Le temps de la convergence citoyenne

convergence ICPOUR GAGNER, UNE CONVERGENCE

DE TOUTES LES INITIATIVES CITOYENNES !

 En Languedoc Roussillon / Midi Pyrénées, depuis des mois, se sont multipliés les appels à rassemblement pour redonner à notre nouvelle région un horizon politique porteur d’espérance.

Les sources de ces appels sont multiples : citoyen-ne-s libres d’attaches partisanes, réseaux formels ou informels, mouvements politiques issus de l’écologie, de la gauche non gouvernementale ou du régionalisme progressiste.

Les formes de ces appels ont également été multiples : pétitions, articles, votes d’assemblées d’organisations politiques, communiqués de presse, réunions dans nos territoires, site internet collaboratif…

La pluralité et la concomitance de ces appels – tous légitimes, tous respectables – démontrent le sentiment d’urgence qui anime ses auteur-e-s : nos sociétés sont en effet confrontées à une crise majeure et multiforme – sociale, environnementale, démocratique, culturelle – qui sème le désespoir, casse le lien social, détruit la biodiversité et fait le lit d’une l’extrême droite plus dangereuse que jamais.

Les éléments d’analyse de la situation sont également totalement partagés : urgence de remobiliser les consciences face au péril FN que la droite « classique » légitime dans ses propres discours, rejet du libéralisme et du productivisme incarnés également par la gauche gouvernementale au bilan extrêmement décevant, et – surtout – besoin de réinventer le rapport au civisme et à la politique au travers d’une forte et nouvelle implication citoyenne afin de créer une dynamique victorieuse dans notre région.

Forts de leur pluralité, cohérents dans leur analyse, loyaux dans leur démarche, ouverts au plus grand nombre, ces appels à rassemblement ne peuvent cependant répondre au défi qu’ils ont eux-mêmes lancé s’ils ne font pas jonction. Pour faire sens, il ne suffit pas d’appeler à rassemblement, il faut être ce rassemblement.

LE TEMPS DE LA CONVERGENCE DES INITIATIVES EST VENU. Et cette convergence ouvrira alors une phase nouvelle dans notre dynamique : celle du PROJET. Car la seule façon crédible de répondre à ce besoin d’union des espérances et de refondation politique féconde, est de procéder non pas en juxtaposant des logos ou en additionnant des egos, mais autour de la confrontation des idées et de la co-élaboration du projet.

La journée de convergence des initiatives se déroulera le samedi 11 juillet 2015 à la Bourse du Travail de Narbonne de 10h30 à 18H.

Cette journée ouverte à toutes celles et tous qui se reconnaissent dans la démarche n’est en aucun cas le ralliement d’une initiative à une autre, mais la jonction loyale de toutes les bonnes volontés où doivent entrer en synergie – en toute transparence – les aspirations citoyennes et les démarches des organisations politiques qui entendent les soutenir.

La journée pourrait s’organiser en plusieurs temps : la présentation des différentes initiatives et outils à mettre en partage, des ateliers autour de grands thèmes structurant le projet à bâtir en commun, une plénière de restitution des ateliers et une discussion autour de la convergence des initiatives.

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Pour rappel

Cette convergence est lancée dans le prolongement des initiatives suivantes :

                   Appel pour un rassemblement citoyen et politique en Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon

Appel pour un rassemblement de la gauche radicale et de l’écologie politique

Plateforme contributive citoyenne « Le Projet en Commun » lancée par Europe Écologie Les Verts, le Parti de Gauche et Régions et Peuples Solidaires

Déclaration du Front de Gauche Languedoc Roussillon / Midi Pyrénées

Appel pour une Nouvelle Gauche Socialiste

…et divers articles de presse et de nombreuses réunions dans nos territoires

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Lire ici le communiqué EELV-PG du mois de juin 2015 : PG EELV JUIN 2015

Lire ici le texte adopté par le PG dans le cadre des prochaines Régionales :texte-regionales-cn-juin-adopte

et les conclusions de ce dernier

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Les lecteurs informent…

La Section PCF de Nîmes organise

UNE SOIRÉE SPÉCIALE
A L’OCCASION DU REFERENDUM EN GRECE
AU CERCLE DE L’AVENIR – 25 Bis rue Nicot
DIMANCHE 5 JUILLET
à partir de 19 heures
Analyses des résultats
mais aussi apéritif, grillades

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banierre_mailL’Assemblée représentative du 6 juin 2015 a proposé un ensemble de votes aux plus de 90 000 signataires du M6R. Pendant deux semaines, nous pouvions ainsi voter sur les principes d’auto-organisation du M6R, les actions que le mouvement mettrait en place ainsi que l’adoption du texte constitutif du M6R «Pour la 6è République». Plus de 4500 citoyens se sont exprimés dans ces quelques jou rs, le M6R avance à grands pas !
Le texte «Pour la 6e République» est adopté à plus de 90 % ! À nous d’organiser des réunions dans tout le pays pour faire connaître ce texte et convaincre de l’urgence de la 6è République.
L’Assemblée est maintenant officiellement dissoute et la fin de ses travaux est actée (84 %). Nous allons désigner au plus vite une équipe d’animation (92 %) composée de binômes paritaires fléchés sur des tâches précises (62 %). L’ouverture des candidatures aura lieu dès demain, sur la plateforme vote.m6r.fr. Les votes se dérouleront au cours de l’été.
Plus de 95 % des signataires ont décidé le lancement d’une campagne basée sur la collecte de cahiers de doléances spécialement édités et commandables en ligne et de travailler à la réalisation concrète d’une proposition de loi de convocation d’une assemblée constituante et à sa diffusion dans la société. Pour les régionales de 2015, le M6R vient de choisir d’interpeler l’ensemble des listes pour faire connaître son combat et défendre ses principes (96 %).
Vous trouverez les résultats détaillés dans cet article et ce document complet. Que les prochains mois soient ceux de l’action, organisons des rendez-vous des signataires dans tout le pays !
En avant vers 6è République !

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La pétition d’Élise LUCET sur le secret des affaires_ le suivi

Lucet3 juil. 2015 — Chers signataires,

Mardi nous avons remis vos plus de 400.000 signatures à Constance le Grip, rapporteure du texte « Secret des affaires » au Parlement européen.

Nous lui avons fait part des menaces que présentait le texte malgré les dernières modifications apportées pour tenter de préserver la liberté d’information.

Elle nous a écouté attentivement, a pris note de nos mises en garde, et s’est même dite prête à retravailler son texte.

Cela ne suffit pas ! Lire la suite

Droit de révoquer !

mise à jour du 14 novembre :

Résultat de la votation citoyenne en faveur d’un référendum révocatoire des élus
à mi-mandat. 500 urnes étaient réparties dans 75 départements, les militants ont recueilli plus de 180 000 votes, dont 98 % de oui.

Par ailleurs (source : Le Monde) on peut savoir qu’à Fréjus (Var), la votation citoyenne sur la révocabilité des élus n’est pas du goût du maire FN, David Rachline. Les forces de l’ordre sont intervenues dimanche sur le marché de Fréjus pour évacuer un stand où une urne avait été installée par Luc Léandri, conseiller régional PG.

Du côté de la mairie de Fréjus, on assume totalement l’intervention de la police municipale. « Le problème n’est pas celui de la votation, dont le principe ne me gêne pas », explique au Monde David Rachline. « Mais pour avoir un stand sur le marché et donc occuper le domaine public, il faut une autorisation, comme n’importe quel commerçant, et il faut s’acquitter d’une redevance… »

Avis donc à tous les militants de tout poil et de tous bords qui distribuent depuis des décennies sur les marchés des villes et villages. Du moins dans ceux gérés par le FN, pensez à demander l’autorisation d’installer une table, car on n’y fait pas la différence entre un militant et un commerçant. Quant à la gêne évoquée par le maire de Fréjus, la photo ci-dessus, prise dimanche sur le dit marché vous laissera estimer par vous-même combien elle a pu être grande…

 

Des nouvelles de la 6ème

Nous sommes désormais plus de 60 000 à avoir signé pour la 6e République. 60 000 en 55 jours ! Plus de 1 000 signatures par jour ! Bravo et merci.

  • Ce jeudi 6 novembre, nous serons à la mi-mandat de François Hollande. C’est une belle occasion pour revendiquer la fin de cette monarchie présidentielle.

  • Le 12 novembre, le site m6r.fr fêtera ses deux mois. C’est le moment de mettre notre force en mouvement. À cette occasion, faisons une manifestation en ligne : mercredi 12 novembre, chacun d’entre nous publie sur les réseaux sociaux un texte, une image ou une vidéo invitant à signer pour la 6e République en utilisant le même mot-clé de ralliement (hashtag) : #6eRépublique !  Pour que l’opération soit un succès, chacun est également invité à partager ce que font les autres.


Entre ces deux dates, il y a 6 jours. Faisons-en 6 jours pour la 6e République !

Il n’y a pas de petite initiative, les petits ruisseaux font les grandes rivières ! Tout le monde peut agir. Si chacun d’entre nous convainc une personne de signer pour la 6e République, l’objectif des 100 000 signataires sera atteint !

Pendant ces 6 jours, que chacun prenne une initiative pour faire signer pour la 6e République :

  • Invitez vos contacts à l’événement Facebook de la manif en ligne

  • Glissez un petit papier avec l’adresse m6r.fr dans la boîte aux lettres de vos voisins

  • Faites signer un collègue de travail, un ami ou une connaissance

  • Accrochez l’affichette sur votre voiture ou votre abribus

  • Organisez un « apéro pour la 6e » avec quelques amis

  • Réalisez des visuels pour la 6e République comme ceux que plusieurs d’entre vous nous ont déjà envoyés

A la fin de ces 6 jours, mercredi 12 novembre, publions tous sur Facebook et Twitter les photos de nos actions avec le mot-clé #6eRépublique et partageons ce qui est publié !

(si vous n’avez pas de compte Facebook ou Twitter, vous pouvez aussi nous envoyer vos photos par email à contact@m6r.fr ; nous les partagerons pour vous !)

«Il faut violer les traités européens !»

Jacques Généreux (Parti de gauche): «Il faut violer les traités européens!»

Le dernier « Objections » sur Mediapart était consacré à recueillir les propos de Jacques Généreux sur la politique économique actuelle de la France. 24 octobre 2014 | Interview par Hubert Huertas et Martine Orange

 « Il faut ouvrir une crise. Il n’y a pas d’autre moyen pour que ça bouge. L’Union européenne ne sera réformée que lorsqu’elle s’effondrera dans sa forme actuelle. Il faut qu’un grand pays, la France par exemple, décide de désobéir radicalement. Il faut violer les traités européens. Si nous ne provoquons pas un choc de ce type, nous aurons un choc d’un autre type, une grande catastrophe financière, ou une grande catastrophe politique avec la montée des fascismes… »


Jacques Généreux (Parti de gauche) : « Il faut… par Mediapart

Bonus pour ceux qui veulent découvrir davantage Jacques Généreux.

Propos recueillis par Raphaël Berland. En marge de la Conférence organisée le 15 octobre par l’IRIS, « Le système financier international et les nouveaux modèles de développement économique ». C’est après la balise et ça dure 42 mn. Lire la suite

Des nouvelles de la 6ème

Par J-L M

Nous sommes à mi-chemin de l’objectif des cent mille signatures. Il est important de comprendre que l’accroissement du nombre des signatures est le mouvement lui-même. Le mouvement tel qu’il est, c’est-à-dire commençant. Le but est de le rendre majoritaire dans la société, dans les esprits. Collecter des signatures n’est donc pas un à côté ou un prétexte mais l’action elle-même. Certes, ce ne sera pas la seule. Mais chaque étape que nous pouvons envisager doit être franchie, à son rythme, avant de passer à la suivante. Si nous voulons que nos débats sur le contenu de cette République à venir ne soient pas une discussion confidentielle, il faut que la scène que nous mettons en place se voie de loin et qu’elle ait l’autorité du nombre de ses fondateurs. (…)

Nous sommes en train de former une force civique au service d’un projet de révolution pacifique et démocratique. Un sujet qui a cette vertu particulière de rendre tous les débats politiques possibles et en même temps d’être un objectif commun. Un projet dont la conduite et le but sont une forme de récupération de la citoyenneté personnelle et collective. Nombreux l’ont compris et n’attendent donc pas les consignes. Ils sont en campagne sans même se demander à cette étape si celui ou celle qui agit avec lui est pour le tirage au sort ou l’élection, le régime parlementaire ou présidentiel. Ils prennent des initiatives non conventionnelles. Ils s’efforcent de faire connaitre l’idée. Certes, il y a beaucoup de reprises des outils informatiques mis à disposition sur la page de M6R.FR. Mais il y a aussi des foules d’autres idées comme les graffitis (peinture soluble) des amis de la Réunion, les pains marqués, les selfies et ainsi de suite. Je compte aussi beaucoup que cela se répande autour de nous. C’est de cette façon, en rendant visibles nos signaux dans l’espace urbain collectif et sur les réseaux que nous agrègerons.

Le suivi des nouvelles antérieures se trouve après la balise Lire la suite

A voté !

Le sénat repasse à droite ? Ah bon ? Parce qu’il était à gauche ?

Jean-Noël Guérini, qui a quitté le PS en avril dernier avant même que le parti ne prononce son exclusion, réunit trois fois plus de voix que les socialistes. Voilà pourtant un président de conseil général trois fois mis en examen. Ça doit être ce qu’on appelle la corrélation.

Dans l’Hérault, l’autre socialiste dissident et ancien partisan de Georges Frêche, Robert Navarro est réélu. Il est mis en examen pour abus de confiance à la suite d’une plainte du PS dans l’affaire des frais de fonctionnement de la fédération PS de l’Hérault. « Cela fait trois semaines qu’il invite des grands électeurs à tous les matchs possibles, en profitant des invitations de la région », soupirait un socialiste héraultais interrogé il y a quelques jours par Mediapart. Le lobbying paie toujours.

Jean-Michel Baylet, dit « le veau sous la mère » (et peut-être prochain patron du groupe Midi Libre) a été battu. Pour sa part, celui qui aurait pu être nommé ministre en 2012 s’il n’avait pas des ennuis judiciaires, est mis en examen dans une affaire concernant des frais de bouche du conseil général. À part ça, il est un bon exemple de cumulard :

  • Conseiller municipal de Montjoi (depuis 2008)
  • Président de la communauté de communes des Deux Rives
  • Conseiller général du canton de Valence
  • président du conseil général de Tarn-et-Garonne (depuis 1985)
  • Sénateur de Tarn-et-Garonne (du 28septembre1986 au 16juin1988 et du 2octobre1995 au 30septembre2014)

Dans les rangs de la droite, c’est le come-back  d’Alain Joyandet, ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui avait démissionné en 2010. Mediapart avait alors révélé qu’il avait utilisé un jet privé facturé par l’État (coût 116 500 euros) pour se rendre en Martinique. Le ministre était aussi mis en cause dans une affaire de permis de construire contesté.

Et pour finir, deux rats du FN (le rat-Vier et le rat-Chline), entrent au sénat. Tiens ? On avait cru comprendre que Marine était pour la suppression du sénat. Par ailleurs on notera que David Rachline et Stéphane Ravier sont déjà tous deux conseillers régionaux et maires. Et maintenant sénateurs… Tiens ? Le FN n’est plus contre le cumul des mandats ?   (http://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-veut-supprimer-le-senat-1766635).

Bref, on l’aura compris, qu’il s’agisse de sénatoriales comme de tout autre type d’élections, une des causes de la désaffection des urnes et du désintérêt des citoyens pour la politique est cette inconvenante immunité/impunité des élus de tous poils qui, même mis en examen, peuvent continuer de postuler à des mandats. Par-delà le fait même que la loi les y autorise, on peut noter que tous ces sinistres individus n’ont donc aucune moralité, aucun sens de la probité, aucun respect de leurs concitoyens.

Mais il est un fait que, depuis 1789, l’élection permet aux riches d’acheter le pouvoir et d’établir une ploutocratie. (Gouvernement par les riches pour les riches). Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur le total des dépenses par candidat à la présidentielle de 2012, sachant que le gros de ces dépenses est financé par les riches, puis remboursé en grande partie par les pauvres.

  • François Hollande (PS) : 21,8 millions d’euros (28,6 % puis 51,7 % des voix)
  • Nicolas Sarkozy (UMP) : 21,3 millions d’euros (27,2% puis 48,3 % des voix) (Notons que ce total des dépenses s’entend hors affaire Bygmalion)
  • Marine Le Pen (FN) : 9,1 millions d’euros (17,9 % des voix)
  • Jean-Luc Mélenchon (FG) : 9,5 millions d’euros (11,1 % des voix)
  • François Bayrou (MoDem) : 7 millions d’euros (9,13 % des voix)
  • Eva Joly (EELV) : 1,8 million d’euros (2,3 % des voix)
  • Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : 1,2 million d’euros (1,8 % des voix)
  • Nathalie Arthaud (LO) : 1 million d’euros (0,6 % des voix)
  • Philippe Poutou (NPA) : 824 000 euros (1,1 % des voix)
  • Jacques Cheminade (SP) : 500 000 euros (0,25 % des voix)

En 2007 Nicolas Sarkozy (21 M€) et Ségolène Royal, (20,7 M€)

D’une manière générale, l’ordre des dépenses reflète peu ou prou l’ordre d’arrivée des candidats  

Par ailleurs on sait que les cadres du secteur public constituent toujours la majorité des maires, alors que les catégories modestes ne représentent plus en 2014 que 12 % des maires contre 33,5 % en 1983. On sait aussi que le recrutement social des maires des grandes villes n’a pas changé. La part des employés et des ouvriers du privé comme celle des instituteurs a grandement poursuivi son déclin. De même, la proportion des femmes reste stable à 12,3 % en 2008 comme en 2014, leur proportion étant la plus importante sous l’étiquette PS (16,9 %) et sous l’étiquette PCF ou Front de gauche (16,7 %) alors qu’elles sont bien moins nombreuses à la tête des listes UMP et alliées (10,9 %) ou des listes de la famille centriste (7,7 %). Autres données intéressantes : l’âge moyen des maires reste le même qu’en 2008 : 56 ans. Seuls 10,8 % des maires élus en 2014 l’ont été à la suite de l’organisation par le maire sortant de sa succession politique.

Sortir de ce système ne pourra passer par aucune autre solution que la remise à plat des règles du jeu et des institutions. Il n’y a rien à attendre d’élus qui ne voudront jamais rien lâcher et le seul vrai changement ne peut venir que du peuple.

Bonus :


Marie-Christine Blandin: conflits d’intérêts au… par Mediapart

Ils ont signé pour la 6ème

Déclaration pour la 6e République

Une cinquantaine de personnalités ont signé pour la 6e République : Christophe Alévêque, humoriste – Paul Ariès, journaliste, essayiste – Ariane Ascaride, comédienne – Marc Belissa, historien – Judith Bernard, comédienne, metteur en scène, Journaliste – Boris Bilia, économiste, statisticien – Laurent Binet, écrivain – Yannick Bosc, historien – Michel Butel, écrivain – Dominique Cabrera, réalisatrice – Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac, secrétaire général de Mémoire des Luttes – Yves Charnet, écrivain – Magyd Cherfi, auteur et chanteur, membre de Zebda – Jean-Louis Comolli, cinéaste – Pierre Crétois, philosophe – Gerald Dahan, humoriste – Jean-Numa Ducange, historien – Cédric Durand, économiste – Annie Ernaux, écrivain – Pascale Fautrier, écrivain – Yves Fravega, metteur en scène – Jean Gadrey, économiste – Alain Garrigou, professeur de sciences politiques – Florence Gauthier, historienne – Jacques Généreux, économiste – Laurence Giavarini, enseignante-chercheuse, membre de Sauvons l’Université – Charlotte Girard, maître de conférences en droit constitutionnel – Jacques Girault, historien – Laurent Grisel, écrivain – Robert Guédiguian, réalisateur – Janette Habel, universitaire, politologue – Liêm Hoang Ngoc, économiste – Razmig Keucheyan, sociologue – Mathilde Larrère, historienne – Yvan Le Bolloch, acteur, musicien – Frédéric Lebaron, sociologue – Manuel Marches, musicien – Roger Martelli, historien – Claude Mazauric, historien – Simone Mazauric, philosophe – Daniel Mermet, journaliste – Jean Milon, économiste de l’environnement – Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste – Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation Danielle Mitterrand, France Libertés – Claude Poliak, sociologue CNRS – Didier Porte, humoriste et chroniqueur – Ridan, artiste – Sophie de la Rochefoucauld, comédienne – Sonia Rolland, comédienne – Stéphanie Roza, philosophe – Anita Rozenholc, journaliste – Christian Salmon, écrivain – Clément Sénéchal, auteur, spécialiste des médias – Mylène Stambouli, avocate – Laurent de Sutter, philosophe, directeur de collection aux PUF – Binetou Sylla, productrice de musique et doctorante en Histoire – Sophie Tissier, intermittente – Catherine Tricot, arcitecte urbaniste, rédactrice en chef de RegardsNathalie Triniac, chef-monteuse – Christophe Ventura, chercheur en relations internationales.

 

Chère amie, cher ami,

Il est temps d’agir. Car à présent, nous voici rendus au point où le président de la République offre sans contrepartie des milliards d’argent public au MEDEF. Où un Premier ministre est désigné dans la fraction la plus minoritaire de la majorité parlementaire, lequel affiche sans vergogne une allégeance stupéfiante au président du patronat français. Pendant ce temps le pays agonise dans le chômage ; la pauvreté et la mal-vie s’étendent ; les défis écologiques et les impératifs de l’intérêt général humain sont ou bien niés ou bien absurdement sous évalués. Pour le reste, la France est aussi engagée dans des guerres et des soutiens au plan international dont le Parlement n’est jamais saisi. Quoi qu’il arrive, quelle que soit la forme de la protestation du pays, électorale, sociale, parlementaire, le pouvoir n’en tient aucun compte. Il en résulte une abstention massive parmi nos compatriotes qui sont pourtant les plus affectés par les politiques injustes du gouvernement. Le discrédit des institutions politiques est si élevé et le domaine de la participation civique si étroit que seule l’extrême droite prospère dans la situation. Ses progrès sont un symptôme. Mais c’est la cause qu’il faut traiter.

Comment un pouvoir peut-il avoir recours au coup de force permanent aussi impunément ? Un candidat peut-il promettre blanc et faire noir une fois élu ? L’impunité entérine la tromperie. Elle dégoûte le peuple de la politique. C’est la forme oligarchique du régime qui est en cause, c’est la Constitution de la cinquième République qui rend tout cela possible. A mille lieux de la souveraineté effective des citoyens, la République se meurt. C’est cela qu’il faut changer de fond en comble. Et c’est le peuple lui-même qui doit le faire par une assemblée constituante et non par un comité d’experts.

Nous prenons donc l’initiative de cet appel. Nous nous croyons capables de renouer avec l’esprit et l’objectif qui nous ont déjà tous rassemblés, si divers que nous soyons. Au demeurant c’est notre devoir de trouver une issue positive à la crise que notre pays traverse du fait de son régime hors de contrôle. La transformation des institutions sera celle de la société elle-même.

Nous proposons donc de constituer un comité d’initiative, aussi large que possible, rassemblant aussi bien des personnalités du monde intellectuel ou culturel que des militants politiques, syndicaux ou associatifs. Ce comité lancerait un appel à constituer un mouvement national pour la 6e République. Il déciderait collectivement de la façon de l’animer et de l’ouvrir à toutes celles et ceux qui voudraient y participer. Nous ne l’imaginons pas comme un cartel d’organisations mais comme un mouvement où chaque personne compte pour elle-même. Ce projet doit donc être entièrement impulsé et animé par l’ensemble de ceux qui se seront rassemblés pour le faire naître. C’est pourquoi nous proposerons de réunir au plus vite ceux qui auront répondu favorablement pour qu’ils décident eux-mêmes librement et sans conditions de tout ce qui devra être fait ensuite, dans la forme qui leur semblera la plus adaptée.

Dans l’espoir de votre réponse nous résumons la question qui vient en conclusion : pour la 6e République, en êtes-vous ?

http://www.m6r.fr/2014/09/je-signe-pour-6e-republique/

Mon cher Arnaud,

Nous avions pensé vous parler de la dernière conférence de presse du président Flamby, mais elle est d’un tel vide sidéral que vous auriez râlé d’une page blanche qui eut été pourtant bien significative de ce que la Hollandie peut encore mettre en avant. Fort heureusement, notre contributeur sémaphorien masqué, Pascal Campel, s’est fendu d’un billet d’humeur et d’humour comme nous les aimons. Le surdiplômé Cambadélis ou le Manuelito aux dents longues ne perdent rien pour attendre, mais aujourd’hui c’est vers le frondeur Arnaud que nous tournons le projecteur, manière d’évaluer combien il reste de ces polis p’tits chiens en phase avec les idées qu’ils professent (ou voudraient nous faire croire que…).

Arnaud,

Pardonne-moi cette familiarité, mais nous nous sommes croisés il y a déjà un bail, c’était du temps où toute ton énergie passait dans la promotion de la Convention pour la 6° République. C’était avant que tu n’entres vraiment dans la carrière…

Or donc j’apprends que tu as choisi les States pour tes premières vacances d’après-ministre ! Autant dire que je m’étonne de voir un socialiste, car tu es toujours au Parti Socialiste je crois, choisir ce pays pour des vacances. Et si j’en crois les gazettes pipoles en « amoureux » de surcroit. Tu aurais pu choisir Venise, je sais c’est banal, ou Rhodes, à la mode. Ou pourquoi pas Cuba, tu sais ce pays qui malgré l’embargo américain, malgré la fin de l’aide du grand frère soviétique, malgré une conception particulière de la démocratie accorde la gratuité des soins de santé, et scolarise tous les enfants. Et Cuba dont les plages sont paradisiaques, sauf du côté de Guantanamo !

Ainsi donc, tu étais aux States avec dame Aurélie. Lire la suite

Je signe pour la 6ème République

Changez la Constitution pour rendre le pouvoir aux citoyens !

N’attendez pas les consignes !

Les initiateurs de notre mouvement sont ceux qui décident, à cet instant, d’agir ensemble.

Notre mouvement commence comme un réseau social. La « toile » est la plus grande place publique de notre pays.

Ici, place au peuple !

Je demande l’élection d’une assemblée constituante qui fonde avec les citoyens la 6e République. Une République débarrassée de la monarchie présidentielle et fondant les nouveaux droits personnels, écologiques et sociaux dont notre pays a besoin.

Un président qui rétrécit

Pour préparer cet article, Christian Salmon s’est entretenu avec un certain nombre de conseillers et de ministres du gouvernement. Pour des raisons évidentes, ils ont souhaité rester anonymes. C’était le prix d’une plus grande liberté de parole et l’auteur les en remercie. Manuel Valls et ses conseillers sont les seuls à avoir refusé de répondre à ses questions.

Christian Salmon brosse ici un large récapitulatif de ce qui était observable de cette présidence de la République depuis deux ans. À l’attention des non abonnés à Mediapart, nous en reproduisons de larges extraits.

copyright Élysée

François Hollande, un président qui rétrécit

|  Par christian salmon

Son allocution au lendemain des européennes en est une nouvelle illustration. La chronique du hollandisme se donne à lire comme une suite incohérente de contre-performances, une succession de couacs, de tête-à-queue idéologiques, de télescopages entre la vie privée et la vie publique, de trahisons et de scandales d’État. Ce n’est pas seulement à la chute de la maison Hollande que nous assistons mais aux derniers jours de la Ve République. (…)

On peut invoquer toutes sortes de raisons pour expliquer cette situation, la principale étant l’orientation politique suivie par le gouvernement contrairement aux engagements pris pendant la campagne, au contrat noué avec les Français au moment de l’élection. De ce point de vue, la déception des électeurs socialistes est à la mesure des réformes ajournées : réforme du traité européen de stabilité budgétaire, taxe à 75 % des hauts revenus, réforme bancaire, réforme fiscale transformée en pause fiscale, droit de vote des étrangers, récépissés pour les contrôles policiers… Des batailles perdues parfois sans combat et parfois sans ennemis déclarés ou face à des ennemis imaginaires, des fantômes d’ennemis, fabriqués et agités par les médias.

Le discrédit qui frappe François Hollande à mi-mandat ne se résume pas à une liste de promesses non tenues, ni même à l’absence de résultats économiques en matière de croissance, de chômage. L’écart entre les discours de la campagne et l’orientation politique n’est devenu explicite qu’au début de l’année 2014, avec l’annonce du pacte de responsabilité. Son discrédit est bien plus ancien ; il date des premiers mois de son mandat. (…)

Dès l’automne 2012, la presse n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer l’amateurisme de l’exécutif, le défaut de communication ou de cap, bref l’absence d’un récit structurant qui serait le péché originel du hollandisme. C’est en effet l’illusion fréquente des communicants, qui appliquent à la vie politique les recettes du marketing. L’identification avec un président de la République n’est pas simple « connexion » avec une marque. C’est un enjeu symbolique complexe, qui dépend du succès ou de l’échec d’une série de performances : la cohérence du récit politique, le système de métaphores utilisé, le contrôle de la réception et de la diffusion de ce récit sur les réseaux sociaux. C’est une bataille qui oppose des forces sociales, des institutions, des narrateurs sur une scène – la médiasphère – où chacun intervient, usant d’un langage de persuasion. (…)

L’épreuve des mots

Le premier plateau que doit traverser l’acteur politique, c’est le champ lexical. Un véritable champ de bataille, qui a pour enjeu le contrôle des mots. Si vous cédez sur les mots, disait Freud, vous cédez sur les choses. Si vous voulez changer les choses, il faut savoir changer les mots. Face au cryptage néolibéral des enjeux de la crise, forger une nouvelle « lingua franca » politique n’est pas chose aisée. Les éléments de langage n’y suffisent pas. (…)

Dès les premiers mois de son mandat, François Hollande s’est fondu dans un univers lexical de droite (« coût du travail », « compétitivité », « charges sociales », attractivité des investissements étrangers), un ralliement que le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, qualifia de « révolution copernicienne ». À l’automne 2013, l’introduction dans le débat public de l’expression « pause fiscale » rendit évidente l’influence des thèses néolibérales sur le gouvernement. (…)

La guerre des récits

Un simple examen des discours et des déclarations du gouvernement au cours des six premiers mois du mandat de François Hollande fait apparaître au moins deux lignes narratives, déclinées en plusieurs variantes selon les auditoires et les circonstances. Le premier de ces récits – l’appel au « patriotisme économique » – est un récit de guerre qui s’inscrit dans un champ lexical cohérent : « bataille », « front », « bras armé », « puissance ». Le deuxième de ces récits, c’est « l’épopée des inventeurs », qui évoque un nouvel âge industriel dont les héros seraient les ingénieurs, les techniciens, les créateurs. (…)

Faute de choisir entre ces différentes lignes narratives, le gouvernement a multiplié les lapsus, les couacs et les équivoques. On ne peut être à la fois Achille et Ulysse, a fortiori Reagan et Roosevelt. Or ces deux postures cohabitent dans le discours des ministres, et même chez le seul ministre du redressement productif. Parfois c’est l’une qui prend l’ascendant sur l’autre. Depuis le remaniement, elles ont fusionné, donnant naissance à un hybride affreux, qui parle la novlangue – le Vallsebourg –, amalgame de discours sécuritaire et de patriotisme économique, accouplement républicain de la matraque et de la marinière.

La trahison des images

La télévision par câble et l’explosion d’Internet ont imposé une forme de téléprésence des gouvernants et substitué à l’incarnation de la fonction, la surexposition de la personne des présidents.

Dès sa prise de fonctions, les images à l’Arc de triomphe du nouveau président trempé sous la pluie, les lunettes embuées, le visage ruisselant constituaient l’anti-portrait d’un président en majesté… La photo officielle du président réalisée par Raymond Depardon est venue confirmer la contre-performance de la cérémonie d’investiture. Le photographe de la France rurale et des gens simples réalisa le portrait d’un président non plus simplement normal mais banal, un « monsieur Tout-le-Monde » égaré dans les jardins de l’Élysée, figé, les bras ballants, un sous-préfet aux champs.

Dans les palais de la monarchie républicaine. © (Elysée)

Cette image est en contradiction avec le décorum monarchique lié à l’exercice de l’État. Un conseiller à Matignon observait qu’il est « extrêmement difficile » pour la gauche de gouverner la France dans un « décor de droite : des hôtels particuliers, entourés de gardes républicains, avec des huissiers qui ont des chaînes, dans des escaliers en marbre,  et des bureaux couvert d’or et de miroirs, ces hôtels qui ont appartenu soit à la Pompadour, soit au prince de Monaco, etc. » Lire la suite

reprise

Bonjour à toutes et tous

Semaphores.info avait annoncé son retour en ligne au joli mois de mai, dont acte. Et comme ce mois s’ouvre sur une mouvance qui ne saurait nous déplaire, il n’était pas pensable d’attendre davantage pour témoigner de notre plus totale adhésion à la marche citoyenne du 05 Mai 2013. Pour le dire vite, c’est après cette date que nous reprendrons le fil de notre revue de presse générale et de l’actualité locale.

En attendant, à l’attention de ceux qui auraient manqué la prestation de JL Mélenchon (c’était hier soir (jeudi) sur Mediapart), nous ne pouvons résister à en rediffuser deux extraits particulièrement éloquents. Parti pris, certes, mais il ne nous a pas semblé avoir entendu ailleurs des propos politiques (cad : ni politiciens ni politocards, style éléments de langage chers aux partis…) aussi clairs, réfléchis, respectueux de l’esprit républicain et de la démocratie, pédagogiques et réellement informatifs. Il faut dire que, à l’opposé de la très grande majorité de la presse de garde, la pertinence de Mediapart a permis d’élever le débat général sur des sujets d’importance comme le maintien ou la sortie de l’euro, et les questions de politique intérieure qui interrogent en ce moments des citoyens de plus en plus égarés face à une situation des plus troubles. En bref une autre idée du journalisme et de l’info, merci Mediapart.

La réflexion autour de ces questions est absolument indispensable, nous y reviendrons plus largement au fil des jours qui viennent. Bon weekend et bon combat citoyen à tous car, si vous ne pouvez vous rendre à la Bastille ce dimanche, vous pouvez néanmoins diffuser l’info, en parler entre amis ou en famille, tout cela aussi participe de la démocratie que nous devons rétablir.

Questions de politique intérieure (avec Mathieu Magnaudeix) 24mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et la… par Mediapart

Questions sur l’Europe (avec Martine Orange) 27mn


« En direct de Mediapart » : Mélenchon et l’Europe par Mediapart


Eva Joly  » J »appelle à manisfester le 5 mai au… par lepartidegauche