1 million de signatures à la poubelle

1 million de signatures contre TAFTA à la poubelle

Non, ce n’est pas Le Gorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA / TTIP) mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

CorpocracySlider-e14179226659172 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission Européenne.
En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement Européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.

Article intégral ici : https://mrmondialisation.org/1-million-de-signatures-contre-tafta-a-la-poubelle/

petit rappel…

Taftassiette

Quand les flics américains se déchaînent

Les émeutes se poursuivent à Ferguson depuis le meurtre du jeune Michael Brown par la police. Quatre balles dans le bras et deux dans la tête… Beau carton, messieurs ! Peut-on préciser que le jeune n’était pas armé ?

Et vous trouvez que ça ressemble à de simples officiers de police ?

Nous devons à Olivier Berruyer d’avoir repéré le billet de Paul Craig Roberts, économiste et journaliste américain qui fut sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, et également rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Une vision assez décapante de la situation des Afro-Américains en général…

Les agents de police, gardiens de sécurité ou milices autoproclamées de vigilance ont entraîné au moins 313 exécutions extrajudiciaires d’Afro-Américains en 2012, selon  une étude récente. Cela signifie qu’une personne noire a été tuée par un agent de sécurité toutes les 28 heures. Le rapport note qu’il est possible que le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé.

L’édifiante étude est ici (fichier PDF en anglais)

Notre source en français est ici : http://www.les-crises.fr/les-flics-se-dechainent/

Hommage des étudiants de l’université Howard à Michael Brown, une université réservée exclusivement aux Noirs. C’est aussi l’Amérique d’Obama.

Cette photo n’est pas extraite du dernier film de Spielberg. C’est la tenue officielle de la police anti émeute. Robocop n’est plus très loin.


Le Grand marché transatlantique ne se fera pas !

Texte de lancement de la campagne :

Le 14 juin 2013, la Commission européenne a obtenu mandat de la part de tous les États membres pour négocier avec les États-Unis le Transatlantic free trade area (TAFTA). Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de l’OMC.

Ce projet de Grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants, entre autres dans le secteur agricole, et plus grave encore, la suppression des « barrières non tarifaires » qui amplifierait la concurrence débridée et empêcherait la relocalisation des activités. Il conduirait à un nivellement par le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles et environnementales, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Ainsi, la production de lait et de viande avec usage d’hormones, la volaille chlorée et bien d’autres semences OGM, commercialisées aux États-Unis, pourraient arriver sur le marché européen. Inversement, certaines régulations des marchés publics et de la finance aux États-Unis pourraient être mises à bas.

Cet accord serait un moyen pour les multinationales d’éliminer toutes les décisions publiques qui constituent des entraves à l’expansion de leurs parts de marché. Nous pensons tous que ce projet consacre la domination des multinationales européennes comme américaines. Pour certains il affirme également la domination des États-Unis. À coup sûr, il asservirait les peuples des deux côtés de l’Atlantique. Lire la suite

Un scoop de NBC News

C’est un scoop de NBC mais c’est aussi un bien curieux enfumage que celui organisé depuis des années par une branche de l’armée américaine.

« Si j’ai vraiment été trompé, je vais devenir un citoyen très écœuré, car je viens depuis des années » dit à NBC Jesse Baker un ancien combattant de la 2e Guerre Mondiale et de la guerre de Corée qui a assisté à plus de 50 de ces cérémonies bidonnées.

Depuis septembre 2006, le ministère de la défense américain rapatrie régulièrement les corps de soldats qui ont été retrouvés à l’étranger après avoir été tués pendant la Seconde Guerre Mondiale, la guerre de Corée ou la guerre du Vietnam. Les corps retrouvés arrivent par avion sur la Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï.

Lors de ces impressionnantes « arrival ceremonies » au pied de l’avion censé arriver de l’étranger avec les cercueils des soldats, il y a une cérémonie officielle avec sonnerie aux morts, généraux et autres gradés au garde à vous. Ceci en présence d’hommes politiques, de journalistes, de familles de militaires, et d’anciens combattants qui croient assister à un vrai retour. On amène aussi des employés de la base pour qu’il y ait un public assez nombreux.

Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)

En fait, comme ABC News l’a révélé, tout est faux, et cela dure depuis 7 ans. L’avion ne vient pas de poser, généralement il n’est même pas en état de voler. Il est juste remorqué jusqu’au lieu de la cérémonie avant l’arrivée du public. On y place des boites de transfert couvertes d’un drapeau qui ressemblent ainsi à des cercueils, dans lesquels on a mis des restes humains conservés dans un laboratoire de la base où l’on tente de les identifier.

Les boites sont ensuite chargées dans un bus qui quitte les lieux pour retourner au laboratoire d’où les restes sont venus. Mais, selon NBC, il arrive que ce soit un employé qui ramène les boites en plastique contenant les restes sans aucune cérémonie, dans son véhicule personnel vers le labo.

il y a 83 000 militaires américains portés disparus à l’étranger. Le JPAC n’arrive à en identifier que 72 en moyenne chaque année, et cela coûte environ 1 million de dollars par corps. Les restes des soldats attendent environ 11 ans dans une annexe du JPAC avant d’être identifiés.

(source Gilles Klein, Arrêt sur image)

À propos du GMT, attention danger !

Jean-Luc Mélenchon dénonce les dangers du grand marché transatlantique imposé par les États-Unis et les multinationales. C’était à la Fête de L’Humanité, le 14 septembre 2013.

L’extrait dure 15 mn. Oubliez Jean-Luc Mélenchon si ce n’est pas votre tasse de thé, oubliez un instant vos préjugés et vos opinions, personne ne va vous les voler et vous les retrouverez bien assez vite. Mais comme ce qui se trame à travers le grand marché transatlantique n’a pas l’heur d’être répercuté comme il se devrait par les médias, il nous semble important d’alerter sur le danger évident que les multinationales font peser sur la souveraineté des états, France incluse et Europe en général, ne parlons même pas des petits pays qui n’auront pas les moyens de se défendre.

Il faut d’urgence dénoncer ce piège monstrueux qu’est le projet secret et sournois du grand marché transatlantique, stratégie de domination impériale des États-Unis et des multinationales sur le monde.

Le grand enfumage des medias

Dimanche 15 septembre, à 11h30, dans le cadre de la fête de l’Humanité, un débat aura pour thème : « Peut-on encore croire au journalisme ? Le cœur de métier de la presse – informer, expliquer, proposer – est fortement endommagé. Est-ce irréversible ? ». Il confrontera les points de vue de Thomas Legrand, éditorialiste à France-Inter, Edwy Plenel, directeur de Mediapart, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité et député européen. Il est organisé par la société des Amis de l’Humanité, dans son espace, en partenariat avec Mediapart.

Sur le même sujet, article très intéressant sur le blog de Charles Sylvestre : http://blogs.mediapart.fr/edition/complices/article/090913/les-journalistes-ont-ils-un-coeur-de-metier-defendre

Mais en attendant ce débat du 15 à venir… Voici d’autres preuves du grand enfumage.

Photos volées, fausses identités, emplois bidon dans des entreprises bien réelles… Des agences de communication ont envahi les espaces de libre expression des médias Web.

Le lieu de prédilection de cet enfumage organisé ? Les rubriques de libre expression des sites comme Le Plus du Nouvel Observateur, le Cercle des Echos, les blogs du magazine Capital, les pages Express Yourself de L’Express ou…les Chroniques du JDN.

Ainsi par exemple Leila Bernardin ne dispose d’aucune existence numérique en dehors de ses chroniques dans Le Journal du Net. Idem pour Catherine Delarge ou Anaïs Roy

Stephane Philippi ou Brett Allison ?

Le Stéphane Filippi qui écrit dans le JDN en tant que formateur a un « sosie » sur Facebook qui travaille dans les assurances dans l’Arkansas.

Idem pour François Morillon qui s’annonce comme consultant en stratégie auprès du JDN mais qui apparaît sous les traits de Sébastien L. sur Foursquare.com.

Ainsi pendant plusieurs semaines Marc Chevrier a signé des chroniques dans le JDN au nom du département fusions & acquisitions aux États-Unis du très établi cabinet de recrutement Mercuri Urval.

Ce Marc Chevrier fait également les belles heures du site du magazine L’Express où il signe en mentionnant l’Université de Tbilissi en Géorgie (L’Express a effacé son profil suite à la publication de l’article du JDN).

Ici un prétendu Laurent Duhesmes annonce travailler pour le Musée d’Orsay alors que cette maison ne compte absolument aucun collaborateur à ce nom.

Même situation chez la très haut de gamme HSBC Private Banking chez qui on affirme n’avoir jamais recruté d’analyste du nom d’Edouard Cachan. Celui-ci prend également la plume dans les colonnes du site du magazine Capital.fr.

Et le fantomatique journaliste Henry Maggi, en fait un communicant payé pour assurer la com’ d’un site commercial, est solennellement tweeté par le Centre d’Analyse stratégique du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Idéal pour consolider une réputation.

 

 

Article intégral sur le Journal du Net:  http://www.journaldunet.com/ebusiness/crm-marketing/les-pros-de-la-e-reputation-infiltrent-les-medias-web.shtml

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À l’attention du parterre de journalistes et étudiants en journalisme venus l’écouter, cette conférence de Michel Collon avait pour thème « Le rôle des médias dans les guerres humanitaires ». C’était le 25 Avril 2013, soit quelques mois avant le « massacre chimique » de Damas.

Dans ce même sens, nous pourrions dire que c’était donc également avant la prochaine guerre en Iran, inéluctable si les consciences populaires ne s’éclairent pas plus vite, si la presse des chiens de garde du système continue de mettre en avant les quelques centaines d’enfants syriens gazés sans les mettre en rapport avec les 500 000 enfants irakiens morts des suites de l’embargo, et nous sommes très gentils de ne citer que ceux-là. Identifier et désigner à la face du monde le véritable ennemi, rien ne pourra changer avant cela. C’est à chacun d’entre nous qu’il appartient de propager toutes les contre-vérités au discours officiel.

« On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés » (Albert Einstein)


Libertés: l’esprit de clôture et le monde

11 juillet 2013 |  Par gilles sainati

C’est dans l’esprit du texte éponyme de Walter Benjamin, « Avertissement d’incendie », écrit peu avant son suicide en 1940 alors qu’il était « minuit dans le siècle » que nous voulons consacrer cette édition à un ensemble d’informations  de réflexions et de débats prenant acte d’une situation qui nous paraît dramatique pour les libertés en France et dans le monde en 2013.
Nous pensons que les libertés individuelles et collectives sont depuis le début du siècle de plus en plus violemment attaquées de toutes parts et se réduisent en peau de chagrin.  Elles sont plus que jamais en péril face à l’évolution de moyens technologiques toujours plus efficaces, actifs et  omniprésents aux mains des pouvoirs de toutes natures, de tous ordres et de toutes obédiences politiques religieuses et corporatistes.

Souriez, vous êtes filmés

L’actualité a parfois des accélérations qui sont autant de révélateurs de l’état d’une opinion ou plutôt d’un état d’esprit.

Depuis le 11 septembre 2001, les professionnels de la guerre froide se sont recyclés dans la guerre au terrorisme et «l’on sait bien» que tout être humain est un potentiellement un dangereux terroriste. Les braves gens, eux, ne se plaignent pas de cette surveillance généralisée car « ils n’ont rien à se reprocher». Mais alors évidemment quand l’empire surveille ses alliés ça fait mauvais genre… Mais tout le monde le savait déjà.

Cette méthode de surveillance globale est de toute évidence un mode d’expression d’un pouvoir qui n’accepte aucun aléa y compris dans des négociations internationales.

C’est aussi une méthode frauduleuse, anticiper sur les positions de son interlocuteur en connaissant ses faiblesses mais surtout ses délibérations internes…

Bien sûr il s’agit de l’affaire Prism. Mais ce qui est le plus surprenant (pas vraiment diront certains) c’est le refus catégorique de la France d’accorder l’asile politique à Edward SNOWDEN, la raison selon Manuel VALLS se sont «les liens forts de la France avec les États-Unis.». Autant dire en l’espèce les liens forts entre le bourreau et victime et aveu que dans le concert international des nations, il n’y a plus de débat initié par la France quand les intérêts des USA lui causent tort….

Plus de contre pouvoir au niveau international, et plus de mansuétude pour les intrépides qui voudraient braver cet ordre établi.

Cette inclinaison que l’on nommera l’esprit de clôture des libertés s’attaque principalement à l’existence de contre pouvoirs qu’ils soient individuels avec Snowden mais aussi publics soit la liberté de la presse quand elle dérange, ou bien on le verra à l’encontre du contre pouvoir judiciaire.

Dans l’actualité récente, c’est bien entendu l’arrêt de la Cour d’Appel de Versailles du 4 juillet 2013 qui doit retenir notre attention puisqu’il aboutit à censurer un travail d’investigation de journalistes dans un dossier qui est une affaire d’État.

(…)Le constat immédiat est que la justice civile est donc définitivement dépassée à l’heure de l’internet mondial, mais peut clôturer une liberté sur un plan national. 

Mais par un feedback redoutable, c’est le contre pouvoir de la justice qui est aussi clôturé par l’action des parlementaires. Le 4 juillet 2013, le gouvernement annonçait qu’il suspendait la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature devant l’impossibilité d’avoir une majorité des 2/3 du congrès. Si la Ministre de la justice indiquait que la réforme sera réengagée « dans le processus parlementaire dès la rentrée », réforme qui allait aboutir a donner un statut protecteur de nomination aux Procureurs de la République risque de ne jamais voir le jour. Mais là, une autre décision de justice supranationale émanant de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 27 juin 2013 (http://www.huyette.net/article-la-cedh-confirme-son-point-de-vue-sur-le-statut-du-ministere-public-fran-ais-118940174.html) confirmait que : « le ministère public,( en France)  ne remplissait pas, au regard de l’article 5 § 3 de la Convention, les garanties d’indépendance exigées par la jurisprudence pour être qualifié, au sens de cette disposition, de « juge ou (…) autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires».

Notre équilibre des pouvoirs est mauvais, c’est constaté de multiples fois par une cour supra nationale, mais les parlementaires (de droit, du centre) s’en satisfont. Là c’est une volonté représentative nationale qui bride l’état de droit.

Fermer le ban : En France l’esprit de clôture a frappé trois fois ces derniers temps : contre les libertés des citoyens dans leur conversation privées au bénéfice des USA, contre la presse d’investigation, contre le pouvoir judiciaire…

Reste une seule question anecdotique, mais pas si éloignée du sujet : le programme PRISM a dû permettre aux autorités américaines de détenir les propos enregistrés par le majordome de la milliardaire. A quand une procédure contre l’oncle Sam pour violation de la vie privée ?

ajout  Sémaphores_13 juillet

Un éditorial du New York Times apportait récemment un soutien inattendu à Snowden en estimant qu’il avait agi au nom de « la désobéissance civile » : « Quels que soient ses délits – et il en a clairement commis plusieurs – Mr Snowden n’est pas coupable de trahison, même si ceux qui ont longuement gardé le secret sur ce qu’il vient de révéler explosent de rage. »

Snowden a dévoilé des documents top secret qui montrent que la NSA, avec le FBI, a utilisé depuis 2007 un programme appelé Prism pour collecter massivement des données sur les serveurs des grandes compagnies du web dont Google, Facebook, Microsoft, et six autres.

L’agence a récolté 97 milliards d’éléments d’information sur les réseaux informatiques mondiaux. En clair, les services de renseignement des États-Unis ont aujourd’hui les moyens de surveiller une part significative du trafic Internet mondial.

Autrement dit, on n’est plus dans la théorie du complot, mais on se trouve face à une redoutable collusion entre les agences d’État et des sociétés privées, dans un mélange de genres nuisible à la démocratie.

Pour gérer cette masse vertigineuse d’informations secrètes, les agences publiques sont obligées de faire appel à une nuée d’organismes privés et de consultants extérieurs. Aujourd’hui, plus d’un million de personnes ont accès à des informations relevant de la sécurité nationale. Cela pose de graves questions de transparence et de responsabilité, et c’est potentiellement une source de fuites.

Une étude américaine a montré qu’un jeune sur dix s’était vu refuser un emploi à cause de son profil sur un réseau social (photo compromettante, mauvaise blague, etc.).

Mais de ce côté-ci de l’Atlantique, on peut développer une autre politique industrielle, qui épouse des principes de conception respectueux des données. L’idée est de mettre en œuvre des principes architecturaux qui prémunissent contre la concentration excessive des pouvoirs, ce qui implique une prise de conscience et une reprise en main de la technologie par les citoyens.

bonus : Extrait du film Will Hunting_de Gus Van Sant_1997

Aux armes, les enfants !

Petite info en attendant le grand marché transatlantique…

Ça s’est passé le 30 avril dernier dans un village du Kentucky: Kristian, un garçon âgé de 5 ans tue sa sœur, âgée de 2 ans, en jouant avec le fusil qu’on lui a offert un an plus tôt. Un seul mort, diront certains, ça fait un peu fait divers, presque à classer dans la rubrique des chiens écrasés. Ce n’est quand même pas les massacres de Newtown ou de Colombine.

Mais pour info, le « fusil-jouet » du petit Kristian est un Crickett à un coup. Il est même fabriqué en bleu pour les garçons ou rose pour les filles. Quand le fabriquant (Keystone Sporting Arms) a fondé sa société en 1996 avec 4 employés, il arrivait à produire 4 000 armes par an. Maintenant il dispose de 70 employés, ce qui permet de fabriquer (chiffre pour 2008) quelques 60 000 armes « spéciales enfants » par an.

Selon le porte-parole de la police de l’État il n’est pas prévu de poursuites pour l’instant. Quant à John Phelps, le juge du comté, il nous explique que la possession d’une arme est une chose normale pour un petit enfant : « Cela fait partie du mode de vie, pas seulement dans cette partie du sud du Kentucky, mais dans toute l’Amérique rurale : la chasse, le tir, la pêche commencent dès le plus jeune âge. Dans ce comté, il n’y a pas une seule famille qui n’ait pas d’arme ». Et puis faut bien s’entraîner, quand on prétend au titre de gendarme du monde ( et de préférence du monde arabe).

Sur le plan politique, cela intervient après la défaite de Barack Obama qui a vu rejetée sa proposition d’amendement proposant la vérification des antécédents judiciaires et psychiatriques des futurs acheteurs d’armes. Ça n’empêche pas une association américaine (Moms Demand Action for Gun sense in America) de lancer une nouvelle campagne sur l’interdiction des armes à feu, avec trois affiches et une vidéo. Vous trouverez la vidéo en fin d’article, elle dure 46 secondes. Voici déjà les trois images, c’est assez édifiant, pour ne pas dire terrifiant.

Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais : la phrase commune à chaque image est la suivante : « Un enfant tient dans ses mains un objet qui a été interdit en Amérique, pour leur sécurité à tous. Devinez lequel. » Si vous avez répondu « le fusil » vous avez perdu. La phrase au bas de l’affiche vous apprend que « Ce qui est interdit dans les écoles américaines est le jeu de la balle au prisonnier, considéré comme violent. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? »

Ici on peut lire :« Nous ne vendons pas d’œufs Kinder, pour la sécurité de nos enfants. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? » (En effet, les œufs Kinder Surprise sont interdits à la vente aux USA.)

Enfin cette perle : « Nous avons ôté Le Petit Chaperon rouge des écoles, à cause de la bouteille de vin dans son panier. Et pourquoi pas les fusils d’assaut ? »

Pour comprendre, il faut savoir que dans cette version illustrée du Petit Chaperon Rouge (celle tenue par la gamine sur la photo), la grand mère n’hésite pas à s’envoyer un bon verre de pinard.

Faut dire qu’à l’époque de l’écriture du conte on n’avait pas inventé le coca-cola. Dommage, ça aurait évité des censures et surtout de belles conneries dont on n’est pas vraiment préssé qu’elles deviennent trans-atlantiques.

source : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15440

additif_dimanche 05 mai 2013

La convention annuelle de la NRA, le puissant lobby des armes, bat son plein ce week-end du 4 et 5 mai à Houston. 70 000 personnes sont attendues pour cette réunion qui dure trois jours.

L’inénarrable Sarah Palin a clos la séance d’ouverture en accusant le président Obama et le maire de New York, Michael Bloomberg, d’utiliser la tuerie de Newtown pour faire avancer leur agenda politique. Et elle a salué les membres de la NRA : « Vous ne battez pas en retraite et vous menez un combat dont je suis fière de faire partie. Je vous demande à tous de conserver la foi et de continuer de lutter pour notre liberté. Que Dieu vous bénisse et bénisse les Etats-Unis d’Amérique. »

Ne voulant pas abandonner le terrain aux pro-armes, les anti sont aussi présents ce week-end à Houston pour sensibiliser l’opinion à la violence générée par les armes. Ils ont commencé à lire en continu les noms des quelque 4 000 victimes d’armes à feu depuis Newtown.

quelques images, in english :
http://fr.euronews.com/2013/05/04/armes-a-feu-la-nra-entame-sa-convention-annuelle-aux-etats-unis/

Amerikkka

Sous le titre « États-Unis état policier : En Amérike, il n’y aura jamais de véritable débat », cet article a été publié par le 25 octobre 2012 sur le site Global Research, et sa version française sur Mondialisation.ca. (lien en fin d’article)

Note : Dans ses écrits Paul Craig Roberts parle de l’ « AMERIKA » avec un K majuscule pour faire référence au sinistre KKK, le KU KLUX KLAN. Nous avons maintenu (et légèrement accentué) cette orthographe dans le titre.

 Il faudrait une aide divine à Obama et Romney s’ils devaient jamais participer à un véritable débat sur un véritable problème à l’Oxford Union. Ils se feraient massacrer.

Les “débats” pré-présidentielles ont révélé que non seulement les candidats, mais aussi le pays entier, sont complètement déconnectés de tout véritable problème et de la tournure dangereuse que tout cela prend. Par exemple, vous ne sauriez jamais que maintenant tout citoyen américain peut-être emprisonné et exécuté sans procédure judiciaire légale. Il suffit que la décision soit prise quelque part en haut de la pyramide de l’exécutif pour que la liberté voire la vie d’un citoyen américain soit terminée.

Aucun ne doute de ce que les Américains pensent, s’ils pensent que cela existe déjà, que cela ne pourra arriver qu’à des terroristes qui méritent leur sort. Mais comme absolument aucune preuve ou procédure légale n’est requise, comment saurons-nous jamais que cela n’arrive qu’à des terroristes ? Peut-on vraiment faire confiance à un gouvernement qui a déclenché des guerres dans 7 pays différents sur la seule base de mensonges et de fabrications ? Si le gouvernement américain a menti à propos des armes de destruction massives irakiennes afin d’envahir ce pays, pourquoi ne mentirait-il pas à propos des terroristes ?

L’Amérique a besoin d’un débat public sur le comment peut-on être plus en sécurité après avoir éliminé la protection constitutionnelle de la procédure judiciaire ? Si le pouvoir du gouvernement n’est pas limité par la constitution, alors sommes-nous gouvernés par des Césars ? Les pères fondateurs ne pensaient pas que nous devrions faire confiance à un César en ce qui concerne notre sécurité. Pourquoi le devrions-nous maintenant, qu’est-ce qui a changé ?

Si nous sommes placés devant tant de menaces terroristes que la constitution se doit d’être suspendue pour être remplacée par des actions issues de décrets venant d’un exécutif incontrôlable, comment se fait-il alors que toutes les actions terroristes sont des arnaques organisées par le FBI ? En 11 ans, il n’y a pas eu un seul cas dans lequel le “terroriste” a eu l’initiative !

En onze ans après le 11 Septembre, les actes de terrorisme domestique ont été insignifiants pour tant qu’ils aient existés. Qu’est-ce qui justifie les dépenses de l’énorme Département de la Sécurité de la Patrie ? (NdT: Department of Homeland Security ou DHS, la Stasi, securitate de l’empire du goulag levant…) Pourquoi ce département possède-t-il des équipes spéciales ultrasophistiquées avec des véhicules blindés ? Qui sont les cibles de ces unités militarisées ? Si 11 années de meurtres, assassinats, estropiages et déplacement de millions de musulmans de par le monde par le gouvernement américain n’ont pas provoqué d’énormes actes de terrorisme aux États-Unis, pourquoi le département de la sécurité de la patrie crée-t-il une force armée pour lui-même ? Pourquoi n’y a t’il pas de débat parlementaire à ce sujet ? Pourquoi n’y a t’il pas de débat public ? Comment un gouvernement qui est déjà largement dans le rouge concernant son budget, peut-il se permettre une seconde force militaire intramuros n’ayant aucun but défini légalement et constitutionnellement ?

Quelle est la motivation de la Sécurité de la Patrie pour créer une “Jeunesse de la Patrie” (NdT: un équivalent américain de la Hitler Jugend) Le corps constitué de la FEMA (Federal Emergency Management Administration) est-il un déguisement pour de plus sinistres actions à venir, une jeunesse hitlérienne comme certains sites internet le suggèrent ? Est-ce que l’achat massif de munitions par le département de la sécurité de la patrie est lié à la montée nationale du corps des 18-24 ans ? Comment tant de choses incroyables peuvent-elles se dérouler sous nos yeux et ne pas être questionnées ?

Pourquoi Romney n’a t’il pas demandé à Obama pourquoi il travaille à renverser le délibéré d’une cour fédérale de justice ayant établi que les citoyens américains ne peuvent pas être sujets à la détention indéfinie en violation totale de la constitution des États-Unis ? Est-ce que parce que Romney et ses conseillers néoconservateurs sont d’accord avec Obama et ses conseillers ? Si cela est le cas, alors pourquoi un tyran serait-il meilleur qu’un autre ?

Pourquoi les États-Unis ont-ils construit tout un réseau de camps de détention pour lesquels ils sont en train de recruter des “spécialistes en internement” ? Pourquoi l’armée américaine a maintenant comme politique “d’établir un programme de travail pour les prisonniers civils ainsi que des prisons civiles sur des camps militaires” ? Lire la suite