Grèce_le suivi

manip greceCONTRE-INFORMATION SUR LA SITUATION EN GRÈCE (22 JUIN 2015)
L’ANALYSE DE YANNIS (EN 28 MINUTES) SUR LES DESSOUS DU BATTAGE MÉDIATIQUE SUR LA GRÈCE, CETTE SEMAINE.
En particulier :
– Situation réelle et enjeux.
– Pourquoi les négociations vont aboutir.
– Pourquoi la dette finira par être annulée.
– Pourquoi le Grexit pourrait intervenir en octobre.

RADIO ALBIGÈS : MAGAZINE SUR LA SITUATION EN GRÈCE
AVEC YANNIS YOULOUNTAS DE RETOUR D’ATHÈNES

« Tant de mensonges sont diffusés ces jours-ci par les médias dominants, c’est insupportable. On a beau savoir comment sont fabriqués l’opinion conformiste et les préjugés aveugles, ça reste un crève-cœur pour celles et ceux qui connaissent le dessous des cartes, la situation réelle en Grèce, la précarité sociale et le risque d’une catastrophe humanitaire. D’où l’importance de contre-informer.

Sincèrement et solidairement !
Yannis Youlountas »

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Nous avons un plan B : désobéir sans limite !

Dans un entretien au Monde, Jean-Luc Mélenchon, député européen du Parti de gauche, estime que « les créanciers de la Grèce céderont ». « Nous allons nécessairement gagner sur l’essentiel », déclare le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012.

jean-luc-melenchonEstimez-vous qu’Alexis Tsipras, le premier ministre grec, puisse encore imposer ses vues face aux créanciers de son pays sans se renier ?
Jean-Luc Mélenchon : J’ai confiance en lui ! Je connais aussi la dureté de ce qu’il affronte. La dette grecque a cessé depuis longtemps d’être une question financière : elle est exclusivement politique. Il s’agit de prouver qu’on ne peut désobéir aux libéraux. Mais si, par les violences de la Banque centrale, le système bancaire grec s’effondre, si la Grèce est mise en banqueroute, les Français devront payer 40 milliards d’euros et les Allemands 60 milliards. C’est inenvisageable. Si on trouve l’accord technique qui permet d’effacer la dette grecque par des mécanismes de rééchelonnement, tout le monde s’épargnera cette épreuve absurde. La responsabilité intégrale du danger repose sur Merkel et Schäuble [la chancelière et le ministre des finances allemands], qui ont parié sur la tension et l’inertie de Hollande.

M. Tsipras pourrait cependant avoir du mal à faire valider un possible accord par sa majorité…
En effet. Pour ma part, je m’en remettrais au vote du peuple. Dans une telle bataille, on ne doit pas se laisser enfermer. L’ouverture et la force, c’est d’avoir son peuple avec soi.

Quelle conséquence aurait un échec de Tsipras pour la gauche radicale européenne ?
L’Eurogroupe transigera, c’est certain ! Qui veut payer à la place des Grecs ? Donc les créanciers céderont. C’est un jeu d’écritures. Nous allons nécessairement gagner sur l’essentiel. Tout le reste se discute.

Vous ne croyez pas à la possibilité d’un « Grexit » ?.
Si, c’est possible. En 2011, le directeur de cabinet de M. Schäuble s’est exprimé publiquement en faveur de deux zones euro. C’est irresponsable dans le contexte. La géographie de l’euro ne peut pas changer sans qu’il y ait des conséquences mondiales. Il y a un point à partir duquel c’est la panique qui l’emporte. L’Europe de l’Est et du Nord est déjà profondément contaminée par l’extrême droite et le nationalisme qui sont caractéristiques de ces périodes. Si on ajoutait une énorme crise financière, il faudrait s’attendre à des explosions que personne ne pourrait maîtriser.

Vous êtes donc contre une sortie de l’euro.
J’ai refusé de fétichiser la monnaie. Les Anglais ne sont pas dans la monnaie unique et ce n’est pas le socialisme pour autant chez eux. L’Europe a été annexée par le gouvernement allemand au profit de ses retraités les plus aisés. Je mise sur la puissance de la France, si nous la dirigeons, pour changer le cours des choses. La monnaie unique, accompagnée d’un protectionnisme solidaire et d’une harmonisation sociale et fiscale progressive, peut aussi être un bon outil de travail pour une Europe des conquêtes sociales. Mais ce qui se fait à présent lui tourne le dos. Nous avons un plan B : désobéir sans limite !

Pourquoi n’y a-t-il pas de Syriza ou de Podemos à la française ?
Nulle part en Europe, y compris dans des pays qui subissent un sort beaucoup plus dur que le nôtre, il n’y a eu de répliques. Il faut relever le défi ! Mais pas d’impatience ! Le peuple grec a tout essayé avant d’en venir à Syriza ! Y compris une coalition aussi étrange qu’un gouvernement commun de la droite, du parti socialiste et de l’extrême droite. Podemos s’est imposé après une puissante activité populaire et une rupture avec les structures politiques traditionnelles y compris celles de « l’autre gauche ». Dans les deux cas, la crédibilité est venue de l’autonomie face au système politique et au PS. Cette question n’est toujours pas tranchée chez nous. L’ambiguïté nous cloue au sol. Et puis le Front de gauche doit se dépasser. Je suis satisfait d’avoir convaincu tout le monde que la suite sera un mouvement citoyen dépassant les partis. Mais alors chacun est au pied du mur. Les régionales sont l’occasion de faire du neuf !

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Grèce : la croisade d’Arnaud Leparmentier, vice-pape du Monde

Au moment où nous écrivons, les pressions s’accentuent sur la Grèce pour qu’elle accepte les mesures de rigueur imposées par ses créanciers. Depuis plusieurs mois, Le Monde y contribue à travers, notamment, les chroniques furieuses d’Arnaud Leparmentier contre le gouvernement d’Alexis Tsipras. Les réactions à l’activisme du directeur adjoint des rédactions du Le Monde n’ont pas manqué : dans un article exhaustif, Romaric Godin épingle les arguments fallacieux employés par Arnaud Leparmentier pour accabler les Grecs. Pierre Rimbert a quant à lui signé un petit rappel des précédents accès de fièvre libérale d’un éditocrate qui, depuis vingt ans, fait l’éloge des plans de licenciements et peste contre toutes les formes de protection sociale. Mais les partis pris de Leparmentier posent une autre question : au nom de qui parle-t-il ?

À lire sur Acrimed : http://www.acrimed.org/article4701.html

Spécial Grèce_le suivi

Publié le juin 15, 2015 par Vangelis Goulas dans http://syriza-fr.org Traduction : Vassiliki Papadaki

A. Tsipras répond aux créanciers par une déclaration au Journal des Rédacteurs

a-tsipras1« Seul l’opportunisme politique apparaît derrière l’insistance des institutions sur de nouvelles coupes dans les retraites, après cinq ans de pillage par des mémorandums.
Le gouvernement grec arrive aux négociations avec un projet et des contre propositions bien étayées. Nous allons attendre patiemment jusqu’à ce que les institutions se rallient au réalisme.
Mais si certains perçoivent comme une faiblesse notre volonté sincère pour trouver une solution et les pas que nous avons fait pour couvrir les différends, qu’ils méditent:
Nous ne sommes pas seulement chargés d’une longue histoire de luttes. Nous portons aussi sur nos épaules la dignité d’un peuple et l’espoir des peuples d’Europe.
La charge est trop lourde pour être ignorée.
Il ne s’agit pas d’une obsession idéologique. C’est une question de démocratie.
Nous n’avons pas le droit d’enterrer la démocratie européenne au lieu de sa naissance ».

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MANIFESTATION À PARIS LE 20 JUIN

SEMAINE EUROPÉENNE DE SOUTIEN AU PEUPLE GREC DU 20 AU 27 JUIN

La tourmente grecque

Je lutteLa bande annonce de « Je lutte donc je suis », de Yannis Youlountas

Enfin, manière de lutter contre l’intox des médias dominants, le collectif audit-citoyen.org publie une « Réfutation argumentée des 8 idées reçues relatives à la dette grecque qui circulent dans les médias dominants afin de formater les esprits naïfs pas capables de prendre le recul indispensable et la distance critique. En la matière, Macron, Hollande et Sapin sont de grands spécialistes en matière de mauvaise foi bien que leurs arguments aient toute l’apparence de la vérité mais sont en réalité des mensonges) :
1. Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?
2. Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?
3. Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?
4. Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier?
5. Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ?
6. Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?
7. Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ?
8. Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ?

A lire ici : http://www.audit-citoyen.org/?p=6374

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Ne vivons plus comme des esclaves

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur.  – nevivonspluscommedesesclaves.net

Ce film a été sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde et présenté en projection-débat au Chiapas (Mexique) le 22 Décembre 2014. Nous vous invitons à le diffuser largement.

 « Ce qui suit n’est pas du cinéma. Je n’ai fait que tourner la molette de mon appareil photo en mode vidéo. Par contre, ce qui suit est notre vérité, dans nos cœurs, nos tripes, nos têtes. Dans les ruines d’un mauvais rêve et le berceau d’un autre monde. Ce qui suit est une bouteille à la mer, celle de sœurs et de frères d’utopie. Ce qui suit est une bouteille enflammée, de celles qu’ils lancent vers les étoiles. Ce qui suit est une bouteille à déboucher ensemble, en refaisant le monde. » – Yannis Youlountas