.

TAFTA, c’est quoi ? En quelques mots, TAFTA est un projet d’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne (TAFTA étant l’acronyme de Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Ce projet vise à créer un grand marché transatlantique, qui représenterait la plus grande zone de libre-échange jamais créée. Un événement majeur, donc, dans l’histoire du commerce mondial. Vous n’en aviez pas entendu parler ? C’est normal, car ce projet de traité se négocie dans la plus grande discrétion, les commissaires européens rencontrant leurs homologues américains dans l’opacité la plus totale…

TAFTA présente de nombreux dangers et son application équivaudrait à un changement radical dans nos modes de vie. Le but de ce traité transatlantique est de créer un immense espace de libre échange, réunissant les États-Unis et l’Union Européenne au sein d’un même marché. Condition nécessaire pour que ce marché devienne réalité, les dernières barrières douanières existantes seraient tout simplement supprimées. Mais plus encore, ce sont toutes les normes sanitaires, environnementales ou encore sociales qui seraient remises en cause. En effet, la mise en place d’un espace de libre échange signifie la libre concurrence entre les acteurs du marché. Pas de préférence nationale ou locale, donc… Imaginons que votre mairie passe un appel d’offres pour la fourniture de la cantine de votre petit dernier. Et imaginons que la municipalité souhaite privilégier les petits producteurs locaux. Et bien non, pas possible, car ce type de critère fausse le marché… Avec TAFTA, toutes les entreprises devront être mises sur un même pied d’égalité. Autant dire que le petit producteur local aura du mal à trouver des débouchés. Lire la suite

On continue comme ça ?

On continue comme ça ?

info liée : Un rapport publié mercredi 09 avril aligne les chiffres démontrant le poids du secteur financier dans les institutions et les centres de décision de l’Union européenne.

L’industrie financière dépense plus de 120 millions d’euros par an dans ses activités de lobbying à Bruxelles. Elle emploie 1 700 lobbyistes, soit quatre fois plus que les fonctionnaires européens travaillant sur les questions financières. En tout, 700 entreprises et associations travaillent ensemble pour mener à bien ce lobbying. C’est sept fois plus que toutes les ONG et syndicats présents à Bruxelles…

info à relier : le poids de ces lobbies sur les négociations en faveur du GMT (ou TTIP, ou TAFTA…).  Pour Bruno Poncelet (FGBT), le GMT est une manière d’éviter de répondre à la Crise.

Contrer le GMT: Menaces sur l’emploi et… par lepartidegauche

« Le grand marché transatlantique est à la démocratie ce que McDonald est à la gastronomie »

Non au traité transatlantique

mise à jour vendredi 4 avril

C’est sans surprise, nos médias préfèrent nous bassiner avec la cravate de Valls, au lieu de nous préciser pourquoi le volet « commerce extérieur » a été transféré du portefeuille de Montebourg à celui de Fabius… C’est le « commerce extérieur » qui a en charge le GMT ! Ô hasard, quand tu nous tiens… Quoi qu’il en soit, il y a urgence de s’intéresser au grand marché transatlantique.

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales prendraient force de loi et lieraient pour de bon les mains des gouvernants. Imperméable aux alternances politiques et aux mobilisations populaires, il s’appliquerait de gré ou de force, puisque ses dispositions ne pourraient être amendées qu’avec le consentement unanime des pays signataires.

par Lori M. Wallach, novembre 2013

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

Sécurité des aliments, normes de toxicité, assurance-maladie, prix des médicaments, liberté du Net, protection de la vie privée, énergie, culture, droits d’auteur, ressources naturelles, formation professionnelle, équipements publics, immigration : pas un domaine d’intérêt général qui ne passe sous les fourches caudines du libre-échange institutionnalisé. L’action politique des élus se limitera à négocier auprès des entreprises ou de leurs mandataires locaux les miettes de souveraineté qu’ils voudront bien leur consentir.

On a pu voir récemment des sociétés européennes engager des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la limitation des émissions toxiques au Pérou, l’Alena servant dans ce dernier cas à protéger le droit de polluer du groupe américain Renco. Autre exemple : le géant de la cigarette Philip Morris, incommodé par les législations antitabac de l’Uruguay et de l’Australie, a assigné ces deux pays devant un tribunal spécial. Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly entend se faire justice face au Canada, coupable d’avoir mis en place un système de brevets qui rend certains médicaments plus abordables. Le fournisseur d’électricité suédois Vattenfall réclame plusieurs milliards d’euros à l’Allemagne pour son « tournant énergétique », qui encadre plus sévèrement les centrales à charbon et promet une sortie du nucléaire.

Il n’y a pas de limite aux pénalités qu’un tribunal peut infliger à un État au bénéfice d’une multinationale. Il y a un an, l’Équateur s’est vu condamné à verser la somme record de 2 milliards d’euros à une compagnie pétrolière

Article intégral, à lire absolument : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/11/WALLACH/49803

Et ne pas manquer le blog que Raoul-Marc Jennar tient aussi sur Mediapart :

http://blogs.mediapart.fr/blog/raoul-marc-jennar/020414/le-gmt-et-les-normes-sociales-encore-en-vigueur-en-europe-un-demantelement-programme#comment-4643002

Le Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

Déjà entre 1995 et 1997, l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (AMI) avait été négocié en secret entre les vingt-neuf pays de l’OCDE : cet accord cherchait entre autres à permettre aux multinationales de traîner en justice les États dont la politique n’irait pas dans le sens de leurs profits… Mais révélées au grand jour, ces négociations secrètes avaient échoué, comme meurt Dracula quand il est exposé à la lumière.

Mais Dracula n’est pas mort ! C’est donc toujours dans l’ombre que ce projet vampirique refait surface, sous la forme d’un « partenariat transatlantique de commerce et d’investissement ». Destruction des normes sociales et environnementales, justice arbitrale pour contraindre les politiques publiques, le menu de ces négociations fait craindre le triomphe de la phrase de David Rockefeller :

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ».

Cette entrée en matière était celle de Daniel Mermet lors d’un des derniers « Là-bas s’y j’y suis ». Hormis cet entretien, on ne peut pas dire que le reste de la presse nous inonde d’information autour de ce traité que Le Monde Diplomatique a pourtant qualifié de « véritable typhon pour les Européens ». Le pire culot est celui du président François Hollande qui s’est engagé auprès du président Obama à « accélérer le processus » alors qu’il n’en a pas encore touché un mot aux Français. C’est dire si nous sommes encore loin du référendum qu’il serait urgent d’organiser avant d’aller plus loin dans quelque négociation que ce soit avec les États-Unis. Un référendum ? Mais vous n’y pensez pas ! Dans la situation actuelle d’austérité garantie 100% durable, les Français n’apprécieraient guère qu’on leur fasse un petit dans le dos ou qu’on leur joue la partition « Traité de Lisbonne 2.0 » !

Il ne faudrait pourtant pas croire que les autres gouvernements européens soient plus bavards avec leurs concitoyens. Le contenu de cet accord de libre échange entre les États-Unis et l’Europe est tenu secret, au point que les députés qui ont pu le lire n’ont pu le faire que grâce à des fuites. La campagne d’opposition à ce dangereux traité ne fait que commencer.

Daniel Mermet a fait une émission très didactique sur ce GMT le 24 février avec Raoul-Marc Jennar (Comité scientifique ATTAC) dans laquelle ce dernier reconnaît que : « Tout le monde devrait avoir connaissance de ce qu’on nous prépare en grand secret mais seul Jean-Luc Mélenchon en parle (quand on lui en laisse la possibilité) et « Là-bas s’y j’y suis ». »

3 minutes pour récapituler et cadrer le sujet, proposé par la Gauche Unitaire Européenne :


Europe : le Grand Marché Transatlantique par lepartidegauche

Si vous disposez d’une vingtaine de minutes, le lien suivant mène vers un extrait clair et concis d’une conférence tenue par le même Raoul-Marc Jennar. (Autres conférences entières sur Youtube)

http://www.librinfo74.fr/2014/02/magistrale-conference-de-raoul-marc-jennar-sur-le-grand-marche-transatlantique-un-accord-de-libre-echange-cauchemardesque-pour-les-citoyens-europeens/

Sinon n’hésitez pas à écouter l’émission de Mermet, elle dure un peu moins d’une heure : http://media.la-bas.org/mp3/140225/140225.mp3

Attention DANGER !

À lire :
Oui à l’union des peuples d’Europe ! Non à l’Union européenne !, un article de Raoul Marc JENNAR paru sur blogs.mediapart.fr

Dracula contre les peuples, un livre de Patrick Le Hyaric (2013, éditions de l’Humanité)

Le grand marché transatlantique : les multinationales contre la démocratie, un livre de Ricardo Cherenti et Bruno Poncelet, préfacé par Jean-Luc Mélenchon (2011, éditions Bruno Leprince)

Les lecteurs informent

Les lecteurs de Sémaphores informent ou rappellent…

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Depuis quelques jours, les élèves et les parents d’élèves sont harcelés de mails et de SMS provenant d’associations extrémistes qui propagent la rumeur selon laquelle, parce que « le genre » est introduit dans les programmes scolaires, leurs enfants seraient en danger à l’école. Non seulement cette manœuvre de déstabilisation des parents est révoltante (les enfants ont été privés d’école), mais, de plus, cette rumeur est totalement mensongère. Depuis plusieurs jours également, les propos les plus extrémistes circulent, dans les rues ou sur les réseaux sociaux, réveillant les haines envers les homosexuels, les juifs, les féministes, les professeurs des écoles appliquant l’ABCD de l’égalité, les chercheurs en études sur le genre, tous présentés comme des ennemis de la société.

Face à ces propos dangereux, face aux risques de dérives extrémistes, nous, enseignant-e-s, étudiant-e-s, chercheur-e-s, souhaitons prendre la parole, rappeler la réalité des pratiques éducatives et scientifiques d’aujourd’hui, et appeler au soutien de nos concitoyens et concitoyennes, de toutes les régions de France, de toutes les origines, de toutes les cultures.

NON, les enfants ne sont pas en danger. Non, il n’y aura pas de projection de films « sexuels » à l’école, et les garçons ne seront pas transformés en filles (ni inversement).

NON, la prétendue « théorie du genre » n’existe pas, mais, oui, les études de genre existent. Le genre est simplement un concept pour penser des réalités objectives. On n’est pas homme ou femme de la même manière au Moyen-Âge et aujourd’hui. On n’est pas homme ou femme de la même manière en Afrique, en Asie, dans le monde arabe, en Suède, en France ou en Italie. On n’est pas homme ou femme de la même manière selon qu’on est cadre ou ouvrier. Le genre est un outil que les scientifiques utilisent pour penser et analyser ces différences.

OUI, les programmes scolaires invitent à réfléchir sur les stéréotypes de sexe, car l’école, le collège, le lycée sont les lieux où les enseignants promeuvent l’égalité et la tolérance, où les enfants apprennent le respect des différences (culturelles, sexuelles, religieuses). « Vati liest die Zeitung im Wohnzimmer. Mutti ist in der Küche. » (Papa lit le journal au salon. Maman est à la cuisine). Voilà comment des élèves de collège apprenaient l’allemand, à travers les aventures de Rolf et Gisela, dans les années 1980. Réfléchir sur le genre, c’est réfléchir sur les effets de ce type de messages.

OUI, l’école est le lieu où l’on permet à chacun, par les cours de français, d’histoire, de SVT, d’éducation civique, d’éducation physique, de réfléchir sur les conséquences néfastes des idées reçues et d’interroger certains préjugés, ceux qui ont fait que pendant des siècles un protestant ne se mariait pas avec une catholique, ceux qui font que l’on insulte encore aujourd’hui une ministre à cause de sa couleur de peau, ceux qui font que des petits garçons sont malmenés au cri de « pédés » dans la cour de l’école, ceux qui font que Matteo n’osera jamais dire qu’il est élevé et aimé par deux mamans, ceux qui font qu’Alice veut mourir car on la traite de garçon manqué, ceux qui créent la haine et la discorde. Oui, l’école est le lieu où l’on permet aux élèves de se demander pourquoi les princesses ne pourraient pas aussi sauver les princes.

Les études de genre recouvrent un champ scientifique soutenu par le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le CNRS, et elles ont des utilités nombreuses dans l’éducation et la lutte contre les discriminations : ces études et ces travaux existent à l’université depuis longtemps. Nombreuses sont les académies à organiser des journées de formation sur ces thèmes ; nombreuses sont les universités à offrir des cours intégrant le genre : en sociologie, en sciences de l’éducation, en anthropologie, en biologie, en sciences économiques, en philosophie, en histoire, en littérature, etc. Des séances de sensibilisation aux questions d’égalité entre les sexes font partie du parcours de formation des enseignants du primaire et du secondaire.

En permettant aux élèves de constater la diversité des familles actuelles, en montrant que, selon les lieux et les époques, les rôles des hommes et des femmes ont varié et que l’amour a des formes multiples, les chercheurs, les enseignants et les professeurs des écoles offrent aux enfants, citoyens et citoyennes de demain, la liberté de construire un monde plus égalitaire et plus harmonieux.

Signer la pétition, ouverte à tou(te)s

• Consulter le site lancé pour fédérer les initiatives

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« France Alzheimer Gard » organise une réunion ouverte à tous à l’Institution des AIGUES MARINES au Grau du Roi, sur le thème de la maladie d’Alzheimer et des syndromes apparentés.

Le samedi 15 Février à 14H00

– Présentation de l’Association : Dr. Camille Lapierre, Président

– Approche médicale : Dr. Martine Lapierre, Gériatre

– Présentation « Espace Répit » : Vivadom

– Présentation appareillages audio-visuels : Fr. Enaudeau, Mutualité Française

Avec la participation du Dr. Robert Crauste.

Entrée gratuite

Aigues Marines, 977, Boulevard Dr Jean Bastide 30240 Le Grau du Roi

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5 770 € brut par parlementaire par mois.

Pétition citoyenne

Demandons aux Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de prendre les mesures nécessaires pour que les Députés et les Sénateurs justifient par des factures la bonne utilisation à des fins professionnelles de leur Indemnité Représentative des Frais de Mandat (IRFM), comme doivent le faire tous les salariés du privé ou du public en matière de frais professionnels.

L’IRFM, dont l’utilisation par les parlementaires n’est aucunement contrôlée, représente plus de 5 770 € brut par parlementaire par mois.

Cette transparence est nécessaire à double titre :

– Elle rétablit le principe d’égalité devant l’impôt dans la justification des frais professionnels entre les salariés du privé et du public et nos représentants.

– Elle renforce l’exemplarité de nos représentants en mettant en œuvre l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 : « Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

Le Député Charles de Courson avait déjà déposé un amendement en juillet 2012 afin de contrôler l’IRFM, ce qui a été repoussé par les parlementaires, seuls 24 députés se prononçant pour.

Cette pétition citoyenne permettra d’inciter les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat à prendre des mesures nécessaires afin de contrôler les IRFM des Parlementaires et de renforcer ainsi la transparence de l’argent public.

Merci de signer et de diffuser la pétition !

 

On peut aussi lire cet article : http://lelab.europe1.fr/t/frais-de-mandat-pourquoi-les-parlementaires-ont-repousse-le-debat-3998

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http://www.handicap-international.fr/index.php?id=8922&utm_source=FautPasRever&utm_medium=emailing&utm_term=mozabique&utm_campaign=Profession_demineuse

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Soutenez les bloqueurs d’uranium, signez la pétition !

Le 12 septembre dernier, près de Narbonne, 40 membres du collectif Stop Uranium ont bloqué un camion chargé d’uranium pour dénoncer les risques des convois radioactifs qui sillonnent la France sans qu’élus et populations en soient informés.

Le 20 février, 23 personnes sont convoquées au tribunal. Elles encourent 2 ans de prison et 4500 euros d’amende. Refusez la criminalisation des lanceurs d’alerte et apportez-leur votre soutien : signez la pétition, et si vous le souhaitez, postez votre photo pour vous manifester à leur côté !

http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-sommes-tou-te-s-des-bloqueurs-ses-d-uranium?origine_sujet=LI201401B

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à propos du Grand Marché Transatlantique (ou TAFTA)

communiqué de presse du collectif Stop TAFTA 30 qui s’est crée à Nîmes le 23 janvier dernier. Ce collectif est composé de citoyens et d’organisations parmi lesquelles celles signataires de l’appel national. info@stoptafta30.fr

 lire ou télécharger le communiqué : CP_Stop_TAFTA30

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Le Grand marché transatlantique ne se fera pas !

Texte de lancement de la campagne :

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des États-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique. Lire la suite