Plan B

« Pour un Sommet du Plan B en Europe » – Fête de l’Huma

le débat sera retransmis en direct !

Le samedi 12 septembre 2015 à 16h30  Au stand du Parti de Gauche

https://www.facebook.com/events/859860817467435/

PlanBle texte paru dans Mediapart:

Le 13 juillet, le gouvernement grec démocratiquement élu d’Alexis Tsipras a été mis à genoux par l’Union européenne. « L’accord » du 13 juillet est en réalité un coup d’État. Il a été obtenu par la fermeture des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) et la menace de ne pas les autoriser à rouvrir tant que le gouvernement grec n’accepterait pas une nouvelle version d’un programme qui a échoué. Pourquoi ? Parce que l’Europe officielle ne pouvait pas supporter l’idée qu’un peuple souffrant de son programme d’austérité autodestructrice ait osé élire un gouvernement déterminé à dire « Non ! ». Lire la suite

La réponse de Varoufakis à ses détracteurs

yanis1Cette tentative surprenante de me faire accuser de trahison pour avoir conspiré afin de pousser la Grèce hors de l’Eurozone, est le reflet de quelque chose de bien plus vaste.
Elle reflète un effort acharné à délégitimer notre négociation de 5 mois (du 25 janvier au 5 juillet) avec une Troïka furieuse que nous ayons eu l’audace de douter ouvertement de la sagesse et l’efficacité de son plan raté pour la Grèce.
Le but de mes pseudo-procureurs est de faire passer notre attitude rebelle lors des négociations pour une aberration, une erreur, ou mieux encore, selon la perspective de l’Establishment oligarchique grec favorable à la Troïka, pour un crime contre l’intérêt national de la Grèce.
Mon crime ignoble a été, en exprimant la volonté collective de notre gouvernement, d’incarner les péchés suivants :

• Me comporter devant les leaders de l’Eurogroupe comme un égal qui s’autorise à dire NON et présente des arguments de poids pour repousser le manque de logique catastrophique des énormes prêts concédés à un état insolvable soumis à une austérité contre-productive.
• Démontrer que l’on peut être un Européiste engagé, lutter pour maintenir son pays dans l’Eurozone, et en même temps rejeter les politiques de l’Eurogroupe qui nuisent à l’Europe, déconstruisent l’Euro et piègent fondamentalement son pays par un esclavage de la dette entretenu par l’austérité.
• Préparer des réponses à des dangers éventuels dont me menacent les collègues de premier plan de l’Eurogroupe et des officiels haut-placés de la Troïka lors de discussions en tête à tête.
• Révéler de quelle manière les gouvernements grecs précédents ont transformé des ministères aussi cruciaux que le Secrétariat Général des Recettes Publiques et l’Office Statistique Hellénique en des ministères sous contrôle de la Troïka et soumis à des pressions ayant vocation à saper le gouvernement élu. Lire la suite

Grèce_le suivi

par Arrêt sur Image_28 juillet 2015

Après Varoufakis ministre et économiste, Varoufakis hacker ?

Dans un échange avec des membres de fonds d’investissement, l’ancien ministre grec de l’économie Yanis Varoufakis précisait il y a deux semaines les contours de son « plan B » en cas d’échec des négociations avec les créanciers. Des propos, retranscrits par le quotidien grec Ekathimerini (distribué avec l’édition internationale du New York Times), jugés « surprenants », « incroyables » voire « explosifs » par la presse française.

Varouf_la tribuneLors de l’échange téléphonique avec ces membres de fonds d’investissements, qui a eu lieu le 16 juillet – soit une semaine après sa démission -, Varoufakis décrit en effet un plan qui aurait impliqué de « pirater » le système de l’administration fiscale pour mettre en place un « système bancaire parallèle ». « Ce plan aurait consisté à créer un système permettant de transférer des fonds directement des contribuables aux organisations ou entreprises créancières de l’Etat en cas de tarissement des fonds voire de fermeture des banques », explique la Tribune. Un système basé sur une sorte de monnaie provisoire donc, aussi appelée « IOUs ».

Ce système serait revenu à « créer un système bancaire parallèle au moment où les banques étaient fermées à cause de l’action agressive de la Banque centrale européenne visant à nous étrangler (…) C’était particulièrement bien développé et nous aurions pu faire une grosse différence, estime Varoufakis, puisque très vite on aurait pu l’étendre, en utilisant des applis pour smartphones. Bien sûr ce serait formulé en euro mais en un clin d’œil il pourrait être converti en nouvelles drachmes ».

Plus surprenant : pour arriver à ses fins, Varoufakis explique avoir fait appel à un ami d’enfance spécialisé en sécurité informatique à l’université de Columbia, pour pirater les installations de sa propre administration. Ce dernier n’aurait cependant pas réussi à pirater certains logiciels, alors sous contrôle de la Troika.

« Schauble a un plan »

Interrogé par le Telegraph sur ces échanges, Varoufakis a reconnu leur authenticité mais regrette « la récupération » qui en est faite en Grèce. « Ils veulent me faire passer pour un escroc et me faire tomber pour trahison. C’est une tentative d’annuler les cinq premiers mois de ce gouvernement et de les mettre dans la poubelle de l’Histoire », avance-t-il, rappelant qu’il a toujours été opposé à la sortie de son pays de l’euro. L’économiste fait référence à l’opposition, qui demande une enquête du gouvernement, et à certains élus qui l’ont accusé de trahison. Dans le même article, on apprend enfin que c’est le refus de Tsipras de mettre en place le plan Varoufakis le soir du « non » grec au référendum qui a causé la démission du ministre.

En dehors de ce plan B, un autre passage (moins repris) de la retranscription d’Ekathimerini donne une idée de la position allemande et française vue par Varoufakis et évoque un autre plan plus ou moins secret, mais allemand cette fois. « Schaüble [le ministre allemand des finances] a un plan. […] Il pense que l’eurozone n’est pas viable comme elle est. Il pense qu’il faut des transferts fiscaux, et un certain degré d’union politique. Mais il pense que pour cette union fonctionne sans fédéralisme, sans la légitimité d’un parlement fédéral élu, il faut mettre en place une discipline stricte pour y arriver. Et il m’a dit explicitement que le Grexit lui donnerait ce pouvoir de négociation, un pouvoir de la terreur suffisant pour imposer aux Français une idée à laquelle Paris résistait. Laquelle ? Transférer une partie du pouvoir de décision budgétaire de Paris à Bruxelles. »

Capture_decran_Wolfgang SchäubleLa réponse de Bruxelles…

28-07-2015 13:59:27
Pays : BEL

BRUXELLES, 28 juil 2015 (AFP)

« Allégations sans fondement », « théorie du complot »… La Commission européenne a accusé mardi l’ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis de mentir sur le contrôle exercé par les créanciers sur les comptes du pays, en réagissant aux révélations de ce dernier sur un plan B de sortie de crise.

Le Secrétariat général aux recettes publiques, qui a la main sur les numéros fiscaux des contribuables grecs, « est une entité indépendante, qui fait partie du ministère des Finances », a affirmé mardi Mina Andreeva, une porte-parole de la Commission européenne.

« Les allégations selon lesquelles la troïka contrôlait le Secrétariat général aux recettes publiques sont fausses et sans fondement », a-t-elle déclaré. « Ce n’est tout simplement pas vrai », a-t-elle insisté.

Yanis Varoufakis a dévoilé mi-juillet qu’il avait travaillé durant des semaines, dans le plus grand secret mais avec le feu vert du Premier ministre, à la mise en place d' »un système bancaire parallèle » impliquant un piratage du logiciel de l’administration fiscale grecque.

Il a justifié ce piratage par le fait que selon lui, le Secrétariat général aux recettes publiques était sous contrôle des créanciers du pays, ce qui aurait rendu impossible de tester le système parallèle sans les alerter.

La Commission ne veut pas « s’aventurer » à commenter ces « théories du complot », et préfère se concentrer sur l’avenir plutôt que le passé, a souligné Mme Andreeva.

AFP 281359 JUL 15

..Selon la Commission, Varoufakis aurait donc inventé cette histoire…Ce démenti de la Commission apparait moins crédible que le propos de varoufakis : on voit mal quel intérêt ce dernier poursuivrait en inventant une histoire pareille.

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En attendant nous aimons bien cet autre coup de gueule de Jean Ortiz dans l’Huma de mardi 28 Juillet, car il y a malheureusement une réalité criante….

grece_saleGrèce : soldes géantes !
A vendre Prix fracassés !!!

aéroports
autoroutes
ports
compagnie électrique
industries diverses
compagnie de l’eau
agoras
temples
hôpitaux
plasma sanguin
souffrances à la tonne
litres de larmes
souveraineté et indépendance nationales
acropole
drapeau
poèmes de Yannis Ritsos
Zorba le Grec
sirtakis
bouzoukis
rebetikos
œuvre de Theodorakis
cigales
filmographie de Costa Gavras
ciel bleu
îles
cimetières
soleil
philosophie
statues (tout format)
fables
dette
dette
dette
Joindre :
BCE
UE
TROIKA
MERKEL (si absence, appeler François HOLLANDE)
Appels non surtaxés : 00 00 00 00 00
Prix imbattables, donc « non à débattre », sans négociation !

 

en attendant le sot « mais… » européen

*=*=*=*=*=*mis à jour le 7 juillet

Couverture médiatique du référendum en Grèce : le meilleur du pire

C’est à lire dans Acrimed sous la plume de Julien Salingue, et ça vaut le détour pour se rendre compte combien la presse française (du moins celle des chiens de garde) aura été visionnaire concernant le référendum grec. On s’y bouscule de Jean Quatremer et Arnaud Leparmentier à Jacques Attali et Alain Minc, prophètes parmi les prophètes, à qui il ne faudrait pas oublier les indéboulonnables Bazar Henri Lévy, Jean-Pierre Elkabbach, Alain Duhamel, Léa Salamé, Ruth Elkrief, Laurence Parisot, Françoise Fressoz, sans oublier le Jean-Michel Aphatie. À défaut d’avoir les noms de grands visionnaires on a au moins ceux d’une sacrée bande de salopards.

« La couverture médiatique du référendum grec s’est transformée, comme on pouvait s’y attendre, en véritable curée anti-Syriza. Dans la presse écrite, sur Twitter, à la télévision, c’est à un déferlement de mépris, voire de haine, que l’on a assisté, avec une virulence qui rappelle inévitablement les grandes heures du référendum français de 2005. (…)
Voici donc une compilation de ces grands moments : le meilleur du pire de l’information sur le référendum grec »

À lire ici : http://www.acrimed.org/article4715.html

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Pour ceux qui ont le temps (ou le prennent).

Yanis Varoufakis a annoncé sa démission pour laisser, dit-il, une chance aux négociations. En souhaitant qu’il saura revenir en temps utile, et pour mieux apprécier ce que la Grèce et la démocratie en Europe lui doit, nous proposons de voir ou revoir ce document Arte sur « la puissance incontrôlée de la Troïka »

ou comment dire à tous ces banquiers : « Vous savez quoi ? Vous êtes hors-jeu ! »

 

Quand le ministre Varoufakis « tue » la Troïka

Connaissez-vous un gouvernement européen capable de vous présenter un bilan solide après une seule semaine d’activité ? C’est à la hussarde que le gouvernement Tsipras est entré dans le vif du sujet.

Yanis Varoufakis, ministre des finances (photo : AFP/Aris Messinis)

Jugez du peu :

  • augmentation du SMIC grec de 10 % avec effet immédiat ;
  • réintégration de milliers de fonctionnaires licenciés abusivement sur injonctions de la Troïka ;
  • retrait des barrières autour du Parlement au motif que des représentants du peuple qui se respectent n’ont pas à se protéger du peuple ;
  • gel de toutes les privatisations en cours (électricité, port du Pirée) et demande de démission de la Direction de l’agence grecque chargée de cette base besogne sous le régime précédent ;
  • coup de poing sur la table dans l’affaire de nouvelles sanctions européennes à l’égard de la Russie ;
  • fin de non-recevoir adressée par le nouveau ministre des finances, Yanis Varoufakis, à son homologue néerlandais et chef de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem :

« Nous ne voulons pas de vos 7 milliards. Nous voulons TOUT renégocier ! Et pas avec votre Troïka ! »

Les « erreurs toxiques », ça commence à bien faire !

Lire la suite sur Politis : http://www.politis.fr/La-folle-semaine-de-Syriza-quand,29897.html